Bruno Corbucci: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Bruno Corbucci en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
141
œuvres recensées
138 films · 3 séries
- Première année recensée
- 1957
- Dernière année recensée
- 1993
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1966, Bruno Corbucci signe « Django » avec Sergio Corbucci, sur un scénario où son nom apparaît aussi au rang de l’histoire. Le film installe un collaborateur régulier du cinéma italien des années 1960, partagé entre écriture et mise en scène, avec un goût marqué pour les formes populaires.
Les premiers scénarios avec Sergio Corbucci
Né à Rome le 23 octobre 1931, Bruno Corbucci travaille d’abord comme scénariste. Dans les années 1960, son nom circule sur des comédies et des films de genre pour Steno, Enzo G. Castellari, Mario Mattoli ou Sergio Corbucci. Cette période le voit participer à « Chi si ferma è perduto » en 1960, « Les Deux Brigadiers » en 1961, puis « L’Amnésique de Collegno », « Le Religieux de Monza » et « Deux Lurons sur la barricade » au milieu de la décennie.
Avec Sergio Corbucci, il cosigne plusieurs westerns qui comptent dans sa filmographie de scénariste. « Django » en 1966, « Le Grand Silence » en 1968 et « Django porte sa croix » la même année déplacent son écriture vers un territoire plus âpre, déjà nourri d’éléments de parodie et de violence stylisée. Le lien avec son frère ne se réduit pas à une parenté; il devient un chantier d’écriture récurrent, visible aussi dans « Zum zum zum » en 1968, coréalisé avec Sergio Corbucci et inscrit dans une veine plus légère.
Le virage vers la mise en scène
Au début des années 1970, Bruno Corbucci passe à la réalisation tout en gardant la main sur l’écriture. Il signe « Messaline, impératrice et putain » en 1977, puis « Nico l’arnaqueur » la même année, avec Tomás Milián, avant « Brigade antimafia » en 1978 et « Brigade antigang » en 1979. Ces films dessinent une série policière où l’inspecteur Nico Giraldi revient d’un titre à l’autre, et où Corbucci conserve un contrôle étroit sur le récit.
Dans cette même période, il réalise « Meurtre sur le Tibre » en 1979, « Crime à Milan » en 1980, puis « Delitto al ristorante cinese » en 1981. Les titres s’enchaînent sans rupture visible de ton, avec un intérêt net pour les mécanismes d’enquête et les variations comiques. À partir de là, son travail de réalisateur se lie à des productions de série, portées par des personnages récurrents et des ensembles de police qui reviennent d’un film à l’autre.
Les comédies policières des années 1980
En 1982, Bruno Corbucci réalise « Le Fantôme, ma femme et moi », puis « La Lycéenne et les Fantômes ». L’année suivante viennent « Escroc, Macho et Gigolo » et « Comme un diable dans l’eau bénite ». Le registre reste celui d’un cinéma de comédie très construit sur les quiproquos, les figures sociales et les déplacements de l’action vers des situations en apparence triviales.
En 1984, il met en scène « Crime en Formule 1 » et « Pas folle, le flic », puis « Les Super-flics de Miami » en 1985. Cette dernière année, il tient aussi un petit rôle dans le film, sous le nom de Mann in Stadium. Le tournage se prolonge ensuite avec « Aladdin » en 1986, « Rimini Rimini - Un anno dopo » en 1988 et « Classe di ferro » en 1989 pour la télévision.
Une présence prolongée à la télévision
La télévision occupe une place nette dans la dernière partie de sa production de réalisateur. En 1986, « Le volpi della notte » est un téléfilm. En 1989, « Classe di ferro » devient une série télé, suivie en 1993 par « Quelli della speciale ». Le passage au format télévisuel ne change pas de centre de gravité: Bruno Corbucci reste au plus près des récits d’action légère, des groupes de personnages et des situations organisées autour du mouvement.
Son activité de scénariste demeure parallèle à ces mises en scène. Les titres des années 1970 et 1980 montrent un écriture de genre très présente, de « Flics en jeans » à « Un flic très spécial », de « Delitto sull’autostrada » à « Delitto in Formula Uno ». Cette continuité de fonctions, rare dans une seule carrière, fait de lui un artisan complet du cinéma populaire italien, sans dissocier l’atelier du scénario de la table de montage mentale que suppose la réalisation.
Rome, 1996
Bruno Corbucci meurt à Rome le 7 septembre 1996, à 64 ans. Sa date de naissance, le 23 octobre 1931, et cette fin romaine dessinent un cadre biographique resserré autour d’une ville qui accompagne tout son itinéraire. Les alias qu’il a utilisés, de Frank B. Corlish à Dean Whitcomb et Gordon Wilson Jr., signalent aussi une circulation de signatures dans le monde des films de genre.
Son nom reste attaché à quelques jalons précis: « Django », « Le Grand Silence », « Nico l’arnaqueur » et « Les Super-flics de Miami ». Ces titres, pris ensemble, montrent un écrivain de scénarios passé à la réalisation sans quitter les formats populaires ni les personnages récurrents. Il laisse derrière lui une présence régulière dans le cinéma italien de l’après-guerre, traversée par la comédie, le policier et le western.
Films et séries écrits par Bruno Corbucci
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