Marika Green: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Marika Green en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
22
œuvres recensées
21 films · 1 série
- Première année recensée
- 1959
- Dernière année recensée
- 2025
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Marika Nicolette Green naît le 21 juin 1943 à Södermalm, quartier central de Stockholm, en Suède, et acquiert par la suite la nationalité française, ce qui l’inscrit d’emblée dans un parcours à la croisée de deux espaces culturels européens (Source : Wikipédia, 2018). Elle quitte la Suède pour la France en 1953, alors qu’elle est encore enfant, s’installant dans un pays dont le cinéma d’auteur occupera une place déterminante dans sa trajectoire professionnelle (Source : Artdigiland, 2021). Quelques années plus tard, elle est choisie par Robert Bresson pour tenir le rôle principal féminin de Jeanne dans « Pickpocket », tourné alors qu’elle a seize ans, ce qui constitue son premier rôle au cinéma et l’inscrit immédiatement dans l’univers du cinéaste (Source : Artdigiland, 2021 ; IMDb, biographie). Cette entrée directe par un film de Bresson, sans passage préalable par une autre production ou par des seconds rôles, marque un début de carrière singulier au sein du cinéma français de la fin des années 1950 (Source : Artdigiland, 2021 ; Wikipédia, 2018).
Avec « Pickpocket » (1959), tourné à Paris, Marika Green apparaît dans une œuvre désormais considérée comme centrale dans la filmographie de Bresson, où le cinéaste dirige des interprètes non professionnels ou peu expérimentés, dans un style épuré et rigoriste (Source : Wikipédia, 2005 ; Artdigiland, 2021). Elle y incarne Jeanne, jeune femme qui accompagne la trajectoire du personnage principal, pour un film qui s’inscrit dans la continuité de titres antérieurs du réalisateur comme « Journal d’un curé de campagne » (1951) et « Un condamné à mort s’est échappé » (1956), déjà mentionnés dans les entretiens revenant sur sa participation au tournage (Source : Artdigiland, 2021). Ce premier rôle fixe durablement son nom dans l’histoire du cinéma d’auteur européen, en particulier dans la réception critique des œuvres de Bresson, où le personnage de Jeanne est régulièrement cité comme l’un des axes dramatiques majeurs du film (Source : Wikipédia, 2005). À ce stade de son parcours, son activité se concentre sur le cinéma, sans mention spécifique d’une formation théâtrale institutionnelle dans les sources consultées, ce qui renforce l’idée d’une vocation façonnée par la pratique et les rencontres professionnelles plutôt que par une scolarité artistique détaillée (Source : Artdigiland, 2021 ; IMDb, biographie).
Années 1960 : ancrage dans le cinéma européen
Après « Pickpocket », Marika Green poursuit sa carrière au sein de productions européennes, en diversifiant les genres et les formats, notamment entre cinéma et télévision (Source : AlloCiné, filmographie ; Wikipédia, 2005). Au milieu des années 1960, elle apparaît dans « Le Mystère de la chambre jaune » (1965), adaptation d’un classique du roman policier français, où elle interprète le rôle de Mathilde Stangerson, personnage clé de l’intrigue (Source : AlloCiné, filmographie). Cette même période la voit participer à des productions tournées pour la télévision ou le cinéma, comme « Le Récit de Rebecca » (1964) de Paul Vecchiali, signalant une inscription progressive dans un réseau de réalisateurs actifs sur les marges ou dans les prolongements de la Nouvelle Vague (Source : Wikipédia, 2005). L’ensemble contribue à installer son image d’interprète attachée à un cinéma d’auteur ou de genre européen plutôt qu’aux grandes productions de studios (Source : Wikipédia, 2005 ; AlloCiné, filmographie).
La fin de la décennie 1960 marque un élargissement de son champ d’activité à des œuvres tournées en langue anglaise ou destinées à un public international. Elle tient ainsi le rôle de Monika Latzko dans « Cinq gars pour Singapour » (« Five Ashore in Singapore », 1967) réalisé par Bernard Toublanc-Michel, film d’aventures militaire tourné en décor exotique (Source : AlloCiné, filmographie ; Rotten Tomatoes, filmographie). En 1968, elle apparaît dans plusieurs productions, dont « La Fille d’en face », où elle incarne le personnage-titre, « Le Bal des voyous » dans le rôle de Karin, ainsi que « Koenigsmark » et « Les Grandes Espérances », qui confirment la densité de ses engagements au cours de cette année (Source : AlloCiné, filmographie). Cette concentration de films en 1968 illustre une période de forte activité, marquée par des projets variés tant sur le plan des genres (polar, drame, film d’aventures) que des contextes de production entre France et coproductions européennes (Source : AlloCiné, filmographie ; Unifrance, fiche artiste). Au fil de ces collaborations, Marika Green s’affirme comme une présence régulière dans le paysage des films de genre européens de la fin des années 1960, aux côtés de réalisateurs comme Toublanc-Michel et de producteurs engagés dans des coproductions internationales (Source : AlloCiné, filmographie ; Wikipédia, 2005).
Années 1970 : cinéma de genre et rôles marquants
Dans les années 1970, Marika Green poursuit son parcours au cinéma en se tournant davantage vers des productions de genre, entre thriller, érotisme d’auteur et polar européen (Source : AlloCiné, filmographie). En 1970, elle participe à « Le passager de la pluie » (« Rider on the Rain ») de René Clément, où elle interprète une hôtesse chez Tania, s’inscrivant ainsi dans un film mêlant suspense et climat psychologique singulier (Source : IMDb, fiche ; AlloCiné, filmographie). La même année, elle apparaît dans « Un mystère contemporain » dans le rôle de Geneviève, confirmant sa présence dans le registre du policier et du récit d’enquête (Source : AlloCiné, filmographie). Ces participations jalonnent une décennie où elle se trouve régulièrement associée à des réalisateurs reconnus du cinéma français et européen, à l’image de Clément, déjà auteur de plusieurs classiques avant ce tournage (Source : Wikipédia, filmographie ; AlloCiné, filmographie).
Un tournant de visibilité intervient avec sa participation à « Emmanuelle » (1974) de Just Jaeckin, production qui rencontre un large écho international et s’inscrit dans la vague de films érotiques d’auteur des années 1970 (Source : Wikipédia, 2018 ; AlloCiné, filmographie). Elle y interprète le personnage de Bee, au sein d’un casting international, pour un film qui deviendra l’un de ses titres les plus fréquemment cités dans les rétrospectives de sa carrière (Source : IMDb, fiche ; Rotten Tomatoes, filmographie). La même année, elle joue Anna Klaper dans « Le Juge et son bourreau », adaptation du roman de Friedrich Dürrenmatt, qui inscrit l’actrice dans un cinéma policier européen nourri de littérature (Source : AlloCiné, filmographie). Quelques années plus tard, en 1977, elle incarne Estella dans « Un tueur, un flic, ainsi soit-il… », film policier qui prolonge son association à des récits de crime et de tension dramatique (Source : AlloCiné, filmographie). L’ensemble des rôles tenus dans cette décennie conforte sa place dans un cinéma de genre européen, où elle circule entre productions françaises, suisses et internationales, sans s’enfermer dans un seul type de personnage (Source : AlloCiné, filmographie ; Wikipédia, 2005).
Travaux pour la télévision et collaborations
Parallèlement à son activité au cinéma, Marika Green apparaît à la télévision, ce qui élargit le spectre de sa présence à l’écran au-delà des seules salles obscures (Source : IMDb, fiche ; Wikipédia, 2005). Elle joue notamment dans la série « Les enquêtes du commissaire Maigret », où elle interprète le personnage d’Else dans un épisode diffusé en 1969, confirmant son intégration dans un univers télévisuel adapté d’une œuvre littéraire populaire (Source : IMDb, fiche). En 1967, elle participe également au téléfilm « Le Golem », réalisé par Louis Pauwels et Jean Kerchbron, qui témoigne d’un intérêt pour des récits faisant appel à des dimensions fantastiques ou symboliques (Source : Wikipédia, filmographie). Ces expériences télévisuelles complètent une filmographie qui demeure toutefois largement structurée par le cinéma de long métrage, en particulier dans le champ du polar, du drame et du film d’auteur européen (Source : AlloCiné, filmographie ; Wikipédia, 2005).
Ses collaborations réunissent plusieurs figures marquantes du cinéma d’auteur et de genre. Dès ses débuts, elle travaille avec Robert Bresson sur « Pickpocket », expérience fondatrice évoquée dans des entretiens ultérieurs, où il est rappelé que le cinéaste faisait appel à des interprètes non professionnels ou débutants et dirigeait leurs jeux de manière très codifiée (Source : Artdigiland, 2021). Elle tourne ensuite avec Bernard Toublanc-Michel sur « Cinq gars pour Singapour », film inscrit dans une veine d’aventures militaires, puis avec René Clément sur « Le passager de la pluie », réalisateur déjà reconnu pour des titres comme « Jeux interdits » (1952) (Source : AlloCiné, filmographie ; Wikipédia, 2005). Sa collaboration avec Just Jaeckin sur « Emmanuelle » la place enfin au cœur d’une production emblématique de la circulation internationale des films érotiques d’auteur dans les années 1970 (Source : Wikipédia, 2018). Ces différents partenariats témoignent d’un parcours qui relie cinéma d’auteur, productions de genre et adaptations littéraires, sans se limiter à un seul environnement créatif (Source : AlloCiné, filmographie ; Wikipédia, 2005).
Activité ultérieure et prolongements de carrière
À partir de la fin des années 1970 et au cours des décennies suivantes, Marika Green continue d’apparaître ponctuellement à l’écran, principalement dans des productions européennes aux diffusions plus ciblées (Source : AlloCiné, filmographie ; Plex, filmographie). Elle joue ainsi dans « La Ville est à nous » (1976) et « L’Affaire Crazy Capo » (1973), mentionnées dans les bases de données consacrées au cinéma français et européen, s’inscrivant dans une continuité de rôles au sein de films de genre et de productions télévisées ou cinématographiques à budget modéré (Source : Unifrance, fiche artiste). Dans les années 1980 et 1990, elle apparaît notamment dans des œuvres de langue allemande comme « Die wilden Kinder » (1988) ou « Hanna Monster, Liebling » (1989), ainsi que dans « Mautplatz » (1994), où elle interprète une guide touristique française, ce qui traduit l’élargissement de son champ de travail à des productions d’Europe centrale (Source : Plex, filmographie). En 1995, elle incarne Gerda Stadler dans « Bauernschach », poursuivant cette présence dans des films réalisés hors du strict cadre franco-suédois de ses débuts (Source : AlloCiné, filmographie ; Plex, filmographie).
Au milieu des années 2010, Marika Green revient au cinéma avec une apparition dans « Vue sur mer » (« By the Sea », 2015), long métrage réalisé par Angelina Jolie, dans lequel elle tient le rôle d’une vendeuse de magasin de vêtements (Source : AlloCiné, filmographie ; Rotten Tomatoes, filmographie). Cette participation tardive à une production anglo-saxonne à large visibilité illustre la persistance de sa carrière sur plusieurs décennies, depuis le noir et blanc épuré de « Pickpocket » jusqu’aux films contemporains tournés dans un cadre international (Source : Wikipédia, 2005 ; Rotten Tomatoes, filmographie). Par ailleurs, les bases de données spécialisées soulignent l’absence de récompenses répertoriées en son nom dans les sections de prix et distinctions, ce qui indique un parcours davantage reconnu par la critique et les historiens à travers certains films emblématiques plutôt que par un palmarès officiel (Source : IMDb, awards). Son nom demeure néanmoins régulièrement associé, dans les rétrospectives et analyses, à la figure de Jeanne dans « Pickpocket » et à sa participation à « Emmanuelle », deux œuvres qui structurent la mémoire de son apport au cinéma européen de la seconde moitié du XXe siècle (Source : Wikipédia, 2018 ; Artdigiland, 2021).
Filmographie sélective
- « Pickpocket » (1959), réalisé par Robert Bresson, rôle de Jeanne (Source : Wikipédia, 2005 ; AlloCiné, filmographie).
- « Le Récit de Rebecca » (1964), réalisé par Paul Vecchiali (Source : Wikipédia, 2005).
- « Le Mystère de la chambre jaune » (1965), rôle de Mathilde Stangerson (Source : AlloCiné, filmographie).
- « Cinq gars pour Singapour » / « Five Ashore in Singapore » (1967), réalisé par Bernard Toublanc-Michel, rôle de Monika Latzko (Source : AlloCiné, filmographie ; Rotten Tomatoes, filmographie).
- « Le Golem » (télévision, 1967), réalisé par Louis Pauwels et Jean Kerchbron (Source : Wikipédia, 2005).
- « La Fille d’en face » (1968), rôle de la fille d’en face (Source : AlloCiné, filmographie).
- « Le Bal des voyous » (1968), rôle de Karin (Source : AlloCiné, filmographie).
- « Koenigsmark » (1968) (Source : AlloCiné, filmographie).
- « Les Grandes Espérances » (1968) (Source : AlloCiné, filmographie).
- « Les enquêtes du commissaire Maigret » (série télévisée, épisode 1969), rôle d’Else (Source : IMDb, fiche).
- « Le passager de la pluie » / « Rider on the Rain » (1970), réalisé par René Clément, rôle d’hôtesse chez Tania (Source : IMDb, fiche ; AlloCiné, filmographie).
- « Un mystère contemporain » (1970), rôle de Geneviève (Source : AlloCiné, filmographie).
- « Emmanuelle » (1974), réalisé par Just Jaeckin, rôle de Bee (Source : Wikipédia, 2018 ; AlloCiné, filmographie).
- « Le Juge et son bourreau » (1974), rôle d’Anna Klaper (Source : AlloCiné, filmographie).
- « Un tueur, un flic, ainsi soit-il… » (1977), rôle d’Estella (Source : AlloCiné, filmographie).
- « L’Affaire Crazy Capo » (1973) (Source : Unifrance, fiche artiste).
- « Die wilden Kinder » (1988) (Source : Plex, filmographie).
- « Hanna Monster, Liebling » (1989), rôle de Hanna (Source : Plex, filmographie).
- « Mautplatz » (1994), rôle de guide touristique française (Source : Plex, filmographie).
- « Bauernschach » (1995), rôle de Gerda Stadler (Source : AlloCiné, filmographie ; Plex, filmographie).
- « Vue sur mer » / « By the Sea » (2015), réalisé par Angelina Jolie, rôle de vendeuse de magasin de vêtements (Source : AlloCiné, filmographie ; Rotten Tomatoes, filmographie).
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