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Alain Resnais - Photo
Connu pour
Réalisation
Sexe
Homme
Crédits connus
75
Né
03/06/1922
Lieu de naissance
Vannes, Morbihan, Bretagne, France
Décédé
01/03/2014 (91 ans)

Alain Resnais: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Alain Resnais en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

57

œuvres recensées

57 films · 0 séries

Première année recensée
1942
Dernière année recensée
2014

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Alain Resnais naît le 3 juin 1922 à Vannes, dans le Morbihan, en Bretagne, et s’intéresse très tôt au cinéma, réalisant dès l’adolescence des films en 8 mm. (Source : Encyclopedia.com, 2018) À la fin des années 1930, il se rapproche du théâtre parisien et devient, en 1939, assistant au sein de la troupe de Georges Pitoëff au Théâtre des Mathurins, ce qui l’initie de manière concrète au travail de plateau et au jeu d’acteur. (Source : Wikipedia, 2002) Entre 1940 et 1942, il suit une formation d’acteur au Cours René-Simon, tout en effectuant de petits emplois, notamment comme figurant dans le film « Les Visiteurs du soir » réalisé par Marcel Carné, sorti en 1942. (Source : Wikipedia, 2002) En 1943, il choisit de se tourner définitivement vers le cinéma et intègre l’Institut des hautes études cinématographiques (IDHEC) à Paris pour y étudier le montage, une formation qu’il poursuit jusqu’en 1945. (Source : Encyclopedia.com, 2018) Cette double approche, entre théâtre et montage, façonne dès l’origine une pratique du cinéma attentive à la direction d’acteurs et à la structure du récit filmique. (Source : Wikipedia, 2002)

À l’issue de ses études à l’IDHEC, Alain Resnais commence à travailler comme monteur professionnel, ce qui lui permet d’acquérir une expérience technique approfondie au sein de l’industrie cinématographique française de l’après-guerre. (Source : IFFR, 2024) Parallèlement, il réalise plusieurs courts métrages documentaires, qui attirent progressivement l’attention des festivals et des institutions culturelles. (Source : Britannica, 1998) En 1948, il signe un court métrage consacré au peintre Vincent Van Gogh, d’abord tourné en 16 mm puis refait en 35 mm, qui obtient un prix à la Mostra de Venise. (Source : Rialto Pictures, 2014) Ce film « Van Gogh » reçoit également, en 1950, l’Oscar du meilleur court métrage documentaire, marquant la première reconnaissance internationale significative de son travail. (Source : IFFR, 2024) Ces premiers succès installent Resnais comme l’une des figures émergentes d’un cinéma français en pleine recomposition à la veille de la Nouvelle Vague. (Source : Britannica, 1998)

Affirmation au cinéma : documentaires et premiers longs métrages

Au cours des années 1950, Alain Resnais poursuit une série de courts et moyens métrages documentaires qui explorent l’art, la mémoire et l’histoire récente. (Source : Britannica, 1998) Parmi eux, « Guernica » (1950), consacré à l’œuvre de Picasso, et « Nuit et Brouillard » (1955), réflexion sur les camps nazis, s’imposent comme des jalons importants du documentaire de création en France. (Source : Wikipedia, 2002) « Nuit et Brouillard », commandé par le Comité d’histoire de la Seconde Guerre mondiale, associe images d’archives et prises de vue contemporaines, et se voit rapidement reconnu comme une pièce majeure de la représentation cinématographique de la déportation. (Source : Britannica, 1998) Dans ces films, Resnais met déjà en place un travail spécifique sur le montage, la voix off et la relation entre images présentes et passées. (Source : Encyclopedia.com, 2018) Cette recherche sur la mémoire et le temps préparera la transition vers le long métrage de fiction à la fin des années 1950. (Source : IFFR, 2024)

En 1959, Resnais réalise « Hiroshima mon amour », écrit par Marguerite Duras, qui constitue son premier long métrage de fiction pour le cinéma. (Source : Wikipedia, 2002) Présenté en sélection officielle au Festival de Cannes, le film reçoit le Prix de la critique internationale (FIPRESCI) et contribue à l’émergence d’un nouveau langage cinématographique, souvent associé à la Nouvelle Vague, bien que Resnais se tienne en marge du groupe des critiques des Cahiers du cinéma. (Source : Britannica, 1998) En 1961, il signe « L’Année dernière à Marienbad », sur un scénario d’Alain Robbe-Grillet, qui remporte le Lion d’or à la Mostra de Venise. (Source : Wikipedia, 2002) Cette œuvre se distingue par sa structure narrative non linéaire et son usage systématique des répétitions et variations, prolongeant les expérimentations sur le temps et le souvenir. (Source : IFFR, 2024) Ces deux films installent durablement Resnais sur la scène internationale comme un auteur dont le travail interroge la mémoire individuelle et collective. (Source : Britannica, 1998)

Évolution de la filmographie et collaborations majeures

Au milieu des années 1960, Resnais réalise « Muriel ou le temps d’un retour » (1963), qui aborde les traces de la guerre d’Algérie dans la société française, poursuivant ainsi son exploration des traumatismes historiques. (Source : Wikipedia, 2002) En 1966, il tourne « La Guerre est finie », écrit par Jorge Semprún, centré sur un militant antifranquiste vivant en exil, consolidant sa collaboration avec des écrivains engagés. (Source : Britannica, 1998) « Je t’aime, je t’aime » (1968) propose une science-fiction introspective fondée sur des boucles temporelles, préfigurant la place récurrente des structures fragmentées dans sa filmographie. (Source : Wikipedia, 2002) Dans les années 1970, « Stavisky… » (1974), avec Jean-Paul Belmondo, revisite une affaire politico-financière des années 1930, tandis que « Providence » (1977) examine le travail de l’imagination et de l’écriture à travers la figure d’un écrivain vieillissant. (Source : Britannica, 1998) « Providence » obtient, en 1977, l’Épi d’or (Golden Spike) au Festival de Valladolid. (Source : IMDb, 2025)

Les années 1980 marquent une collaboration importante avec l’écrivain et neurologue Henri Laborit sur « Mon oncle d’Amérique » (1980), film qui remporte en 1980 le Grand Prix du Jury au Festival de Cannes. (Source : IFFR, 2024) Ce long métrage articule récit fictionnel et exposé scientifique, en intégrant le commentaire de Laborit sur le comportement humain. (Source : Britannica, 1998) Resnais tourne ensuite « La vie est un roman » (1983) puis « L’Amour à mort » (1984), où il continue de croiser contraintes formelles et enjeux émotionnels. (Source : Wikipedia, 2002) En 1986, il adapte pour la première fois une pièce de théâtre dans « Mélo », d’après Henri Bernstein, en assumant une mise en scène qui souligne la théâtralité à travers de longs plans et des décors artificiels. (Source : Wikipedia, 2002) La collaboration avec des dramaturges et scénaristes se poursuit avec « I Want to Go Home » (1989), qui s’inspire de la bande dessinée et fait le lien entre culture populaire américaine et française. (Source : Wikipedia, 2002)

Relations avec le théâtre, adaptations et travail d’ensemble

La relation d’Alain Resnais au théâtre se renforce à partir de la fin des années 1980, lorsqu’il entreprend d’adapter des œuvres dramatiques de manière systématique. (Source : Wikipedia, 2002) Avec « Mélo », il choisit de conserver la structure en actes de la pièce de Bernstein et d’en marquer les transitions par la chute d’un rideau, assumant ainsi un dispositif très proche de la scène. (Source : Wikipedia, 2002) En 1993, il réalise « Smoking » et « No Smoking », diptyque adapté de « Intimate Exchanges » d’Alan Ayckbourn, qui explore les variations d’un même point de départ narratif en multipliant les bifurcations possibles du récit. (Source : Wikipedia, 2002) Ces deux films, tournés avec un même groupe restreint d’interprètes, approfondissent le travail de troupe déjà présent dans son cinéma, en valorisant la continuité des collaborations avec certains acteurs. (Source : Britannica, 1998) Ils obtiennent en 1994 un Ours d’argent au Festival de Berlin, consacrant cette approche hybride entre théâtre et cinéma. (Source : IFFR, 2024)

Resnais poursuit cette dynamique avec « On connaît la chanson » (1997), coécrit avec Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri, qui intègre des extraits de chansons populaires françaises en playback dans la diégèse. (Source : Wikipedia, 2002) Le film reçoit en 1998, au Festival de Berlin, un Ours d’argent, ainsi qu’une reconnaissance importante en France, notamment plusieurs César, dont celui du meilleur film. (Source : IMDb, 2025) Au début des années 2000, Resnais se tourne vers l’opérette avec « Pas sur la bouche » (2003), adaptation de l’œuvre de Maurice Yvain et André Barde, qui lui vaut le Prix Lumière du meilleur réalisateur en 2004. (Source : Wikipedia, 2002) Quelques années plus tard, avec « Cœurs » (2006), d’après « Private Fears in Public Places » d’Alan Ayckbourn, il propose une nouvelle variation autour des destins croisés de personnages contemporains, film récompensé par le Lion d’argent de la mise en scène à la Mostra de Venise en 2006. (Source : Wikipedia, 2002) Ces adaptations attestent d’un intérêt constant pour les formes scéniques et leur transposition cinématographique, en s’appuyant sur des ensembles d’acteurs fidèles. (Source : Britannica, 1998)

Reconnaissance internationale et distinctions

Tout au long de sa carrière, Alain Resnais reçoit de nombreuses distinctions dans les grands festivals internationaux. (Source : IFFR, 2024) « L’Année dernière à Marienbad » obtient le Lion d’or à Venise en 1961, confirmant la place de Resnais dans le paysage du cinéma d’auteur européen. (Source : Wikipedia, 2002) « Mon oncle d’Amérique » reçoit en 1980 le Grand Prix du Jury au Festival de Cannes, ce qui renforce encore sa visibilité internationale. (Source : IFFR, 2024) En 1994, « Smoking/No Smoking » est honoré d’un Ours d’argent au Festival de Berlin. (Source : IFFR, 2024) En 2006, « Cœurs » décroche le Lion d’argent de la meilleure mise en scène à la Mostra de Venise, soulignant la continuité de cette relation avec le festival italien entamée dès les années 1950. (Source : Wikipedia, 2002)

Resnais est par ailleurs plusieurs fois récompensé en France par des prix de la critique et de l’industrie. (Source : IFFR, 2024) Il obtient à trois reprises le Prix Louis-Delluc, ce qui constitue un record pour un cinéaste français. (Source : IFFR, 2024) Il est lauréat de deux César du meilleur réalisateur et compte un total de huit nominations dans cette catégorie, illustrant la régularité de la reconnaissance institutionnelle de son travail. (Source : Wikipedia, 2002) En 2004, il reçoit le Prix Lumière du meilleur réalisateur pour « Pas sur la bouche », confirmant l’accueil favorable réservé à ses expérimentations dans le domaine de la comédie musicale et de l’opérette. (Source : Wikipedia, 2002) À l’échelle de l’Europe, des hommages lui sont également rendus, notamment un Lion d’or pour l’ensemble de sa carrière à Venise en 1995 et plusieurs distinctions honorifiques à Cannes dans les années 2000. (Source : IMDb, 2025)

  • Oscar du meilleur court métrage documentaire pour « Van Gogh » (1950). (Source : IFFR, 2024)
  • Lion d’or à Venise pour « L’Année dernière à Marienbad » (1961). (Source : Wikipedia, 2002)
  • Grand Prix du Jury à Cannes pour « Mon oncle d’Amérique » (1980). (Source : IFFR, 2024)
  • Ours d’argent au Festival de Berlin pour « Smoking/No Smoking » (1994). (Source : IFFR, 2024)
  • Lion d’argent du meilleur réalisateur à Venise pour « Cœurs » (2006). (Source : Wikipedia, 2002)

Dernières œuvres et place dans l’histoire du cinéma

À partir de la fin des années 2000, Alain Resnais poursuit une activité soutenue avec des films qui explorent toujours les liens entre théâtre, littérature et cinéma. (Source : Wikipedia, 2002) « Les Herbes folles » (2009), adapté du roman de Christian Gailly « L’Incident », obtient un prix spécial à Cannes en 2009 pour l’ensemble de l’œuvre du cinéaste et sa contribution exceptionnelle à l’histoire du cinéma. (Source : IMDb, 2025) En 2012, il présente « Vous n’avez encore rien vu », inspiré des pièces d’Euripide et de Jean Anouilh, où il met en scène des comédiens interprétant leurs propres rôles dans un dispositif réflexif autour du théâtre et de la mémoire. (Source : Wikipedia, 2002) En 2014, « Aimer, boire et chanter », adaptation d’une autre pièce d’Alan Ayckbourn, reçoit le Prix Alfred-Bauer (Ours d’argent) à la Berlinale, récompensant une œuvre ouvrant de nouvelles perspectives dans l’art cinématographique. (Source : IMDb, 2025) Cette continuité dans l’exploration de formes théâtrales filmées confirme la cohérence d’un parcours qui associe expérimentations narratives et fidélité à un noyau d’interprètes. (Source : Britannica, 1998)

Dans l’histoire du cinéma, Alain Resnais est souvent associé à la Nouvelle Vague, tout en étant décrit comme une figure à part, davantage issue du documentaire et du montage que de la critique cinématographique. (Source : IFFR, 2024) Ses œuvres majeures, de « Nuit et Brouillard » à « Hiroshima mon amour » et « L’Année dernière à Marienbad », ont contribué à renouveler les formes du récit et à faire de la mémoire et du temps des sujets centraux de la mise en scène. (Source : Britannica, 1998) Ses films ultérieurs, notamment « Mon oncle d’Amérique », « Smoking/No Smoking », « On connaît la chanson » ou « Cœurs », prolongent ces questionnements en les articulant à des dispositifs empruntés au théâtre, à la chanson ou à la comédie. (Source : Wikipedia, 2002) La diversité de sa filmographie, qui croise documentaires, fictions historiques, œuvres expérimentales et adaptations scéniques, témoigne d’une attention constante aux autres formes artistiques et à leurs possibilités de transposition cinématographique. (Source : Britannica, 1998) Cette place singulière, à la jonction de plusieurs traditions, explique la persistance de son influence dans la critique et les études cinématographiques contemporaines. (Source : IFFR, 2024)

  • « Hiroshima mon amour » (1959, scénario de Marguerite Duras). (Source : Wikipedia, 2002)
  • « L’Année dernière à Marienbad » (1961, scénario d’Alain Robbe-Grillet). (Source : Wikipedia, 2002)
  • « Muriel ou le temps d’un retour » (1963). (Source : Wikipedia, 2002)
  • « Mon oncle d’Amérique » (1980). (Source : Britannica, 1998)
  • « Smoking/No Smoking » (1993). (Source : Wikipedia, 2002)
  • « On connaît la chanson » (1997). (Source : Wikipedia, 2002)
  • « Pas sur la bouche » (2003). (Source : Wikipedia, 2002)
  • « Cœurs » (2006). (Source : Wikipedia, 2002)
  • « Les Herbes folles » (2009). (Source : Wikipedia, 2002)
  • « Vous n’avez encore rien vu » (2012). (Source : Wikipedia, 2002)
  • « Aimer, boire et chanter » (2014). (Source : IMDb, 2025)

Films et séries réalisés par Alain Resnais

Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.

Galerie photos de Alain Resnais

6 photos affichées.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Les Herbes folles (2009) - Affiche
2009
Cœurs (2006) - Affiche
director
2006
Their First Films (2004) - Affiche
2004
Pas sur la bouche (2003) - Affiche
2003
Smoking (1993) - Affiche
director
1993
No Smoking (1993) - Affiche
director
1993
Gershwin (1993) - Affiche
director
1993
Contre l’oubli (1991) - Affiche
1991
I Want to Go Home (1989) - Affiche
1989
Mélo (1986) - Affiche
director
1986

Ciné regards (1978) - Affiche
Inconnu
•
S01E78
•
Lui-même
1978
Le Signe du Lion (1962) - Affiche
Un Consommateur (non crédité)
1962
Cinépanorama (1956) - Affiche
Inconnu
- Épisode 5 (1961)
•
S06E05
•
Lui-même
1956
Les Visiteurs du soir (1942) - Affiche
Extra (non crédité)
1942

Paris 1900 (1948) - Affiche
assistant production coordinator
1948
Paris 1900 (1948) - Affiche
researcher
1948

Alain Resnais, l'audacieux (2022) - Affiche
Lui-même (images d’archives)
2022
Bacri, comme un air de famille (2022) - Affiche
Lui-même (images d’archives)
2022
Dans les oreilles d'Alain Resnais (2019) - Affiche
Lui-même (images d’archives)
2019
Lui-même (voix)
2007
Ciné regards (1978) - Affiche
Lui-même
1978
Le Joli Mai (1963) - Affiche
Lui-même (non crédité)
1963
Cinépanorama (1956) - Affiche
Lui-même
1956

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

Jean-Luc Godard - Photo
Jean-Luc Godard
1930–2022
Arletty - Photo
Arletty
1898–1992
Jeanne Moreau - Photo
Jeanne Moreau
1928–2017
Simone Signoret - Photo
Simone Signoret
1921–1985
Annie Girardot - Photo
Annie Girardot
1931–2011