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Madeleine Marion - Photo
Connu pour
Distribution
Sexe
Femme
Crédits connus
11
Né
23/04/1929
Lieu de naissance
France
Décédé
10/03/2010 (80 ans)

Madeleine Marion: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Madeleine Marion en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

11

œuvres recensées

11 films · 0 séries

Première année recensée
1956
Dernière année recensée
1998

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Madeleine Marion, née Madeleine Augustine Doriot à Paris le 23 avril 1929, suit une formation d’actrice au Conservatoire national d’art dramatique dans la classe de Béatrix Dussane, institution qui structure durablement sa pratique du jeu classique et moderne (Source : Wikipédia, s.d.). Elle sort du Conservatoire au milieu des années 1950 et entame alors une carrière essentiellement tournée vers la scène, marquée dès l’origine par la fréquentation des grands textes du répertoire, de l’Antiquité à la dramaturgie contemporaine (Source : Wikipédia, s.d.). À cette période, elle participe notamment à une mise en scène de l’« Orestie » d’Eschyle par Jean-Louis Barrault, présentée au Festival de Bordeaux puis au Théâtre Marigny en 1955, ce qui l’inscrit d’emblée dans un réseau de théâtres et de festivals de premier plan (Source : Wikipédia, s.d.). Par la suite, elle poursuit ce parcours au sein de structures diverses, de maisons de la culture en région aux scènes parisiennes, ce qui contribue à installer sa présence dans le paysage théâtral français des années 1950 et 1960 (Source : Wikipédia, s.d.). En parallèle, elle commence à apparaître ponctuellement à l’écran, tout en conservant le théâtre comme axe principal de sa trajectoire artistique (Source : Wikipédia, s.d.).

Construction d’un répertoire théâtral

Au fil des années 1950 et 1960, Madeleine Marion construit un répertoire ancré dans les œuvres de la tragédie antique, des classiques français et du théâtre européen, ce qui lui permet de travailler avec des metteurs en scène majeurs de l’époque (Source : Wikipédia, s.d.). Elle joue notamment « Phèdre » de Racine sous la direction de Roland Monod au Théâtre Grignan de Marseille en 1956 puis au Studio des Champs-Élysées en 1957, confirmant sa familiarité avec la langue classique (Source : Wikipédia, s.d.). En 1958, elle interprète « Partage de midi » de Paul Claudel dans une mise en scène de Roland Monod au Festival de Cassis, rencontre décisive pour son futur compagnonnage avec Antoine Vitez, alors comédien sur ce spectacle (Source : Wikipédia, s.d. ; Le Monde, 2010). La même année, elle participe à « Le Soulier de satin » de Claudel mis en scène par Jean-Louis Barrault au Théâtre du Palais-Royal, œuvre qui reviendra plus tard dans sa carrière sous une autre direction (Source : Wikipédia, s.d.). Au début des années 1960, elle s’illustre dans « Les Trois Sœurs » d’Anton Tchekhov mis en scène par Sacha Pitoëff au Théâtre de l’Alliance française en 1960, puis dans « Édouard II » de Christopher Marlowe, mis en scène par Roger Planchon aux Chorégies d’Orange et au Festival de Baalbeck la même année, avant une reprise au Théâtre de la Cité de Villeurbanne et au Théâtre des Champs-Élysées en 1961 (Source : Wikipédia, s.d. ; Le Monde, 2010).

Collaboration avec Antoine Vitez et grands rôles

Le lien artistique entre Madeleine Marion et Antoine Vitez s’intensifie à partir des années 1970 et 1980, période au cours de laquelle elle incarne plusieurs grands rôles sous sa direction (Source : Wikipédia, s.d. ; Le Monde, 2010). En 1970, elle joue « La Mouette » de Tchekhov dans une mise en scène de Vitez au Théâtre du Midi à Carcassonne, en tournée, participant ainsi à une relecture exigeante du répertoire russe (Source : Wikipédia, s.d.). En 1980, elle interprète le rôle-titre de « Bérénice » de Racine au Théâtre Nanterre-Amandiers et au Nouveau Théâtre de Nice, dans une mise en scène d’Antoine Vitez souvent citée comme l’un des jalons de son itinéraire (Source : Wikipédia, s.d. ; Le Monde, 2010). Au Théâtre national de Chaillot, à partir de 1981, elle enchaîne plusieurs spectacles importants : « Hippolyte » de Robert Garnier en 1982 puis « Hamlet » de Shakespeare en 1983, toujours avec Vitez (Source : Wikipédia, s.d. ; Le Monde, 2010). En 1987, elle retrouve « Le Soulier de satin » de Claudel dans la mise en scène monumentale d’Antoine Vitez, créée au Festival d’Avignon puis reprise à Chaillot, où elle tient notamment les rôles de la mère de Rodrigue et de la sœur des pauvres, interprétation qui marque durablement sa réputation de tragédienne (Source : Wikipédia, s.d. ; Le Monde, 2010).

Activité pédagogique et transmission

En parallèle de son travail d’actrice, Madeleine Marion développe une activité pédagogique soutenue, qui la place comme figure importante de l’enseignement du jeu en France (Source : Wikipédia, s.d. ; Le Monde, 2010). Elle enseigne dans plusieurs écoles de théâtre, parmi lesquelles l’École de Chaillot, l’École de la Comédie de Reims, l’École de la Manufacture de Lausanne, l’École de Saint-Étienne, l’École de Rennes ou encore l’École du Théâtre de Nanterre-Amandiers, contribuant à la formation de plusieurs générations de comédiens (Source : Wikipédia, s.d.). De 1988 à 1995, elle est professeure au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, où son enseignement de l’interprétation et son attention aux grands textes sont particulièrement soulignés par ses élèves et collègues (Source : Wikipédia, s.d. ; Le Monde, 2010). Cette activité s’articule étroitement avec ses engagements scéniques, puisqu’elle continue de jouer tout en transmettant une pratique du théâtre fondée sur la précision du texte et le travail de longue durée avec les metteurs en scène (Source : Le Monde, 2010). Elle intervient aussi dans des lectures publiques, comme « Poèmes » d’Antoine Vitez au Festival d’Avignon en 1997, qui prolongent cette fonction de passeuse des écritures théâtrales et poétiques (Source : Wikipédia, s.d.).

Entrée à la Comédie-Française et rôles au sein de la troupe

Le 1er septembre 2002, Madeleine Marion rejoint la Comédie-Française comme pensionnaire, intégrant tardivement la troupe après plusieurs décennies de carrière sur les scènes françaises (Source : Le Monde, 2010 ; Wikipédia, s.d.). Elle y fait ses débuts dans « Extermination du peuple » de Werner Schwab, mise en scène par Philippe Adrien, où elle interprète Mme Pestefeu, rôle qui permet de mesurer son aisance dans un théâtre contemporain aux accents violents et politiques (Source : Le Monde, 2010 ; Wikipédia, s.d.). Au sein de la Maison de Molière, elle participe à plusieurs productions marquantes : « Le Grand Théâtre du monde » suivi de « Le Procès en séparation de l’âme et du corps » de Calderón de la Barca mis en scène par Christian Schiaretti en 2004, « Le Privilège des chemins » de Fernando Pessoa mis en scène par Éric Génovèse la même année, ou encore « Les Temps difficiles » d’Édouard Bourdet mis en scène par Jean-Claude Berutti en 2007 (Source : Wikipédia, s.d.). Elle se distingue aussi dans « Les Fables » de La Fontaine, mises en scène par Robert Wilson en 2004, où elle incarne tour à tour plusieurs figures animales et allégoriques dans un dispositif visuel très stylisé, ainsi que dans « Le Voyage de monsieur Perrichon » de Labiche monté par Julie Brochen en 2008, spectacle dans lequel elle forme un duo central avec Pierre Vial (Source : Wikipédia, s.d.; Le Monde, 2010).

Travaux cinématographiques et télévisuels

Si le théâtre reste le cœur de l’activité de Madeleine Marion, elle intervient régulièrement au cinéma et à la télévision, où elle trouve des rôles dans des œuvres d’auteurs reconnus (Source : Wikipédia, s.d. ; IMDb, s.d.). Elle prête sa voix dès 1956 au court métrage « Des hommes qui ont perdu racine » de Marcel Hanoun, en qualité de narratrice, puis apparaît en 1959 dans « Macbeth » réalisé pour la télévision par Claude Barma et dans « Le Testament du docteur Cordelier » de Jean Renoir, film pour lequel son nom reste souvent associé à celui du célèbre cinéaste (Source : Wikipédia, s.d. ; IMDb, s.d.). La même année, elle joue dans « Une simple histoire » de Marcel Hanoun, long métrage expérimental qui circulera ensuite dans des institutions cinéphiles internationales (Source : Wikipédia, s.d. ; Harvard Film Archive, s.d.). Elle tourne également « Une femme douce » de Robert Bresson en 1967 et participe plus tard à « L’État de grâce » de Jacques Rouffio ainsi qu’à « Poker » de Catherine Corsini, tous deux sortis en 1986, témoignant de sa présence régulière dans le cinéma d’auteur français (Source : Wikipédia, s.d.). En 1990, elle figure au générique de « Cyrano de Bergerac » de Jean-Paul Rappeneau, adaptation largement diffusée à l’international, tandis qu’à la télévision, elle joue notamment dans « Hernani » de Jean Kerchbron, « La Vie de Marianne » de Benoît Jacquot ou encore plusieurs téléfilms et séries entre les années 1960 et les années 1990 (Source : Wikipédia, s.d. ; IMDb, s.d.).

Collaborations artistiques et dernières années de scène

Au-delà d’Antoine Vitez, Madeleine Marion collabore avec de nombreux metteurs en scène qui comptent dans l’histoire récente du théâtre français, ce qui souligne la continuité de son activité jusqu’aux années 2000 (Source : Wikipédia, s.d. ; Le Monde, 2010). Elle travaille notamment avec Jean-Pierre Vincent sur plusieurs pièces de Musset au début des années 1990, dont « Fantasio » et « Les Caprices de Marianne » en 1991, puis « On ne badine pas avec l’amour » en 1993, créés à Nanterre-Amandiers, au TNP Villeurbanne ou au Théâtre de Nice (Source : Wikipédia, s.d. ; Le Monde, 2010). Elle est dirigée par Christian Schiaretti dans « Médée » d’Euripide à la Comédie de Reims en 1991, par Stanislas Nordey dans « J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne » de Jean-Luc Lagarce à Théâtre Ouvert en 1997, et par Julie Brochen dans « Penthésilée » de Kleist au Théâtre de la Bastille en 1998 (Source : Wikipédia, s.d. ; Le Monde, 2010). Dans les années 2000, elle participe à « Lorenzaccio » de Musset mis en scène par Jean-Pierre Vincent au Festival d’Avignon puis à Nanterre-Amandiers et au Théâtre des Treize Vents en 2000, avant de rejoindre pleinement la troupe de la Comédie-Française où elle reste active jusqu’à la fin des années 2000 (Source : Wikipédia, s.d.). Elle meurt à Paris le 10 mars 2010 à l’âge de 80 ans, après une carrière qui aura traversé plus de cinq décennies de vie théâtrale, cinématographique et pédagogique en France (Source : Le Monde, 2010 ; Wikipédia, s.d.).

Films et séries avec Madeleine Marion

Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.

Комитет 19-ти (1972) - Affiche
7.5 / 10
Комитет 19-ти
Berutti
Une simple histoire (1959) - Affiche
7.5 / 10
Une simple histoire
Inconnu
Macbeth (1959) - Affiche
10 / 10
Macbeth
La seconde sorcière
Cyrano de Bergerac (1990) - Affiche
7.3 / 10
Cyrano de Bergerac
Mother Superior

Rôles de Madeleine Marion

Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.

Galerie photos de Madeleine Marion

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Cyrano de Bergerac (1990) - Affiche
Mother Superior
1990
Le Soulier de Satin (1987) - Affiche
Dona Honoria / religieuse
1987
L'Étrangère (1968) - Affiche
1968
Macbeth (1959) - Affiche
La seconde sorcière
1959

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.