黛敏郎: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de 黛敏郎 en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
154
œuvres recensées
154 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1950
- Dernière année recensée
- 1995
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1953, Toshiro Mayuzumi signe la musique de « Aijin », tandis que son nom circule déjà dans plusieurs registres de la création japonaise. Né le 20 février 1929 à Yokohama, il se forme à l’École de musique de Tokyo avant de gagner Paris, où il entre au Conservatoire. Le compositeur japonais meurt le 10 avril 1997, à 68 ans.
Tokyo, Paris, puis le retour aux formes japonaises
L’après-guerre ouvre chez lui une séquence décisive. Il rejoint l’université des arts de Tokyo, puis part pour l’Europe et le Conservatoire de Paris. Son attirance première va vers l’avant-garde occidentale. La suite de son travail le ramène vers la musique traditionnelle japonaise et vers le bouddhisme, dans un mouvement que traverse aussi une réflexion sur l’occidentalisation du Japon.
Cette tension apparaît tôt dans ses œuvres de concert. « Symphonic Mood » date de 1950, « Sphenogrammes » de 1951, puis viennent « Bacchanale - Kyoen » en 1953 et « Ectoplasme » en 1954. La même période voit paraître « X, Y, Z » en 1955 et « Pieces for Prepared Piano and Strings » en 1956, pièce écrite pour piano préparé et cordes.
En 1958, « Nehan kokyokyoku - "Nirvana Symphony" » place au centre une cantate bouddhiste pour six solistes, chœur et grand orchestre. Peu après, « Mandala Symphony » s’étend sur 1959 et 1960, tandis que « Concertino for Xylophone and Orchestra » et « Music with Sculpture » prennent place dans les années suivantes. La décennie suivante prolonge ce versant avec « The Kabuki » en 1984, « Perpetuum Mobile » en 1989, puis « The World Prayers » en 1991 et « Rhapsodie pour le XXI e siècle » en 1992.
Les films de 1953 à 1960
Le cinéma fait entrer son nom dans une autre cadence. « Aijin » en 1953 est suivi de « 母の初恋 » et « Niwatori wa futatabi naku » en 1954. En 1957, il compose pour « Yûwaku », puis vient « Hibi no haishin » en 1958, crédité pour la musique et la musique originale.
L’année 1959 aligne deux partitions, « Morte à Fera » et « Rendez-vous secret ». En 1960, « いろはにほへと » poursuit cette série. Mayuzumi ne traite pas ces films comme des parenthèses: sa musique accompagne plusieurs longs métrages japonais d’une période où il alterne partitions de salle de concert et travaux pour l’écran.
Les années 1960 voient aussi apparaître « Tokyo Olympiades » en 1965. Le projet s’inscrit dans une période où il écrit régulièrement pour le cinéma, sans abandonner les formes symphoniques. « Safari 5000 » en 1969 clôt cette série de crédits vérifiés pour l’écran.
John Huston, Ozu et les grandes partitions
En 1966, « The Bible » lui vaut une nouvelle collaboration avec John Huston. L’année précédente, « Tokyo Olympiades » le place déjà dans une production d’ampleur liée à l’événement sportif. L’ensemble de ces travaux dessine un compositeur sollicité hors du seul cadre japonais, sur des films de formats et d’origines variés.
Le lien avec Ozu existe aussi, avec « Bonjour » mentionné parmi ses musiques de film. La présence de ces noms, Huston et Ozu, donne une idée précise des territoires qu’il traverse. Son écriture se déploie entre partitions de studio, fresques historiques et projets plus associés au répertoire international.
Sa musique de film est décrite comme abondante, avec une centaine d’œuvres environ. Le chiffre indique moins une routine qu’une continuité de travail sur plusieurs décennies. Dans cette masse, les titres vérifiés révèlent une constance autour de « La Bible », « Tokyo Olympiades » et « Safari 5000 », trois jalons éloignés dans le temps et liés à des contextes très différents.
Opéra, ballet et écriture musicale
Mayuzumi ne limite pas son activité aux partitions de film. Il compose un opéra, « Kinkakuji («L'incendie du temple») », achevé en 1976 et créé à Berlin, à la Deutsche Oper Berlin, le 23 juin de la même année. Le livret est signé par le compositeur et Claus H. Henneberg d’après Yukio Mishima.
En 1996, « Kojiki («Les jours des dieux») » est achevé puis créé le 24 mai à Linz, au Staatstheater. Entre ces deux opéras, il écrit aussi « Bugaku », musique de danse pour la cour, achevée en 1962. « The Kabuki » revient plus tard, en 1986, sous forme de suite de ballet pour orchestre, joruri, shamisen, shakuhachi et chant.
Plusieurs pièces prolongent ce travail sur les formes concertantes. « Concerto » pour percussion et orchestre d’harmonie date de 1965, « Texture » de 1962, « Fireworks » de 1963, « The Ritual Overture » de 1964 et « Prélude » pour quatuor à cordes de la même année. Le piano, instrument qu’il pratique, reste au centre d’un langage qui passe du concert au théâtre musical sans verrouillage de format.
Récompenses et place publique
En 1971, il reçoit le Prix Kan-Kikuchi. Quinze ans plus tard, en 1986, vient la Médaille au ruban pourpre. Le Prix Otaka figure aussi parmi ses distinctions. Ces récompenses accompagnent une activité qui ne se laisse pas enfermer dans une seule spécialité.
Mayuzumi occupe plusieurs fonctions au sein de la vie musicale japonaise. Il est compositeur, professeur de musique, compositeur de musique de film, musicologue, chorégraphe, chef d’orchestre et pianiste. Il appartient aussi à plusieurs organisations, dont la Japan Society for Contemporary Music, la Société japonaise des droits des auteurs, des compositeurs et des éditeurs et le Nihon Sakkyokuka Kyōgikai.
Son nom en japonais, 黛敏郎, circule avec plusieurs translittérations, de Mayuzumi Toshirō à Mayuzumi Toshiro. La diversité des formes ne change rien à la cohérence du corpus: musique symphonique, opéra, ballet et cinéma composent une même présence dans la création japonaise du second demi-siècle.
Filmographie de 黛敏郎
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