David Fincher: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de David Fincher en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
68
œuvres recensées
63 films · 5 séries
- Première année recensée
- 1983
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Le 28 août 1962, à Denver, David Andrew Leo Fincher naît dans une famille qui s’installe dès ses 2 ans en Californie. Très tôt, il regarde le cinéma comme un mécanisme à démonter, après avoir vu un documentaire sur le tournage de « Butch Cassidy et le Kid » et commencé à filmer avec une caméra 8 mm. L’obsession du « comment » l’accompagne déjà.
Les années de formation entre théâtre, télévision et effets spéciaux
À Ashland, dans l’Oregon, Fincher obtient son diplôme au lycée Ashland High School, puis met en scène des pièces de théâtre. Il conçoit aussi décors et éclairages, travaille comme projectionniste au Varsity Theatre, puis comme assistant de production à la station KOBI, à Medford. Pour vivre, il passe par la plonge et la cuisine. Ces emplois dessinent un premier rapport concret aux plateaux et aux métiers techniques.
Au début des années 1980, il travaille chez John Korty comme chef de production, puis devient technicien des effets spéciaux sur « Twice upon a time » en 1983. La même année, il entre chez Industrial Light & Magic, où il officie comme assistant à la caméra et filme des matte paintings sur « Star Wars, épisode VI : Le Retour du Jedi » et « Indiana Jones et le Temple maudit ». En 1984, il quitte ILM pour réaliser une publicité antitabac destinée aux femmes enceintes, diffusée pour l’American Cancer Society.
Cette publicité, avec un fœtus qui fume, attire l’attention de producteurs hollywoodiens et lui ouvre le chemin du documentaire « The Beat of the Live Drum » en 1985. Il fonde ensuite Propaganda Films avec Steve Golin, Sigurjón Sighvatsson, Dominic Sena, Greg Gold et Nigel Dick, puis se tourne vers les clips et les spots publicitaires. Entre 1984 et 1993, il signe 53 clips musicaux.
Les clips, laboratoire d’un regard
Fincher travaille pour Nike, Pepsi, Sony, Converse, Coca-Cola, Revlon et Levi’s, même s’il dit détester les spots. Dans les clips, il passe de Rick Springfield à Paula Abdul, de The Outfield à Jermaine Stewart. Il signe aussi « Express Yourself », « Oh Father », « Vogue » et « Bad Girl » pour Madonna.
Le clip « Freedom! ’90 » de George Michael compte parmi ses réalisations les plus visibles de cette période. Il tourne aussi « Who Is It » de Michael Jackson, « Janie’s Got a Gun » d’Aerosmith et « Cradle of Love » de Billy Idol. En 1994, « Love Is Strong » des Rolling Stones lui vaut le Grammy Award du meilleur clip. Il considère cette période comme sa propre école de cinéma, où il apprend à travailler avec des moyens restreints et des délais serrés.
De « Alien 3 » à « Fight Club »
En 1990, la 20th Century Fox lui confie « Alien 3 », son premier long métrage. Le tournage se heurte vite aux interventions du studio et aux révisions du scénario. À sa sortie, le film recueille des critiques mitigées, même s’il obtient une nomination à l’Oscar des meilleurs effets visuels et rapporte 159 millions de dollars dans le monde. Fincher dira plus tard sa défiance envers ce projet.
Après cette expérience, il revient aux clips avant de lire le scénario original de « Seven », qu’il accepte de réaliser en conservant la fin d’Andrew Kevin Walker. Brad Pitt et Morgan Freeman y traquent un tueur en série interprété par Kevin Spacey, dans une intrigue liée aux sept péchés capitaux. Sorti en 1995, le film reçoit un accueil favorable et dépasse 320 millions de dollars de recettes mondiales.
En 1997, il tourne « The Game », écrit par John Brancato et Michael Ferris, avec Michael Douglas et Sean Penn. Le film suit un homme d’affaires pris dans un jeu de rôle qui envahit sa vie quotidienne. L’accueil critique reste favorable, mais le résultat commercial demeure limité. Fincher accepte ensuite « Fight Club » en août 1997, d’après le roman de Chuck Palahniuk. Brad Pitt, Edward Norton et Helena Bonham Carter occupent les rôles principaux. Le film sort en octobre 1999, échoue d’abord au box-office et divise la critique avant de gagner, plus tard, le statut de film culte.
« Panic Room », « Zodiac » et les films de la reconnaissance
En 2001, Fincher est producteur délégué de la première saison de « The Hire », une série de courts métrages pour BMW diffusée sur Internet. L’année suivante, il revient avec « Panic Room », écrit par David Koepp. Jodie Foster, Forest Whitaker, Kristen Stewart, Dwight Yoakam et Jared Leto y interprètent l’invasion d’une maison par trois intrus. Le film sort en 2002, est très bien accueilli et atteint 196,4 millions de dollars de recettes mondiales.
Après plusieurs projets avortés, « Zodiac » arrive en 2007. Inspiré des livres de Robert Graysmith sur l’affaire du tueur du Zodiaque, le film réunit Jake Gyllenhaal, Mark Ruffalo, Robert Downey Jr., Anthony Edwards et Brian Cox. C’est aussi son premier tournage en numérique, avec une caméra Thomson Viper FilmStream HD. Présenté en compétition officielle à Cannes, il reçoit des critiques positives et figure dans plus de 200 listes de fin d’année, tout en restant limité aux États-Unis au box-office.
La même année 2008, « L’Étrange Histoire de Benjamin Button » change d’échelle. L’adaptation de F. Scott Fitzgerald met Brad Pitt et Cate Blanchett au centre d’un récit où un homme naît vieux puis rajeunit. Le budget grimpe à 167 millions de dollars. Le film rapporte plus de 335 millions dans le monde et obtient 13 nominations aux Oscars, dont celle du meilleur réalisateur pour Fincher.
« The Social Network », puis Netflix
En 2010, Fincher revient avec « The Social Network », adapté par Aaron Sorkin du livre de Ben Mezrich sur la création de Facebook par Mark Zuckerberg et les contentieux qui l’entourent. Le film lui vaut le Golden Globe et le BAFTA de la meilleure réalisation, après 3 nominations aux Oscars du meilleur réalisateur. Il s’inscrit dans une suite de projets qui installent son nom dans les remises de prix autant que dans le débat critique.
Fincher travaille ensuite pour la télévision avec « House of Cards » en 2013, comme réalisateur et producteur délégué, puis avec « MINDHUNTER » en 2017 dans les mêmes fonctions. Il revient à l’animation avec « Love, Death & Robots » en 2019, à la réalisation et à la production déléguée. Ces séries prolongent un intérêt constant pour des formes où le contrôle du cadre et du rythme compte autant que le sujet.
En 2020, il signe « Mank ». Le film s’inscrit dans la continuité d’une œuvre déjà parcourue par les thrillers, le drame biographique et l’attention aux dispositifs de narration. Fincher reste associé à une manière de filmer qui préfère la précision des structures à l’effet d’annonce.
Filmographie sélective
- Alien 3 (1992), réalisateur
- Seven (1995), réalisateur
- The Game (1997), réalisateur
- Fight Club (1999), réalisateur
- Panic Room (2002), réalisateur
- Zodiac (2007), réalisateur
- L’Étrange Histoire de Benjamin Button (2008), réalisateur
- The Social Network (2010), réalisateur
- House of Cards (2013), réalisateur, producteur délégué
- Gone Girl (2014), réalisateur
- MINDHUNTER (2017), réalisateur, producteur délégué
- Love, Death & Robots (2019), réalisateur, producteur délégué
- Mank (2020), réalisateur
Films et séries réalisés par David Fincher
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Galerie photos de David Fincher
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Filmographie détaillée
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Récompenses et Nominations
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.



































































