Gabriele Tinti: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Gabriele Tinti en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
125
œuvres recensées
123 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1952
- Dernière année recensée
- 1991
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 22 août 1932, Gabriele Tinti naît à Molinella, en Émilie-Romagne. Sous plusieurs noms de scène, dont Gastone Tinti, Gabriel Tinti, Gus Stone et Steve Wyler, il travaille dans le cinéma italien avant de mourir à Rome le 12 novembre 1991.
Des rôles italiens aux productions franco-italiennes
En 1951, il apparaît dans « Amor non ho... però... però » de Giorgio Bianchi. L’année suivante, il figure dans « Heureuse Époque » d’Alessandro Blasetti, puis tient le rôle de Piero dans « Anni facili » de Luigi Zampa en 1953. Ces premières apparitions le placent très tôt dans des productions où le jeu passe par des présences brèves, parfois sans personnage nommé, parfois avec une identité précise.
En 1954 et 1955, il tourne pour Carlo Lizzani, Giuseppe De Santis, Domenico Paolella et Jean Delannoy. Il est Mario Parigi dans « La Chronique des pauvres amants », Gino dans « Jours d'amour », Raffaele dans « Il coraggio », puis Marcel, le surveillant, dans « Chiens perdus sans collier ». La même période le voit passer par « Totò faux-monnayeur » et « Totò quitte ou double » de Camillo Mastrocinque, où il joue Michele et Bruno Palmieri.
Dans la seconde moitié des années 1950, Gabriele Tinti alterne comédie populaire et cinéma d’aventure. Il est Paolo dans « Amours de vacances », Eduardo dans « Malafemmena », Mario dans « Serenatella sciuè sciuè », Carlo dans « Un seul survivra » et Vincenzino dans « Je ne suis plus une enfant ». Quelques titres le placent déjà au contact de récits plus amples, comme « Le Désert de la gloire », où il joue Sergio Marchi, ou « La Terreur des barbares ».
Années 1960, l’ampleur internationale
En 1960, il apparaît dans « David et Goliath », signé par Ferdinando Baldi, Richard Pottier et Orson Welles, puis dans « Esther et le Roi » de Raoul Walsh et Mario Bava, où il interprète Samual. La même année, il est aussi au générique de « Le Lit pour trois », « Madri pericolose » et « Il principe fusto », avant de reprendre un rôle dans des fresques bibliques et historiques au début des années 1960.
Il joue Mercuro dans « Ulysse contre Hercule », Max dans « L'Atlantide », Agent Spinelli dans « La Bande Casaroli », Goruk dans « Solo contro Roma » et un lieutenant dans « Sodome et Gomorrhe », coréalisé par Robert Aldrich et Sergio Leone. En 1962, il figure encore dans « Sept Épées pour le roi » et « Les Séquestrés d'Altona », puis dans « Le Jour le plus court » de Sergio Corbucci l’année suivante.
Cette période le mène aussi vers l’Espagne et le Brésil avec « Défi à Gibraltar », « Les Bandits » de Carlos Saura et « Les Jeux de la nuit » de Walter Hugo Khouri. En 1964, il apparaît dans « Le Gendarme de Saint-Tropez » de Jean Girault, où il joue le chauffeur des gangsters, puis dans « Sept Hommes en or » et « Le Vol du Phœnix », où son personnage s’appelle Gabriel. En 1966, Riccardo Freda lui confie Raymond de Noirville dans « Roger la Honte ».
Les années 1970 et l’ère Emanuelle
En 1975, il apparaît dans « Black Emanuelle en Afrique » dans le rôle de Richard Clifton. L’année suivante, il joue Carlo dans « Vicieuse et manuelle », puis Renè dans « Sœur Emanuelle » en 1977. Ces titres l’installent dans une série de productions italiennes à circulation internationale, où il partage l’affiche avec Laura Gemser.
En parallèle, il garde une présence régulière dans des films de genres très différents. Il figure dans « El periscopio » en 1979, puis dans « Caligula, la véritable histoire » en 1982, où il interprète Marcellus. L’année suivante, il est Crazy Boy Henderson dans « Révolte au pénitencier de filles » et Mink dans « Mystère ». Ces rôles montrent un acteur sollicité par des récits d’exploitation, de péplum tardif et de polar européen, sans rupture nette entre ces registres.
Les dernières apparitions connues
Au milieu des années 1980, Gabriele Tinti reste présent dans des productions italiennes de genre. Il joue Angus dans « Il peccato di Lola » en 1984, puis Massimo dans « Senza vergogna » en 1986. La même année, il apparaît dans « La monaca nel peccato » en tant que Monsignore. Ces films prolongent une présence qui demeure lisible dans des castings souvent internationaux, où il passe d’un nom de personnage à un autre sans changer de territoire cinématographique.
Le nom de naissance Gastone Tinti et les alias adoptés au fil des génériques dessinent une circulation entre marchés, langues et habitudes de crédit. Sa filmographie attestée va des productions italiennes du début des années 1950 aux titres de la décennie 1980, avec des passages marquants par Jean Girault, Robert Aldrich, Sergio Corbucci, Riccardo Freda et Carlos Saura. Mort à 59 ans à Rome, il laisse l’image d’un acteur de second plan souvent sollicité par des cinéastes qui cherchaient des physionomies immédiatement lisibles.
Films et séries avec Gabriele Tinti
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