Arletty: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Arletty en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
66
œuvres recensées
66 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1930
- Dernière année recensée
- 1991
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Arletty, nom de scène de Léonie Bathiat, naît le 15 mai 1898 à Courbevoie, dans le département de la Seine, devenu depuis les Hauts-de-Seine. (Source : Wikipédia, 2004) Elle commence sa vie professionnelle en dehors des plateaux, notamment comme mannequin pour la maison de couture de Paul Poiret, sous le nom d’Arlette, avant de s’orienter vers la scène. (Source : Evene – Le Figaro, 2025) Ce pseudonyme évolue en Arletty lorsqu’elle apparaît au Théâtre des Capucines, où elle commence à se faire remarquer dans le registre de la comédie et du music-hall. (Source : Evene – Le Figaro, 2025) Parallèlement, elle inspire plusieurs peintres de l’époque, parmi lesquels Marie Laurencin, Kees van Dongen ou encore Moïse Kisling, qui la prennent pour modèle, signe d’une présence déjà installée dans le paysage artistique parisien. (Source : Wikipédia, 2004) Cette première reconnaissance dans les milieux de la mode, des arts plastiques et du théâtre précède son entrée au cinéma, qui s’effectue au tournant des années 1930. (Source : Wikipédia, 2004)
Débuts au théâtre et au music-hall
La carrière scénique d’Arletty prend un essor décisif au début des années 1930, lorsqu’elle s’impose dans l’opérette et le théâtre de boulevard. (Source : Wikipédia, 2004) En 1932, elle joue dans l’opérette Un soir de réveillon de Raoul Moretti aux Bouffes-Parisiens, aux côtés notamment d’Henry Garat, Dranem et Koval, spectacle qui assoit durablement sa notoriété sur la scène parisienne. (Source : Wikipédia, 2004) Elle enchaîne ensuite avec Ô mon bel inconnu, opérette de Reynaldo Hahn sur un livret de Sacha Guitry, confirmant son inscription dans un réseau d’auteurs et de compositeurs de premier plan. (Source : Wikipédia, 2004) À la même période, elle joue dans Au Bonheur des dames, adaptation théâtrale où elle partage l’affiche avec Michel Simon, la pièce étant jouée près de 500 fois sans interruption, ce qui témoigne d’une forte visibilité dans le répertoire commercial de l’époque. (Source : Wikipédia, 2004) Ces années de théâtre et de music-hall construisent un socle professionnel qui lui permet, presque simultanément, d’accéder à des rôles de plus en plus importants au cinéma. (Source : BnF, 2025)
Accession au cinéma et premiers rôles
Arletty apparaît au cinéma dès 1930 dans La Douceur d’aimer de René Hervil, aux côtés de Victor Boucher, ce qui constitue son premier rôle à l’écran. (Source : Wikipédia, 2004) Elle se distingue rapidement dans un premier rôle en 1931 avec Un chien qui rapporte, réalisé par Jean Choux, film souvent cité comme un tournant de sa carrière cinématographique naissante. (Source : Wikipédia, 2004) Au fil des années 1930, elle multiplie les apparitions, notamment dans Un soir de réveillon (1933) et Mademoiselle Josette, ma femme (1933), consolidant sa présence dans la production française de l’entre-deux-guerres. (Source : AlloCiné, 2023) Sa filmographie s’enrichit aussi de titres comme La fille de Madame Angot (1935), Amants et voleurs (1935) ou encore La Garçonne (1936), où elle interprète des seconds rôles remarqués. (Source : AlloCiné, 2023) Cette même période la voit passer progressivement du statut d’interprète de comédie à celui d’actrice identifiée par les réalisateurs et scénaristes comme un visage singulier du cinéma français. (Source : BnF, 2025)
Années 1930 : affirmation au cinéma
La seconde moitié des années 1930 marque l’affirmation d’Arletty dans des productions plus ambitieuses, souvent réalisées par des auteurs majeurs. (Source : BnF, 2025) En 1937, elle apparaît dans Les Perles de la couronne de Sacha Guitry, dans le rôle de la reine abyssine, ce qui l’inscrit dans la troupe d’interprètes fidèles du dramaturge et cinéaste. (Source : Marcel Carné – filmographie Arletty, 2025) Elle tourne également Messieurs les ronds de cuir (1937), Si tu m’aimes... (Mirages) (1937), Le Petit Chose (1938) et La Chaleur du sein (1938), films où elle occupe des partitions souvent secondaires mais marquées par un registre de comédie populaire. (Source : AlloCiné, 2023) En 1938, elle est Raymonde dans Hôtel du Nord de Marcel Carné, rôle qui contribue fortement à sa reconnaissance, le film devenant l’un des classiques du réalisme poétique français. (Source : Wikipédia, 2004) L’année suivante, elle retrouve un cinéma d’auteur avec Le Jour se lève (1939), toujours de Carné, où elle interprète Clara face à Jean Gabin, se rapprochant ainsi du noyau d’artistes qui entourent le cinéaste et le scénariste Jacques Prévert. (Source : AlloCiné, 2023)
Apogée durant l’Occupation
Entre 1939 et 1945, la carrière d’Arletty connaît une intensification notable, notamment sous l’Occupation, période souvent décrite comme la plus dense de son activité au cinéma. (Source : BnF, 2025) En 1939, elle joue Loulou dans Fric-Frac, comédie où elle partage l’affiche avec Michel Simon, poursuivant une collaboration amorcée au théâtre. (Source : Spectable, 2025) Elle apparaît ensuite dans Tempête (1940) puis Bolero (1941), confirmant sa présence continue sur les écrans au début de la guerre. (Source : AlloCiné, 2023) En 1942, elle tient plusieurs rôles importants : Dominique, un ménestrel, dans Les Visiteurs du soir de Marcel Carné, Stella Losange dans L’amant de Bornéo et la locataire dans La Femme que j’ai le plus aimée, illustrant une forte activité de tournage. (Source : AlloCiné, 2023) En 1943, elle incarne Catherine dans Madame sans-gêne, avant de tourner dans Les Enfants du paradis, film réalisé entre 1943 et 1944 et sorti en 1945, où elle interprète Garance, rôle central de ce qui deviendra l’un des films les plus commentés du cinéma français. (Source : AlloCiné, 2023)
Après-guerre : cinéma et théâtre
Après la Libération, Arletty reprend le chemin des plateaux avec des projets divers, même si le rythme de ses apparitions se modifie. (Source : Wikipédia, 2004) En 1947, elle figure au générique de La Fleur de l’âge, film resté inachevé, dont la production témoigne des difficultés de l’immédiat après-guerre dans l’industrie cinématographique française. (Source : AlloCiné, 2023) En 1949, elle joue Martha dans Portrait d’un assassin, s’inscrivant dans un cinéma de genre à la frontière du drame et du polar. (Source : AlloCiné, 2023) Au début des années 1950, elle participe à des films comme Gibier de potence (1951), L’Amour, Madame (1952, où elle apparaît en tant qu’elle-même) ou Le Grand Jeu (1953), retrouvant des rôles de composition. (Source : AlloCiné, 2023) Sa carrière se déploie aussi sur les planches : elle renoue avec le théâtre en jouant notamment dans Un tramway nommé Désir de Tennessee Williams, dans l’adaptation de Jean Cocteau mise en scène par Raymond Rouleau, puis dans La Descente d’Orphée et Un otage de Brendan Behan, aux côtés de comédiens comme Jean Babilée ou Georges Wilson. (Source : Wikipédia, 2004)
Années 1950 et 1960 : rôles de composition
Les années 1950 voient Arletty occuper des rôles marquants dans des films qui exploitent son registre de comédienne singulière. (Source : AlloCiné, 2023) En 1953, elle interprète Blanche dans Le Grand Jeu, puis revient en 1954 avec deux titres importants : L’Air de Paris, où elle joue Blanche, et Huis clos, adaptation de la pièce de Jean-Paul Sartre, dans laquelle elle tient le rôle d’Inès. (Source : AlloCiné, 2023) Elle tourne ensuite dans Mon curé chez les pauvres (1956), Vacances explosives (1956), Le Passager clandestin (1957) ou encore Maxime (1958), films où elle interprète des personnages secondaires mais bien identifiés, comme Gazelle dans ce dernier. (Source : AlloCiné, 2023) À la fin des années 1950, elle apparaît dans Un drôle de dimanche (1958) et Et ta sœur (1958), poursuivant une carrière qui s’oriente vers des partitions plus rares, mais encore présentes dans la production commerciale. (Source : AlloCiné, 2023) Au début des années 1960, elle participe à plusieurs films, dont Les Petits Matins (1962), La Loi des hommes (1962) et Le Voyage à Biarritz (1963), où elle incarne des figures souvent excentriques ou marginales. (Source : AlloCiné, 2023)
Travaux internationaux et dernières apparitions
La carrière d’Arletty s’ouvre ponctuellement à des productions internationales au tournant des années 1960. (Source : IMDb, 2018) En 1962, elle apparaît dans le film de guerre à production internationale Le Jour le plus long, où elle interprète Madame Barrault, rôle qui la fait figurer au générique d’un projet réunissant de nombreux comédiens européens et américains. (Source : IMDb, 2018) La même année, elle tourne dans Esame di guida et La Gamberge, confirma nt une activité encore soutenue malgré l’évolution du paysage cinématographique. (Source : AlloCiné, 2023) En 1963, elle est distribuée dans Destination Rome, où elle joue une marquise, puis dans Le Voyage à Biarritz, ce qui compte parmi ses derniers rôles à l’écran. (Source : AlloCiné, 2023) Plus tard, elle apparaît dans des productions liées à sa propre image, comme Ciné-follies (1977), où elle joue son propre rôle, témoignant d’une reconnaissance symbolique de sa trajectoire par le milieu du cinéma. (Source : AlloCiné, 2023)
Collaborations et place dans le cinéma français
Arletty occupe une place singulière dans le cinéma français, notamment en raison de ses collaborations répétées avec certains réalisateurs et scénaristes. (Source : BnF, 2025) Elle tourne à plusieurs reprises avec Marcel Carné, dans des films devenus emblématiques tels que Hôtel du Nord (1938), Le Jour se lève (1939), Les Visiteurs du soir (1942) et Les Enfants du paradis (1945), souvent sur des scénarios de Jacques Prévert, ce qui l’ancre au cœur du courant du réalisme poétique. (Source : Wikipédia, 2004) Elle travaille également avec Sacha Guitry, comme dans Les Perles de la couronne (1937), et côtoie des partenaires réguliers comme Michel Simon, Jean Gabin ou Jean-Louis Barrault, figures majeures du cinéma français des années 1930 et 1940. (Source : Marcel Carné – filmographie Arletty, 2025) Sur scène, ses collaborations avec des metteurs en scène comme Raymond Rouleau et des auteurs comme Tennessee Williams, via l’adaptation française, témoignent d’une activité soutenue au théâtre en parallèle de ses engagements cinématographiques. (Source : Wikipédia, 2004) Cette double inscription, à l’écran et sur les planches, contribue à faire d’elle une interprète associée à la fois au cinéma de studio et au théâtre de texte du XXe siècle. (Source : BnF, 2025)
Distinctions et héritage professionnel
Si Arletty ne construit pas sa carrière autour des récompenses, son nom reste associé à plusieurs hommages institutionnels. (Source : BnF, 2025) En 1981, la comédienne Fanny Vallon fonde les Prix Arletty, destinés à récompenser des artistes du théâtre et du cinéma, en hommage à la comédienne révélée notamment par Hôtel du Nord. (Source : Wikipédia, 2004) Arletty préside elle-même la remise de ces prix jusqu’à sa disparition, ce qui inscrit son nom dans une forme de transmission symbolique envers de nouvelles générations d’interprètes. (Source : Wikipédia, 2004) Parmi les lauréats figurent, entre autres, Zabou Breitman, Isabelle Carré et Dominique Blanc, actrices françaises dont les parcours sont distingués par ce prix qui porte son nom. (Source : Wikipédia, 2004) Au-delà de cette distinction spécifique, sa filmographie, de Hôtel du Nord à Les Enfants du paradis, reste régulièrement citée dans les rétrospectives du cinéma français, ce qui contribue à maintenir sa place dans l’histoire des arts du spectacle en France. (Source : BnF, 2025)
Filmographie sélectionnée
- 1930 : La Douceur d’aimer de René Hervil – rôle de dactylo. (Source : Wikipédia, 2004)
- 1931 : Un chien qui rapporte de Jean Choux – rôle de Josyane Plaisir. (Source : AlloCiné, 2023)
- 1937 : Les Perles de la couronne de Sacha Guitry – rôle de la reine abyssine. (Source : Marcel Carné – filmographie Arletty, 2025)
- 1938 : Hôtel du Nord de Marcel Carné – rôle de Raymonde. (Source : AlloCiné, 2023)
- 1939 : Fric-Frac – rôle de Loulou. (Source : Spectable, 2025)
- 1939 : Le Jour se lève de Marcel Carné – rôle de Clara. (Source : AlloCiné, 2023)
- 1942 : Les Visiteurs du soir de Marcel Carné – rôle de Dominique. (Source : AlloCiné, 2023)
- 1943 : Madame sans-gêne – rôle de Catherine. (Source : AlloCiné, 2023)
- 1945 : Les Enfants du paradis de Marcel Carné – rôle de Garance. (Source : AlloCiné, 2023)
- 1954 : Huis clos – rôle d’Inès. (Source : AlloCiné, 2023)
- 1962 : Le Jour le plus long – rôle de Madame Barrault. (Source : IMDb, 2018)
- 1963 : Le Voyage à Biarritz – rôle de Fernande. (Source : AlloCiné, 2023)
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