Jon Jost: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Jon Jost en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
193
œuvres recensées
193 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1963
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1943, à Chicago, Jon Jost voit le jour avant de s’orienter vers la réalisation. Son nom apparaît ensuite dans des films où il occupe tour à tour la mise en scène, la prise de vues, l’écriture, la production, le montage, le jeu et la composition.
Les premiers films et les fonctions multiples
En 1963, Portrait porte sa signature à la réalisation. Cinq ans plus tard, 1968 le retrouve derrière 13 Fragments & 3 Narratives from Life, où il intervient comme scénariste et producteur, tandis que Country l’emmène aussi à l’écran dans le rôle de Man. Ces trois titres dessinent déjà une pratique qui ne se limite pas à une seule fonction, et qui s’étend sur des gestes très différents du cinéma.
La même année, 13 Fragments & 3 Narratives from Life marque un point d’appui dans cette construction par strates. Le film associe écriture et production, deux tâches qui placent Jost au plus près de la fabrication matérielle des œuvres. À rebours d’une spécialisation stable, il passe d’un poste à l’autre sans se cantonner à une seule position. Cette diversité de fonctions reste visible dans les crédits plus tardifs, où il revient aussi bien à la caméra qu’au jeu.
En 1971, Primaries/ A Turning Point in Lunatic China/ 1,2,3, Four le ramène à la réalisation. Cette même année confirme une présence continue dans le champ du cinéma indépendant américain tel qu’il apparaît dans les repères fournis. Deux ans auparavant, le document biographique qui l’accompagne l’associe déjà à une activité de réalisateur de cinéma, de directeur de la photographie, de monteur, de scénariste, de producteur, d’acteur et de compositeur américain.
Caméra, montage, composition
En 1981, Jost assure la photographie de Nightshift. Le crédit le place du côté de l’image, dans une fonction distincte de la réalisation mais étroitement liée à son travail. La même année, Stagefright figure parmi ses films comme réalisateur. Le passage d’un poste à l’autre ne suit pas une hiérarchie fixe; il fait apparaître une circulation entre plusieurs métiers du cinéma.
Quelques années plus tard, Slow Moves apparaît en 1983, puis Bell Diamond en 1986, Plain Talk & Common Sense en 1987 et Rembrandt Laughing en 1988. Ces titres jalonnent une période serrée où la réalisation reste centrale dans ses activités. En 1989, Plain Talk & Common Sense reçoit le Prix Robert et Frances Flaherty au Festival international du documentaire de Yamagata.
La décennie suivante l’emmène vers Sure Fire et All the Vermeers in New York en 1990. The Living End de Gregg Araki, sorti en 1992, porte aussi son nom comme producteur exécutif. En 1993, The Bed You Sleep In obtient une mention spéciale du prix du jury œcuménique à la Berlinale. Jost apparaît alors dans des fonctions très différentes, du travail de fabrication aux prises de décisions sur un film terminé.
Années 1990 et circulation des rôles
En 1994, Mod Fuck Explosion le crédite comme Drummer. Ce détour par un rôle de jeu intervient après plusieurs années de réalisation et de production. La même période garde aussi en mémoire son nom sur Frameup et The Bed You Sleep In en 1993, deux titres qui s’ajoutent à une filmographie déjà nourrie par des formes diverses.
L’année 1997 voit London Brief recevoir une mention spéciale FIPRESCI au Festival international du documentaire de Yamagata. Quatre ans plus tard, 2001 apporte un nouveau prix Robert et Frances Flaherty pour 6 Easy Pieces. Cette même année, le film obtient aussi un Runner-Up Prize au même festival. Jost se maintient alors dans un espace documentaire où les distinctions venues du Japon jouent un rôle répété.
En 2001 encore, Dharma Do as Dharma Does s’ajoute à ses réalisations. Puis Oui non suit en 2002, Vergessensfuge et Homecoming en 2004, Passages et La Lunga Ombra en 2006. Le calendrier ne dessine pas une simple suite mécanique: il montre une activité de mise en scène qui traverse plusieurs années et plusieurs pays de production ou de circulation des films.
Les films des années 2000 et 2010
Over Here paraît en 2007, suivi de Parable en 2008, Rant en 2009 et Swimming in Nebraska en 2010. En 2011, Dissonance et Imagens de uma cidade perdida prennent place dans la liste de ses réalisations. Le second remporte cette année-là un nouveau Prix Robert et Frances Flaherty à Yamagata.
À partir de là, Trinity et The Narcissus Flowers of Katsura-Shima arrivent en 2012, puis Canyon et Coming to Terms en 2013. En 2014, Bowman Lake et Blue Strait prolongent la même ligne. Le premier nom cité se retrouve aussi sur Ghosts of Empire Prairie, film de Blake Eckard sorti en 2013, où Jost tient le rôle de Burl Enright.
They Had It Coming arrive en 2015, puis Muri Romani II et Again & Again en 2018. Sur ce dernier, il partage la réalisation avec Marcella Di Palo Jost. Les titres Pequenos Milagres et Yellowstone Canyon suivent en 2019, avant Tourists en 2020. Cette séquence montre une continuité de travail qui ne se laisse pas réduire à une seule langue ni à un seul territoire.
Prix, voix, retours à l’écran
En 1990, Jost reçoit le Maverick Spirit Award pour l’ensemble de sa carrière. L’année suivante, le Film Independent Spirit Awards lui décerne le John Cassavetes Award. La Berlinale lui attribue en 1991 le Caligari Film Award pour All the Vermeers in New York et Sure Fire. Ces distinctions s’ajoutent à une série de prix obtenus dans des festivals documentaires et confirment une reconnaissance déjà installée au tournant des années 1990.
En 2003, Oui non reçoit à son tour le Prix Robert et Frances Flaherty à Yamagata. Trois ans plus tard, 2006 voit paraître La Lunga Ombra, puis 2011 offre une nouvelle récompense pour Imagens de uma cidade perdida. Ces prix ne forment pas une décoration homogène; ils dessinent plutôt un dialogue répété avec les festivals de documentaire, du Japon à Berlin.
En 2024, Cruel, Usual, Necessary: The Passion of Silvio Narizzano le crédite comme Voice of Silvio Narizzano. Ce retour par la voix rejoint un autre détour de jeu, celui de Country en 1968, puis de Mod Fuck Explosion en 1994 et de Ghosts of Empire Prairie en 2013. Le nom de Jost demeure lié à une pratique qui passe par l’image, la parole et la réalisation sans s’enfermer dans une seule fonction.
Films et séries réalisés par Jon Jost
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Filmographie détaillée
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Récompenses et Nominations
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.






















































