Antonio Resines: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Antonio Resines en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
172
œuvres recensées
149 films · 23 séries
- Première année recensée
- 1980
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1998, « La Bonne Étoile » vaut à Antonio Resines le Prix Goya du meilleur acteur. Né le 7 août 1954 à Torrelavega, il est crédité sous le nom d’Antonio Fernández Resines et apparaît depuis 1979 dans des films, des séries et des émissions télévisées. Son nom circule d’abord dans le cinéma espagnol, avant de gagner un espace plus large avec des rôles réguliers à la télévision.
Les années cinéma
1982 marque sa présence dans « La Ruche » de Mario Camus, où il joue Pepe "El Astilla". Le film inscrit Antonio Resines dans un cinéma d’adaptation littéraire et de composition d’ensemble, avec un premier jalon daté dans une filmographie qui ne tarde pas à se déployer.
Dans « Tu novia está loca » d’Enrique Urbizu et « Pasodoble » de José Luis García Sánchez, tous deux sortis en 1988, puis dans « El baile del pato » de Manuel Iborra en 1989, il passe d’un projet à l’autre sans se fixer dans un seul type de production. Ces crédits dessinent un acteur déjà sollicité par plusieurs cinéastes espagnols.
La décennie suivante l’emmène vers des films plus exposés. Álex de la Iglesia le dirige dans « Action mutante » en 1993, où il tient le rôle de Ramón Yarritu, puis Luis García Berlanga l’appelle la même année pour « Todos a la cárcel ». En 1995, il figure dans « Bouche à bouche » de Manuel Gómez Pereira, puis dans « La Bonne Étoile » de Ricardo Franco en 1997, rôle qui lui vaut le Goya.
Fernando Trueba l’emploie dans « La Fille de tes rêves » en 1998, où il joue Blas Fontiveros, puis dans « Le Sortilège de Shanghai » en 2004, sous le nom de Kim. Entre-temps, « Attaque verbale » de Miguel Albaladejo en 1999, « El invierno de las anjanas » de Pedro Telechea en 2000 et « Box 507 » d’Enrique Urbizu en 2002 prolongent cette présence au cinéma espagnol des années 2000.
Le virage des séries
2003 installe Antonio Resines dans « Los Serrano », où il joue Diego Serrano jusqu’en 2008 sur 145 épisodes. La série devient son repère télévisuel le plus durable et le plus visible, avec un personnage récurrent qui l’accompagne sur plusieurs saisons.
La télévision ne l’éloigne pas du reste de son activité. « Cuéntame cómo pasó » le montre en 2001 dans le rôle de Luis Olmedilla, tandis que « Colegio Mayor » lui donne en 1994 le rôle de Luis Ramírez. Ces présences s’inscrivent dans une circulation continue entre séries et écrans de fiction, sans qu’il renonce aux longs métrages.
La décennie 2010 ajoute d’autres apparitions, plus espacées. « Paquita Salas » en 2016 le crédite sous son propre nom, tandis que « 4 estrellas » en 2023 le distribue en Ricardo Lasierra. En 2024, « Atasco » le retrouve dans le rôle de Marcial, au moment où « La Revuelta » et « La Noche D » le montrent en tant que lui-même, comme intervenant de plateau.
Ces passages télévisés installent un autre rapport au public. Ils l’attachent à des formats plus rapides, parfois fragmentaires, où sa présence suffit à faire exister une scène sans qu’un dispositif lourd soit nécessaire.
Le cinéma de la maturité
2009 le retrouve dans « Cellule 211 » de Daniel Monzón, où il joue José Utrilla, puis dans « Fuga de cerebros » de Fernando González Molina. Ces deux titres l’installent dans des productions aux circulations différentes, l’une plus sombre, l’autre plus populaire, sans rompre avec les habitudes du cinéma espagnol contemporain.
2016 le ramène chez Fernando Trueba avec « La Reine d’Espagne ». L’acteur y retrouve un cinéaste qui l’a déjà dirigé, sur une séquence où se rejoignent mémoire du cinéma et personnage de composition. Quelques années plus tard, « La cena » de Manuel Gómez Pereira en 2025 le place dans le rôle d’Antón, tandis que « Mikaela » le mentionne en Leo la même année.
Antonio Resines travaille aussi avec des cinéastes dont le nom revient plusieurs fois. Enrique Urbizu le dirige en 1988 puis en 2002, Fernando Trueba en 1998, 2004 et 2016, Manuel Gómez Pereira en 1995 puis en 2025. Ces retours n’organisent pas une école ou un manifeste, mais une continuité de confiance entre un acteur et quelques réalisateurs qui le convoquent à plusieurs moments.
La variété des genres se lit dans les titres eux-mêmes, du film criminel à la comédie, du drame de mémoire à la fiction de série. Elle s’accompagne d’une fidélité à des projets très identifiables dans le cinéma espagnol des années 1980, 1990 et 2000.
Récompenses et fonctions publiques
Le Prix Goya du meilleur acteur pour « La Bonne Étoile » en 1998 reste la distinction la plus nettement associée à Antonio Resines dans le domaine du cinéma. Cette reconnaissance accompagne un rôle de premier plan dans un film de Ricardo Franco, et inscrit son nom dans le palmarès des Goya.
En 2015, il occupe la fonction de président de l’Académie espagnole des arts et des sciences cinématographiques. Cette responsabilité le place au contact direct des institutions du cinéma espagnol, au moment où son image publique dépasse largement celle du seul interprète.
La Médaille d’or du mérite des beaux-arts lui est décernée en 2020. La Grand-croix de l’Ordre du 2 mai figure aussi parmi ses distinctions, en 2015. Ces décorations dessinent une reconnaissance institutionnelle qui accompagne une présence régulière à l’écran depuis la fin des années 1970.
Le nom d’Antonio Resines apparaît encore dans des émissions comme « El hormiguero » en 2006, où il est crédité pour une projection, ou dans « La Revuelta » en 2024 comme intervenant. Ces passages disent une visibilité maintenue, sans interrompre les rendez-vous avec la fiction.
- « La Ruche » de Mario Camus 1982 — Pepe "El Astilla"
- « Action mutante » d’Álex de la Iglesia 1993 — Ramón Yarritu
- « La Bonne Étoile » de Ricardo Franco 1997 — Rafael
- « La Fille de tes rêves » de Fernando Trueba 1998 — Blas Fontiveros
- « Cellule 211 » de Daniel Monzón 2009 — José Utrilla
- « Los Serrano » 2003-2008 — Diego Serrano
- Prix Goya du meilleur acteur 1998 — « La Bonne Étoile »
- Grand-croix de l’Ordre du 2 mai 2015
- Médaille d’or du mérite des beaux-arts 2020
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