Raymond Burr: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Raymond Burr en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
153
œuvres recensées
128 films · 25 séries
- Première année recensée
- 1946
- Dernière année recensée
- 1993
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1954, Alfred Hitchcock le choisit pour « Fenêtre sur cour ». Raymond Burr y apparaît sous les traits de Lars Thorwald, personnage qui fixe durablement son visage dans la mémoire du cinéma américain. Le film compte alors parmi ses rôles les plus commentés, avant que la télévision ne prenne le relais.
Des débuts canadiens à la Californie
Le 21 mai 1917, Raymond Burr naît à New Westminster, en Colombie-Britannique. Sa famille quitte ensuite le Canada pour la Californie, où sa mère l’emmène après le divorce de ses parents, survenu alors qu’il a 5 ans. Il grandit dans un cadre marqué par les contraintes matérielles de la Grande Dépression.
Envoyé à l’académie militaire de San Rafael, il la quitte à 13 ans pour aider les siens. Sa grande taille lui ouvre des emplois réservés aux adultes, puis le conduit vers le chant de cabaret. À 19 ans, il rencontre le réalisateur Anatole Litvak, qui lui permet de travailler durant l’été dans le milieu du théâtre.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il sert dans l’US Navy. Blessé deux ans plus tard, il rentre chez lui et obtient de petits rôles à la radio puis au cinéma. Son nom circule alors dans des productions très diverses, où il interprète des policiers, des gangsters, des procureurs ou des hommes de main.
Le visage du suspect chez Hitchcock
En 1954, « Fenêtre sur cour » lui donne un statut nouveau. Hitchcock l’emploie dans le rôle de Lars Thorwald, suspect observé depuis l’immeuble d’en face. Le personnage domine le film par sa présence muette et ses gestes lourds, sans quitter la zone de tension du récit.
Avant ce tournant, il avait déjà beaucoup travaillé au cinéma. On le voit dans « Sans réserve » en 1946, « San Quentin » la même année, puis dans « Desperate », « Marché de brutes », « Les Aventures de don Juan » et « Une place au soleil ». Viennent ensuite « Fini de rire », « Bride of the Gorilla », « La Femme au gardénia », « Tarzan et la Diablesse » ou « Fort Alger ».
Sa filmographie des années 1940 et du début des années 1950 passe par Mervyn LeRoy, Anthony Mann, Douglas Sirk, George Stevens, Fritz Lang et William Castle. Dans « Godzilla », son rôle de journaliste-enquêteur correspond à des scènes additionnelles destinées au nouveau montage américain du film. Cette présence tardive ajoute un détour inattendu à son passage sur les plateaux.
Perry Mason, puis l’homme de fer
En 1955, il passe une audition pour Hamilton Burger, le district attorney des romans d’Erle Stanley Gardner. Gardner le reconnaît aussitôt comme l’interprète de Perry Mason, et la série lancée en 1957 lui donne une place durable à la télévision. Il y reste associé pendant plusieurs saisons, puis reprend le personnage dans une série de téléfilms entre 1985 et 1993.
Le rôle devient sa signature télévisuelle la plus tenace. Raymond Burr y compose un avocat qui transforme le feuilleton judiciaire en rendez-vous régulier pour le public américain. Sa présence dans « Perry Mason » déborde d’ailleurs sur une seconde vie du personnage, bien après l’arrêt de la série originelle.
En 1967, il retrouve la télévision avec « L’Homme de fer ». Il y joue Robert Ironside pendant 8 ans, puis reprend ce rôle dans un ultime téléfilm, « Le Retour de l’homme de fer », en 1993. Il participe aussi à « Kingston: Confidential » en 1977, dans la peau de R. B. Kingston, magnat de la presse, pour une série courte de 15 épisodes.
Téléfilms, apparitions et retour au personnage
La décennie suivante prolonge ce lien avec la fiction télévisée. Il apparaît dans « Colorado » en 1978, mini-série où il tient le rôle de James Clark. En parallèle, il passe par des émissions comme « The Osmonds », « The Captain and Tennille », « The Sonny and Cher Show » ou « The Misadventures of Sheriff Lobo ».
En 1982, il figure aussi dans « Y a-t-il enfin un pilote dans l’avion ? » sous les traits du juge D.C. Simonton. Ces apparitions dessinent un acteur capable de revenir vers des formats courts, des passages invités et des reprises de personnages connus. La télévision lui offre un terrain stable, presque familier, sans l’éloigner du cinéma où son nom reste lié à Hitchcock.
Son dernier grand retour passe par « Perry Mason » de nouveau, dans les téléfilms tournés entre 1985 et 1993. Il reprend là un personnage déjà installé dans l’histoire du médium, avec une continuité rare sur près de 4 décennies. Raymond Burr meurt le 12 septembre 1993 à Sonoma, en Californie.
Œuvres citées et rôles connus
- « Fenêtre sur cour » (1954) de Alfred Hitchcock, Lars Thorwald
- « Perry Mason » (1957), Perry Mason
- « L’Homme de fer » (1967), Robert Ironside
- « Colorado » (1978), James Clark
- « Kingstons: Confidential » (1977), R. B. Kingston
- « Le Retour de l’homme de fer » (1993), Robert Ironside
- « Y a-t-il enfin un pilote dans l’avion ? » (1982), Judge D.C. Simonton
- « Mr. & Mrs. North » (1952), Charles
- « Opération Vol » (1968), SIA Bureau Chief
Films et séries avec Raymond Burr
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