Jeannie Epper: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Jeannie Epper en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
150
œuvres recensées
141 films · 9 séries
- Première année recensée
- 1951
- Dernière année recensée
- 2018
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1968, Jeannie Epper figure parmi les membres fondatrices de la Stuntwomen’s Association of Motion Pictures. La même année, cette cascadeuse américaine, née le 27 janvier 1941 à Simi Valley, prend place dans un métier où les noms passent souvent après les gestes.
Jeannie Epper et l’ombre des cascades américaines
Jean Luann Epper grandit dans une famille de cascadeurs. Son père, John Epper, a doublé Errol Flynn, Henry Fonda et Gary Cooper, et plusieurs membres de la famille ont suivi la même voie. Le métier s’inscrit donc très tôt dans son horizon, avant même que son nom ne circule sur les plateaux.
Elle compte parmi les premières à doubler des enfants acteurs à Hollywood. Cette place lui donne un rôle concret dans un secteur où le travail invisible structure l’image des productions. L’année 1968 marque aussi une autre étape, avec la fondation de la Stuntwomen’s Association of Motion Pictures, dont elle est membre fondatrice.
Son nom apparaît ensuite dans les réseaux professionnels de la discipline. Elle est membre honoraire de l’association masculine équivalente, reconnaissance rare dans un milieu longtemps fermé aux femmes. Cette position dit sa place dans l’histoire des cascades aux États-Unis, sans passer par les artifices habituels de la vedette.
« Wonder Woman », « Drôles de dames » et la télévision des années 1970
En 1975, elle intervient sur « Wonder Woman » comme stunt double de Lynda Carter. La série devient l’un des repères de son activité à l’écran, au moment où les productions télévisées américaines recourent de plus en plus à des équipes spécialisées pour les scènes physiques.
Quelques mois plus tard, en 1976, elle travaille sur « Drôles de dames » dans le même registre. Les deux titres dessinent un espace de travail où la cascade féminine prend forme dans des œuvres très visibles, mais sans que le visage de l’interprète apparaisse forcément. Son intervention s’inscrit dans cette économie du remplacement précis, minuté, souvent imperceptible pour le public.
Le doublage de Lynda Carter dans « Wonder Woman » reste l’un de ses apports les plus souvent rappelés. La série accompagne durablement sa réputation professionnelle, parce qu’elle condense une partie de ce que ce métier exige: précision du geste, maîtrise du risque et adaptation à des séquences d’action conçues pour la caméra.
Des films de studio aux productions d’action
En 1982, elle travaille sur « Blade Runner ». Le titre la place dans un cinéma de studio au dessin formel très strict, où les scènes physiques s’insèrent dans des mondes fabriqués avec précision. Plusieurs années plus tard, elle participe à « Total Recall » en 1990, puis à « Le Fugitif » en 1993.
La décennie suivante la voit revenir sur des films comme « Les Ailes de l’enfer » en 1997, « Blade » en 1998 et « Princesse malgré elle » en 2001. Elle figure aussi au générique d’« Arrête-moi si tu peux » en 2002. Ces titres appartiennent à des registres différents, mais ils gardent un point commun: la place centrale des séquences d’action ou des interventions physiques dans leur dispositif.
Elle apparaît également dans « Kill Bill: Volume 2 » en 2004, sous le nom de Mrs. Harmony, puis dans « Kill Bill: The Whole Bloody Affair » en 2011 avec le même rôle. La mention de ce personnage la fait passer de la cascade à l’écran, sans rompre avec un imaginaire de combat et de coordination corporelle qui traverse sa présence dans ces œuvres.
Récompenses, honneurs et fin de vie
En 1985, elle reçoit l’Annual Stuntman Awards pour la cascade la plus spectaculaire dans un long métrage, grâce à « À la poursuite du diamant vert ». Le prix récompense un geste précis plutôt qu’une accumulation de titres, ce qui convient à une profession fondée sur l’exécution plus que sur l’exposition.
En 2007, les Taurus World Stunt Awards lui attribuent un prix pour l’ensemble de sa carrière. Cette distinction vient après des décennies de travail sur des films et des séries qui vont de « La Grande Vallée » à « Flight », en passant par « Les Ailes de l’enfer », « Blade » ou « Le Livre d’Eli ». Elle s’inscrit dans la mémoire d’un milieu qui reconnaît rarement ses artisans au même moment que le public les découvre.
Jeannie Epper meurt le 5 mai 2024 à Simi Valley, à l’âge de 83 ans. Sa date de décès ferme une existence liée à un métier de l’ombre, tenu des décennies durant dans les séries, les studios et les grandes machines hollywoodiennes.
Repères filmographiques
- 1965: La Grande Vallée — stunt double
- 1975: Wonder Woman — stunt double
- 1976: Drôles de dames — stunt double
- 1982: Blade Runner — stunts
- 1990: Total Recall — stunts
- 1993: Le Fugitif — stunts
- 1997: Les Ailes de l'enfer — stunts
- 1998: Blade — stunts
- 2001: Princesse malgré elle — stunts
- 2002: Arrête-moi si tu peux — stunts
- 2004: Kill Bill: Volume 2 — Mrs. Harmony
- 2011: Kill Bill: The Whole Bloody Affair — Mrs. Harmony
Filmographie de Jeannie Epper
Découvrez les principales œuvres et contributions de cette personnalité.
Galerie photos de Jeannie Epper
2 photos affichées.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.








































