André Thorent: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de André Thorent en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
53
œuvres recensées
47 films · 6 séries
- Première année recensée
- 1958
- Dernière année recensée
- 2011
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
André Thorent naît le 28 mai 1922 à Salies-du-Salat, dans le département de la Haute-Garonne, où il passe sa jeunesse avant d’entamer une formation artistique structurée. (Source : IMDb, 2015) Après la Seconde Guerre mondiale, il rejoint le conservatoire de Toulouse, institution au sein de laquelle il côtoie plusieurs comédiens appelés à jouer un rôle important dans la décentralisation théâtrale française. (Source : Le Figaro, 2015) En 1945, dans le grenier de la maison des parents du metteur en scène Maurice Sarrazin, il participe à la fondation de la compagnie le Grenier de Toulouse, qui devient dès 1949 le Centre dramatique national du Sud-Ouest. (Source : Le Figaro, 2015) Membre permanent de cette troupe à ses débuts, il contribue à l’ancrage de ce projet dans le paysage théâtral français, au moment où s’affirme un mouvement de décentralisation scénique. (Source : Wikipédia, 2012) Cette première étape toulousaine constitue le socle de sa pratique de comédien, mêlant exigence de troupe et ouverture à des répertoires variés. (Source : Le Figaro, 2015)
Débuts et affirmation au théâtre
Dès la seconde moitié des années 1940, André Thorent s’inscrit durablement dans le travail de compagnie du Grenier de Toulouse, avant de rejoindre la scène parisienne pour élargir ses collaborations. (Source : Wikipédia, 2012) Au fil des années, il joue aussi bien des auteurs classiques que contemporains, participant notamment à des créations de textes de Boris Vian, Haim, Eugène Ionesco ou Bernard Thomas, ce qui témoigne d’un intérêt continu pour l’écriture dramatique moderne. (Source : Le Figaro, 2015) Dans les années 1960, après son passage au Grenier, il travaille sous la direction de François Maistre, Julien Bertheau et Jacques Mauclair, figures importantes de la mise en scène française de cette période. (Source : Le Figaro, 2015) Il se produit notamment dans « Le Goûter des généraux », mis en scène par François Maistre au théâtre de la Gaîté-Montparnasse en 1965, puis dans « Dumas le magnifique », mis en scène par Julien Bertheau au théâtre du Palais-Royal en 1971. (Source : Wikipédia, 2012) En 1973, il joue dans « Ce formidable bordel ! » au théâtre Moderne et, en 1975, dans « L’Homme aux valises » au théâtre de l’Atelier, deux spectacles mis en scène par Jacques Mauclair, confirmant son inscription régulière dans le théâtre parisien. (Source : Wikipédia, 2012)
Carrière cinématographique : des années 1950 à la Nouvelle Vague
André Thorent entame sa carrière au cinéma dans les années 1950 et apparaît, au long de plusieurs décennies, dans plus d’une centaine de films et téléfilms. (Source : Wikipédia, 2012) En 1958, il tourne dans « Paris nous appartient » de Jacques Rivette, où il incarne le personnage de Bernard, s’inscrivant ainsi dans l’émergence de la Nouvelle Vague. (Source : Le Figaro, 2015; IMDb, 2015) La même année, il joue dans « Julie la Rousse » de Claude Boissol, où il interprète José, un proche de l’héroïne, confirmant sa présence dans des productions de genres différents. (Source : Le Figaro, 2015) Au fil des années 1960 et 1970, il travaille avec de nombreux cinéastes de premier plan, tels que Jean-Pierre Melville, Henri Verneuil, René Allio, Jacques Baratier, Claude Berri, Pierre Richard, Mohammed Lakhdar-Hamina, Bertrand Blier, Alain Jessua, Claude Chabrol, Michel Deville, Pascal Thomas et Sam Karmann, occupant de manière récurrente des seconds rôles. (Source : Le Figaro, 2015; Wikipédia, 2012) Cette position lui permet de traverser une large palette de registres, du film policier au drame en passant par la comédie, et de s’inscrire durablement dans le paysage du cinéma français de la seconde moitié du XXe siècle. (Source : Le Figaro, 2015; IMDb, 2015)
Rôles marquants au cinéma
Parmi ses rôles les plus souvent cités, André Thorent apparaît dans « Le Samouraï » de Jean-Pierre Melville en 1967, où il interprète un policier chauffeur de taxi, dans un film devenu une référence du polar français. (Source : IMDb, 2015) Il figure également au générique de « La Dilettante » de Pascal Thomas, sorti en 1999, dans lequel il tient le rôle de Maître Couturier, ainsi que de « La Maladie de Sachs » de Michel Deville la même année, où il joue M. Guénot. (Source : IMDb, 2015) En 1991, il participe à une adaptation de « Madame Bovary », dans laquelle il incarne le docteur Canivet, rôle qui l’inscrit dans un projet tiré d’un classique du roman français. (Source : IMDb, 2015) Sa filmographie comprend aussi « Paradis pour tous » d’Alain Jessua, sorti en 1982, où il interprète M. Borne, et « J’ai épousé une ombre » de Robin Davis en 1983, dans lequel il joue un médecin. (Source : Wikipédia, 2012; AlloCiné, s.d.) Ces participations, ajoutées à des films comme « Cauchemar » de Noël Simsolo en 1980, témoignent d’un parcours dominé par des emplois de second rôle, mais régulièrement associés à des réalisateurs reconnus. (Source : Wikipédia, 2012; AlloCiné, s.d.)
Travaux pour la télévision
En parallèle de sa carrière au cinéma et au théâtre, André Thorent prend part à la grande aventure de la télévision française à partir des années 1960, notamment dans les productions des Buttes-Chaumont. (Source : Le Figaro, 2015) En 1961, il joue sous un masque de choreute dans « Les Perses » de Jean Prat, adaptation télévisée de la tragédie antique, considérée comme une réalisation marquante de la télévision publique de cette époque. (Source : Le Figaro, 2015) Il multiplie ensuite les apparitions dans des séries et téléfilms, parmi lesquels « Le Noctambule » (1973), « Les Nouvelles Aventures de Vidocq » dans l’épisode « Les Assassins de l’Empereur » ou encore « La Ligne de démarcation », où il tient le rôle de François dans l’épisode « François ». (Source : Wikipédia, 2012) Durant les années 1970 et 1980, il participe également à des productions comme « Les Brigades du Tigre », dans l’épisode « Le village maudit », ou le téléfilm « Émile Zola ou la Conscience humaine », où il interprète Allemane. (Source : Wikipédia, 2012) Plus tard, sa carrière télévisuelle se prolonge avec des interventions dans des séries ou téléfilms des années 1990 et 2000, comme « Maigret » ou « San Antonio », reflétant la continuité de sa présence sur le petit écran. (Source : IMDb, 2015)
« Au théâtre ce soir » et la notoriété télévisuelle
À partir de la fin des années 1960, André Thorent participe à de nombreuses émissions d’« Au théâtre ce soir », programme emblématique de la télévision française qui diffuse des pièces captées en public. (Source : Le Figaro, 2015) Entre 1969 et 1978, il apparaît dans plusieurs épisodes de cette série, y tenant des rôles variés tels que Fernand, Ikonenko, Pelure, M. Frise ou encore un gardien, ce qui contribue à familiariser le public avec son visage et son jeu. (Source : IMDb, 2015) Cette exposition régulière lui offre un espace particulier, à la croisée du théâtre et de la télévision, où sa formation de comédien de troupe trouve une traduction directe devant la caméra. (Source : Le Figaro, 2015) Ces participations s’inscrivent dans un mouvement plus large de valorisation du théâtre filmé, auquel il prend part à travers un répertoire de comédies et de pièces de boulevard. (Source : Le Figaro, 2015) Cette visibilité contribue à sa réputation de « grand second rôle », expression employ??e par plusieurs réalisateurs et observateurs pour qualifier son parcours à l’écran. (Source : Le Figaro, 2015)
Retour régulier à la scène et dernières années de jeu
Malgré des activités soutenues au cinéma et à la télévision, André Thorent demeure étroitement lié au théâtre, où il affirme à plusieurs reprises se sentir le plus en accord avec son métier de comédien. (Source : Le Figaro, 2015) Dans les années 2000, il participe à la mise en scène de « Douze Hommes en colère » par Stéphan Meldegg au Théâtre de Paris, production de 2010 dans laquelle il figure parmi les interprètes. (Source : Le Figaro, 2015; Wikipédia, 2012) Il joue également dans la pièce « Le Vent des peupliers », dont la critique souligne le ton délicat, prolongeant ainsi un intérêt ancien pour des œuvres où le texte et l’interprétation occupent une place centrale. (Source : Le Figaro, 2015) Au tournant des années 2010, il continue de tourner pour la télévision, notamment dans « Le Roi, l’Écureuil et la Couleuvre » réalisé par Laurent Heynemann en 2011, confirmant la longévité de sa présence sur les plateaux. (Source : Le Figaro, 2015) Son dernier rôle crédité au cinéma et à la télévision figure dans des téléfilms et séries du début des années 2000, tels que « Mon petit doigt m’a dit… » ou « San Antonio », où il interprète des personnages secondaires inscrits dans des univers policiers ou de comédie. (Source : Unifrance, s.d.; IMDb, 2015)
Collaborations, statut professionnel et reconnaissance
Tout au long de sa carrière, André Thorent travaille avec une large diversité de réalisateurs, ce qui le place au cœur d’un réseau dense de collaborations dans le cinéma français d’après-guerre. (Source : Le Figaro, 2015) Les cinéastes Jean-Pierre Melville, Jacques Rivette, Claude Berri, Bertrand Blier, Claude Chabrol, Michel Deville ou Pascal Thomas recourent à son travail de comédien, le sollicitant pour des seconds rôles précis, souvent caractérisés par une présence discrète mais affirmée. (Source : Le Figaro, 2015; Wikipédia, 2012) Cette constance lui vaut d’être décrit comme un « grand second rôle », expression qui souligne l’importance de son apport dans des œuvres où il n’occupe pas la tête d’affiche, mais où sa partition contribue à l’équilibre des ensembles. (Source : Le Figaro, 2015) Dans les années 1960 à 1980, sa participation répétée à « Au théâtre ce soir » renforce sa notoriété auprès du grand public, au-delà des cercles cinéphiles ou théâtraux. (Source : Le Figaro, 2015) Parallèlement, son engagement aux côtés de metteurs en scène comme François Maistre, Julien Bertheau, Jacques Mauclair ou Stéphan Meldegg témoigne d’une inscription durable dans la vie théâtrale française, de la décentralisation des années 1940 à la scène parisienne du début du XXIe siècle. (Source : Le Figaro, 2015; Wikipédia, 2012)
Filmographie sélective
- « Paris nous appartient » de Jacques Rivette, rôle de Bernard, 1961. (Source : IMDb, 2015; Le Figaro, 2015)
- « Le Samouraï » de Jean-Pierre Melville, rôle de policier chauffeur de taxi, 1967. (Source : IMDb, 2015)
- « Cauchemar » de Noël Simsolo, rôle d’Ugo, 1980. (Source : Wikipédia, 2012; AlloCiné, s.d.)
- « Paradis pour tous » d’Alain Jessua, rôle de M. Borne, 1982. (Source : Wikipédia, 2012)
- « J’ai épousé une ombre » de Robin Davis, rôle du médecin, 1983. (Source : Wikipédia, 2012; AlloCiné, s.d.)
- « Twist again à Moscou » de Jean-Marie Poiré, rôle de Fedor, 1986. (Source : Wikipédia, 2012)
- « Madame Bovary », rôle du docteur Canivet, 1991. (Source : IMDb, 2015; Unifrance, s.d.)
- « La Dilettante » de Pascal Thomas, rôle de Maître Couturier, 1999. (Source : IMDb, 2015)
- « La Maladie de Sachs » de Michel Deville, rôle de M. Guénot, 1999. (Source : IMDb, 2015)
- « Mon petit doigt m’a dit… », rôle de prêtre, milieu des années 2000. (Source : Unifrance, s.d.; IMDb, 2015)
Derniers repères biographiques professionnels
Au fil de plus de cinquante ans de carrière, André Thorent demeure actif dans les domaines du théâtre, du cinéma et de la télévision, sans rupture prolongée dans sa filmographie. (Source : Wikipédia, 2012; IMDb, 2015) Sa présence se manifeste jusque dans les années 2000, avec des rôles dans des téléfilms et des séries, ainsi que des productions cinématographiques portées par des cinéastes confirmés. (Source : IMDb, 2015; Unifrance, s.d.) Il poursuit parallèlement son travail sur scène, apparaissant notamment dans « Douze Hommes en colère » en 2010 au Théâtre de Paris, ce qui illustre la continuité de son lien avec le plateau. (Source : Wikipédia, 2012; Le Figaro, 2015) André Thorent meurt le 27 mars 2015 à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, à l’âge de 92 ans, après une trajectoire marquée par la diversité des supports et la constance de l’engagement artistique. (Source : IMDb, 2015; Wikipédia, 2012) Son parcours reste associé à la figure du comédien de troupe et au rôle essentiel des seconds rôles dans l’économie du cinéma et du théâtre français de l’après-guerre. (Source : Le Figaro, 2015; Wikipédia, 2012)
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