Kôji Yakusho: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Kôji Yakusho en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
132
œuvres recensées
104 films · 28 séries
- Première année recensée
- 1979
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 2023, le Festival de Cannes remet à Kôji Yakusho le Prix d'interprétation masculine pour Perfect Days de Wim Wenders. L'acteur y tient le rôle d’Hirayama, après une longue suite de films japonais et internationaux. Le même titre figure aussi parmi ses crédits comme exécutif producteur.
Des débuts sous le nom de Hashimoto
Né le 1er janvier 1956 à Isahaya, au Japon, Kôji Yakusho porte à l’état civil le nom de Kōji Hashimoto. Ses premiers crédits conservés apparaissent à la fin des années 1970, avec « Chasseurs des ténèbres » de Hideo Gosha en 1979, où il interprète Kuwano. La décennie s’ouvre ensuite sur « L’Affaire Shimoyama » de Kei Kumai en 1981, puis sur plusieurs titres en 1982, dont « Dans l’ombre du loup » de Hideo Gosha et « La Tour des lys » de Tadashi Imai.
Dans ces années, son nom circule déjà chez des cinéastes très différents. Il tourne pour Tetsutarō Murano dans « Tono monogatari », pour Jūzō Itami dans « Tampopo » en 1985, puis dans « Onna sakasemasu » d’Azuma Morisaki en 1987, où il joue un violoncelliste. Les rôles restent courts ou latéraux, mais ils installent une présence régulière dans le cinéma japonais de cette période.
Les années 1990 et la montée en gamme
En 1990, il apparaît dans « 世にも奇妙な物語特別編 » comme acteur, avant d’enchaîner au début des années 1990 avec « Gurenbana » de Mamoru Watanabe en 1993 et « Kamikaze Taxi » de Masato Harada en 1995. Le rythme s’accélère ensuite avec « Shall We Dance? » de Masayuki Suo en 1996, où il joue Shohei Sugiyama, puis « L’Homme qui dort » de Kōhei Oguri la même année.
L’année 1997 concentre plusieurs titres décisifs. Il joue dans « Lost Paradise » de Yoshimitsu Morita, dans « L’Anguille » de Shōhei Imamura, dans « Bounce ko gals » de Masato Harada et dans « Cure » de Kiyoshi Kurosawa, où il interprète Kenichi Takabe. Cette dernière collaboration prend une place à part dans sa filmographie, parce qu’elle inscrit son nom dans un cinéma de mise en scène précise et de tension psychologique. La suite immédiate maintient cette densité de travail avec « Kizuna » de Kichitarō Negishi, « License to Live » de Kiyoshi Kurosawa et « Le Chauffeur de taxi et l’écrivain » de Jun Ichikawa en 1998, puis « Kin'yū fushoku rettō: Jubaku » et « Charisma » en 1999.
Kiyoshi Kurosawa, Masato Harada, Imamura
Au tournant des années 2000, Kôji Yakusho travaille avec plusieurs cinéastes qu’il retrouve régulièrement. En 2000, il joue dans « Dora-heita » de Kon Ichikawa et dans « Eureka » de Shinji Aoyama. L’année 2001 le voit dans « Kaïro » de Kiyoshi Kurosawa, où il tient le rôle du capitaine du bateau, puis dans « De l’eau tiède sous un pont rouge » de Shōhei Imamura. Il revient chez Masato Harada avec « Face à son destin » en 2002, avant « Doppelgänger » de Kiyoshi Kurosawa en 2003.
Cette période l’associe à des cinéastes qui travaillent des formes très différentes, du drame judiciaire à la fiction fantastique. En 2004, il apparaît dans « Yudan taiteki » d’Izuru Narushima, « Tōkyō genpatsu » de Gen Yamakawa, « Lakeside Murder Case » de Shinji Aoyama et « Warai no daigaku » de Mamoru Hoshi. Les rôles varient, mais la continuité reste nette: il passe d’un film à l’autre sans rompre avec des auteurs identifiables et des productions de premier plan au Japon.
Du Japon à l’international
En 2005, il joue dans « Lorelei, la sorcière du Pacifique » de Shinji Higuchi et Cellin Gluck, puis dans « Mémoires d’une geisha » de Rob Marshall, où il interprète Nobu. L’année 2006 le place dans « The Uchōten Hotel » de Kōki Mitani, « Babel » d’Alejandro González Iñárritu, où il figure au générique sous le prénom de Yasujiro, « Rétribution » de Kiyoshi Kurosawa et « Soredemo boku wa yattenai » de Masayuki Suo, où il joue un avocat nommé Masayoshi Arakawa.
La circulation entre productions japonaises et films pensés pour un public plus large devient plus visible à partir de là. En 2007, il figure dans « Argentine Baba » de Naoki Nagao. Puis viennent « Toad's Oil » en 2009 et « Jûsan-nin no shikaku » de Takashi Miike en 2010, où il joue Shinzaemon Shimada. Cette étape confirme un usage très souple de son registre de jeu, au service de films historiques, policiers ou plus expérimentaux.
Voix, télévision et reconnaissance récente
En 2015, Kôji Yakusho prête sa voix à « Le Garçon et la Bête » dans le rôle de Kumatetsu. Il apparaît aussi dans « Belle » en 2021 comme la voix du père de Suzu. En 2023, la même année que « Perfect Days », il joue Masao Yoshida dans « THE DAYS », puis Hirayama dans le film de Wim Wenders, tout en occupant la fonction d’exécutif producteur sur ce dernier titre. Le crédit de « Scarlet et l’éternité » en 2025 ajoute un rôle vocal, Claudius.
Le prix cannois de 2023 arrive après plus de 40 ans de films, sans rompre avec la logique qui traverse son travail depuis les débuts: avancer d’un auteur à l’autre, d’un format à l’autre, en passant du rôle de journaliste à celui d’avocat, de chef d’entreprise à père de famille, puis de voix animée à producteur exécutif. Cette continuité est visible dans ses crédits les plus connus, de « Cure » à « Babel », de « L’Anguille » à « Perfect Days », avec en toile de fond un nom de naissance devenu nom d’affiche, Kōji Hashimoto, transformé en Kôji Yakusho.
Films et séries avec Kôji Yakusho
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Rôles de Kôji Yakusho
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