Sadako Sawamura: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Sadako Sawamura en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
293
œuvres recensées
288 films · 5 séries
- Première année recensée
- 1936
- Dernière année recensée
- 1985
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1952, La Mère de Mikio Naruse place Sadako Sawamura dans un cinéma japonais déjà en pleine maturité. Elle y prête ses traits à O-Sei, au moment où son nom circule depuis longtemps dans les génériques du pays. Née à Tokyo le 11 novembre 1908, morte le 16 août 1996, elle traverse plus de quatre décennies d’activité à l’écran.
Tokyo, les premiers rôles et l’entrée chez les grands cinéastes
En 1934, Sadako Sawamura apparaît dans Ushio de Shigeyoshi Suzuki, puis dans Geisha sandaiki de Toshio Ōtani et Totsugu hi de Masahisa Sunohara. Ces trois titres posent d’emblée un rythme de travail soutenu et la font entrer dans une production japonaise où les studios se succèdent à vive allure. Sa présence s’étend vite à des films de Kunio Watanabe, avec Shōshūrei et Uramachi no kokyogaku en 1935.
La décennie suivante la voit chez Yasujirō Shimazu, Tadashi Imai ou Mikio Naruse. En 1941, Cheval la réunit avec Kajirō Yamamoto et Akira Kurosawa, avant Ma mère ne mourra jamais de Naruse en 1942. Le film Le Chant de la victoire, tourné en 1945 sous la direction de Masahiro Makino, Kenji Mizoguchi, Hiroshi Shimizu et Tomotaka Tasaka, confirme sa fréquentation de cinéastes parmi les plus actifs de l’époque.
Dans ces années, elle travaille déjà avec des noms qui compteront dans l’histoire du cinéma japonais. Le registre change d’un tournage à l’autre, mais la continuité reste nette dans les dates et les collaborateurs. Cette circulation entre plusieurs ateliers de création l’installe dans le paysage des studios dès l’entre-deux-guerres.
Naruse, Mizoguchi, Ozu: une présence au cœur du cinéma japonais
En 1949, Flamme de mon amour de Kenji Mizoguchi et Le Tambour brisé de Keisuke Kinoshita marquent une nouvelle étape dans sa présence au cinéma. L’année suivante, Mikio Naruse la dirige dans La Danseuse, puis Kon Ichikawa lui confie un rôle dans La Marche nuptiale en 1951. La collaboration avec plusieurs grands réalisateurs se prolonge en 1952 avec La Vie d'O'Haru femme galante de Mizoguchi, où elle joue Owasa, puis avec La Mère de Naruse, où elle est O-Sei.
L’année 1953 la place dans Lettre d'amour de Kinuyo Tanaka, Le Profil de la ville de Hiroshi Shimizu et Les Amants de Kon Ichikawa. En 1954, elle apparaît dans Derniers Chrysanthèmes de Naruse, où elle joue Nobu, puis dans L'Ange du samedi de Kajirō Yamamoto. Le mouvement se poursuit avec Journal d'un policier de Seiji Hisamatsu et La Rue de la honte de Mizoguchi en 1956, où elle interprète Tatsuko Taya.
La fin des années 1950 fait apparaître d’autres points d’appui. Une femme indomptable de Naruse, en 1957, puis Anzukko du même cinéaste en 1958, s’ajoutent à Bonjour de Yasujirō Ozu en 1959, où elle est Kayoko Fukui. Cette association à Ozu, Naruse, Mizoguchi et Ichikawa dessine une présence régulière dans le cinéma de studio japonais, sans rupture visible dans les dates ni dans la variété des metteurs en scène.
Les années 1960 et le maintien d’une présence continue
En 1960, Quand une femme monte l'escalier de Mikio Naruse lui confie le rôle de Toshiko, tandis que La Princesse errante de Kinuyo Tanaka la retrouve la même année dans le rôle de Kazuko Sugawara. À cette époque, elle figure aussi dans Chûshingura en 1962, puis dans Le détroit de la faim de 1965, où elle joue la femme de Motojima. Ces titres prolongent une présence déjà bien installée dans le paysage du cinéma japonais du milieu du siècle.
Le début de la décennie montre encore son inscription dans des productions variées. 河口, en 1961, s’ajoute à cette liste, tandis que Chûshingura confirme qu’elle reste présente dans les grandes fresques historiques autant que dans les récits contemporains. La répétition des metteurs en scène connus ne produit pas une ligne droite, mais une série de retrouvailles qui jalonnent plusieurs années.
Sa filmographie validée dépasse largement ces quelques titres, avec plus de 250 films entre 1934 et 1975. Une telle continuité dit moins une progression spectaculaire qu’une activité soutenue, régulièrement relayée par les studios japonais. Les œuvres citées suffisent à montrer sa place auprès de cinéastes comme Naruse, Mizoguchi, Ozu, Ichikawa, Tanaka ou Imai, sans qu’il soit nécessaire d’ajouter autre chose.
Écriture, mémoire et dernière apparition connue
En 1978, おていちゃん porte aussi sa signature comme writer. Cette mention la fait passer du seul jeu à l’écriture, sans rompre avec le monde du cinéma et de la télévision japonaise qu’elle fréquente depuis les années 1930. Le titre arrive tard dans sa chronologie connue, après une longue série d’apparitions devant la caméra.
L’autobiographie My Asakusa, traduite en anglais, rattache son nom au quartier de sa naissance, Asakusa, dans l’arrondissement de Taito à Tokyo. Cette résonance avec le lieu d’origine donne un autre point d’appui à une figure déjà liée à l’histoire du cinéma japonais du XXe siècle. Le lien entre mémoire écrite et activité filmique complète un ensemble où l’on croise des cinéastes majeurs, des rôles de second plan très identifiables et une très longue présence à l’écran.
Sadako Sawamura meurt le 16 août 1996. Son nom demeure attaché à La Vie d'O'Haru femme galante, La Mère, Derniers Chrysanthèmes, La Rue de la honte et Bonjour, œuvres qui balisent une présence durable dans le cinéma japonais d’après-guerre et ses prolongements.
Films et séries avec Sadako Sawamura
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Galerie photos de Sadako Sawamura
1 photo affichée.
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