Steven Soderbergh: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Steven Soderbergh en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
132
œuvres recensées
117 films · 15 séries
- Première année recensée
- 1982
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1989, au Festival de Cannes, « Sexe, Mensonges et Vidéo » reçoit la Palme d’or et propulse Steven Soderbergh au premier plan d’un cinéma américain qui cherche alors d’autres formes de narration. Né le 14 janvier 1963 à Atlanta, en Géorgie, il travaille d’emblée comme réalisateur, mais aussi comme scénariste et producteur. Le film, écrit en huit jours et mis en scène par lui, installe un nom qui va revenir, d’année en année, sur des projets très différents.
Les années de formation et les premiers essais
Avant Cannes, Steven Soderbergh passe par la Louisiane, où sa famille s’installe à Bâton-Rouge. Très jeune, il réalise des films en Super 8 avec du matériel emprunté aux étudiants de la Louisiana State University. Il reçoit une formation de monteur et s’essaie déjà aux courts métrages et aux documentaires. À 17 ans, il part pour Los Angeles, enchaîne des emplois alimentaires et travaille comme monteur vidéo.
Le retour à Bâton-Rouge donne naissance à « Rapid Eye Movement », court métrage documentaire en noir et blanc nourri par l’expérience californienne. En 1986, « 9012 Live », film sur le groupe Yes, lui vaut une nomination aux Grammy Awards. Le nom circule alors déjà dans deux espaces distincts, le documentaire musical et le cinéma de fiction qui s’annonce.
Le coup d’éclat vient avec « Sexe, Mensonges et Vidéo », tourné avant même l’entrée de Soderbergh dans un cycle de productions plus vastes. Le film obtient la Palme d’or et inscrit d’emblée son auteur dans un rapport de vitesse rare avec la reconnaissance. Cette première étape compte aussi pour sa méthode, liée au montage et à une construction narrative qui se détourne du déroulé linéaire.
Après Cannes, des films indépendants aux grands studios
La reconnaissance de 1989 ne l’enferme pas dans un seul territoire. « Kafka » en 1991, « King of the Hill » en 1993, « À fleur de peau » en 1996, puis « Schizopolis » et « Gray’s Anatomy » déplacent sans cesse la ligne entre récit policier, drame et formes plus expérimentales. Les films ne cherchent pas tous le même public, ni le même cadre de production, et cette diversité dit déjà l’ampleur de ses choix.
En 1998, « Hors d’atteinte » l’amène pour la première fois vers les grands studios. George Clooney et Jennifer Lopez y tiennent les rôles principaux, dans un thriller qui reçoit un accueil favorable du côté critique et commercial. L’année suivante, « L’Anglais » confirme l’appui critique même si le box-office se montre moins réceptif. Le passage n’a rien d’un abandon des projets personnels; il ouvre plutôt un espace où les productions plus larges voisinent avec des films plus risqués.
En 2000, « Erin Brockovich, seule contre tous » réunit Julia Roberts et un récit inspiré d’un personnage réel. Le film reçoit plusieurs nominations aux Oscars, dont celles du meilleur film et du meilleur réalisateur. La même année, « Traffic » lui vaut l’Oscar du meilleur réalisateur. Le film choral sur le narco-trafic américain fixe un sommet de visibilité et de reconnaissance dans sa filmographie.
Section Eight, Ocean’s et les années de circulation rapide
En 2000, la même année que « Erin Brockovich, seule contre tous » et « Traffic », Steven Soderbergh fonde avec George Clooney la société Section Eight. L’entreprise vise des projets jugés importants par ses deux initiateurs, souvent politiques, tout en échappant au circuit habituel des grands studios. Elle ferme ses portes en mars 2007, les deux hommes estimant la charge de travail devenue trop lourde.
Le premier film issu de cette collaboration est « Ocean's Eleven » en 2001, remake de « L’Inconnu de Las Vegas ». Soderbergh y signe aussi la photographie sous le pseudonyme de Peter Andrews et y apparaît brièvement non crédité. « Ocean's Twelve », en 2004, élargit encore la distribution avec Catherine Zeta-Jones et Bruce Willis. « Ocean's Thirteen » conclut la trilogie en 2007.
Par ailleurs, Section Eight produit des films réalisés par d’autres, dont « Bienvenue à Collinwood », « Loin du paradis » et « The Jacket », ainsi que les deux premiers films réalisés par George Clooney, « Confessions d’un homme dangereux » et « Good Night and Good Luck ». Cette circulation entre production et mise en scène accompagne une période où Soderbergh multiplie les registres de fabrication sans abandonner la commande plus visible.
En 2002, « Full Frontal » est entièrement tourné en caméra numérique DV, puis « Solaris » reprend un film associé à Andreï Tarkovski. Les deux œuvres n’atteignent pas de forte performance commerciale, mais elles prolongent un goût marqué pour les formes travaillées et les dispositifs qui décalent l’attente du spectateur. En 2005, « Bubble » pousse encore plus loin l’expérience avec une sortie simultanée en salles, en DVD et en vidéo à la demande, une première à ce moment-là pour un long métrage américain.
Che, les séries et les pseudonymes
En mai 2008, « Che » est présenté en compétition à Cannes. Le film sur Che Guevara, interprété par Benicio del Toro, devait sortir en deux parties, « Che, 1re partie: L’Argentin » et « Che, 2e partie: Guerilla », mais il est projeté d’un seul tenant au festival, pour une durée de 4 heures. Benicio del Toro reçoit le Prix d’interprétation masculine.
Soderbergh utilise aussi les pseudonymes Mary Ann Bernard et Peter Andrews pour signer respectivement le montage ou la photographie de ses propres films. Cette pratique apparaît de manière claire dans plusieurs projets, dont « Ocean's Eleven » et « The Knick ». Elle dit une volonté de dissocier les fonctions sans les séparer complètement, chaque crédit technique venant s’ajouter à la mise en scène plutôt que la remplacer.
En 2014, il intervient comme directeur de la photographie sur « The Knick » et comme executive producer sur « Red Oaks ». En 2016, il occupe la même fonction de producteur exécutif sur « The Girlfriend Experience ». En 2018, il produit « Ocean's 8 ». Ces activités prolongent un travail où la mise en scène reste centrale, mais où d’autres postes de fabrication passent sous son nom ou sous l’un de ses pseudonymes.
En 2025, « The Insider » le retrouve encore à la photographie. Le geste n’a rien d’un détour marginal; il s’inscrit dans une pratique régulière des fonctions techniques, qui accompagne les films plutôt qu’elle ne les illustre. On y voit aussi la continuité d’un cinéma qui passe d’un format à l’autre sans rompre avec ses propres outils.
- 1989: « Sexe, Mensonges et Vidéo », Palme d’or au Festival de Cannes
- 2000: « Traffic », Oscar du meilleur réalisateur
- 2008: « Che », Prix d’interprétation masculine pour Benicio del Toro
- 1986: « 9012 Live », nomination aux Grammy Awards
Films et séries réalisés par Steven Soderbergh
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Galerie photos de Steven Soderbergh
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Filmographie détaillée
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Récompenses et Nominations
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.













































































