Mario Amendola: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Mario Amendola en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
152
œuvres recensées
152 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1941
- Dernière année recensée
- 1988
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1931, Mario Amendola commence à écrire pour les revues de vaudeville, avant de trouver dans le cinéma italien un terrain plus vaste. Né à Recco le 8 décembre 1910, mort à Rome le 22 décembre 1993, il signe des scénarios sous son nom et sous l’alias Irving Jacobs.
Les revues avant le cinéma
Les années 1930 le voient travailler pour des revues de vaudeville, avec des mises en scène qui rencontrent un large écho auprès d’Erminio Macario et de Wanda Osiris. Ce premier socle installe une écriture tournée vers le rythme, le numéro et la mécanique comique.
Par ailleurs, il écrit ensuite pour Carlo Campanini, Totò, Walter Chiari et Benjamin mai. Cette circulation entre scènes et écrans dessine une pratique très tôt liée aux interprètes populaires, aux formats courts et aux partitions collectives.
Dès 1941, son nom apparaît au cinéma comme scénariste, dans une production qui s’étendra jusqu’en 1987. Il devient aussi réalisateur à partir de 1949, avec 37 films réalisés jusqu’en 1975, parmi lesquels Terreur dans l'Oklahoma en 1959, présenté comme le premier western spaghetti.
Totò, Macario et la comédie italienne
En 1951, il signe Le Mousquetaire fantôme pour Giorgio Simonelli. La même période le rapproche de Mario Mattoli avec Cinque poveri in automobile en 1952, puis de Duilio Coletti pour È arrivato l'accordatore la même année.
La décennie suivante le ramène vers les grands visages comiques italiens. Il travaille sur Totò, Peppino e i fuorilegge en 1956, Totò la nuit en 1962 et Totò sexy en 1963, trois titres qui fixent son lien avec un cinéma de réplique, de rythme et de situation.
À cette époque, il écrit aussi L'amour est né à Rome, I prepotenti et Le dritte en 1958, puis Simpatico mascalzone et La Terreur de l'Oklahoma en 1959. Ces films, souvent portés par des metteurs en scène comme Mario Mattoli, Camillo Mastrocinque ou Sergio Grieco, l’installent dans un cinéma de fabrication rapide, réglé sur l’efficacité narrative.
Western, polar et virage des années 1960
En 1959, Terreur dans l'Oklahoma ouvre pour lui une voie plus dure, dans le registre du western. Il revient à ce terrain avec Le Grand Silence en 1968, écrit pour Sergio Corbucci, puis avec Tire, Django, tire la même année, sous la direction de Bruno Corbucci.
Quelques mois plus tard, il signe encore Furie au Missouri en 1967 pour Alfonso Brescia. Le passage par le western ne l’éloigne pas des comédies policières, comme Piège nazi pour sept espions en 1966 ou Mes ennemis, je m'en garde! en 1969.
Dans la foulée, il écrit Addio mamma et Cuore matto... matto da legare en 1967, puis Il terribile ispettore, Franco, Ciccio e il pirata Barbanera et Pensiero d'amore en 1969. Cette série de titres montre une capacité à passer d’un genre à l’autre sans rompre avec les mêmes exigences de dialogue et de cadence.
Bruno Corbucci et Nico Giraldi
Avec Bruno Corbucci, Mario Amendola forme une association durable. Ensemble, ils donnent naissance au personnage de Nico Giraldi, inspecteur de police honnête et intelligent interprété par Tomás Milián dans onze néo-polars comiques tournés entre 1976 et 1985.
Le cycle commence avec Nico l'arnaqueur en 1977, pour lequel il signe le scénario et l’histoire, puis se prolonge avec Je suis en train d'un yacht en 1980, Salut l'ami, adieu le trésor! en 1981 et Le Fantôme, ma femme et moi en 1982, crédité au scénario et à l’histoire.
Le même élan conduit à Escroc, Macho et Gigolo en 1983, puis à Roba da ricchi en 1987. Le personnage de Nico Giraldi donne à voir un mode d’écriture fondé sur la récurrence des situations, la variation des rapports de force et la relance permanente de la comédie criminelle.
Entre écriture, mise en scène et télévision
Mario Amendola ne limite pas son activité au seul scénario. Il réalise aussi des films et travaille sur de nombreux scénarios de films, de pièces de théâtre et d’émissions de télévision, avec une présence régulière jusque dans les années 1970.
Par ailleurs, plusieurs titres jalonnent cette pratique de réalisateur, de Finalmente libero en 1953, coréalisé avec Ruggero Maccari, à Caravan Petrol en 1960, qu’il met lui-même en scène. Il signe aussi Il giustiziere di mezzogiorno en 1975, à la fin d’une activité de réalisation qui court sur plus de deux décennies.
Au sein de cette production, des titres comme La campana di San Giusto en 1953, Bertoldo, Bertoldino e Cacasenno en 1954, Lacrime d'amore en 1970 ou Storia de fratelli e de cortelli en 1974 attestent une écriture distribuée sur plusieurs formats et plusieurs registres. Il meurt en 1993, à 83 ans.
Films et séries écrits par Mario Amendola
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Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.






































