Nakamura Ganjirō II: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Nakamura Ganjirō II en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
76
œuvres recensées
75 films · 1 série
- Première année recensée
- 1955
- Dernière année recensée
- 1982
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Nakamura Ganjirō II, né le 17 février 1902 à Osaka, fait ses premiers pas sur scène en décembre 1906 sous son nom de naissance, Yoshio Hayashi, au théâtre Minamiza de Kyoto (Source : Kabuki21, 2024). Issu d'une lignée prestigieuse de la région du Kamigata, il est le fils cadet de Nakamura Ganjirō I, figure majeure du kabuki de la fin du XIXe siècle, et le petit-fils de Nakamura Kanjaku III, reconnu comme l'un des acteurs polyvalents les plus remarquables de l'histoire du théâtre kabuki (Source : Wikipedia, 2010). En novembre 1910, à l'âge de huit ans, il reçoit le nom de scène Nakamura Senjaku I lors d'une représentation au Naka no Shibai d'Osaka, interprétant les rôles de Kingoza et Shigezô (Source : Kabuki21, 2024).
Dès le début des années 1900, le jeune Senjaku s'impose comme leader d'une troupe de kabuki pour enfants, puis pour adolescents, une précocité inhabituelle qui témoigne de son talent exceptionnel (Source : Kabuki21, 2024). Cette période de jeunesse, où il est affectueusement surnommé "Naka-bonchama" par le public, le voit reprendre plusieurs rôles emblématiques de son père tout en développant progressivement une approche personnelle (Source : Kabuki Meikan, 2020). En mars 1934, il participe à la création mondiale de "Ôishi Saigo no Ichinichi", dixième et ultime pièce du cycle "Genroku Chûshingura" de Mayama Seika, jouant le rôle d'Isogai Jûrôzaemon au Naniwaza d'Osaka puis au Minamiza de Kyoto (Source : Kabuki21, 2024).
Le décès de son père en février 1935 marque un tournant dans sa trajectoire artistique. En octobre 1941, il adopte le nom de Nakamura Kanjaku IV lors d'une cérémonie au Kadoza d'Osaka, où il interprète Miuranosuke dans "Kamakura Sandaiki" (Source : Kabuki21, 2024). Cette période de transition est brutalement interrompue en mars 1945 lorsque sa résidence du quartier de Tamaya-chō est détruite lors du bombardement massif d'Osaka par l'aviation américaine (Source : Kabuki21, 2024).
Transmission d'un nom illustre
En janvier 1947, l'acteur succède officiellement à son père en prenant le nom de Nakamura Ganjirō II lors d'une série de représentations à l'Osaka Kabukiza, programmées pour commémorer le douzième anniversaire du décès de Ganjirō I (Source : Kabuki21, 2024). Cette prise de nom, accompagnée d'un programme spécial comprenant "Shinjû Ten no Amijima" de Chikamatsu Monzaemon, confirme son statut d'héritier artistique d'une tradition familiale centenaire. En juillet 1951, il crée au même théâtre le rôle de Run dans "Jiisan Baasan" d'Uno Nobuo, démontrant sa capacité à interpréter aussi bien le répertoire classique que les créations contemporaines (Source : Kabuki21, 2024).
Sa maîtrise du répertoire de Chikamatsu se révèle particulièrement lors de la reprise en août 1953 de "Sonezaki Shinjû" au Shinbashi Enbujô de Tokyo, où il incarne Hiranoya Tokubê, rôle qu'il reprendra de nombreuses fois jusqu'en décembre 1980 au Minamiza de Kyoto (Source : Kabuki21, 2024). Cette dernière prestation, interrompue le dixième jour par la maladie, marque la fin d'une carrière scénique de plus de soixante-dix ans. Par ailleurs, contrairement à son père qui se concentrait sur les rôles masculins, Ganjirō II élargit considérablement son registre en abordant les rôles féminins (onnagata) et en incarnant des personnages aussi divers que des vieilles femmes ou des antagonistes (Source : Kabuki21, 2024).
Carrière cinématographique et collaborations majeures
Parallèlement à son activité théâtrale, Nakamura Ganjirō II développe une carrière cinématographique prolifique comprenant 73 films entre 1941 et 1980, dont 52 produits par la compagnie Daiei (Source : Kabuki21, 2024). Il collabore avec les cinéastes les plus réputés du Japon d'après-guerre, notamment Yasujirō Ozu, Kenji Mizoguchi, Akira Kurosawa et Mikio Naruse (Source : Wikipedia, 2010). Cette polyvalence lui permet d'incarner une grande variété de personnages, des figures historiques aux rôles contemporains, en passant par des personnages dramatiques complexes.
Parmi ses interprétations les plus remarquées figurent celle de Rokubê dans "Donzoko" (Les Bas-Fonds) d'Akira Kurosawa en septembre 1957, et celle du prêtre Tayama Dôsen dans "Enjō" (Incendie) de Ichikawa Kon en août 1958 (Source : Kabuki21, 2024). Cette même année, il apparaît dans "Iwashigumo" (Nuages d'été) de Mikio Naruse, incarnant Wasuke. En juin 1959, il joue Kenmochi Kenji dans "Kagi" (Étrange Obsession) d'Ichikawa Kon, puis incarne en novembre de la même année le chef de troupe Komajuro dans "Ukigusa" (Herbes flottantes) de Yasujirō Ozu (Source : Kabuki21, 2024).
Sa collaboration avec Ozu se poursuit en octobre 1961 avec "Kohayagawa-ke no Aki" (Fin d'automne), où il interprète Kohayagawa Manbê (Source : Kabuki21, 2024). En janvier 1963, il retrouve Ichikawa Kon pour "Yukinojo Henge" (La Vengeance d'un acteur), campant Dobe Sansai. L'année suivante, il apparaît dans "Kwaidan" de Masaki Kobayashi, et en mars 1966, il tient le rôle d'un cadre âgé dans "Erogotoshitachi Yori Jinruigaku Nyumon" (Introduction à l'anthropologie par les pornographes) de Shōhei Imamura (Source : Wikipedia, 2010). En 1975, il participe au documentaire "Kenji Mizoguchi: The Life of a Film Director", témoignant de sa longue carrière aux côtés des maîtres du cinéma japonais (Source : Wikipedia, 2010).
Reconnaissance institutionnelle et distinctions
Le rayonnement artistique de Nakamura Ganjirō II lui vaut une reconnaissance officielle progressive de l'État japonais. En avril 1967, il reçoit le titre prestigieux de Trésor National Vivant (Ningen Kokuhō), la plus haute distinction accordée aux praticiens des arts traditionnels japonais (Source : Wikipedia, 2010). L'année suivante, en 1968, il est décoré de la Médaille au Ruban Violet, récompensant les contributions exceptionnelles dans les domaines artistiques, sportifs et académiques (Source : Wikipedia, 2010).
En 1974, il est élevé au rang de l'Ordre du Trésor Sacré de troisième classe avec rayons d'or et ruban de cou, suivi en 1980 de sa désignation comme Personne de Mérite Culturel (Bunka Kōrōsha), reconnaissance attribuée aux individus ayant apporté des contributions remarquables à la culture japonaise (Source : Wikipedia, 2010). Après son décès le 13 avril 1983, il reçoit à titre posthume l'Ordre du Trésor Sacré de deuxième classe avec étoile d'or et d'argent, ainsi que le rang de cour junior de quatrième rang (Source : Wikipedia, 2010).
Activités internationales et dernières années
En juin 1972, Nakamura Ganjirō II participe à une tournée européenne historique, se produisant au Sadler's Wells de Londres et au Gärtnerplatz de Munich, où il interprète les rôles de Kô no Moronô dans "Kanadehon Chûshingura" et du passeur dans la danse "Sumidagawa" (Source : Kabuki21, 2024). Cette présence sur les scènes internationales contribue à la diffusion de l'art du kabuki en Occident durant la seconde moitié du XXe siècle.
Durant les années 1970, il continue à participer à des productions majeures au Théâtre National de Tokyo, notamment en avril 1976 dans la reprise en cinq actes et neuf scènes de "Kinmon Gosan no Kiri" de Namiki Gohei I, jouant Konomura Ôinosuke (Source : Kabuki21, 2024). En avril 1979, il prend part à la reprise historique de "Haji Momiji Ase no Kaomise" de Tsuruya Nanboku IV au Meijiza, incarnant Yashio dans cette œuvre longtemps oubliée du répertoire (Source : Kabuki21, 2024). En juillet 1980, il participe à la création du cinquième acte jamais représenté de "Yoshitsune Senbon Zakura" au Kabukiza, interprétant Minamoto no Yoshitsune (Source : Kabuki21, 2024). Sa dernière apparition scénique a lieu en décembre 1982 au Minamiza de Kyoto lors du grand spectacle de fin d'année traditionnel (kaomise) (Source : Kabuki21, 2024).
Héritage artistique et transmission
L'approche artistique de Nakamura Ganjirō II se caractérise par un refus de la simple imitation paternelle au profit d'une modernisation des interprétations traditionnelles (Source : Kabuki21, 2024). Selon le critique Ishibashi Ken'ichirō, "il excellait dans les rôles de jeunesse, mais son registre s'étendait bien au-delà, des vieilles femmes aux antagonistes", ajoutant que "là où Nakamura Ganjirō I interprétait Yuranosuke, Wakasanosuke, Kanpei et Tadayoshi dans 'Kanadehon Chûshingura', Nakamura Ganjirō II s'attaquait également aux rôles de Tonase, Honzô et Moronô, véritables chefs-d'œuvre d'interprétation" (Source : Kabuki21, 2024).
Cette capacité à renouveler le répertoire tout en préservant la richesse des traditions anciennes fait de lui l'un des acteurs kamigata les plus influents de l'ère d'après-guerre (Source : Kabuki21, 2024). Son fils, qui deviendra Sakata Tōjūrō IV après avoir porté les noms de Nakamura Senjaku II puis Nakamura Ganjirō III, perpétue la lignée familiale, tout comme ses petits-fils Nakamura Ganjirō IV et Nakamura Senjaku III, ainsi que ses arrière-petits-fils Nakamura Kazutarō et Nakamura Toranosuke, tous acteurs de kabuki (Source : Wikipedia, 2010).
Films et séries avec Nakamura Ganjirō II
Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.
Rôles de Nakamura Ganjirō II
Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.
Galerie photos de Nakamura Ganjirō II
2 photos affichées.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

























