Saro Urzì: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Saro Urzì en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
80
œuvres recensées
79 films · 1 série
- Première année recensée
- 1939
- Dernière année recensée
- 1977
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Saro Urzì, de son nom complet Rosario Urzì, naît le 24 février 1913 à Catane, en Sicile, et s’impose progressivement comme l’une des figures récurrentes du cinéma populaire italien d’après-guerre (Source : Wikipédia, 2007). Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il fait ses débuts à l’écran dans des productions de second plan, où il occupe des rôles secondaires sans véritable retentissement critique (Source : MyMovies, 2006). Après la guerre, il poursuit cette trajectoire dans divers films des années 1940, apparaissant souvent dans des emplois de caractère, ce qui lui permet de se familiariser avec les plateaux de tournage et les codes d’un cinéma alors en pleine mutation (Source : Wikipedia, 2020). C’est en 1948 qu’il est remarqué par le réalisateur Pietro Germi, qui le choisit pour interpréter un maréchal des carabiniers dans « In nome della legge », amorçant ainsi une collaboration décisive pour sa carrière (Source : Wikipedia, 2020). À partir de cette rencontre, Urzì s’inscrit durablement dans le paysage du cinéma italien, enchaînant des apparitions régulières dans des productions mêlant comédie populaire, drame social et chronique provinciale (Source : Wikipédia, 2007).
Collaboration avec Pietro Germi et rôles marquants
La relation professionnelle entre Saro Urzì et Pietro Germi joue un rôle central dans l’évolution de son parcours, le cinéaste faisant de lui l’un de ses acteurs de prédilection à partir de la fin des années 1940 (Source : Wikipédia, 2007). Après « In nome della legge » en 1949, Urzì retrouve Germi dans « Il cammino della speranza » (« Path of Hope », 1950), un film qui explore l’émigration et les tensions sociales dans l’Italie d’après-guerre, où l’acteur contribue à la galerie de figures populaires qui structurent le récit (Source : Wikipédia, 2007). Quelques années plus tard, il apparaît dans « Il ferroviere » (« Le Disque rouge » / « The Railroad Man », 1956), toujours sous la direction de Germi, incarnant à nouveau un personnage de second plan solidement caractérisé (Source : Wikipédia, 2008). Urzì participe également à « Un maledetto imbroglio » (« The Facts of Murder », 1959), adaptation d’un roman policier où Germi mêle enquête criminelle et observation sociale, confirmant la fidélité de leur collaboration (Source : Wikipédia, 2007). Cette dynamique se prolonge au début des années 1970 avec « Alfredo, Alfredo » (1972), comédie amère portée par Dustin Hoffman, dans laquelle Urzì intervient dans un univers désormais plus proche de la satire contemporaine (Source : Wikipédia, 2007).
La consécration avec « Séduite et abandonnée » et les distinctions
L’apogée de la reconnaissance critique de Saro Urzì survient en 1964 avec « Sedotta e abbandonata » (« Séduite et abandonnée »), toujours réalisée par Pietro Germi, qui lui confie un rôle central dans cette comédie dramatique inspirée des codes de l’Italie méridionale traditionnelle (Source : Wikipedia, 2020). Pour cette interprétation, l’acteur reçoit le Prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes en 1964, ex æquo avec Antal Páger, ce qui constitue l’une des rares consécrations internationales de sa carrière (Source : Wikipédia, 2008). La même performance lui vaut également, l’année suivante, le Ruban d’argent du meilleur acteur en 1965, décerné par le Syndicat national des journalistes cinématographiques italiens (Source : Wikipédia, 2008). Ces récompenses s’ajoutent à un premier Ruban d’argent obtenu dès 1949 pour son rôle dans « In nome della legge », où il était distingué en tant que meilleur acteur dans un second rôle (Source : Wikipédia, 2008). Par ailleurs, il se voit attribuer un autre Ruban d’argent du meilleur acteur dans un second rôle en 1956 pour sa participation au film « Il ferroviere », confirmant la place qu’il occupe dans le registre des seconds rôles de caractère du cinéma italien d’après-guerre (Source : Wikipédia, 2008).
Filmographie sélectionnée et contexte de production
La filmographie de Saro Urzì s’étend sur plusieurs décennies et couvre aussi bien la comédie que le drame ou le polar, dans un contexte où le cinéma italien se tourne vers des coproductions internationales et des genres variés (Source : Wikipédia, 2007). Au tournant des années 1950, il apparaît dans « Beat the Devil » (1953) de John Huston, tourné en partie en Italie, où il donne la réplique à Humphrey Bogart dans une production mêlant aventure, ironie et détournement des codes du film d’espionnage (Source : Wikipédia, 2016). En parallèle, il participe à « Pane, amore e gelosia » (« Bread, Love and Jealousy », 1954) de Luigi Comencini, comédie populaire inscrite dans la veine du « néoréalisme rose » qui connaît un large succès public (Source : Wikipédia, 2016). Dans les années 1960, il figure au générique de « Modesty Blaise » (1966) de Joseph Losey, production britannique librement inspirée d’une bande dessinée, ainsi que de « La route de Corinthe » (1967) de Claude Chabrol, coproduction franco-italienne qui s’inscrit dans le cinéma de genre européen de l’époque (Source : Wikipédia, 2016). Enfin, il tourne également pour des cinéastes italiens comme Nanni Loy, Alessandro Blasetti ou Carlo Lizzani, qui font appel à lui dans des films mêlant chronique sociale, comédie et satire, consolidant sa présence régulière sur les écrans dans les années 1960 et 1970 (Source : Wikipedia, 2020).
- « In nome della legge » de Pietro Germi (1949) – Ruban d’argent du meilleur second rôle masculin (Source : Wikipédia, 2008)
- « Il ferroviere » de Pietro Germi (1956) – Ruban d’argent du meilleur second rôle masculin (Source : Wikipédia, 2008)
- « Sedotta e abbandonata » de Pietro Germi (1964) – Prix d’interprétation masculine à Cannes, Ruban d’argent du meilleur acteur (Source : Wikipédia, 2008)
- « Beat the Devil » de John Huston (1953) – Production internationale tournée en Italie (Source : Wikipédia, 2016)
- « Bread, Love and Jealousy » de Luigi Comencini (1954) – Comédie italienne à succès (Source : Wikipédia, 2016)
- « Modesty Blaise » de Joseph Losey (1966) – Production britannique d’espionnage (Source : Wikipédia, 2016)
- « La route de Corinthe » de Claude Chabrol (1967) – Coproduction franco-italienne de genre (Source : Wikipédia, 2016)
La saga « Don Camillo » et le registre comique
Parallèlement à ses collaborations avec Pietro Germi, Saro Urzì acquiert une visibilité durable grâce à la série de films « Don Camillo », adaptée des récits de Giovannino Guareschi et portée par Fernandel et Gino Cervi (Source : Wikipedia, 2020). Dans cette saga, il interprète Brusco, le coiffeur et homme de main du maire communiste Peppone, un personnage récurrent présent dans les cinq films tournés entre le début des années 1950 et le milieu des années 1960 (Source : Wikipedia, 2020). Cette participation lui permet de s’inscrire dans un registre comique fondé sur le contraste entre le clergé et le pouvoir municipal, dans un contexte de campagne italienne où les tensions politiques sont traitées sur un mode burlesque (Source : Wikipédia, 2008). La série, qui rencontre un large public en Europe, contribue à populariser le visage et le jeu d’Urzì, souvent identifié à ce type de rôle de second plan pittoresque (Source : Wikipedia, 2020). En prolongement de cette image, il figure aussi dans d’autres comédies italiennes de la période, où son physique et sa diction sont utilisés pour incarner des figures d’autorité locale ou des personnages de la petite bourgeoisie provinciale (Source : Wikipedia, 2020).
Ouverture au cinéma international et rôle dans « Le Parrain »
Au-delà de la production italienne, Saro Urzì participe à plusieurs films internationaux qui l’intègrent à des distributions mêlant acteurs européens et anglo-saxons (Source : Wikipédia, 2016). Après « Beat the Devil » dans les années 1950, cette ouverture se confirme au cours des années 1960, lorsqu’il est engagé dans des coproductions telles que « Woman of Straw » et d’autres projets tournés pour des marchés élargis (Source : Wikipédia, 2007). En 1972, il apparaît dans « The Godfather » (« Le Parrain ») de Francis Ford Coppola, où il interprète le personnage de monsieur Vitelli, père d’Apollonia, dans la partie sicilienne du film, inscrivant ainsi sa carrière dans l’une des œuvres majeures du cinéma américain des années 1970 (Source : Wikipedia, 2020). Ce rôle se situe dans la continuité des figures siciliennes qu’il a souvent incarnées, tout en lui offrant une exposition supplémentaire auprès du public international (Source : Wikipédia, 2007). À la fin des années 1970, il poursuit encore quelques apparitions dans des productions italiennes, avant de s’éteindre le 1er novembre 1979 à San Giuseppe Vesuviano, en Campanie, à l’âge de 66 ans (Source : Wikipédia, 2008).
- Prix d’interprétation masculine, Festival de Cannes, 1964 – « Sedotta e abbandonata » (Source : Wikipédia, 2008)
- Ruban d’argent du meilleur acteur, 1965 – « Sedotta e abbandonata » (Source : Wikipédia, 2008)
- Ruban d’argent du meilleur second rôle masculin, 1949 – « In nome della legge » (Source : Wikipédia, 2008)
- Ruban d’argent du meilleur second rôle masculin, 1956 – « Il ferroviere » (Source : Wikipédia, 2008)
Films et séries avec Saro Urzì
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