Rémy Julienne: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Rémy Julienne en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
76
œuvres recensées
76 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1964
- Dernière année recensée
- 2006
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Né le 17 avril 1930 à Cepoy, dans le Loiret, Rémy Julienne s’oriente très tôt vers les sports mécaniques, en particulier le motocross, discipline dans laquelle il s’impose dans les années 1950. Il devient champion de France de moto-cross en 1957 dans la catégorie 500 cm³ au guidon d’une Gilera, confirmant une maîtrise du pilotage qui structure la suite de son parcours professionnel (Source : Wikipédia, 2005). Il poursuit la compétition au tournant des années 1960, terminant notamment deuxième de la Coupe de France en 1960 et 1962, et est à plusieurs reprises sélectionné en équipe de France de motocross (Source : Wikipédia, 2005). Parallèlement à cette activité sportive, il développe un intérêt croissant pour les exhibitions mécaniques, ce qui le conduit progressivement vers le milieu du spectacle et du cinéma (Source : Wikipédia, 2005). Cette transition des circuits sportifs vers les plateaux de tournage s’opère à un moment où l’industrie du film recherche des spécialistes capables de concevoir et d’exécuter des cascades de plus en plus complexes, notamment dans le domaine automobile (Source : Cinémathèque de Toulouse, s.d.).
Entrée dans le cinéma et affirmation comme cascadeur
À 34 ans, Rémy Julienne intègre l’industrie cinématographique en tant que cascadeur, débutant lors du tournage de « Fantômas » de 1964, où il double Jean Marais dans plusieurs séquences spectaculaires (Source : Commune de Cepoy, 2025 ; AlloCiné, 2023). Il enchaîne rapidement avec « La Grande Vadrouille » de Gérard Oury, sorti en 1966, pour lequel il réalise des cascades et apparaît également comme motard, notamment dans la scène de poursuite en Bourgogne devenue emblématique (Source : Wikipédia, 2005 ; Pickx, 2021). À la fin des années 1960, il participe au film britannique « L’or se barre » (« The Italian Job », 1969), production qui contribue à le faire connaître au niveau international par ses séquences de poursuites automobiles minutieusement chorégraphiées (Source : Wikipédia, 2005 ; Commune de Cepoy, 2025). Au fil de ces premières collaborations, il passe du statut de simple exécutant à celui de coordinateur de cascades, prenant en charge la conception globale des scènes d’action liées aux véhicules (Source : AlloCiné, 2023). Cette évolution lui permet d’imposer progressivement sa signature dans le cinéma populaire français comme dans des productions européennes plus ambitieuses (Source : Cinémathèque de Toulouse, s.d.).
Travail au cinéma français
Dans le cinéma français, Rémy Julienne s’illustre dès les années 1960 et 1970 dans plusieurs comédies et films d’action majeurs, où il intervient à la fois comme cascadeur et chef cascadeur. Il collabore notamment à la série des « Gendarmes de Saint-Tropez », en particulier sur « Le Gendarme se marie » (1968) et « Le Gendarme en balade » (1970), où il est crédité aux effets spéciaux et aux cascades, notamment pour la célèbre scène de la religieuse en 2 CV sur une route de montagne (Source : Wikipédia, 2005 ; AlloCiné, 2023). On le retrouve également au générique de « Fantômas » (1964), « La Grande Vadrouille » (1966), « Le Casse » (1971), « Les Aventures de Rabbi Jacob » (1973), « Peur sur la ville » (1974) ou encore « Le Sauvage » (1975), autant de films où les poursuites automobiles et les scènes d’action reposent sur son savoir-faire (Source : AlloCiné, 2023 ; Cinémathèque de Toulouse, s.d.). À la fin des années 1970 et au début des années 1980, il conçoit ou coordonne les cascades de films policiers et d’action populaires comme « La Menace » (1977), « La Guerre des polices » (1979), « Inspecteur la bavure » (1980) et surtout « Le Professionnel » (1981), porté par Jean-Paul Belmondo (Source : AlloCiné, 2023). Dans ces productions, il organise des accidents de voitures, des chutes spectaculaires et des poursuites urbaines complexes, devenant une référence pour les réalisateurs cherchant à intensifier le réalisme des scènes d’action (Source : Linternaute, 2021).
- « Fantômas » (1964), cascadeur (Source : AlloCiné, 2023)
- « La Grande Vadrouille » (1966), cascadeur (Source : AlloCiné, 2023)
- « Les Aventures de Rabbi Jacob » (1973), chef cascadeur (Source : AlloCiné, 2023)
- « Peur sur la ville » (1974), cascadeur (Source : AlloCiné, 2023)
- « Le Sauvage » (1975), chef cascadeur (Source : AlloCiné, 2023)
- « La Menace » (1977), chef cascadeur (Source : AlloCiné, 2023)
- « La Guerre des polices » (1979), cascadeur (Source : AlloCiné, 2023)
- « Inspecteur la bavure » (1980), cascadeur (Source : AlloCiné, 2023)
- « Le Professionnel » (1981), chef cascadeur (Source : AlloCiné, 2023)
- « Le Gendarme se marie » (1968) et « Le Gendarme en balade » (1970), effets spéciaux / cascades (Source : AlloCiné, 2023)
Dimension internationale et saga James Bond
La carrière de Rémy Julienne prend une ampleur internationale à partir de la fin des années 1970, lorsqu’il est sollicité pour la franchise James Bond. Il devient chef cascadeur sur « Rien que pour vos yeux » (« For Your Eyes Only », 1981), film pour lequel il conçoit et coordonne de nombreuses cascades automobiles et séquences d’action spectaculaires, travail qui lui vaut un « annual award » de la Motion Picture Hall of Fame en tant que meilleur coordinateur de cascades en 1981 (Source : Wikipédia, 2005 ; Television Academy, 2021). Il poursuit cette collaboration avec la série, supervisant les cascades de « Octopussy » (1983), « Dangereusement vôtre » (« A View to a Kill », 1985), « Tuer n’est pas jouer » (« The Living Daylights », 1987), « Permis de tuer » (« Licence to Kill », 1989) et plus tard « GoldenEye » (1995), ce qui ancre son nom dans l’histoire des films de l’agent 007 (Source : AlloCiné, 2023 ; Television Academy, 2021). Dans ces productions, il développe des dispositifs complexes mêlant voitures, motos, avions ou chars, avec un souci constant de précision mécanique et de sécurité des équipes (Source : Cinémathèque de Toulouse, s.d.). Parallèlement à cette reconnaissance, il collabore avec des studios américains et britanniques sur d’autres productions impliquant des séquences de poursuites motorisées, ce qui renforce son statut de spécialiste des cascades mécaniques à l’échelle européenne et mondiale (Source : Wikipedia en anglais, 2006). Cette période marque l’une des phases les plus visibles de son activité, régulièrement mentionnée dans les rétrospectives consacrées à la franchise James Bond (Source : Television Academy, 2021).
- « Rien que pour vos yeux » (1981), chef cascadeur (Source : AlloCiné, 2023)
- « Octopussy » (1983), chef cascadeur (Source : AlloCiné, 2023)
- « Dangereusement vôtre » (1985), chef cascadeur (Source : AlloCiné, 2023)
- « Tuer n’est pas jouer » (1987), chef cascadeur (Source : AlloCiné, 2023)
- « Permis de tuer » (1989), chef cascadeur (Source : AlloCiné, 2023)
- « GoldenEye » (1995), chef cascadeur (Source : AlloCiné, 2023)
Rôles d’acteur, autres collaborations et activités dérivées
Outre son travail de coordinateur de cascades, Rémy Julienne apparaît ponctuellement à l’écran comme acteur ou second rôle, souvent dans des emplois liés aux véhicules. Il incarne ainsi un motard allemand se prenant une citrouille dans « La Grande Vadrouille », une apparition restée identifiable dans la célèbre scène de poursuite (Source : Pickx, 2021). Selon les bases de données professionnelles, il tient également le rôle d’un chauffeur de taxi dans « La Bonne année » (1973) et interprète un personnage nommé Jérémy dans « Les Caïds » (1972), tout en assurant parallèlement des cascades sur ces films (Source : AlloCiné, 2023). À côté du cinéma, il met ses compétences au service de nombreuses publicités pour des constructeurs automobiles comme Citroën ou Renault, concevant des cascades de véhicules destinées aux campagnes télévisées (Source : Wikipedia en anglais, 2006). Il participe également à des shows mécaniques et spectacles vivants, où il transpose son expérience de plateau dans des performances en direct, en collaboration avec une équipe de techniciens et de pilotes formés à ses méthodes (Source : Wikipédia, 2005). Cette diversification de ses activités renforce sa présence dans l’ensemble du paysage de l’audiovisuel et du spectacle lié aux sports mécaniques (Source : Cinémathèque de Toulouse, s.d.).
- « La Bonne année » (1973), rôle de chauffeur de taxi et cascades (Source : AlloCiné, 2023)
- « Les Caïds » (1972), rôle de Jérémy (Source : AlloCiné, 2023)
- Apparition de motard allemand dans « La Grande Vadrouille » (1966) (Source : Pickx, 2021)
- Publicités automobiles pour Citroën et Renault, conception de cascades (Source : Wikipedia en anglais, 2006)
Distinctions professionnelles et reconnaissance
Sur le plan des distinctions, Rémy Julienne reçoit en 1981 un « annual award » remis aux États-Unis par la Motion Picture Hall of Fame en tant que meilleur coordinateur de cascades pour « Rien que pour vos yeux », soulignant la place centrale de son travail dans le dispositif des films d’action de cette période (Source : Wikipédia, 2005 ; Gala, 2024). Cette reconnaissance venue d’Hollywood s’ajoute à une estime professionnelle largement relayée par la presse spécialisée et par les institutions liées au cinéma de genre et au film populaire (Source : Linternaute, 2021). En 2012, il se voit décerner le trophée d’honneur des Tickets d’or ainsi que le trophée Vulcain de la Commission Supérieure Technique de Cannes, récompenses qui saluent sa contribution technique et artistique aux cascades et effets spéciaux (Source : Wikipédia, 2005). Ces prix s’inscrivent dans un ensemble plus large de hommages, rétrospectives et programmations consacrées à son travail, notamment au sein de cinémathèques et festivals dédiés au cinéma de genre ou au film policier (Source : Cinémathèque de Toulouse, s.d.). Au fil du temps, ces distinctions participent à fixer son nom dans l’histoire des métiers techniques du cinéma, aux côtés d’autres coordinateurs de cascades ayant marqué l’évolution du film d’action européen et international (Source : Television Academy, 2021).
- « Annual award » de la Motion Picture Hall of Fame, meilleur coordinateur de cascades pour « Rien que pour vos yeux » (1981) (Source : Wikipédia, 2005)
- Trophée d’honneur des Tickets d’or (2012) (Source : Wikipédia, 2005)
- Trophée Vulcain de la Commission Supérieure Technique de Cannes (2012) (Source : Wikipédia, 2005)
Filmographie de Rémy Julienne
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