John Miljan: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de John Miljan en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
181
œuvres recensées
181 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1924
- Dernière année recensée
- 1958
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1924, John Miljan apparaît dans « The Lone Chance » de Howard M. Mitchell, au moment où Hollywood absorbe encore les acteurs venus du muet. Né le 8 novembre 1892 à Lead, dans le Dakota du Sud, et mort le 24 janvier 1960 à Hollywood, il est crédité sous le nom d’Ivo Miljan dans les premières notices qui le concernent.
Du muet aux studios des années 1920
Dès 1924, Miljan prend place dans une série de films tournés à un rythme soutenu. Il passe de « Romance Ranch » à « Empty Hearts », puis à « Le Fantôme de l’Opéra » de Rupert Julian en 1925, avant de rejoindre « Sackcloth and Scarlet » de Henry King la même année. Ces titres le placent au cœur d’un système de production où les visages circulent d’un projet à l’autre sans hiérarchie apparente, mais avec une régularité nette.
En 1926, il figure dans « Le Cirque du diable » de Benjamin Christensen, puis dans « Footloose Widows » de Roy Del Ruth. La même année, il apparaît encore dans « The Amateur Gentleman » de Sidney Olcott et dans plusieurs autres films. Cette cadence se prolonge en 1927 avec « Lovers » de John M. Stahl, « Framed » de Charles Brabin et « The Desired Woman » de Michael Curtiz, sans oublier « A Sailor's Sweetheart » de Lloyd Bacon.
L’année 1928 le retrouve dans « The Terror » de Roy Del Ruth, « La Taverne rouge » d’Archie Mayo et « Lady Be Good » de Richard Wallace. Il passe ensuite à « La Bataille des dames » de Sidney Franklin en 1929, puis à « Le Spectre vert » de Lionel Barrymore et « The Voice of the City » de Willard Mack. Cette présence continue installe un acteur sollicité sur une durée courte mais dense, au moment où le cinéma américain change de technique sans réduire immédiatement la place des silhouettes venues du muet.
Des seconds rôles au sonore
Le passage aux années 1930 ne le fait pas disparaître des écrans. Miljan se retrouve dans « The Unholy Night » de Lionel Barrymore, « Stark Mad » de Lloyd Bacon et « The Desert Song » de Roy Del Ruth en 1929, puis dans « The Silver Cord » de John Cromwell en 1933 et « Ce n'est pas un péché » de Leo McCarey en 1934. Sa présence s’étend à des productions où les distributions réunissent des noms déjà très identifiés, parmi lesquels Joan Crawford, Greta Garbo ou Mae West.
En 1931, il joue dans « La Courtisane » de Robert Z. Leonard et « Fascination » de Clarence Brown. Deux ans plus tard, il apparaît dans « The Bitter Tea of General Yen » de Frank Capra, puis dans « Looking Forward » de Clarence Brown. À cette époque, il partage encore l’affiche avec des vedettes installées, mais ses emplois l’orientent vers des personnages de relais, de pouvoir ou d’autorité, comme le montrent plusieurs titres des années suivantes.
« Une aventure de Buffalo Bill » de Cecil B. DeMille, en 1936, le place face à Gary Cooper, et il y personnifie le général Custer. La même année, il figure dans « Murder at Glen Athol », puis revient en 1939 avec « Terreur à l'ouest » de Lloyd Bacon, où il joue Ringo. Les années 1940 prolongent ce mouvement avec « Nid d'espions » de Richard Wallace et « The Magnificent Fraude » de Basil Wrangell en 1943.
L’âge des productions de prestige
En 1946, Miljan apparaît dans « Les Tueurs » de Robert Siodmak dans le rôle de Jake the Rake, crédité sans mention à l’écran. Le film marque son retour à un titre appelé à circuler longtemps dans la mémoire du cinéma américain, et sa présence y tient à une apparition brève mais repérable. L’année suivante, il prend part à « Sinbad le marin » de Richard Wallace, où il joue Moga, puis à « L’Amazone de la jungle ».
La fin des années 1940 le retrouve dans « Samson et Dalila » de Cecil B. DeMille en 1949, où il incarne Lesh Lakish, puis dans « Mrs. Mike » la même année. Les grands plateaux de cette période l’emploient dans des rôles de court passage, souvent associés à des figures de pouvoir, de menace ou d’autorité. Miljan travaille alors avec des metteurs en scène qui occupent une place forte dans le cinéma de studio, de DeMille à Richard Wallace.
En 1955, il figure dans « À l'ombre des potences » de Nicholas Ray sous le nom de Mayor Walsh. Deux ans plus tard, il apparaît dans « Les Dix Commandements » de Cecil B. DeMille, cette fois dans le rôle de The Blind One. Le film de 1956 le replace dans un environnement de production spectaculaire où DeMille fait encore appel à des visages familiers de son propre cinéma.
Télévision et fin de carrière
Entre 1955 et 1957, Miljan participe à 5 séries télévisées. Cette activité s’inscrit dans les dernières années de son écran public, alors que le médium télévisuel absorbe nombre d’acteurs issus des studios. Son dernier film sort en 1958, après une filmographie qui dépasse 200 films américains.
Son activité couvre plus de trois décennies et traverse le muet, le parlant, puis la télévision. Des débuts de 1924 jusqu’aux années 1950, il passe d’un univers à l’autre sans rupture nette dans les sources recensées. Ce rythme, soutenu par des collaborations avec Benjamin Christensen, John M. Stahl, Michael Curtiz, Cecil B. DeMille, Richard Wallace ou Nicholas Ray, dessine une présence régulière dans les marges et les centres du cinéma de studio.
Miljan meurt le 24 janvier 1960 à Hollywood, à 67 ans. Son nom reste associé à une succession de rôles secondaires, souvent dans des films de grande circulation, et à une manière de traverser l’histoire du cinéma américain depuis l’ère muette jusqu’aux débuts de la télévision.
Films et séries avec John Miljan
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