Serge Avédikian: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Serge Avédikian en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
63
œuvres recensées
59 films · 4 séries
- Première année recensée
- 1979
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Serge Avédikian naît le 1er décembre 1955 à Erevan, alors en République socialiste soviétique d’Arménie, et s’installe en France à l’adolescence, où il commence à se former au jeu dramatique dans le cadre scolaire puis au conservatoire. (Source : Wikipédia, 2007) Par la suite, il suit des études au Conservatoire d’art dramatique de Meudon, ce qui l’inscrit dans le réseau du théâtre public et des jeunes compagnies en région parisienne au milieu des années 1970. (Source : Wikipédia, 2007) Installé à Paris à partir de 1971, il travaille avec des élèves du Conservatoire national supérieur d’art dramatique, ce qui lui permet de multiplier les expériences de plateau, de lecture et de mise en espace. (Source : Wikipédia, 2007) En 1976, il fonde la compagnie Le Théâtre de la Fenêtre, structure au sein de laquelle il met en scène et joue plusieurs spectacles, affirmant d’emblée un intérêt pour les formes collectives et la création contemporaine. (Source : Théâtres et Producteurs Associés, 2013) L’année suivante, il rencontre le Théâtre du Chapeau Rouge à Avignon, ce qui ouvre une nouvelle phase de travail scénique et de circulation des spectacles dans le cadre du festival et de tournées, confirmant l’ancrage de son parcours dans le théâtre autant que dans le futur travail à l’écran. (Source : Théâtres et Producteurs Associés, 2013)
Premiers rôles au cinéma et affirmation d’un visage
Parallèlement à ses activités théâtrales, Serge Avédikian fait ses débuts au cinéma à la fin des années 1970. En 1979, il tient le rôle de Christian Ranucci dans « Le Pull-over rouge », film de Michel Drach inspiré d’une affaire judiciaire très médiatisée, qui lui offre d’emblée un personnage central associé à un fait divers marquant. (Source : AlloCiné, 2021) La même année, il apparaît dans « Nous étions un seul homme » de Philippe Vallois, où il incarne Guy Rouveron, rôle qui confirme son intérêt pour des projets situés à la croisée de l’intime et de l’histoire. (Source : AlloCiné, 2021; Théâtres et Producteurs Associés, 2013) Au fil des années 1980, il continue de tourner, notamment dans « Alsino y el Condor » en 1982, dans lequel il interprète Arakel, et dans « La Diagonale du fou » de Richard Dembo en 1984, où il joue Fandenko au sein d’un univers centré sur l’échiquier et la confrontation stratégique. (Source : AlloCiné, 2021) Il apparaît également dans « L’Orchestre rouge » en 1989, interprétant Katz dans ce film de Jacques Rouffio qui revisite les réseaux de renseignement pendant la Seconde Guerre mondiale. (Source : AlloCiné, 2021) Cette période installe durablement son visage dans le paysage du cinéma d’auteur francophone, avec des rôles souvent secondaires mais situés au cœur de récits historiques ou politiques. (Source : AlloCiné, 2021)
Un parcours d’acteur entre mémoire et géopolitique
Dans les années 1990 et 2000, Serge Avédikian se retrouve au générique de plusieurs films qui interrogent les mémoires collectives et les tensions géopolitiques. Il joue dans « Le Cahier volé » de Christine Lipinska en 1992, où il interprète André, puis dans « Disparus » de Gilles Bourdos en 1998, où il incarne Vacek, participant à des récits qui mêlent identités fragiles et destins individuels contrariés. (Source : AlloCiné, 2021; Théâtres et Producteurs Associés, 2013) En 1991, il apparaît dans « Mayrig » d’Henri Verneuil, dans le rôle de Vaksen Papasian, au sein de cette fresque sur l’exil et la diaspora arménienne. (Source : AlloCiné, 2021) Au tournant des années 2000, il collabore avec Robert Guédiguian, Nadir Moknèche ou encore Robert Kéchichian, en s’inscrivant dans un cinéma où la question des origines et des fractures politiques est centrale. Il joue notamment Talaat dans « Aram » de Robert Kéchichian en 2002, puis participe à « Viva Laldjérie » de Nadir Moknèche en 2004. (Source : AlloCiné, 2021; Théâtres et Producteurs Associés, 2013) En 2006, il interprète Vanig dans « Le Voyage en Arménie » de Robert Guédiguian, film qui s’inscrit dans la continuité de travaux évoquant l’Arménie et ses liens avec la France. (Source : AlloCiné, 2021; Théâtres et Producteurs Associés, 2013) Cette même période le voit également présent dans « Agents secrets » de Frédéric Schoendoerffer en 2004, où il incarne Igor Lipovsky, confirmant son inscription dans des récits à dimension géopolitique. (Source : AlloCiné, 2021)
Travail de réalisateur et exploration documentaire
En parallèle de sa carrière d’acteur, Serge Avédikian développe dès les années 1980 une activité régulière de réalisateur. Il signe « Sans retour possible » en 1983, puis une série de courts métrages comme « J’ai bien connu le soleil » en 1989, « Bonjour Monsieur » en 1990, « Mission accomplie » en 1992 ou encore « Au revoir Madame » en 1996, qui l’installent dans un champ où coexistent fiction courte et écriture personnelle. (Source : AlloCiné, 2021; Wikipédia, 2007) Dans les années 1990, il réalise également « Le Cinquième rêve » en 1994 et « Lux Aeterna & Terra Emota » en 1999, poursuivant une exploration formelle et thématique autour de la mémoire et des trajectoires individuelles. (Source : AlloCiné, 2021) Au début des années 2000, il tourne « Ligne de vie » en 2003, puis « Nous avons bu la même eau » en 2007, film présenté comme un voyage de retour au village de son grand-père en Turquie, entre passé et avenir, et qui s’inscrit dans une démarche documentaire liée à l’histoire arménienne. (Source : AlloCiné, 2021; Théâtres et Producteurs Associés, 2013) Il enchaîne ensuite avec le court métrage d’animation « Chienne d’histoire » en 2010, avant de réaliser « Le Scandale Paradjanov ou La vie tumultueuse d’un artiste soviétique » en 2013, long métrage de fiction consacré au cinéaste Sergueï Paradjanov, dont il tient également le rôle principal. (Source : AlloCiné, 2021; Théâtres et Producteurs Associés, 2013) Dans la seconde moitié des années 2010, il poursuit cette veine avec « Celui qu’on attendait » en 2016 et « Retourner à Sölöz » en 2020, confirmant un intérêt constant pour les liens entre mémoire personnelle, histoire politique et formes cinématographiques hybrides. (Source : AlloCiné, 2021)
Distinctions et reconnaissance festivalière
La reconnaissance internationale du travail de Serge Avédikian comme réalisateur se cristallise en 2010, lorsqu’il reçoit la Palme d’or du court métrage au Festival de Cannes pour « Chienne d’histoire », film d’animation qui revient sur l’abandon et l’extermination de chiens errants à Constantinople au début du XXe siècle. (Source : Théâtres et Producteurs Associés, 2013; IMDb, s.d.) Ce court métrage bénéficie d’une large circulation festivalière et obtient également plusieurs prix et sélections en Europe, notamment dans des festivals dédiés au film d’animation et au court métrage, ce qui contribue à le positionner comme un auteur identifié dans ce champ. (Source : Site officiel Serge Avédikian, 2019) D’autres films signés par lui sont distingués dans différents contextes : « Ligne de vie » reçoit par exemple un Prix spécial du jury dans un festival de court métrage en 2004, tandis que « Un beau matin » obtient une mention spéciale dans la section Armenian Panorama pour le meilleur film d’animation en 2005. (Source : IMDb, s.d.) Ses travaux plus récents, comme « Retourner à Sölöz », sont sélectionnés dans des manifestations consacrées au documentaire et aux cinémas d’Europe, prolongeant ainsi une présence régulière dans les réseaux de festivals. (Source : Rencontres des Cinémas d’Europe, 2021) À travers ces distinctions, son œuvre est inscrite dans une cartographie de programmations où la question de la mémoire, de l’exil et des identités collectives occupe une place importante. (Source : IMDb, s.d.; Site officiel Serge Avédikian, 2019)
Présences télévisuelles et engagements scéniques récents
Outre le cinéma, Serge Avédikian apparaît à la télévision dans plusieurs séries et téléfilms français. Il participe à des séries policières ou dramatiques comme « Navarro », « La Crim’ », « Louis Page », « Quai n°1 » ou encore « Femmes de loi », où il tient des rôles d’invité dans des épisodes diffusés au tournant des années 1990 et 2000. (Source : AlloCiné, 2021) En 2008, il rejoint la distribution de la série quotidienne « Plus belle la vie » dans le rôle de Gilles Préjean, témoignant de sa capacité à naviguer entre cinéma d’auteur, télévision grand public et fictions de prime time. (Source : AlloCiné, 2021) Il apparaît aussi dans la série « Djihad » et dans la production « Xanadu », confirmant une présence régulière dans la fiction télévisée française. (Source : AlloCiné, 2021) Sur le plan scénique, il poursuit parallèlement une activité d’acteur et de metteur en scène. Au sein de sa compagnie et en collaboration avec d’autres structures, il signe plusieurs mises en scène tout au long de sa carrière, et met notamment en scène la pièce de Gérard Torikian « Le Concert arménien et le proverbe turc », qui réunit travail théâtral et réflexion sur l’histoire arménienne. (Source : Hrant Dink Foundation, 2011) Tout en continuant à jouer pour le théâtre et le cinéma, il s’implique dans des projets collectifs portés par des institutions et associations, où le spectacle vivant est articulé à une réflexion sur la mémoire et le dialogue entre cultures. (Source : Hrant Dink Foundation, 2011; Théâtres et Producteurs Associés, 2013) Cette articulation constante entre scène, écran et dispositifs de parole publique structure durablement son parcours dans les arts du spectacle. (Source : Hrant Dink Foundation, 2011)
Écriture, production et collaborations artistiques
Films et séries avec Serge Avédikian
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