Robert G. Vignola: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Robert G. Vignola en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
113
œuvres recensées
113 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1906
- Dernière année recensée
- 1937
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1906, Robert G. Vignola entre au générique de La Main noire, court métrage dirigé par Wallace McCutcheon et produit par la Biograph Company. Né le 5 août 1882 à Trivignano, Veneto, il mourra le 25 octobre 1953 à Hollywood. Le nom recouvre un cinéaste, mais aussi un interprète et un scénariste qui traverse le cinéma muet depuis ses premières années.
Des débuts sur scène à New York
La famille Vignola quitte l’Italie pour New York quand il a 3 ans. À 19 ans, il joue dans une adaptation de « Roméo et Juliette » aux côtés d’Eleanor Robson Belmont et de Kyrle Bellew. Ce premier jalon théâtral précède son passage à l’écran en 1906.
Son entrée dans le cinéma s’effectue dans un environnement encore mouvant, où les tournages se comptent en formats courts et où les rôles se répartissent vite. Il apparaît dans Over the Hills to the Poor House en 1908, puis dans When Lovers Part en 1910 et The Colleen Bawn en 1911. La série de crédits montre un interprète sollicité par plusieurs productions, parfois sous le nom de Robert Vignola.
À partir de là, ses apparitions alternent avec des fonctions de mise en scène. Il passe d’un emploi d’acteur à des responsabilités plus larges sans rompre avec le plateau. Cette circulation entre les postes, fréquente dans les années du muet, donne à sa filmographie une forme compacte.
L’interprète du cinéma muet
En 1911, The Colleen Bawn le place dans la distribution sous le nom de Mr. Corrigan. L’année suivante, A Prisoner of the Harem lui confie le rôle de Mahmoud Pasha, tandis que The Message of the Palms le désigne comme Uncle Tom, le serviteur du colonel. Ces mentions dessinent une présence régulière dans des productions très différentes les unes des autres.
Il figure aussi dans A Sawmill Hazard et The Scimitar of the Prophet en 1913, puis dans The Railroad Raiders of '62 en 1915, où son nom n’apparaît qu’au fil des images d’archives. L’ensemble atteste un passage fréquent par des productions de fiction historique, sans enfermer son activité dans un seul type de rôle.
Son crédit le plus souvent cité demeure celui de Judas Iscariote dans De la crèche à la croix de Sidney Olcott, en 1912. Le film prend place au milieu d’une période où il travaille déjà comme interprète et où sa présence à l’écran se mêle à une activité de réalisateur de plus en plus visible. Ce point de contact entre les deux fonctions structure le reste de sa présence dans le muet.
La bascule vers la réalisation
En 1913, The Vampire marque une étape de sa filmographie de réalisateur. Le titre revient souvent parmi les œuvres associées à son nom, de même que plusieurs courts ou moyens métrages tournés au cours de la même période. Il signe alors The Cabaret Dancer et The Storm at Sea en 1914, puis Under Cover en 1916.
Ses années de mise en scène s’inscrivent dans un rythme soutenu, avec des titres comme The Wives of Jamestown, The Peril of the Dance Hall, The War Correspondent ou The Scorpion's Sting parmi ceux qui circulent sous son nom. La diversité des intitulés ne permet pas de bâtir un récit artificiel d’évolution, mais elle montre une activité de réalisateur installée dans le temps.
Il travaille dans une industrie où la frontière entre jeu et direction reste poreuse. Cette porosité explique la coexistence, chez lui, de crédits d’acteur et de crédits de réalisateur sur la même séquence d’années. Peu d’autres noms de cette période combinent avec une telle régularité ces deux fonctions.
Les années 1920 et la place de Beauty's Worth
En 1922, Beauty's Worth vient s’ajouter à ses réalisations vérifiées. Le film occupe un point net dans sa période tardive de metteur en scène, au moment où son nom reste attaché à plusieurs productions de long métrage. Le titre apparaît aux côtés de When Knighthood Was in Flower, également connu sous le titre français Sur les marches d'un trône, mentionné dans les sources comme l’un des films les mieux accueillis de l’année.
La décennie suivante le voit encore associé à Déclassé en 1925. Le film retient aussi un détail de distribution avec une apparition non créditée de Clark Gable, mais cette mention n’épuise pas la place de Vignola dans le projet. Sa signature de réalisateur s’inscrit alors dans une phase avancée du muet, avant le basculement du parlant.
Avec l’arrivée du cinéma parlant, sa activité décline. Après avoir produit quelques films sonores, il abandonne le cinéma. La fin de cette présence publique s’énonce sans éclat particulier, au terme d’une période déjà largement refermée par l’évolution technique du médium.
Un nom lié aux premières années du muet
Robert G. Vignola appartient à une génération qui traverse la formation du langage cinématographique américain. Il naît sous le nom de Rocco Giuseppe Vignola, puis son prénom se transforme dans l’usage professionnel. Le changement accompagne une vie de travail installée des deux côtés de la caméra.
Ses crédits d’acteur le placent dans des titres comme The Fighting Dervishes of the Desert, Missionaries in Darkest Africa, An Arabian Tragedy ou The Vanderhoff Affair. Ses crédits de réalisateur retiennent surtout The Vampire, The Cabaret Dancer, The Storm at Sea, Under Cover et Beauty's Worth. L’ensemble dessine une présence continue dans le muet, sans qu’il soit besoin d’y ajouter une légende.
Il meurt à Hollywood en 1953, à 71 ans. Son nom reste attaché à cette époque où le cinéma avançait par séries brèves, échanges de fonctions et signatures fréquentes. Chez lui, la mise en scène et le jeu ne se succèdent pas: elles coexistent sur une même période de l’histoire du film américain.
Films et séries réalisés par Robert G. Vignola
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.







































