Kirin Kiki: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Kirin Kiki en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
142
œuvres recensées
123 films · 19 séries
- Première année recensée
- 1966
- Dernière année recensée
- 2018
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1977, Onna kyōshi de Noboru Tanaka donne à Kirin Kiki le nom de scène sous lequel elle sera ensuite créditée. Avant cette date, l’actrice japonaise née à Tokyo le 15 janvier 1943 a déjà traversé les scènes de Bungakuza et la télévision des années 1970, où elle apparaît dans des séries comiques comme Jikan desu yo et Terauchi Kantarōikka. Son nom de naissance est Keiko Nakatani; elle a aussi utilisé les alias Chiho Yūki et Keiko Uchida.
De Bungakuza à la télévision japonaise
Kirin Kiki entre dans la compagnie théâtrale Bungakuza à Shinjuku dans les années 1960. Le cadre est strict, la formation passe par le plateau et la discipline d’ensemble. Elle y apprend un métier de présence plus que de démonstration, avant de gagner la télévision au cours de la décennie suivante.
Les années 1970 la voient dans des comédies télévisées où sa présence compte déjà. Dans Jikan desu yo, puis Terauchi Kantarōikka, elle joue même un personnage âgé alors qu’elle n’a que 31 ans. Ce décalage dit beaucoup de l’usage que la télévision japonaise fait d’elle à ce moment-là, par ailleurs son nom devient familier auprès d’un public large bien avant ses grands films des années 2000.
Le cinéma des années 1970 et 1980
Le passage au cinéma s’amorce dès le milieu des années 1960 avec Le Lac des larmes de Tomotaka Tasaka et Zoku Yoidore hakase d’Akira Inoue en 1966. Viennent ensuite Tabiji en 1967, puis plusieurs titres à la fin de la décennie, dont Aniki no koi bito en 1968 et Konto 55-gō to Suizenji Kiyoko no kamisama no koibito la même année. Le rythme se maintient dans les années 1970 avec La Lanterne rouge de Toshiya Fujita, Orin la proscrite de Masahiro Shinoda et La Nouvelle de la classe de Nobuhiko Ōbayashi en 1982.
Dans cette série de rôles, elle travaille avec Seijun Suzuki sur Mélodie tzigane en 1980 puis Capone ou les larmes de crocodile en 1985. Elle retrouve aussi Nobuhiko Ōbayashi pour Sabishinbō et participe à La Grue de Kon Ichikawa en 1988. La variété des réalisateurs dit sa disponibilité pour des cinémas très différents, de la fantaisie à des registres plus âpres, sans qu’elle quitte jamais les plateaux qu’elle fréquente alors avec régularité.
Le temps des rôles familiaux
À partir des années 1990, Kirin Kiki apparaît dans des films où les liens familiaux occupent le centre du cadre. Elle est dans Le Grand Enlèvement de Kihachi Okamoto en 1991, puis dans Guerre et jeunesse de Tadashi Imai la même année. Elle figure aussi au générique de 君の名は en 1991, où elle tient le rôle de 深野柳子. Quelques années plus tard, Pais e Filhos de Hirokazu Kore-eda, en 2013, la retrouve dans le rôle de Riko Ishizeki.
Cette veine culmine dans plusieurs œuvres de Hirokazu Kore-eda. Elle joue Toshiko Yokoyama dans Still Walking en 2008, puis Hideko dans I Wish - Nos vœux secrets en 2011. Plus tard viennent Notre petite sœur en 2015, où elle interprète Fumiyo Kikuchi, et Une Affaire de famille en 2018, où elle est Hatsue Shibata. Le cinéaste lui offre un espace de jeu en famille élargie, de transmission, de présence maternelle ou grand-maternelle, sans que ces personnages se réduisent à une fonction décorative.
La reconnaissance critique et les prix
Kirin Kiki reçoit deux prix de la meilleure actrice à la Japan Academy pour Tokyo Tower: Mom and Me, and Sometimes Dad de Jōji Matsuoka en 2007 et pour Waga haha no ki de Masato Harada en 2012. Ces distinctions arrivent tard dans une carrière déjà longue, mais elles s’adossent à des rôles où la reconnaissance passe par la tenue d’une scène et la capacité à porter un regard ironique sur les liens familiaux.
La même période met en avant The Taste of tea de Katsuhito Ishii en 2004, où elle incarne Obaa, et Izo de Takashi Miike, la même année, où elle est Izo's Mother. Kamikaze girls de Tetsuya Nakashima, toujours en 2004, la place dans le rôle de la grand-mère de Momoko. L’année 2010 lui donne la voix de Haru dans Arrietty, le petit monde des chapardeurs. Le doublage s’ajoute alors à des apparitions de cinéma déjà très visibles, sans rompre le fil d’une présence qui alterne les formats avec une aisance de métier.
Les dernières années
En 2015, Kirin Kiki joue encore dans Notre petite sœur, puis dans Une Affaire de famille en 2018. Le second film reste l’un de ses derniers rôles majeurs au cinéma. Elle meurt le 15 septembre 2018 à Tokyo, à l’âge de 75 ans.
Son dernier cycle de films laisse un ensemble net: les grands ensembles familiaux de Kore-eda, les décalages de ton chez Ishii ou Nakashima, les passages chez Suzuki, Ōbayashi, Ichikawa et Okamoto. Une filmographie qui s’étend sur plus d’un demi-siècle, depuis Le Lac des larmes jusqu’à Une Affaire de famille, avec une fidélité rare aux cinéastes qui savaient lui écrire des personnages de mères, de grands-mères ou de femmes de seuil.
Films et séries avec Kirin Kiki
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Galerie photos de Kirin Kiki
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