Marthe Keller: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Marthe Keller en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
124
œuvres recensées
112 films · 12 séries
- Première année recensée
- 1964
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Marthe Keller naît le 28 janvier 1945 à Bâle, en Suisse, et se forme d’abord à la danse avant de s’orienter vers le théâtre après un accident qui met fin à ses ambitions de ballerine, ce qui la conduit à intégrer des écoles d’art dramatique en Allemagne de l’Ouest (Source : IMDb, consulté 2024). Elle commence sa carrière professionnelle sur les scènes berlinoises, notamment au Schiller Theater, où elle s’aguerrit au répertoire contemporain et classique dans les années 1960 (Source : IMDb, consulté 2024). Parallèlement à ce travail de plateau, elle fait ses premiers pas à l’écran à la télévision germanophone, avant d’apparaître dans le téléfilm « Der trojanische Krieg findet nicht statt » en 1964, où elle tient le rôle de La Paix (Source : AlloCiné, 2023). Dès la fin des années 1960, elle commence à tourner en France, ce qui marque le début d’une circulation régulière entre productions allemandes et francophones (Source : Wikipédia FR, 2004). Cette première phase de carrière installe son profil d’actrice européenne capable de travailler en plusieurs langues, qualité qui pèsera dans ses engagements ultérieurs au cinéma international (Source : Wikipédia EN, 2007).
Premiers rôles au cinéma européen
À la fin des années 1960, Marthe Keller accède à une visibilité accrue dans le cinéma français avec « Le Diable par la queue » de Philippe de Broca, sorti en 1969, où elle interprète le personnage d’Amélie dans une comédie chorale portée par Yves Montand et Madeleine Renaud (Source : AlloCiné, 2023). Elle enchaîne en 1970 avec « Les Caprices de Marie » de Philippe de Broca, dans le rôle de Marie Églantine Panneton, confirmant une collaboration récurrente avec le cinéaste (Source : AlloCiné, 2023). En 1971, elle apparaît notamment dans « La Vieille fille » de Jean-Pierre Blanc, où elle incarne Vika aux côtés d’Annie Girardot et Philippe Noiret, film emblématique d’un certain cinéma français de l’époque (Source : AlloCiné, 2023). La même période la voit également active à la télévision française, avec des participations à la série « Arsène Lupin » en 1971 et 1973, où elle joue Natacha, ainsi que dans « La Demoiselle d’Avignon » en 1972, dans le rôle de Koba Lye-Lye, princesse de Kurlande (Source : AlloCiné, 2023). En 1974, elle tient plusieurs âges d’un même personnage dans « Toute une vie » de Claude Lelouch, interprétant Sarah, sa mère et sa grand-mère, ce qui met en avant sa capacité à traverser des registres temporels et psychologiques dans un même récit (Source : AlloCiné, 2023).
Percée internationale et années 1970
Le milieu des années 1970 marque un tournant avec l’accès de Marthe Keller au cinéma anglo-saxon, en particulier grâce à « Marathon Man » de John Schlesinger, sorti en 1976, où elle interprète Elsa aux côtés de Dustin Hoffman et Laurence Olivier (Source : Wikipédia FR, 2004). Ce rôle lui vaut une nomination au Golden Globe de la meilleure actrice dans un second rôle en 1977, ce qui la place clairement sur la carte du cinéma international (Source : Golden Globes, 1977). La même année 1976, elle tourne « Le Guêpier » de Jean-Paul Sassy, confirmant un va-et-vient entre productions françaises et américaines (Source : AlloCiné, 2023). En 1977, elle tient l’un des rôles centraux du thriller « Black Sunday » de John Frankenheimer, où elle incarne Dahlia Iyad, personnage associé à un projet d’attentat durant le Super Bowl, dans un film inscrit dans le contexte politique de l’époque (Source : Wikipédia EN, 2007). Cette même période la voit également partager l’affiche avec Al Pacino dans « Bobby Deerfield » de Sydney Pollack, sorti en 1977, où elle interprète Lilian Morelli, contribuant à asseoir sa présence dans le cinéma américain d’auteur et de studios (Source : Wikipédia EN, 2007). En 1978, elle joue le double rôle de Fedora et Antonia Sobryanski dans « Fedora » de Billy Wilder, film qui prolonge sa trajectoire dans le cinéma anglo-européen de prestige (Source : Wikipédia FR, 2004).
Travaux au théâtre et à l’opéra
En parallèle de sa carrière à l’écran, Marthe Keller développe une activité soutenue au théâtre, notamment dans le monde germanophone et sur les scènes internationales (Source : Wikipédia EN, 2007). En 2001, elle apparaît à Broadway dans une adaptation de la pièce « Judgment at Nuremberg » d’Abby Mann, mise en scène par John Tillinger, où elle reprend le rôle de Mrs. Bertholt, tenu au cinéma par Marlene Dietrich en 1961 (Source : Wikipédia EN, 2007). Cette prestation lui vaut une nomination au Tony Award de la meilleure actrice dans un second rôle, soulignant la reconnaissance de son travail sur la scène new-yorkaise (Source : Wikipédia EN, 2007). À partir de la fin des années 1990, elle se tourne également vers la mise en scène d’opéra, signant en 1999 une production des « Dialogues des Carmélites » de Francis Poulenc pour l’Opéra national du Rhin, reprise ensuite à Londres en version semi-scénique (Source : Wikipédia FR, 2004). Elle met également en scène « Lucia di Lammermoor » pour la Washington National Opera puis pour le Los Angeles Opera, ce qui confirme son positionnement dans le champ de l’art lyrique au-delà de son statut d’interprète (Source : Wikipédia EN, 2007). Cette double activité, à la fois comédienne et metteuse en scène, inscrit son parcours dans une continuité entre théâtre parlé, opéra et cinéma (Source : Wikipédia FR, 2004).
Retour au cinéma européen et collaborations contemporaines
À partir des années 1980 et 1990, Marthe Keller apparaît de plus en plus dans des productions européennes, notamment en France, en Allemagne et en Suisse (Source : Wikipédia FR, 2004). Elle joue par exemple dans « Les Yeux noirs » de Nikita Mikhalkov en 1987, aux côtés de Marcello Mastroianni, puis dans « Rouge Baiser » de Véra Belmont en 1985, où elle interprète Bronka, inscrivant son travail dans des récits marqués par l’histoire politique européenne (Source : Wikipédia FR, 2004). En 1998, elle tient le rôle de Madame Thorpe dans « L’École de la chair » de Benoît Jacquot, adaptation de Yukio Mishima avec Isabelle Huppert (Source : Wikipédia FR, 2004). Elle participe ensuite à « Le Derrière » de Valérie Lemercier, sorti en 1999, où elle joue Christina, dans une comédie qui joue avec les codes de la célébrité (Source : Wikipédia FR, 2004). Au tournant des années 2000, elle tourne « Time of the Wolf » (« L’Enfant et le Loup ») de Rod Pridy, où elle incarne Rebecca McGregor, confirmant sa présence régulière dans des productions internationales de taille moyenne (Source : Wikipédia FR, 2004). Son activité se poursuit avec « Amnesia » de Barbet Schroeder en 2015, où elle incarne Martha Sagell, film en langue allemande tourné à Ibiza, qui interroge la mémoire de la Seconde Guerre mondiale et les relations entre générations (Source : Wikipédia FR, 2004).
Rôles récents au cinéma et à la télévision
Dans les années 2000 et 2010, Marthe Keller multiplie les rôles dans des films d’auteur francophones et internationaux tout en apparaissant régulièrement à la télévision (Source : AlloCiné, 2023). Elle joue notamment dans « Au-delà » (« Hereafter ») de Clint Eastwood, sorti en 2010, où elle incarne le docteur Rousseau dans le segment français du film (Source : Wikipédia FR, 2004). En 2011, elle interprète Rosa dans « Les Géants » de Bouli Lanners, puis Hannah Kaufmann dans « Mein bester Feind » de Wolfgang Murnberger, témoignant d’une continuité de sa présence dans le cinéma européen (Source : Wikipédia FR, 2004). Elle tient également le rôle de Mina dans « Au galop » de Louis-Do de Lencquesaing en 2012, puis celui de Laura Bernheim dans « La Marque des anges » de Sylvain White en 2013 (Source : Wikipédia FR, 2004). Elle apparaît ensuite dans « L’Économie du couple » de Joachim Lafosse en 2016, où elle interprète Christine, dite Babou, aux côtés de Bérénice Bejo et Cédric Kahn (Source : Wikipédia FR, 2004). Plus récemment, elle figure dans « Petite sœur » (« Schwesterlein ») en 2020, où elle joue Kathy, ainsi que dans « Tout le monde aime Jeanne » de Céline Devaux en 2022, où elle tient le rôle de Claudia, mère de Jeanne (Source : AlloCiné, 2023). En 2023, elle prête sa voix au personnage de Beryl dans le film d’animation de science-fiction « Mars Express » et interprète Betty Maxwell dans le film « Une vie » (« One Life »), confirmant sa présence dans des productions contemporaines variées, du cinéma d’animation au drame historique (Source : AlloCiné, 2023).
Travaux télévisuels et séries
Marthe Keller occupe régulièrement le terrain télévisuel dès les années 1970, en France comme à l’international (Source : AlloCiné, 2023). Elle se fait remarquer dans la série « La Demoiselle d’Avignon » en 1972, où elle incarne la princesse Koba Lye-Lye, dans une fiction qui marque durablement le paysage télévisuel français (Source : AlloCiné, 2023). Elle participe également à deux saisons de « Arsène Lupin » en 1971 et 1973 dans le rôle de Natacha, contribuant à familiariser le public à son visage au-delà du cinéma de salle (Source : AlloCiné, 2023). Plus tard, elle apparaît dans « Les Années infernales » en 1989 puis dans de nombreux téléfilms et mini-séries, dont « La Prophétie d’Avignon », « Le Sanglot des anges » et « La Nourrice » dans les années 2000, où elle interprète des rôles de femmes d’autorité ou de figures familiales (Source : AlloCiné, 2023). En 2007, elle tient le rôle de Maria dans le téléfilm « Le Lien », qui lui vaudra une distinction dans le champ de la fiction télévisée (Source : AlloCiné, 2023). Elle apparaît aussi dans la série internationale « The Romanoffs » en 2018, dans un épisode où elle interprète Anushka, prolongeant sa participation à des productions sérielles à large diffusion (Source : AlloCiné, 2023). En 2022, elle joue Marie-Thérèse d’Autriche dans la série « Marie Antoinette », inscrivant sa présence dans une grande fresque historique télévisuelle contemporaine (Source : AlloCiné, 2023).
Mise en scène, narration et collaborations musicales
Au-delà de son activité d’actrice, Marthe Keller développe à partir de la fin des années 1990 une carrière de metteuse en scène et de collaboratrice dans le domaine de la musique classique (Source : Wikipédia EN, 2007). Sa première mise en scène d’opéra, « Dialogues des Carmélites » de Francis Poulenc pour l’Opéra national du Rhin en 1999, est saluée par la critique spécialisée, ce qui lui vaut notamment un Grand Prix de la Critique la même année (Source : Wikipédia FR, 2004). Elle enchaîne avec des productions de « Lucia di Lammermoor » pour la Washington National Opera puis pour le Los Angeles Opera, confirmant un ancrage durable dans la sphère lyrique américaine (Source : Wikipédia EN, 2007). En parallèle, elle intervient comme récitante ou narratrice dans des concerts et enregistrements de musique classique, collaborant avec des chefs et orchestres internationaux, dans un travail qui associe diction, présence scénique et répertoire littéraire (Source : IMDb, consulté 2024). Ces activités élargissent le spectre de ses collaborations artistiques au-delà du seul cinéma, en l’inscrivant dans un réseau d’institutions musicales de premier plan (Source : Wikipédia EN, 2007). Son parcours témoigne ainsi d’une circulation constante entre les disciplines, du théâtre parlé à l’opéra, en passant par la musique symphonique (Source : Wikipédia FR, 2004).
Distinctions et reconnaissance professionnelle
Marthe Keller reçoit plusieurs distinctions au cours de sa carrière, dans le champ du cinéma, de la télévision et du spectacle vivant (Source : Wikipédia FR, 2004). En 1977, elle est nommée au Golden Globe de la meilleure actrice dans un second rôle pour son interprétation d’Elsa dans « Marathon Man », ce qui marque l’une de ses premières reconnaissances internationales majeures (Source : Golden Globes, 1977). En 1999, elle obtient le Grand Prix de la Critique pour sa mise en scène des « Dialogues des Carmélites » de Francis Poulenc, créée à l’Opéra national du Rhin, prix attribué par la critique française spécialisée (Source : Wikipédia FR, 2004). En 2003, elle reçoit un FIPA d’or de la meilleure interprétation féminine au Festival international des programmes audiovisuels pour son rôle dans « Par amour », téléfilm qui met en avant son travail devant la caméra dans le domaine de la fiction télévisée (Source : Wikipédia FR, 2004). Elle est également distinguée par le Prix du cinéma suisse du meilleur second rôle en 2006 pour le film « Fragile », puis à nouveau en 2021 pour « Petite sœur » (« Schwesterlein »), confirmant la place qu’elle occupe dans le paysage cinématographique helvétique (Source : Wikipédia FR, 2004). À ces récompenses s’ajoute une nomination au Tony Award de la meilleure actrice dans un second rôle pour sa prestation dans « Judgment at Nuremberg » à Broadway en 2001, qui souligne la reconnaissance de son travail sur la scène internationale (Source : Wikipédia EN, 2007).
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