Taiji Tonoyama: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Taiji Tonoyama en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
320
œuvres recensées
314 films · 6 séries
- Première année recensée
- 1941
- Dernière année recensée
- 1989
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1948, Akira Kurosawa choisit Taiji Tonoyama pour « L'Ange ivre ». Le comédien japonais né à Kōbe le 17 octobre 1915 y apparaît en propriétaire de boutique, dans un film qui compte parmi ses premiers repères identifiables au cinéma. Mort le 30 avril 1989, il traverse ensuite plusieurs décennies de production japonaise, avec plus de 230 films entre 1939 et 1989.
Des années 1940 aux grands studios
En 1947, Taiji Tonoyama apparaît dans « Récit d'un propriétaire » de Yasujirō Ozu et dans « Le Bal de la famille Anjo » de Kōzaburō Yoshimura. L'année suivante, il rejoint « L'Ange ivre », puis « Scandale » de Kurosawa en 1950. Ces apparitions le placent très tôt dans des productions signées par des cinéastes qui comptent parmi les noms les plus suivis du Japon d'après-guerre.
En 1951 et 1952, il passe de « Les Habits de la vanité » et « Le Roman de Genji » à « Les Enfants d'Hiroshima », puis à « La Légende du grand bouddha ». Cette séquence l’inscrit dans des films qui circulent entre drame historique, chronique sociale et récit de guerre, sans réduire son activité à un type de rôle fixe.
Dans ces années, il tourne aussi « La Porte de l'enfer » en 1953, puis « Quartier sans soleil » en 1954 et « Journal d'un policier » en 1955. L'enchaînement de ces titres montre une présence régulière dans des distributions nombreuses, au contact de cinéastes comme Teinosuke Kinugasa, Satsuo Yamamoto ou Seiji Hisamatsu.
Kaneto Shindō, Yasujirō Ozu et les années 1950
Taiji Tonoyama revient plusieurs fois chez Kaneto Shindō, avec « Les Enfants d'Hiroshima » en 1952, « Epitome » en 1953, « Les Loups » en 1955 et « La tristesse est aux femmes » en 1958. Cette relation de travail se prolonge avec « L'Île nue » en 1960, « L'Homme » en 1962, « Onibaba » en 1964 et « La Cérémonie » en 1971.
Chez Yasujirō Ozu, il figure dans « Récit d'un propriétaire » puis « Bonjour » en 1959. Il apparaît aussi dans « Mon deuxième frère » de Shōhei Imamura la même année, signe d'une circulation entre plusieurs cinéastes majeurs du cinéma japonais de l'époque. Son nom revient encore dans « La Condition de l'homme I » de Masaki Kobayashi en 1959.
La décennie suivante garde ce rythme avec « Ombres en plein jour » de Tadashi Imai en 1956, « Les Tambours de la nuit » en 1958 et « La femme insecte » de Shōhei Imamura en 1963. Taiji Tonoyama travaille alors dans des films très différents par leur ton et leur écriture, sans que ses apparitions se laissent enfermer dans une seule famille de personnages.
Une présence régulière chez Imamura, Ōshima et Suzuki
Dans les années 1960, Taiji Tonoyama rejoint plusieurs films de Shōhei Imamura, dont « La Femme insecte » en 1963, « Désir meurtrier » en 1964 et « Profonds désirs des dieux » en 1968. Il apparaît aussi dans « Cochons et Cuirassés » en 1961, puis dans « Une petite sœur pour l’été » de Nagisa Ōshima en 1972. La même période le voit chez Seijun Suzuki avec « Le Vagabond de Kanto » en 1963.
Il participe à « L'Obsédé en plein jour » de Nagisa Ōshima en 1966, puis à « Été japonais: Double suicide contraint » en 1967 et « Le Retour des trois soûlards » en 1968. L'ensemble dessine une fréquentation soutenue d'un cinéma plus frontal, souvent porté par des mises en scène tendues et des récits qui travaillent la marge, la violence ou la dérive.
Par ailleurs, il tourne aussi « L'Île du châtiment » de Masahiro Shinoda en 1966, « Silence » de Masahiro Shinoda en 1971 et « Chimimoryo, une âme au diable » de Kō Nakahira la même année. Dans cette série, son nom circule d'un réalisateur à l'autre avec une constance qui dit moins une spécialisation qu'une disponibilité durable pour des univers très divers.
Les années 1970 et 1980
En 1972, Taiji Tonoyama est dans « 藍より青く » en 俊界和尚, « Le Rendez-vous » de Kōichi Saitō en Shinkichi Murai, puis « Caresses sous un kimono ». L'année suivante, il joue Tokuzô Kasai dans « Sex & fury » de Norifumi Suzuki. Cette période le voit passer sans rupture visible d'un film à l'autre, du drame à des formes plus directement populaires.
Il apparaît ensuite dans « L'Empire de la passion » en 1978, « Piscine sans eau » en 1982, « La Ballade de Narayama » en 1983 et « Hachikô Monogatari » en 1987. Dans « La Ballade de Narayama », il tient le rôle de Teruyan; dans « Hachikô Monogatari », celui de Hashimoto. Ces titres, très espacés, marquent une présence qui se prolonge jusque dans les dernières années de sa vie.
À côté de ces films, la liste de ses apparitions comprend encore « Le Vase de sable » en 1974 et plusieurs titres des années 1970 qui confirment la continuité de son activité jusqu'à 1989. Taiji Tonoyama meurt le 30 avril 1989, après un long compagnonnage avec des cinéastes comme Kaneto Shindō, Shōhei Imamura, Nagisa Ōshima, Yasujirō Ozu, Akira Kurosawa et Masahiro Shinoda.
- 1939-1989: plus de 230 films.
- 1948: « L'Ange ivre » d'Akira Kurosawa, rôle du propriétaire de boutique.
- 1959: « La Condition de l'homme I » de Masaki Kobayashi.
- 1960: « L'Île nue » de Kaneto Shindō.
- 1972: « Caresses sous un kimono » et « 藍より青く ».
- 1976: « L'Empire des sens », rôle du vieux mendiant.
- 1983: « La Ballade de Narayama », rôle de Teruyan.
- 1987: « Hachikô Monogatari », rôle de Hashimoto.
Films et séries avec Taiji Tonoyama
Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.
Rôles de Taiji Tonoyama
Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.
Galerie photos de Taiji Tonoyama
2 photos affichées.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

























