Werner Schroeter: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Werner Schroeter en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
59
œuvres recensées
58 films · 1 série
- Première année recensée
- 1967
- Dernière année recensée
- 2010
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1969, « Eika Katappa » place Werner Schroeter parmi les noms que l’on remarque dans le nouveau cinéma allemand des années 1960-70. Né le 7 avril 1945 à Georgenthal, il travaille comme réalisateur, scénariste et metteur en scène pour le théâtre et l’opéra. Sa filmographie et ses mises en scène traversent ensuite plusieurs décennies, avec des titres pour le cinéma, la télévision, la scène et l’opéra.
Les premières images et le geste expérimental
Dès 1967 et 1968, Schroeter tourne une série de courts et moyens métrages en 8 mm et 16 mm, parmi lesquels « Verona », « Callas Walking Lucia », « Maria Callas Porträt », « Mona Lisa », « La Morte d'Isotta » et « Aggressionen ». Plusieurs films gravitent autour de Maria Callas, motif déjà central dans ces œuvres d’étude, de portrait et de variation. « Grotesk – Burlesk – Pittoresk », réalisé en 1968 avec Rosa von Praunheim, apparaît dans cette même séquence.
En 1969, « Eika Katappa » prolonge ce travail de formes disjointes et de durée mouvante. « Nicaragua » suit la même année, puis « Der Bomberpilot » en 1970. Le passage au long métrage s’inscrit ensuite avec « La Mort de Maria Malibran » en 1972, puis « Willow Springs » en 1973. Ces titres installent un cinéma qui fait place aux visages, aux voix, aux figures de la scène lyrique et aux récits disjoints.
Théâtre, opéra et téléfilms
« Salomé » d’Oscar Wilde, montée en 1973, puis « Lucrèce Borgia » en 1974, ouvrent une série de mises en scène théâtrales où se croisent le répertoire et le goût du drame exalté. En 1977, il signe « Mademoiselle Julie » de Strindberg et « Miss Sara Sampson » de Lessing, avant « La Petite Catherine de Heilbronn » en 1978. « Don Carlos », présenté au Festival d'Avignon en 1982, prolonge ce travail sur le théâtre classique.
La télévision accueille aussi son travail avec « Anglia » en 1970, « Salome » en 1971 et « Macbeth » la même année. Dans le champ lyrique, « Lohengrin » de Wagner est monté en 1979, puis « Tosca » de Puccini à l’Opéra Bastille en 2009. Le théâtre et l’opéra occupent chez Schroeter une place qui dialogue sans cesse avec le cinéma, sans qu’un support prenne le pas sur l’autre.
Des films des années 1970 aux années 1980
Après « L'Ange noir » en 1975, « Flocons d'or » en 1976 et « Le Règne de Naples » en 1978, Schroeter poursuit avec « Palermo » et « Le Voyage blanc » en 1980. « La Répétition générale » date aussi de 1980, puis viennent « Le Jour des idiots » en 1981 et « Le Concile d'amour » en 1982. La même période comprend « Der Lachende Stern » en 1983.
En 1985, « De l'Argentine » précède « À la recherche du soleil », documentaire consacré à Ariane Mnouchkine, puis « Le Roi des roses » en 1986. Cette décennie voit aussi « Les Ministères de l'art » en 1989. Les films ne suivent pas un modèle linéaire de récit; ils disposent des figures, des lieux et des voix dans une construction souvent fragmentée, qui fait alterner le chant, la parole et l’image.
« Malina » et les années 1990
« Malina », réalisé en 1991, compte parmi ses œuvres les plus repérées. Le titre revient au croisement du cinéma et de la littérature, dans une forme qui s’attache à l’adaptation autant qu’à l’étrangeté des corps et des voix. En 1996, « Poussières d'amour » poursuit ce chemin avec un regard sur l’opéra et les traces qu’il laisse dans l’image.
La décennie suivante comprend « Die Königin - Marianne Hoppe » en 2000, puis « Deux » en 2002 et « Nuit de chien » en 2009. Entre ces titres, Schroeter reste attaché à des projets où la présence des interprètes, la musique et la matière des textes dessinent un même espace de travail. La continuité ne tient pas à une répétition de forme, mais à une fidélité aux voix et aux gestes.
Récompenses, collaborations et derniers hommages
En 2008, le jury de la 65e Mostra de Venise, présidé par Wim Wenders, lui remet un Lion spécial pour son œuvre « dénuée de compromis et rigoureusement innovante depuis 40 ans ». Cette distinction intervient après des décennies de travail au cinéma, au théâtre et à l’opéra. Le même ensemble de pratiques avait déjà nourri des collaborations suivies, en particulier avec Magdalena Montezuma, présente dans plusieurs de ses films jusqu’à sa mort en 1984.
Werner Schroeter meurt le 12 avril 2010 à Cassel, à l’âge de 65 ans. Peu après, le cinéma de Gérard Courant lui consacre plusieurs films, dont « In Memoriam Daniel Schmid Werner Schroeter » et « Petite intrusion dans l'univers incandescent de Werner Schroeter » en 2010. « Daniel Schmid: Le Chat Qui Pense » date aussi de 2010, tandis que « Eine Hommage an Lautréamont » et « Rosas Welt – 70 neue Filme von Rosa von Praunheim » paraissent en 2011 et 2012. Ces titres disent la place laissée par Schroeter dans le regard d’autres cinéastes, au-delà de ses propres mises en scène.
Films et séries réalisés par Werner Schroeter
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Werner Schroeter
1 photo affichée.
Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.
























































