Nrmagazine
Emmanuelle Duplay - Photo
Connu pour
Direction artistique
Sexe
Femme
Crédits connus
43
Né
10/06/1965
Age de Emmanuelle Duplay : 61 ans

Emmanuelle Duplay: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Emmanuelle Duplay en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

38

œuvres recensées

38 films · 0 séries

Première année recensée
2000
Dernière année recensée
2026

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Emmanuelle Duplay est cheffe décoratrice de cinéma, scénographe et designer française, active principalement dans le cinéma d’auteur européen depuis les années 1990 (Source : Wikipédia, 2015). Formée à l’architecture, elle obtient son diplôme DPLG en 1990 à l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville, une formation qui structure durablement son approche de l’espace et des volumes à l’écran (Source : ADC, s.d.). Elle débute ensuite dans les départements artistiques de productions internationales, ce qui la place très tôt au contact de réalisateurs reconnus et de méthodes de travail variées (Source : Wikipédia, 2015). Cette expérience initiale contribue à orienter sa carrière vers une pratique de la décoration de cinéma marquée par une attention particulière aux lieux, à la circulation des corps et au rapport entre décors naturels et constructions de studio (Source : Wikipédia, 2015).

Au cours de ses premières années professionnelles, elle travaille comme assistante décoratrice sur des projets de grande ampleur, ce qui lui permet de se familiariser avec des tournages à forte dimension logistique (Source : Wikipédia, 2015). Elle intervient notamment auprès de Wim Wenders sur le film « Jusqu’au bout du monde », expérience qui l’inscrit d’emblée dans une tradition de cinéma d’auteur international (Source : Wikipédia, 2015). Elle collabore également avec Michelangelo Antonioni sur « Par-delà les nuages » et avec Leos Carax sur « Pola X », trois réalisateurs dont les univers visuels très distincts constituent un terrain d’apprentissage exigeant pour une jeune décoratrice (Source : Wikipédia, 2015). Ces collaborations successives contribuent à affirmer sa place dans les équipes artistiques et à préparer son passage au poste de cheffe décoratrice (Source : Wikipédia, 2015).

Accession au poste de cheffe décoratrice

À partir du milieu des années 1990, Emmanuelle Duplay signe ses premiers longs métrages en tant que cheffe décoratrice, notamment sur des productions françaises indépendantes (Source : AlloCiné, 2023). Elle est créditée comme cheffe décoratrice sur le court métrage « 15 sans billets » en 1996 puis sur « Sans rires » en 1990, avant de poursuivre sur des longs métrages tels que « Lila Lili » (1998) et « Rien à faire » (1999) (Source : AlloCiné, 2023). Au tournant des années 2000, elle prolonge ce mouvement avec « Imago (jours de folie) » (2000), « Reines d’un jour » (2001) et « La Fin du règne animal » (2002), qui consolident son inscription dans le paysage du cinéma français contemporain (Source : AlloCiné, 2023). En 2003, elle signe les décors d’« Il est plus facile pour un chameau… », film de Valeria Bruni Tedeschi qui inaugure une collaboration appelée à se prolonger sur plusieurs projets (Source : AlloCiné, 2023).

Au fil des années 2000, elle enchaîne les productions en tant que cheffe décoratrice sur des films comme « Quelques jours en septembre », « Aurore » et « Actrices » en 2006, puis « Comme ton père » et le court métrage « Le Baiser » en 2007 (Source : AlloCiné, 2023). Elle est également responsable des décors de « Cinéman » (2008), « Bus Palladium » (2009) et « Les Yeux de sa mère » (2010), confirmant sa capacité à travailler sur des films aux registres et aux budgets différents (Source : AlloCiné, 2023). Cette période la voit s’imposer comme une interlocutrice régulière de réalisateurs et de producteurs qui font appel à elle pour structurer l’univers visuel de leurs films (Source : Unifrance, s.d.). Elle développe notamment une expérience solide dans la gestion de projets complexes, où les décors participent directement à la narration (Source : IMDb, s.d.).

Collaborations et ancrage dans le cinéma d’auteur

Depuis 1996, Emmanuelle Duplay collabore avec un ensemble de cinéastes qui occupent une place centrale dans le cinéma d’auteur français et européen, parmi lesquels Dominik Moll, Cédric Klapisch, Julie Delpy, Valeria Bruni Tedeschi, Robin Campillo, François Ozon, Alain Guiraudie, Justine Triet et Jacques Audiard (Source : Wikipédia, 2015). Cette continuité dans les collaborations lui permet de suivre l’évolution des écritures et des formes, en adaptant ses propositions de décor à des exigences narratives et esthétiques variées (Source : Wikipédia, 2015). Avec Valeria Bruni Tedeschi, elle retrouve par exemple un travail commun sur « Un château en Italie » (2013), « Les Estivants » (2018) et « Les Amandiers » (2022), participant à un ensemble de films où les espaces de vie, de travail et de création jouent un rôle structurant (Source : AlloCiné, 2023).

Elle travaille également avec Robin Campillo sur « 120 battements par minute » (2017), film centré sur le militantisme d’Act Up-Paris, où la construction des lieux de réunion, d’appartement et de manifestations contribue à la mise en scène du collectif (Source : AlloCiné, 2023). Quelques années plus tard, elle signe les décors d’« Anatomie d’une chute » de Justine Triet, Palme d’or au Festival de Cannes 2023, qui repose en grande partie sur un espace domestique unique, conçu comme un lieu d’enquête et de tension dramatique (Source : ADC, s.d.). Sa collaboration avec Jacques Audiard sur « Emilia Pérez » (2024) s’inscrit dans une autre veine, articulant univers criminel, musical et transformation identitaire à travers des décors qui alternent entre réalisme et stylisation (Source : Fandango, 2025). Ces projets témoignent de sa capacité à ajuster son travail à des récits traversant des genres et des tonalités différents (Source : IMDb, s.d.).

Filmographie marquante au cinéma

Parmi les nombreux longs métrages auxquels elle participe comme cheffe décoratrice, plusieurs occupent une place particulière dans son parcours récent (Source : Unifrance, s.d.). Dans les années 2010, elle signe les décors de « Je me suis fait tout petit » (2012), « Un château en Italie » (2013), « Tiens-toi droite » (2014), « Lolo » (2015) et « Des nouvelles de la planète Mars » (2015), qui illustrent sa présence régulière dans des comédies dramatiques et des récits intimistes (Source : Académie des César, s.d.). Elle travaille ensuite sur « Demain tout commence » (2016), « 120 battements par minute » (2017), « Normandie nue » (2018), « Seules les bêtes » (2019) et « Les Estivants » (2018), autant de films où le rapport aux territoires – urbains, ruraux ou communautaires – occupe une place centrale (Source : AlloCiné, 2023).

Au cours des années 2020, elle poursuit cette trajectoire avec « Aline » (2020), « Tout s’est bien passé » (2021), « Viens je t’emmène » (2020), « Une mère » (2021), « Les Amandiers » (2022), « L’Île rouge » (2023), « Anatomie d’une chute » (2023), « Miséricorde » (2024), « Emilia Pérez » (2024), ainsi que « Alpha » et « Dossier 137 » annoncés pour 2025 (Source : AlloCiné, 2023). Ces titres dessinent une filmographie qui circule entre drame, chronique intime, comédie et récit politique, en France comme à l’international (Source : Unifrance, s.d.). Sur plusieurs de ces projets, elle est créditée à la production design, position qui implique la supervision globale de l’univers visuel, du choix des décors aux accessoires en passant parfois par la couleur et les textures (Source : Fandango, 2025). Quelques œuvres, comme « Emilia Pérez », combinent en outre décor de cinéma et dimension musicale, ce qui ajoute un enjeu supplémentaire de rythmes et de passages entre espaces scéniques (Source : Fandango, 2025).

  • « 120 battements par minute » de Robin Campillo (2017), cheffe décoratrice (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Les Estivants » de Valeria Bruni Tedeschi (2018), cheffe décoratrice (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Seules les bêtes » de Dominik Moll (2019), cheffe décoratrice (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Aline » de Valérie Lemercier (2020), cheffe décoratrice (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Tout s’est bien passé » de François Ozon (2021), cheffe décoratrice (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Les Amandiers » de Valeria Bruni Tedeschi (2022), cheffe décoratrice (Source : AlloCiné, 2023).
  • « L’Île rouge » de Robin Campillo (2023), cheffe décoratrice (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Anatomie d’une chute » de Justine Triet (2023), cheffe décoratrice (Source : AlloCiné, 2023).
  • « Emilia Pérez » de Jacques Audiard (2024), cheffe décoratrice (Source : Fandango, 2025).

Distinctions et reconnaissance professionnelle

Emmanuelle Duplay est régulièrement distinguée par les institutions du cinéma français pour son travail de cheffe décoratrice (Source : Académie des César, s.d.). Elle est nommée à plusieurs reprises au César des meilleurs décors, notamment pour « 120 battements par minute » de Robin Campillo, « Aline » de Valérie Lemercier, « Les Amandiers » de Valeria Bruni Tedeschi, « Anatomie d’une chute » de Justine Triet et « Emilia Pérez » de Jacques Audiard (Source : Wikipédia, 2015). Pour « 120 battements par minute », qui reçoit le Grand Prix du Festival de Cannes 2017 et le César du meilleur film 2018, son travail de décor accompagne un film largement remarqué en France et à l’étranger (Source : ADC, s.d.).

« Anatomie d’une chute » obtient la Palme d’or au Festival de Cannes 2023, puis plusieurs César en 2024, dont ceux du meilleur film, de la meilleure réalisation, de la meilleure actrice et du meilleur acteur dans un second rôle ; Emmanuelle Duplay y est nommée pour le César du meilleur décor (Source : ADC, s.d.). Le film est également nommé à l’Oscar du meilleur scénario original en 2024, ce qui renforce la visibilité internationale de l’ensemble des principaux collaborateurs artistiques, parmi lesquels la cheffe décoratrice (Source : ADC, s.d.). Sur « Emilia Pérez », elle est à nouveau associée à un film primé à Cannes, récompensé par le Prix du jury et un prix d’interprétation féminine collectif, et nommé aux ADG Awards pour la direction artistique (Source : ADC, s.d.). Ces distinctions confirment la place centrale de son travail dans la fabrication de films souvent présents dans les grands festivals (Source : Unifrance, s.d.).

  • Nomination au César du meilleur décor pour « 120 battements par minute » (2018) (Source : ADC, s.d.).
  • Nomination au César du meilleur décor pour « Aline » (année de nomination indiquée par l’Académie des César) (Source : Wikipédia, 2015).
  • Nomination au César du meilleur décor pour « Les Amandiers » (Source : Wikipédia, 2015).
  • Nomination au César du meilleur décor pour « Anatomie d’une chute » (2024) (Source : ADC, s.d.).
  • Nomination au César du meilleur décor pour « Emilia Pérez » (Source : Wikipédia, 2015).

Travaux pour le théâtre, l’exposition et la scénographie

En parallèle de son activité au cinéma, Emmanuelle Duplay développe un travail régulier de scénographe pour le théâtre (Source : Wikipédia, 2015). Elle collabore notamment avec le metteur en scène Thierry Klifa sur des pièces de Marguerite Duras, Joan Didion et Marcel Mithois, dont elle conçoit la scénographie (Source : Wikipédia, 2015). Ce travail implique la conception d’espaces scéniques au plus près du texte et du jeu des acteurs, dans des dispositifs souvent plus dépouillés que ceux du cinéma mais reposant sur une même exigence de précision (Source : Wikipédia, 2015). Cette activité scénique prolonge son intérêt pour la relation entre décor, mouvement et lumière dans un cadre live (Source : Wikipédia, 2015).

Elle signe également des scénographies d’expositions et de lancements de parfums pour des marques comme Lancôme, Kenzo Parfum et Armani, qui lui confient la création de dispositifs événementiels (Source : Wikipédia, 2015). En 2003, elle conçoit et réalise Labullekenzo, premier concept store de la marque Kenzo, ouvert dans les anciens locaux de la Samaritaine à Paris, projet qui illustre le déplacement de son savoir-faire du cinéma vers le design d’espace commercial (Source : Wikipédia, 2015). Ces expériences dans l’événementiel et le luxe complètent son profil de décoratrice et scénographe, en l’amenant à travailler sur des projets où l’identité de marque, la circulation du public et la perception sensorielle sont au premier plan (Source : Wikipédia, 2015). Cette diversité de terrains, entre salles de théâtre, espaces d’exposition et boutiques, nourrit en retour sa pratique de la direction artistique pour le cinéma (Source : Unifrance, s.d.).

Filmographie de Emmanuelle Duplay

Découvrez les principales œuvres et contributions de cette personnalité.

Anatomie d'une chute (2023) - Affiche
7.5 / 10
Anatomie d'une chute
production design
Emilia Pérez (2024) - Affiche
6.4 / 10
Emilia Pérez
set designer
Demain tout commence (2016) - Affiche
7.7 / 10
Demain tout commence
production design
120 battements par minute (2017) - Affiche
7.7 / 10
120 battements par minute
production design
Grâce à Dieu (2019) - Affiche
7.1 / 10
Grâce à Dieu
production design
Aline (2021) - Affiche
6.6 / 10
Aline
production design

Galerie photos de Emmanuelle Duplay

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

L’inconnue (2026) - Affiche
production design
2026
Histoires parallèles (2026) - Affiche
set decoration
2026
Dossier 137 (2025) - Affiche
production design
2025
Alpha (2025) - Affiche
production design
2025
Miséricorde (2024) - Affiche
production design
2024
Emilia Pérez (2024) - Affiche
set designer
2024
Emilia Pérez (2024) - Affiche
production design
2024
Anatomie d'une chute (2023) - Affiche
production design
2023
L'Île rouge (2023) - Affiche
art direction
2023
Les Amandiers (2022) - Affiche
production design
2022
Une mère (2022) - Affiche
paramètres
2022
Une mère (2022) - Affiche
production design
2022
Aline (2021) - Affiche
production design
2021
Seules les bêtes (2019) - Affiche
production design
2019
Grâce à Dieu (2019) - Affiche
production design
2019

Alpha (2025) - Affiche
production designer
2025

Récompenses et Nominations

0Victoires
4Nominations