Greta Scacchi: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Greta Scacchi en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
99
œuvres recensées
80 films · 19 séries
- Première année recensée
- 1981
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1982, Das zweite Gesicht de Dominik Graf ouvre à Greta Scacchi son premier passage au cinéma. La même année, Heat and Dust de James Ivory la place dans une production plus visible, après une formation à la Bristol Old Vic Theatre School commencée au retour en Angleterre en 1977.
Bristol, puis l’Allemagne et James Ivory
Greta Scacchi naît à Milan le 18 février 1960. Elle grandit d’abord entre l’Italie et l’Angleterre, puis rejoint l’Australie en 1975 avec sa mère et ses frères. En 1977, elle revient en Angleterre pour se consacrer au théâtre et suit l’enseignement de la Bristol Old Vic Theatre School avec Miranda Richardson et Amanda Redman.
Son entrée à l’écran passe par des productions européennes et britanniques très différentes. Das zweite Gesicht lui donne Anna, Heat and Dust lui confie Olivia, puis The Ebony Tower en 1984 et Coca Cola Kid la même année prolongent cette présence dans des films de cinéastes venus de registres contrastés. Burke et Wills, Au nom du Royaume et Un homme amoureux suivent sur la décennie, avec des rôles qui la font passer d’un univers à l’autre sans se fixer dans un même emploi.
James Ivory revient ensuite dans sa filmographie avec Jefferson à Paris en 1995, où elle joue Maria Cosway. Avant cela, White Mischief en 1987, signé Michael Radford, lui avait donné Lady Diana Broughton, puis les frères Taviani l’avaient engagée dans Good Morning Babilonia. Cette période installe une actrice que les réalisateurs déplacent volontiers dans des récits d’époque, des drames historiques ou des variations plus intimes.
Les années 1990, du procès au labyrinthe hollywoodien
Présumé innocent, en 1990, marque un point d’appui net avec Carolyn Polhemus dans le film d’Alan J. Pakula. Greta Scacchi retrouve ensuite Wolfgang Petersen dans Troubles, puis Gillian Armstrong dans Cruel dilemme. En 1992, Robert Altman la dirige dans The Player avec le rôle de June Gudmundsdottir, tandis qu’Andrew Birkin lui offre George dans Les Vaisseaux du cœur.
Cette décennie la voit naviguer entre cinéma américain, productions européennes et adaptations littéraires. Les Leçons de la vie de Mike Figgis, Country Life de Michael Blakemore, puis Jefferson à Paris composent une série de films où elle traverse des mondes sociaux et historiques très marqués. En 1996, Douglas McGrath la choisit pour Mrs. Weston dans Emma, l’entremetteuse, d’après Jane Austen.
L’année 1997 apporte Le Baiser du serpent de Philippe Rousselot, puis 1998 ouvre une autre voie avec Le Violon rouge de François Girard, où elle joue Victoria Byrd à Oxford. Love and Rage, Cotton Mary, Ladies Room et The Manor complètent la fin de décennie, avec des films souvent portés par des héroïnes ou des femmes secondaires dont la présence structure la scène sans l’écraser.
Téléfilms, mini-séries et reconnaissance en 1996
En 1996, Raspoutine lui vaut le Primetime Emmy Award de la meilleure actrice dans un second rôle dans une mini-série ou un téléfilm. Cette récompense accompagne une période où elle alterne productions pour la télévision et cinéma, sans quitter les rôles historiques ou les personnages pris dans des rapports de pouvoir complexes.
La même année, elle siège dans le jury du Festival de Cannes. Elle a aussi été nommée pour un Golden Globe. Plus tard, la télévision revient avec des titres comme The Terror en 2018, où elle joue Lady Jane Franklin, Guerre & Paix en 2016 dans le rôle de Natalya Rostova, ou Bodies en 2023, où elle apparaît sous le nom de The Lady.
Ces formats plus longs lui donnent des rôles étirés dans le temps, souvent liés à des récits à forte assise historique ou médicale. A.D. Kingdom and Empire la montre en Mother Mary, Broken Trail en Nola Johns, et Opération Finale lui confie Vera Eichmann en 2018. La télévision ne remplace pas le cinéma; elle prolonge plutôt une manière de travailler déjà présente dans les années 1990.
Scène, Londres, Paris
En février 2010, Greta Scacchi joue Désirée Armfeldt dans A Little Night Music de Stephen Sondheim au théâtre du Chatelet à Paris. Elle y remplace Kristin Scott-Thomas, dans une reprise où la comédie musicale occupe la place centrale. Le théâtre revient donc dans sa pratique avec un rôle qui exige autre chose que la simple continuité du cinéma.
L’étape parisienne ne constitue pas un détour isolé. Elle s’inscrit dans une activité qui reste liée à la scène, même si l’essentiel des titres conservés provient du cinéma et de la télévision. La présence à Paris, dans un ouvrage de Stephen Sondheim, fait apparaître une actrice capable de passer d’un plateau à une salle de théâtre sans changer de cap public.
Par ailleurs, son nom circule sous plusieurs formes dans d’autres langues, signe d’une circulation internationale ancienne. Les alias grecs, russes ou arabes recensés à son sujet accompagnent une carrière déjà répartie entre productions italiennes, britanniques, allemandes, américaines et australiennes.
Une présence dispersée, mais continue
Le rythme de travail de Greta Scacchi ne suit pas une ligne unique. Entre 1982 et 2007, les titres se succèdent dans des cadres très divers, de Dead on Time à Shoot on Sight, en passant par Flight Plan de Robert Schwentke en 2005 et The Book of Revelation d’Ana Kokkinos en 2006. Chaque projet l’installe dans un décor différent, avec des personnages souvent situés dans des récits de crise, de mémoire ou de déplacement.
La décennie suivante prolonge cette circulation avec des œuvres comme Looking for Alibrandi, Festival in Cannes, Il ronzio delle mosche, Baltic Storm et Le Prix du désir. Elle y retrouve des cinéastes italiens, australiens, britanniques ou américains, sans se laisser enfermer dans une seule zone géographique. Le mouvement se poursuit avec Beyond the Sea en 2004 et des apparitions plus tardives dans des productions télévisées de grande visibilité.
Greta Scacchi reste associée à une filmographie qui passe volontiers de l’adaptation littéraire au drame historique, de la mini-série au film d’auteur. Son jeu s’inscrit moins dans l’éclat immédiat que dans une continuité de présences, de rôles et de formats qui traversent les décennies sans rupture brutale.
- 1982 : Das zweite Gesicht, de Dominik Graf, Anna
- 1982 : Heat and Dust, de James Ivory, Olivia
- 1984 : The Ebony Tower, de Robert Knights, Diana
- 1987 : White Mischief, de Michael Radford, Lady Diana Broughton
- 1990 : Présumé innocent, d’Alan J. Pakula, Carolyn Polhemus
- 1992 : The Player, de Robert Altman, June Gudmundsdottir
- 1995 : Jefferson à Paris, de James Ivory, Maria Cosway
- 1996 : Emma, l’entremetteuse, de Douglas McGrath, Mrs. Weston
- 1998 : Le Violon rouge, de François Girard, Victoria Byrd (Oxford)
- 2005 : Flight Plan, de Robert Schwentke, la thérapeute
- 2016 : Guerre & Paix, Natalya Rostova
- 2018 : The Terror, Lady Jane Franklin
- 2018 : Opération Finale, Vera Eichmann
- 2023 : Bodies, The Lady
Films et séries avec Greta Scacchi
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Galerie photos de Greta Scacchi
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