Laurent Petitgirard: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Laurent Petitgirard en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
36
œuvres recensées
31 films · 5 séries
- Première année recensée
- 1973
- Dernière année recensée
- 2025
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Laurent Petitgirard naît le 10 juin 1950 à Paris et suit une formation de pianiste auprès de Serge Petitgirard, avant d’étudier la composition avec Alain Kremski, ce qui l’oriente très tôt vers une double activité de compositeur et de chef d’orchestre (Source : Académie des beaux-arts, 2000 ; IRCAM, 2012). Au cours des années 1970, il commence à se faire connaître dans le paysage musical français par des partitions pour le concert et pour l’image, en s’inscrivant dans une esthétique qui conjugue écriture symphonique et attention aux exigences dramatiques des œuvres audiovisuelles (Source : IRCAM, 2012). Parallèlement à cette progression, il compose ses premières musiques de film pour des réalisateurs installés dans le cinéma français, amorçant une filmographie qui s’étendra ensuite sur plusieurs décennies (Source : Orchestre national de Cannes, 2025). Cette même période voit également l’essor de ses premières œuvres de musique de chambre et de pièces pour orchestre, qui posent les bases d’un catalogue diversifié entre musique de scène, poèmes symphoniques et partitions destinées à l’écran (Source : Wikipédia, 2006). Dès ses débuts, il développe ainsi un profil de musicien polyvalent, actif à la fois dans la sphère des institutions concertantes et dans celle de la production audiovisuelle (Source : Petitgirard.com, 2021).
Carrière de chef d’orchestre
La carrière de chef d’orchestre de Laurent Petitgirard s’affirme à partir de la fin des années 1980, lorsqu’il prend la direction musicale de l’Orchestre Symphonique Français, fonction qu’il exerce de 1989 à 1996 (Source : Académie des beaux-arts, 2000 ; Orchestre national de Cannes, 2025). Ce poste lui permet d’aborder un vaste répertoire symphonique et de consolider sa présence sur la scène orchestrale française, en parallèle de son travail de compositeur (Source : Petitgirard.com, 2021). En 2005, il est élu directeur musical par les musiciens de l’Orchestre Colonne, à Paris, et occupe cette fonction jusqu’en 2018, avant de poursuivre la collaboration avec la formation en tant que chef invité (Source : Académie des beaux-arts, 2000 ; Wikipédia, 2006). Au fil des années, il est régulièrement invité à diriger de grands orchestres français et étrangers, parmi lesquels l’Orchestre de l’Opéra de Paris, l’Orchestre National de France, les orchestres nationaux de Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Lille, ainsi que des ensembles comme les Bamberger Symphoniker ou le Berliner Symphoniker (Source : Petitgirard.com, 2021 ; Orchestre national de Cannes, 2025). Cette activité de chef invité accompagne la diffusion de son propre répertoire, mais aussi sa fréquentation du grand répertoire symphonique et lyrique, qu’il enregistre pour plusieurs labels au fil de sa carrière (Source : Petitgirard.com, 2021).
Œuvre de compositeur et opéras
En tant que compositeur, Laurent Petitgirard développe un catalogue qui comprend plus d’une vingtaine d’œuvres symphoniques, des pièces concertantes, de la musique de chambre, des musiques de scène et plusieurs opéras (Source : Wikipédia, 2006). Son premier opéra, « Joseph Merrick dit Elephant Man », sur un livret d’Éric Nonn, est créé en février 2002 à l’Opéra d’État de Prague dans une mise en scène de Daniel Mesguich, puis repris à l’Opéra de Nice en décembre 2002 et de nouveau présenté en 2006 à l’Opéra de Minneapolis dans une nouvelle production (Source : Communiqué Académie des beaux-arts, 2002). L’œuvre reçoit en 2001 le Prix Musique de la SACD, ce qui consacre sa place dans le répertoire lyrique contemporain français (Source : Orchestre national de Cannes, 2025). En parallèle de cet opéra, il compose des poèmes symphoniques tels que « Les Douze Gardiens du Temple » ou « Euphonia », ainsi que des concertos comme « Dialogue » pour alto et orchestre, un concerto pour violoncelle et « Le Légendaire » pour violon, chœur et orchestre, qui sont enregistrés notamment pour le label Naxos (Source : Orchestre national de Cannes, 2025). À partir de 2024, il entreprend l’écriture de son troisième opéra, « Houdini », sur un livret de Tristan Petitgirard, confirmant la continuité de son travail dans le domaine lyrique (Source : Orchestre national de Cannes, 2025).
Travaux pour le cinéma et la télévision
Laurent Petitgirard se distingue particulièrement par une importante activité de compositeur pour le cinéma et la télévision, avec près de cent quarante musiques de films et de téléfilms à son actif (Source : Wikipédia, 2006). Il collabore avec des réalisateurs comme Otto Preminger, Jacques Demy, Francis Girod, Peter Kassovitz, Pierre Schoendoerffer, Jean-Claude Brialy, Pierre Granier-Deferre ou encore Laurent Heynemann, couvrant un spectre de genres qui va du film de fiction à la série télévisée (Source : Orchestre national de Cannes, 2025). Il est notamment l’auteur de la musique de plusieurs films de Francis Girod, ainsi que de la série « Maigret », diffusée à partir de 1991, pour laquelle il compose la partition sur de nombreux épisodes (Source : Wikipédia, 2006 ; IMDb, 2025). Par ailleurs, sa filmographie pour la télévision inclut des téléfilms comme « La légende vraie de la tour Eiffel » (2005), « Un ami parfait » (2006), « L’oncle de Russie » (2006) ou « Le sang noir » (2007), où il intervient comme compositeur (Source : IMDb, 2025). En outre, il travaille aussi comme chef d’orchestre sur certaines productions, dirigeant par exemple la musique de films tels que « Lucky Luke » (2009), « Un homme d’honneur » (2009) ou « Deep in the Woods » (2010) (Source : IMDb, 2025).
Filmographie marquante (interventions à l’écran)
En marge de ses activités de compositeur et de chef, Laurent Petitgirard apparaît occasionnellement à l’écran, essentiellement dans des rôles liés à sa fonction musicale (Source : IMDb, 2025). Ces participations relèvent d’un registre voisin du caméo, où sa présence incarne la figure du chef d’orchestre dans des fictions contemporaines (Source : IMDb, 2025). Il intervient ainsi dans des films ou courts métrages qui jouent avec la représentation de l’univers musical et de la salle de concert (Source : IMDb, 2025). Ces rôles restent ponctuels au regard de l’ensemble de sa carrière, dominée par la composition et la direction d’orchestre, mais témoignent d’une inscription de sa pratique musicale dans la fiction audiovisuelle (Source : IMDb, 2025). À ce titre, sa filmographie d’interprète se lit en continuité avec son engagement dans la musique à l’image, tant pour le cinéma que pour la télévision (Source : IMDb, 2025).
- « Le batteur du boléro », court métrage, rôle du chef d’orchestre (1992) (Source : IMDb, 2025)
- « Orchestra Seats » (« Fauteuils d’orchestre »), long métrage, rôle du chef d’orchestre (2006) (Source : IMDb, 2025)
- « Penny Pincher! » (« L’Avare / Radin! »), long métrage, rôle de chef d’orchestre (2016) (Source : IMDb, 2025)
Enregistrements, diffusion et activité pédagogique
La discographie de Laurent Petitgirard comprend une trentaine de disques, qui documentent à la fois ses propres œuvres et des pages majeures du répertoire symphonique du XXe siècle (Source : Petitgirard.com, 2021). Pour le label Naxos, il enregistre notamment plusieurs poèmes symphoniques ainsi que des concertos issus de son catalogue, contribuant à la diffusion internationale de sa musique (Source : Orchestre national de Cannes, 2025). En parallèle, il dirige et enregistre des œuvres de compositeurs comme Arthur Honegger et Maurice Ravel, notamment « Jeanne d’Arc au bûcher », « Gaspard de la Nuit » et « Daphnis et Chloé », s’inscrivant dans une tradition interprétative du répertoire français (Source : Petitgirard.com, 2021). De janvier 2013 à juin 2015, il assure la direction du premier cycle de musique à l’image du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, intervenant ainsi dans la formation de jeunes compositeurs et instrumentistes à l’écriture pour le cinéma et la télévision (Source : Petitgirard.com, 2021). Cette activité pédagogique prolonge son expérience dans la musique de film et contribue à structurer un enseignement spécialisé autour des questions de son et d’image (Source : Orchestre national de Cannes, 2025).
Distinctions et reconnaissance institutionnelle
Au fil de sa carrière, Laurent Petitgirard reçoit plusieurs distinctions qui reconnaissent son travail de compositeur et de chef d’orchestre dans le champ musical français (Source : Orchestre national de Cannes, 2025). En 1987, il obtient le Prix du jeune compositeur de la SACD, qui souligne l’originalité de sa production alors en plein développement (Source : Orchestre national de Cannes, 2025). Trois ans plus tard, en 1990, la Sacem lui décerne un prix en tant que chef d’orchestre, attestant cette fois de la place occupée par son activité de direction dans la vie musicale (Source : Orchestre national de Cannes, 2025). En 2000, son travail de compositeur est distingué par le Grand Prix lycéen des compositeurs, qui met en avant la réception de sa musique auprès d’un public jeune et institutionnellement encadré (Source : Orchestre national de Cannes, 2025). Enfin, en 2001, la SACD lui attribue le Prix Musique pour son opéra « Joseph Merrick dit Elephant Man », consolidant un parcours déjà marqué par la reconnaissance d’instances professionnelles et culturelles nationales (Source : Orchestre national de Cannes, 2025).
Filmographie de Laurent Petitgirard
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Galerie photos de Laurent Petitgirard
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Filmographie détaillée
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