Michele Placido: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Michele Placido en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
154
œuvres recensées
137 films · 17 séries
- Première année recensée
- 1972
- Dernière année recensée
- 2024
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1970, Michele Placido monte sur scène avec Luca Ronconi dans l’adaptation de « Orlando furioso ». Ce passage par le théâtre suit des études à l’Académie nationale d’art dramatique italienne, après un détour par la police à Rome. Le même itinéraire le mène d’abord à la télévision, puis au cinéma en 1974, dans « Romances et Confidences » de Mario Monicelli, où il joue Giovanni aux côtés d’Ugo Tognazzi et d’Ornella Muti.
Des Pouilles à Rome, puis le théâtre
Michele Placido naît le 19 mai 1946 à Ascoli Satriano, dans les Pouilles. Après des études supérieures à Foggia, il gagne Rome et entre dans la police. Il participe à la bataille de Valle Giulia comme policier, puis reprend des études de théâtre à l’Académie nationale d’art dramatique italienne.
Cette formation le conduit vers Luca Ronconi en 1970. Placido apparaît alors dans « Orlando furioso », transposé pour la scène par le metteur en scène. Le travail scénique précède des apparitions à la télévision, dont Il Picciotto en 1973, avant le saut vers le cinéma.
L’entrée sur les écrans s’effectue dans un registre déjà varié. En 1972, il figure dans « Teresa la ladra » de Carlo Di Palma et dans « Il caso Pisciotta » d’Eriprando Visconti. L’année suivante, il apparaît dans « Mia moglie, un corpo per l’amore » de Mario Imperoli, « L’Emprise de la main noire » d’Antonio Racioppi et « Non ho tempo » d’Ansano Giannarelli.
Les années 1970, des rôles qui s’accumulent
L’année 1974 marque une série de rencontres avec des cinéastes installés. Dans « Romances et Confidences », réalisé par Mario Monicelli, il tient le rôle de Giovanni. Il tourne aussi dans « Processo per direttissima » de Lucio De Caro et dans « Mon Dieu, comment suis-je tombée si bas? » de Luigi Comencini, où il joue Silvanno Pennacchini, le chauffeur.
La même année, la télévision l’emmène vers Il Picciotto. En 1975, il apparaît dans « Péchés en famille » de Bruno Gaburro et dans « Moïse » de Gianfranco De Bosio, où il interprète Caleb. L’année 1976 le retrouve dans « La orca » d’Eriprando Visconti, « E tanta paura » de Paolo Cavara, « L’agnese va a morire » de Giuliano Montaldo, « La Marche triomphale » de Marco Bellocchio et « Divine Créature » de Giuseppe Patroni Griffi.
En 1977, il tourne dans « L’Affaire de la fille au pyjama jaune » de Flavio Mogherini, « Double Plaisir » de Carlo Lizzani, « Oedipus orca » d’Eriprando Visconti, « Corleone » de Pasquale Squitieri et « La Cabine des amoureux » de Sergio Citti. L’année 1978 l’emmène dans « Io sono mia » de Sofia Scandurra.
L’Ours d’argent pour « Ernesto »
En 1979, Michele Placido tourne dans « Un homme à genoux » de Damiano Damiani, « Sabato, domenica e venerdì » de Pasquale Festa Campanile, « Le Pré » des frères Taviani, « Les Monstresses » de Luigi Zampa et « Ernesto » de Salvatore Samperi. C’est pour ce dernier film qu’il reçoit l’Ours d’argent à la Berlinale 1979, pour le rôle d’un homosexuel.
Au début des années 1980, il reste présent sur plusieurs fronts. Il apparaît dans « Le Saut dans le vide » de Marco Bellocchio, « Fontamara » de Carlo Lizzani, « Lulu » de Walerian Borowczyk, puis dans « Les Ailes de la colombe » de Benoît Jacquot et « Trois Frères » de Francesco Rosi. En 1981, il joue aussi dans « Cargo » de Serge Dubor.
La décennie continue avec « Sciopèn » de Luciano Odorisio en 1982, « L’Art d’aimer » de Walerian Borowczyk en 1983, puis « Les Amants terribles » de Danièle Dubroux et Stavros Kaplanidis en 1984. La même année, il tient le rôle du commissaire Corrado Cattani dans La Mafia, un personnage qui revient au premier plan de sa filmographie visible.
Le visage de « La Mafia » et les années 1980
La Mafia donne à Michele Placido un rôle de commissaire que le public associe durablement à son nom. Il poursuit dans les années qui suivent avec « Pizza Connection » de Damiano Damiani en 1985, « Grandi magazzini » de Castellano et Pipolo en 1986, puis « Notte d’estate con profilo greco, occhi a mandorla e odore di basilico » de Lina Wertmüller la même année.
En 1987, il joue dans « Ti presento un’amica » de Francesco Massaro. L’année suivante, « Via Paradiso » de Luciano Odorisio, « Y a bon les blancs » de Marco Ferreri et « Quand les jumelles s’emmêlent » de Jim Abrahams le placent dans des films très différents. En 1989, il tourne dans « Mery pour toujours » de Marco Risi, où il interprète Marco Terzi.
Cette période le voit passer d’auteurs italiens reconnus à des productions plus ouvertes sur d’autres registres. Il reste surtout lié à des films où les fonctions qu’il occupe dans l’intrigue varient fortement, du policier au professeur en passant par des figures de pouvoir ou de marge. La fréquentation de Mario Monicelli, Damiano Damiani, Marco Bellocchio, Francesco Rosi et Marco Risi dessine une présence régulière chez plusieurs cinéastes majeurs de son époque.
De réalisateur à acteur de télévision
En 1990, Michele Placido présente au Festival de Cannes Pummarò, son premier film comme réalisateur. Le sujet porte sur l’exploitation du travail des étrangers dans l’Union européenne. La décennie suivante le voit revenir à l’écran avec « Le amiche del cuore » en 1992, puis « Giovanni Falcone » de Giuseppe Ferrara en 1993, où il interprète Giovanni Falcone.
En 1994, il apparaît dans « Policier » de Giulio Base, « Padre e figlio » de Pasquale Pozzessere et « Lamerica » de Gianni Amelio. Ces titres accompagnent une activité qui demeure partagée entre cinéma et télévision. Il tient par la suite le rôle de Padre Pio dans « Padre Pio - Tra cielo e terra » en 2000, puis celui de Muffa dans « L’inconnue » en 2006.
La suite le voit encore dans « Baarìa » de Giuseppe Tornatore en 2009, où il joue un esponente PCI, puis dans « L’Amour a ses raisons » en 2011, dans « Le Guetteur » en 2012, et dans In Treatment en 2013, où il interprète Guido. Plus récemment, il figure dans « Caravage » en 2022, dans le rôle du cardinal Del Monte.
La mise en scène et les autres écrans
Placido ne limite pas son activité à l’interprétation. Après Pummarò, il réalise une douzaine de films, et Le amiche del cuore figure parmi ses réalisations de 1992. Cette part de son travail s’inscrit à côté de ses rôles, sans effacer une présence très régulière dans des films de cinéastes italiens et européens.
La télévision occupe aussi une place nette dans sa chronologie. Il Picciotto en 1973 ouvre cette voie, tandis que le rôle de Giovanni Falcone dans un téléfilm, mentionné dans son itinéraire, prolonge cet ancrage. Les apparitions ultérieures, comme In Treatment en 2013, montrent une circulation continue entre formats.
Son nom reste attaché à plusieurs alias, dont Mike Placido et Микеле Плачидо. Les œuvres retenues ici traversent plus de 5 décennies, de « Teresa la ladra » à « Caravage », en passant par « Ernesto », La Mafia et « Pummarò ». L’ensemble dessine une présence durable dans le cinéma italien et une activité de réalisateur installée dès les années 1990.
Films et séries avec Michele Placido
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