Pierre Maguelon: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Pierre Maguelon en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
52
œuvres recensées
47 films · 5 séries
- Première année recensée
- 1958
- Dernière année recensée
- 2007
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Pierre Maguelon, de son vrai nom Maurice Couzinié, naît le 3 septembre 1933 à Labruguière, dans le Tarn, où il grandit avant de s’orienter vers le métier de comédien (Source : IMDb, 2010). Il s’établit comme acteur français de cinéma et de télévision, se signalant notamment par un accent méridional qui restera une caractéristique de son jeu et de sa présence à l’écran (Source : Wikipédia FR, 2004). Au fil des années 1960, il commence à apparaître régulièrement dans des productions françaises, d’abord dans des seconds rôles qui lui permettent de se familiariser avec des plateaux de tournage variés et des metteurs en scène issus de générations différentes (Source : AlloCiné, 2023). En parallèle, il participe à l’essor d’un cinéma populaire où les personnages de soutien structurent le récit, ce qui lui offre un espace de visibilité récurrent sans le placer au centre des dispositifs promotionnels (Source : IMDb, 2010). À partir de la fin des années 1960, sa carrière prend une dimension plus identifiable grâce à ses apparitions chez plusieurs réalisateurs de premier plan, ce qui contribue à l’inscrire durablement dans le paysage audiovisuel français (Source : CinéDweller, 2024).
Premiers rôles au cinéma
Au cinéma, Pierre Maguelon apparaît dans « Le Président » d’Henri Verneuil, sorti en 1961, où il tient un petit rôle de parlementaire au sein d’une distribution dominée par Jean Gabin (Source : AlloCiné, 2023). La même décennie, il est crédité dans « Le Soupirant » de Pierre Étaix, comédie de 1962 dans laquelle il interprète le régisseur de scène de l’Olympia, participant à l’univers burlesque développé par le cinéaste (Source : AlloCiné, 2023). En 1963, il joue dans « Bébert et l’omnibus » d’Yves Robert, où il incarne Perrin, chef de gare de Gretz, ce qui illustre son utilisation fréquente dans des rôles d’encadrement ou de figures d’autorité du quotidien (Source : AlloCiné, 2023). Quelques années plus tard, il est au générique d’« Alexandre le Bienheureux » d’Yves Robert, sorti en 1968, dans le rôle de Verglandier, s’inscrivant ainsi dans une comédie rurale qui rencontre un large public (Source : AlloCiné, 2023). Cette période confirme son positionnement comme comédien de caractère, régulièrement associé à des productions mêlant comédie et observation sociale au sein du cinéma français des années 1960 (Source : IMDb, 2010).
Collaboration avec Luis Buñuel et le cinéma d’auteur
La fin des années 1960 marque un tournant avec sa participation à « La voie lactée » de Luis Buñuel, sorti en 1969, où il interprète un caporal de la garde civile dans un récit traversé par le motif du voyage et de la polémique religieuse (Source : AlloCiné, 2023). L’année suivante, il rejoint « Domicile conjugal » de François Truffaut, quatrième volet des aventures d’Antoine Doinel, dans lequel il incarne un ami de Césarin, personnage secondaire qui s’insère dans le tissu social entourant le héros (Source : AlloCiné, 2023). En 1971, il tourne « Les Assassins de l’ordre » de Marcel Carné, drame judiciaire où il joue un gardien, participant à une mise en scène qui interroge les dérives des institutions répressives (Source : AlloCiné, 2023). En 1972, il retrouve Buñuel dans « Le Charme discret de la bourgeoisie », film emblématique où il tient le rôle d’un sergent de police, personnage confronté aux situations absurdes qui structurent le scénario (Source : AlloCiné, 2023). Deux ans plus tard, il figure au casting de « Le Fantôme de la liberté », toujours de Buñuel, sous les traits d’un certain Gérard, confirmant une collaboration régulière avec le cinéaste espagnol dans le cadre de coproductions européennes marquantes (Source : CinéDweller, 2024).
Les années 1970 : cinéma populaire et diversité des registres
Au milieu des années 1970, Pierre Maguelon multiplie les rôles dans des films où se croisent polar, comédie et chronique sociale, renforçant son image d’acteur polyvalent du paysage français (Source : AlloCiné, 2023). En 1974, il joue Farina dans « Vincent, François, Paul et les autres » de Claude Sautet, œuvre chorale qui décrit les évolutions d’un groupe d’amis à l’heure des désillusions d’âge mûr (Source : AlloCiné, 2023). La même année, il apparaît dans « France société anonyme » réalisé par Alain Corneau, film qui s’inscrit dans une veine dystopique et expérimentale, et qui témoigne de son insertion dans des projets de tonalité plus sombre (Source : CinéDweller, 2024). En 1976, il tient le rôle d’un commissaire de police dans « Comme un boomerang » de José Giovanni, polar centré sur une affaire de vengeance et de solidarité familiale (Source : AlloCiné, 2023). En 1979, il incarne l’inspecteur Commenci dans « Le Pull-over rouge » de Michel Drach, film inspiré d’une affaire judiciaire qui intéresse la presse et interroge le fonctionnement de la justice pénale (Source : AlloCiné, 2023).
Les Brigades du Tigre et la notoriété télévisuelle
La véritable notoriété de Pierre Maguelon se construit à la télévision avec la série « Les Brigades du Tigre », lancée en 1974 et diffusée jusqu’en 1983, dans laquelle il interprète l’inspecteur Marcel Terrasson, l’un des trois policiers formant le noyau du récit (Source : CinéDweller, 2024). Il tourne au total 36 épisodes de cette série policière d’époque, située au début du XXe siècle et centrée sur la modernisation des méthodes d’enquête, ce qui lui offre une visibilité régulière auprès du public (Source : IMDb, 2010). Son personnage de Terrasson accompagne les évolutions de la série, entre intrigues inspirées de faits divers et reconstitution de l’imaginaire de la Belle Époque (Source : Wikipédia FR, 2004). En parallèle de ce rôle central, il apparaît dans d’autres fictions télévisées des années 1970, ce qui ancre sa présence dans la mémoire des téléspectateurs au-delà de ses apparitions au cinéma (Source : AlloCiné, 2023). La longévité de « Les Brigades du Tigre » inscrit durablement son nom dans l’histoire des séries françaises de cette période (Source : IMDb, 2010).
Années 1980 : collaborations avec Claude Miller et cinéma d’époque
Au début des années 1980, Pierre Maguelon poursuit sa trajectoire au cinéma avec des réalisateurs qui occupent une place importante dans le paysage français, tout en conservant des rôles secondaires précis et caractérisés (Source : IMDb, 2010). En 1980, il incarne un commissaire dans « Un mauvais fils » de Claude Sautet, film qui explore les tensions familiales et le retour d’un homme après un séjour en prison (Source : AlloCiné, 2023). En 1981, il rejoint « Garde à vue » de Claude Miller, thriller judiciaire dont l’action se déroule en grande partie dans un commissariat, où il interprète Adami, participant à l’atmosphère resserrée de l’enquête (Source : AlloCiné, 2023). En 1988, il retrouve Miller pour « La Petite Voleuse », dans lequel il joue M. Fauvel, personnage inscrit dans un récit situé dans la France des années 1950, inspiré d’un projet de François Truffaut (Source : AlloCiné, 2023). Par ailleurs, il tient le rôle de Marius Ceredo dans « Trois places pour le 26 » de Jacques Demy, sorti également en 1988, comédie musicale tardive du cinéaste qui se déroule à Marseille (Source : AlloCiné, 2023).
Le cycle Pagnol et les grandes fresques des années 1990
Au tournant des années 1990, Pierre Maguelon participe à plusieurs fresques populaires inspirées d’œuvres littéraires et dominées par des distributions d’ensemble (Source : IMDb, 2010). En 1990, il interprète François dans « La Gloire de mon père » d’Yves Robert, adaptation du premier volet des souvenirs d’enfance de Marcel Pagnol (Source : AlloCiné, 2023). La même année, il reprend ce personnage dans « Le Château de ma mère », toujours mis en scène par Yves Robert, prolongeant ainsi cette plongée dans l’univers pagnolesque (Source : AlloCiné, 2023). Également en 1990, il est Carbon de Castel-Jaloux dans « Cyrano de Bergerac » réalisé par Jean-Paul Rappeneau, grosse production de cape et d’épée qui reçoit un important écho critique et public en France comme à l’international (Source : AlloCiné, 2023). Par ces rôles, il s’inscrit dans un cinéma patrimonial qui revisite des textes et des mémoires littéraires tout en bénéficiant d’une large diffusion en salle et à la télévision (Source : IMDb, 2010).
Travaux pour la télévision à partir des années 1990
À partir des années 1990, Pierre Maguelon apparaît de plus en plus souvent dans des séries et téléfilms, ce qui confirme un déplacement progressif de sa carrière vers le petit écran (Source : IMDb, 2010). En 1998, il tient le rôle de Victor Sauvagnac dans le long métrage « Alice et Martin » d’André Téchiné, tout en incarnant Archibald Pessac dans la série « Cap des Pins », diffusée la même année, où il figure parmi les personnages récurrents (Source : AlloCiné, 2023). En 1999, il joue Roger dans le film « Fin d’été », prolongeant sa présence au cinéma à la marge d’une filmographie alors dominée par la télévision (Source : AlloCiné, 2023). Il apparaît ensuite dans des productions comme « Le Grand Patron » ou « Les Bleus : Premiers pas dans la police », où il intervient ponctuellement dans des épisodes isolés, incarnant notamment un certain Raymond dans un épisode de la deuxième saison de cette dernière série en 2008 (Source : AlloCiné, 2023). En 2007, il interprète André Pagnol dans les téléfilms « Le Temps des secrets » et « Le Temps des amours », qui prolongent le cycle des adaptations de l’univers de Marcel Pagnol pour la télévision (Source : IMDb, 2010).
Rôles marquants et reconnaissance professionnelle
Films et séries avec Pierre Maguelon
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Rôles de Pierre Maguelon
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