Francis Girod: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Francis Girod en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
39
œuvres recensées
39 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1966
- Dernière année recensée
- 2006
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Francis Girod naît le 9 octobre 1944 à Semblançay, en Indre-et-Loire, et s’impose progressivement comme l’une des figures du cinéma français des années 1970 et 1980, à la fois comme réalisateur, scénariste, producteur et acteur de complément (Source : IMDb, 2006). Il signe ses premiers travaux au milieu des années 1960, notamment comme assistant réalisateur sur le film « La Curée » réalisé par Roger Vadim, sorti en 1966, ce qui le place très tôt au contact de metteurs en scène installés et de productions ambitieuses (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). Au tournant des années 1970, il intervient déjà à plusieurs postes, en particulier à la production et au scénario, ce qui lui permet d’acquérir une connaissance pratique des enjeux de fabrication d’un long métrage (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). Il apparaît aussi, à la même période, dans de petits rôles d’acteur, par exemple dans « Les Gauloises bleues » de Michel Cournot, tourné à la fin des années 1960, où il figure au générique en second plan (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). Cette polyvalence précoce oriente son parcours vers un cinéma d’auteur ancré dans les réalités politiques et sociales de son temps, tout en gardant un lien étroit avec les structures de production françaises (Source : Ciné-club de Caen, s.d.).
Premiers longs métrages et affirmation comme cinéaste
Le premier long métrage réalisé par Francis Girod, « Le Trio infernal », sort en 1974 et marque un tournant dans sa trajectoire, en le faisant passer du statut de collaborateur polyvalent à celui de cinéaste identifié (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). Coécrit avec Jacques Rouffio, le film réunit Romy Schneider et Michel Piccoli dans une farce criminelle à l’humour noir, qui s’inscrit dans un climat de provocation assumée et attire l’attention sur son auteur (Source : Ciné-club de Caen, s.d.). Le film bénéficie de la notoriété de ses interprètes principaux, déjà très populaires, ce qui assure une visibilité importante à ce premier essai derrière la caméra (Source : Le Figaro – Evene, 2006). Quelques années plus tard, « René la canne » en 1977 puis « L’État sauvage » en 1978 prolongent ce travail autour de récits tendus et de personnages ambigus, tout en confirmant sa capacité à s’inscrire dans un cinéma de genre nourri de préoccupations politiques (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). En parallèle, il continue d’écrire et de produire, en particulier sur « L’État sauvage », dont il est aussi producteur, consolidant sa position d’auteur-producteur dans le paysage français (Source : AlloCiné, filmographie, 2023).
Années 1980 : reconnaissance et films marquants
Au début des années 1980, Francis Girod réalise « La Banquière », sorti en 1980, qui s’inspire librement de la figure de la femme d’affaires Marthe Hanau et confie à nouveau à Romy Schneider un rôle central, offrant au film un large écho en salles (Source : Ciné-club de Caen, s.d.). Cette même décennie le voit enchaîner plusieurs œuvres importantes, dont « Le Grand Frère » en 1982, un drame contemporain qui s’inscrit dans la veine d’un cinéma socialement attentif aux fractures urbaines (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). En 1983, il signe « Le Bon Plaisir », qui explore les enjeux du pouvoir et de la raison d’État, et qui sera remarqué notamment pour son scénario, nommé au César de la meilleure adaptation lors de la 10e cérémonie des César en 1985 (Source : AlloCiné, récompenses, s.d.). Deux ans plus tard, il réalise « Descente aux enfers » en 1986, tourné sous les tropiques et centré sur un couple en crise, confirmant son intérêt pour les dynamiques psychologiques dans un cadre géographiquement dépaysant (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). En 1988, « L’Enfance de l’art » est sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes, ce qui inscrit durablement son nom dans le circuit des festivals internationaux de premier plan (Source : AlloCiné, récompenses, s.d.).
Cinéma des années 1990 et 2000
Dans les années 1990, Francis Girod poursuit une activité régulière de réalisateur et de scénariste, avec des films qui interrogent les institutions, les mécanismes de la justice et les zones d’ombre du pouvoir (Source : Wikipedia, 2009). Il réalise « Lacenaire » en 1990, portrait du célèbre criminel du XIXe siècle, pour lequel il cosigne également le scénario, confirmant son goût pour les figures historiques complexes (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). En 1996, il met en scène « Passage à l’acte », thriller psychologique structuré autour d’une enquête et de la question de la culpabilité, qu’il écrit et dirige lui-même (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). Deux ans plus tard, « Terminale » en 1998 le conduit vers un univers mêlant adolescence, suspense et tension sociale, dans un contexte scolaire, montrant son intérêt pour des personnages pris dans des environnements institutionnels précis (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). Au début des années 2000, il signe « Mauvais genres » en 2001, puis « Un ami parfait » en 2005, qui figure parmi ses derniers longs métrages de cinéma, adaptés de romans ou inspirés de matériaux littéraires contemporains (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). Parallèlement, il réalise pour la télévision des œuvres comme « Le Misanthrope » en 2000 ou « Le Pays des enfants perdus » en 2004, confirmant une présence régulière sur le petit écran jusqu’au milieu des années 2000 (Source : AlloCiné, filmographie, 2023).
Travail de scénariste, de producteur et collaborations
Outre la mise en scène, Francis Girod développe une activité soutenue de scénariste, particulièrement à partir de la fin des années 1960, en cosignant le scénario de « Slogan » en 1969, puis celui de « Sirocco d’hiver » en 1970, avant de poursuivre cette fonction sur la plupart de ses propres réalisations (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). Il écrit ou coécrit ainsi les scénarios de « Le Trio infernal », « L’État sauvage », « La Banquière », « Le Grand Frère » et « Le Bon Plaisir », consolidant une position d’auteur complet capable de contrôler la dramaturgie de ses films (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). Comme producteur ou producteur exécutif, il intervient notamment sur « Slogan » en 1969, « L’Horizon » en 1967, « Léa l’hiver » en 1971, « Sept morts sur ordonnance » en 1975 et « L’État sauvage » en 1978, ce qui lui permet de participer à la mise en œuvre de projets portés par d’autres réalisateurs, en particulier Jacques Rouffio (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). Ses collaborations avec Rouffio sont récurrentes, de la production de « L’Horizon » à la cosignature de « Le Trio infernal », et se prolongent jusque dans des participations d’acteur à « Mon beau-frère a tué ma sœur » en 1986, où il apparaît comme interviewer de télévision (Source : IMDb, 2006). Il prend aussi part au film collectif « Lumière et compagnie » en 1995, aux côtés d’autres cinéastes internationaux, en réalisant un segment conforme au dispositif imposé par le projet (Source : Wikipedia, 2009).
Carrière d’acteur et présence à l’écran
En parallèle de son travail de cinéaste, Francis Girod multiplie les apparitions à l’écran, souvent dans des seconds rôles ou des caméos qui inscrivent sa présence dans des films réalisés par d’autres (Source : IMDb, 2006). Il figure dès la fin des années 1960 dans « Les Idoles » en 1968 puis dans « Les Gauloises bleues » la même année, et joue ensuite dans « Pierre et Paul » et « Le Voleur de crimes » en 1969, occupant des fonctions d’acteur de complément (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). Au début des années 1970, il apparaît dans « Camille ou la comédie catastrophique » en 1971, où il interprète Edgar, le cousin, puis dans « Léa l’hiver » la même année, dans le rôle d’un vendeur de meubles, prolongeant ce travail d’acteur discret au sein de la production française (Source : IMDb, 2006). Il tourne ensuite dans « Erica Minor » en 1973, puis dans « Le Jeu avec le feu » en 1975, où il incarne le chef des ravisseurs, avant de retrouver cette position d’interprète dans « Mon beau-frère a tué ma sœur » en 1985, en animateur de télévision (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). Dans les années 1980 et 1990, il continue d’apparaître, notamment dans « Saxo » en 1987, « Zanzibar » en 1989, « L.627 » en 1992 et « Mensonge » en 1993, jusqu’à « Calino Maneige » en 1998, maintenant ainsi une présence régulière mais discrète devant la caméra (Source : AlloCiné, filmographie, 2023).
Festivals, distinctions et engagements institutionnels
La carrière de Francis Girod s’inscrit également dans le réseau des festivals internationaux et des institutions cinématographiques, où plusieurs de ses films sont sélectionnés ou remarqués (Source : Wikipedia, 2009). « L’Enfance de l’art » est présenté en compétition officielle au Festival de Cannes en 1988, lors de la 41e édition, ce qui lui vaut une reconnaissance importante dans le paysage festivalier (Source : AlloCiné, récompenses, s.d.). Cette exposition cannoise s’ajoute à divers passages de ses films dans d’autres manifestations internationales, comme les festivals de Venise ou de Chicago, où son travail circule au cours des années 1980 (Source : FilmBooster, s.d.). En 1994, il siège comme membre du jury de la 44e Berlinale, à Berlin, participant à l’évaluation de la sélection officielle et témoignant de la place qu’il occupe alors parmi les professionnels reconnus du cinéma européen (Source : Wikipedia, 2009). Ses films, notamment « La Banquière » et « Le Grand Frère », sont présentés ou distingués dans plusieurs festivals, ce qui contribue à leur diffusion au-delà du seul territoire français (Source : FilmBooster, s.d.). Cette participation régulière à des jurys et à des compétitions illustre un ancrage durable dans les circuits institutionnels du cinéma d’auteur et de festival (Source : Wikipedia, 2009).
Films et séries réalisés par Francis Girod
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.














































