Jun Tatara: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Jun Tatara en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
172
œuvres recensées
165 films · 7 séries
- Première année recensée
- 1950
- Dernière année recensée
- 1995
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1952, Jun Tatara apparaît dans Les Enfants d'Hiroshima de Kaneto Shindō, tandis que Pas de consultations aujourd'hui, de Minoru Shibuya, le place la même année dans un autre cinéma japonais d'après-guerre. Né à Ishinomaki le 4 août 1917 et mort à Tokyo le 30 septembre 2006, l’acteur, connu aussi sous le nom 夛々良純, traverse plus de 115 films entre 1952 et 2003.
Les premières années à l’écran
1952 concentre plusieurs apparitions d’emblée diverses. Jun Tatara joue aussi dans Ceux d'aujourd'hui, encore sous la direction de Minoru Shibuya, puis dans Un amour pur de Carmen de Keisuke Kinoshita. L’année suivante, il est au générique de Haru no koteki, avant de revenir en 1954 avec Une auberge à Osaka de Heinosuke Gosho. Le même millésime le retrouve dans Les Sept Samouraïs d’Akira Kurosawa, titre qui reste l’un des repères les plus cités de sa filmographie.
Cette période installe une présence régulière dans des productions de premier plan du cinéma japonais. En 1955, il figure dans Journal d'un policier de Seiji Hisamatsu. L’année 1956 le voit chez Kenji Mizoguchi avec La Rue de la honte, chez Masaki Kobayashi avec Je t'achèterai, chez Satsuo Yamamoto avec Récit du tumulte d'un typhon et chez Tatsuo Ōsone avec Tsuruhachi Tsurujirō. La cadence reste soutenue sans qu’un seul type de rôle ne vienne enfermer son jeu.
Auprès des grands réalisateurs japonais
1957 l’amène dans Pays de neige de Shirō Toyoda puis dans Le Corbeau jaune de Heinosuke Gosho. L’année suivante, Jun Tatara apparaît dans L'Homme au pousse-pousse de Hiroshi Inagaki et dans Le Guet-apens de Yoshitarō Nomura. Ces titres le placent au sein d’un cinéma où les grands noms se succèdent et où sa présence circule d’un univers à l’autre sans rupture visible.
En 1959, il tourne dans La Condition de l'homme de Masaki Kobayashi et dans Kiku et Isamu. Deux ans plus tard, il revient chez le même cinéaste avec La Condition de l’homme II, où il tient le rôle de Hino Jun'i. 1960 le retrouve dans Quand une femme monte l'escalier de Mikio Naruse, où il interprète Goldfish. L’année 1962 l’associe encore à Naruse avec Chronique de mon vagabondage.
Les années 1960, entre drames et récits d’époque
1963 l’emmène dans Hana no Shōgai, où il joue Onoe Kotaro. L’année suivante, il apparaît dans Trois Samouraïs hors-la-loi de Hideo Gosha, sous le nom de Yasugorô. En 1965, Jun Tatara prend part à Chasseur d'espions de Jun Fukuda. Ces choix dessinent une circulation constante entre drame, chronique sociale et film de genre, sans que la suite des crédits ne se laisse réduire à une spécialisation unique.
Au début des années 1970, il reste présent dans des œuvres qui continuent de le mobiliser. 繭子ひとり, en 1971, lui confie le rôle de 久作. Le film arrive après une décennie où sa présence s’est maintenue dans de nombreux longs métrages japonais, avec une fréquence qui témoigne d’une activité suivie sur plusieurs générations de cinéastes. Cette continuité se lit aussi dans la durée même de sa présence à l’écran, prolongée jusqu’en 2003.
Une reconnaissance en 1957
En 1957, Jun Tatara reçoit le prix Blue Ribbon du meilleur acteur dans un second rôle pour ses prestations dans Tsuruhachi Tsurujirō, Je t'achèterai et Récit du tumulte d'un typhon. Le prix vient couronner une période où son nom circule dans plusieurs productions importantes de l’année précédente et de l’année suivante, sans isoler une seule composition au détriment des autres.
Cette distinction situe son travail dans un paysage critique japonais attentif aux seconds rôles capables de soutenir des films entiers. Jun Tatara ne s’y réduit pas à une fonction d’appoint. Il traverse les œuvres de Kinoshita, Mizoguchi, Kobayashi, Naruse, Gosho, Kurosawa ou Inagaki avec une régularité qui fait de lui un visage récurrent du cinéma japonais d’après-guerre, puis des décennies suivantes.
Filmographie choisie
- 1952: Pas de consultations aujourd'hui de Minoru Shibuya
- 1952: Les Enfants d'Hiroshima de Kaneto Shindō
- 1952: Un amour pur de Carmen de Keisuke Kinoshita
- 1954: Les Sept Samouraïs d’Akira Kurosawa
- 1954: Une auberge à Osaka de Heinosuke Gosho
- 1956: La Rue de la honte de Kenji Mizoguchi
- 1956: Je t'achèterai de Masaki Kobayashi
- 1956: Récit du tumulte d'un typhon de Satsuo Yamamoto
- 1956: Tsuruhachi Tsurujirō de Tatsuo Ōsone
- 1959: La Condition de l'homme de Masaki Kobayashi
- 1960: Quand une femme monte l'escalier de Mikio Naruse
- 1963: Hana no Shōgai
- 1964: Trois Samouraïs hors-la-loi de Hideo Gosha
- 1965: Chasseur d'espions de Jun Fukuda
- 1971: 繭子ひとり
- 1989: Shintaro Katsu's Zatoichi
En 1989, Jun Tatara apparaît encore dans Shintaro Katsu's Zatoichi. La date montre une présence qui dépasse largement les années d’après-guerre et les grands classiques des années 1950 et 1960. Son activité se prolonge jusqu’en 2003, avant sa mort en 2006, à l’âge de 89 ans. Le cinéma japonais garde de lui une suite de rôles secondaires et de présences nettes, dispersées sur plus d’un demi-siècle.
Films et séries avec Jun Tatara
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Galerie photos de Jun Tatara
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