Ramón Barea: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Ramón Barea en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
136
œuvres recensées
129 films · 7 séries
- Première année recensée
- 1981
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1981, Ramón Barea apparaît dans « La fuga de Segovia » d’Imanol Uribe. Né à Bilbao le 13 juillet 1949, il mène depuis lors une activité d’acteur, de dramaturge, de metteur en scène et de réalisateur, avec des passages réguliers au cinéma, au théâtre et à la télévision.
Bilbao, scène d’origine
La naissance à Bilbao, en 1949, inscrit d’emblée Ramón Barea dans un paysage culturel basque où le théâtre occupe une place durable. Il a travaillé pour le Juan de Antxieta Musical Studies and Performing Arts Center, fait rare dans les notices d’acteurs, qui signale un lien concret avec la formation et la pratique scénique.
Son nom figure aussi parmi les membres de l’Académie des Arts scéniques d’Espagne. Cette appartenance situe un professionnel présent sur plusieurs fronts, sans se limiter à l’interprétation. Le texte biographique le présente d’ailleurs comme dramaturge, metteur en scène et réalisateur, une pluralité d’activités qui passe par le plateau autant que par l’écriture et la conduite d’équipes.
Sur scène, il a pris part à environ 100 pièces de théâtre comme acteur ou comme réalisateur. Parmi les mises en scène mentionnées figurent La Souricière d’Agatha Christie, jouée de 1998 à 2006, El Buscón de Francisco de Quevedo, Emma de Howard Zinn et Bilbao, Bilbao. La liste comprend aussi Buñuel (conversatorio post-mortem), dont il est l’auteur.
Le cinéma espagnol, terrain régulier
En 1984, Ramón Barea joue dans « Le Sexe du diable » d’Imanol Uribe, puis dans « Bandera negra » de Pedro Olea en 1986. Les années 1990 installent une présence continue dans des films très divers, de « Vacas » de Julio Medem à « La madre muerta » de Juanma Bajo Ulloa, en passant par « Action mutante » d’Álex de la Iglesia.
En 1994, il apparaît dans « Los peores años de nuestra vida » d’Emilio Martínez-Lázaro et « Justino, l’assassin du troisième âge » de Santiago Aguilar et Luis Guridi. Trois ans plus tard, « Airbag » le place dans la distribution de Juanma Bajo Ulloa, tandis que « A ciegas » de Daniel Calparsoro et « La buena vida » de David Trueba prolongent cette présence.
Le début des années 2000 le retrouve dans « 800 balles » d’Álex de la Iglesia, « Silencio roto » de Montxo Armendáriz et « Torremolinos 73 » de Pablo Berger. Plus tard, « Blancanieves » de Pablo Berger, « La herida » de Fernando Franco et « Negociador » de Borja Cobeaga confirment des collaborations suivies avec plusieurs cinéastes espagnols.
Des seconds rôles qui reviennent
Ramón Barea interprète Don Mariano dans « 800 balles » en 2002, José Carlos Romerales dans « Torremolinos 73 » en 2003 et Don Martín dans « Blancanieves » en 2012. Ces rôles montrent une présence repérable dans des films très différents, du cinéma burlesque à un conte en noir et blanc signé Pablo Berger.
En 2018, il joue Antonio dans « Everybody Knows » d’Asghar Farhadi. L’année suivante, il apparaît dans « Le Silence de la ville blanche » de Daniel Calparsoro, où le personnage du grand-père figure parmi les rôles recensés. En 2020, il incarne Germán dans « N’écoute pas », puis Aurelio Aizpúrua dans « Desde el mañana » en 2024.
D’autres titres, comme « Le Gardien invisible » en 2017 ou « Moi, addict » en 2024, confirment une circulation constante entre cinéma et séries. La mention de « La carte des désirs » en 2026 prolonge cette présence dans des productions récentes.
La télévision et l’écriture dramatique
À la télévision, Ramón Barea apparaît dans « Los misterios de Laura » en 2009 dans le rôle du juge Cortázar. Le même ensemble de crédits cite aussi « Aqui no hay quien viva », « Hospital Central », « Policías, en el corazón de la calle », « Plan América » et « Acusados », sans que la mention de personnages permette d’aller plus loin.
Il participe par ailleurs à des mini-séries comme « Adolfo Suárez, el presidente » et « Yo soy el solitario ». Cette présence à l’écran s’accompagne d’une participation à El Peor Programa de la Semana, émission de Televisión Española réalisée par Fernando Trueba et David Trueba, où il appartient à l’équipe.
La réalisation occupe aussi une place nette. En 1996, il signe le court métrage « Adiós Toby, adiós », sélectionné pour la Semaine de la critique du Festival de Cannes, puis « Muerto de amor ». En 1999, il passe au long métrage avec « Pecata minuta », avant « El coche de pedales » en 2004, avec Álex Angulo, film qui utilise aussi l’espéranto dans une partie des dialogues.
Un artisan des plateaux
La filmographie répertorie environ 200 films et une cinquantaine de courts métrages, avec des passages chez Icíar Bollaín, Álex de la Iglesia, Enrique Urbizu, Montxo Armendáriz, Pablo Berger, Fernando Trueba ou Daniel Calparsoro. Ramón Barea revient aussi auprès d’Imanol Uribe, d’Enrique Urbizu et d’Álex de la Iglesia, signe d’une fidélité de travail plus que d’une stratégie d’image.
Cette circulation entre l’écran et le plateau donne une cohérence nette à une activité rarement réduite à une seule fonction. Il écrit, met en scène, joue, réalise, et garde dans ses œuvres des points d’appui précis, du théâtre populaire à la comédie noire, du drame historique au cinéma d’auteur.
Les titres de ces dernières années, de « Le Silence de la ville blanche » à « Desde el mañana », montrent une présence toujours active dans les productions espagnoles. La diversité des formats, des auteurs et des rôles donne à Ramón Barea une place de travailleur régulier, identifiable par ses collaborations autant que par ses fonctions multiples.
Films et séries avec Ramón Barea
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Galerie photos de Ramón Barea
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