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Annette Dutertre - Photo
Connu pour
Montage
Sexe
Femme
Crédits connus
31
Né
27/01/1961
Age de Annette Dutertre : 65 ans
Lieu de naissance
Le Mans, Sarthe, France

Annette Dutertre: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Annette Dutertre en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

31

œuvres recensées

31 films · 0 séries

Première année recensée
1989
Dernière année recensée
2024

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Née le 27 janvier 1961 à Le Mans, dans la Sarthe, Annette Dutertre est une monteuse et réalisatrice française dont l’activité se déploie principalement au cinéma de fiction et au documentaire. (Source : IMDb, 2025) Elle intègre la première promotion de La Fémis, au sein de la section Montage, en 1986, formation qui l’inscrit d’emblée dans le renouvellement des pratiques de post‑production en France. (Source : La Fémis, s.d.) Dès ses débuts, elle exerce dans le champ du montage image, d’abord comme assistante, notamment sur le film « Adultère (mode d’emploi) » de Christine Pascal, expérience qui donnera lieu plus tard au documentaire « Journal d’un montage ». (Source : Tënk, 2025) Ce premier parcours l’amène à fréquenter un milieu où la salle de montage est envisagée comme un lieu d’écriture à part entière, aspect qui marque durablement sa manière de travailler. (Source : Allociné, 2022)

En parallèle de ses premiers postes, Annette Dutertre s’approprie les outils et les méthodes du montage pellicule avant d’accompagner la transition vers le numérique, dont elle souligne à la fois les possibilités et la transformation des conditions de travail des monteurs. (Source : Allociné, 2022) Cette période se caractérise par une pratique intensive de la discussion autour des rushes et du travail collectif en salle, dans un rapport étroit avec les réalisateurs et les autres techniciens. (Source : Tënk, 2025) Cette culture de la collaboration continuera à structurer ses relations professionnelles, en particulier avec certains cinéastes qu’elle retrouvera régulièrement au fil des années. (Source : Film-documentaire.fr, s.d.) Peu à peu, elle s’impose comme cheffe monteuse, en signant le montage de courts et de longs métrages qui circulent dans les festivals français et internationaux. (Source : La Fémis, s.d.)

À partir de la fin des années 1990, sa filmographie s’enrichit de premiers longs métrages de fiction, parmi lesquels « Noël ! Noël ! » de Claire Mercier en 1995, puis « Fin d’été » de Jean‑Marie et Arnaud Larrieu en 1999 et « La Brèche de Roland » en 2000, qui la font identifier comme une collaboratrice régulière de réalisateurs attachés à une écriture singulière. (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.) Ces collaborations précoces avec les frères Larrieu installent un lien durable entre la monteuse et ce duo de cinéastes, lien qui prendra une importance décisive dans la suite de sa carrière. (Source : Festival Entrevues, 2018) À travers ces projets, Annette Dutertre consolide une position professionnelle associée à un cinéma d’auteur exigeant, où le montage joue un rôle structurant dans la narration et le rythme des films. (Source : Film-documentaire.fr, s.d.)

Collaboration avec les frères Larrieu et cinéma d’auteur

Annette Dutertre est particulièrement reconnue pour son travail avec Jean‑Marie et Arnaud Larrieu, dont elle monte l’ensemble des films de long métrage depuis la fin des années 1990. (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.) Après « Fin d’été » (1999) et « La Brèche de Roland » (2000), cette collaboration se poursuit avec des œuvres comme « L’amour est un crime parfait » (2013), « 21 nuits avec Pattie » (2014) et « Tralala » (2021), qui confirment la continuité de ce compagnonnage artistique. (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.) Les films des frères Larrieu se caractérisent par un ton singulier, oscillant entre drame, comédie et fantastique, dans lequel le montage tient un rôle décisif pour articuler ruptures de registre et déplacements narratifs. (Source : Festival Entrevues, 2018) La fidélité de cette collaboration s’inscrit dans une tradition du cinéma d’auteur français où le monteur participe de manière durable à la construction de l’univers d’un cinéaste. (Source : Film-documentaire.fr, s.d.)

Dans « L’amour est un crime parfait », adapté du roman de Philippe Djian et réalisé par Arnaud et Jean‑Marie Larrieu, la structure du récit repose sur une circulation entre présent, souvenirs et zones d’ellipse, configuration qui engage un travail précis sur le rythme et la continuité. (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.) « 21 nuits avec Pattie », sorti en 2014, croise plusieurs registres – enquête, chronique villageoise, éléments fantastiques – et nécessite une mise en place progressive des intrigues, que le montage vient organiser. (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.) Avec « Tralala » en 2021, film musical qui suit un chanteur dans une trajectoire erratique entre Paris et Lourdes, le découpage et l’agencement des séquences chantées imposent un travail étroit entre montage image, musique et jeu des comédiens. (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.) À travers ces expériences, Annette Dutertre occupe une place centrale dans la fabrication de l’identité formelle des films du duo, sans apparaître à l’écran mais en intervenant en profondeur sur la durée et la perception des scènes. (Source : Festival Entrevues, 2018)

Cette collaboration s’étend jusque dans les années 2020, avec « Le Roman de Jim », long métrage d’Arnaud et Jean‑Marie Larrieu dont la partition musicale de Bertrand Belin et les arrangements électro de Shane Copin sont étroitement articulés au travail de montage confié à Annette Dutertre. (Source : Poitiers Film Festival, 2026) Le film confirme la continuité d’un dialogue entre cheffe monteuse, réalisateurs et compositeurs, où chaque élément influe sur l’autre dans la construction de la tonalité générale. (Source : Poitiers Film Festival, 2026) Au fil de ces projets, la filmographie partagée entre les frères Larrieu et Annette Dutertre offre un corpus cohérent, souvent repéré dans les festivals et au sein de la critique, qui illustre la durée et la stabilité des relations entre monteurs et cinéastes dans le cinéma français contemporain. (Source : Festival Entrevues, 2018)

Filmographie marquante au cinéma

Au‑delà de sa collaboration avec les frères Larrieu, Annette Dutertre signe le montage de nombreux longs métrages de réalisatrices et réalisateurs français de premier plan. (Source : Film-documentaire.fr, s.d.) Elle travaille ainsi avec Mathieu Amalric sur « Tournée » (2010) et sur le téléfilm « L’Illusion comique » la même année, deux projets qui s’inscrivent dans une réflexion sur le spectacle et ses coulisses. (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.) Elle collabore également avec Noémie Lvovsky sur « Camille redouble » (2012), comédie dramatique autour du retour dans le passé d’une femme de 40 ans, ainsi que sur « Demain et tous les autres jours » (2017) et « La Grande Magie » (2022). (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.) Parallèlement, elle monte plusieurs films d’Anne Fontaine, parmi lesquels « Gemma Bovery » (2014), « Les Innocentes » (2016), « Marvin » (2017) et « Blanche comme neige » (2018). (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.)

Cette diversité de collaborations se retrouve dans une filmographie où les registres alternent entre comédie populaire, drame intimiste et cinéma d’auteur plus sombre. (Source : Film-documentaire.fr, s.d.) Avec « Les Salauds » de Claire Denis (2013), Annette Dutertre participe à un récit fragmenté, marqué par des ellipses et un travail sur la nuit et la ville, dans lequel le montage contribue à la sensation de trouble qui traverse le film. (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.) Elle intervient également sur « Les Hommes libres » d’Ismaël Ferroukhi (2011), qui retrace l’engagement de résistants nord‑africains à Paris pendant l’Occupation. (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.) On retrouve son nom au générique de films comme « Télégaucho » de Michel Leclerc (2012), « L’Angle mort » de Pierre Trividic et Patrick Mario Bernard (2019) ou encore « Les Goûts et les couleurs » du même Michel Leclerc (2022). (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.)

  • « Fin d’été » (1999), réalisation Jean‑Marie et Arnaud Larrieu, monteuse image. (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.)
  • « La Brèche de Roland » (2000), réalisation Jean‑Marie et Arnaud Larrieu, montage. (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.)
  • « Tournée » (2010), réalisation Mathieu Amalric, montage. (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.)
  • « Camille redouble » (2012), réalisation Noémie Lvovsky, montage. (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.)
  • « Les Salauds » (2013), réalisation Claire Denis, montage. (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.)
  • « Gemma Bovery » (2014), réalisation Anne Fontaine, montage. (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.)
  • « Les Innocentes » (2016), réalisation Anne Fontaine, montage. (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.)
  • « Antoinette dans les Cévennes » (2020), réalisation Caroline Vignal, montage. (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.)
  • « Tralala » (2021), réalisation Jean‑Marie et Arnaud Larrieu, montage. (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.)
  • « Le Roman de Jim » (2024), réalisation Arnaud et Jean‑Marie Larrieu, montage. (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.)

Réalisation, travaux documentaires et télévision

Si Annette Dutertre se définit d’abord comme monteuse, elle signe également plusieurs réalisations qui prolongent sa réflexion sur le travail de post‑production et le geste cinématographique. (Source : Allociné, 2022) Elle coréalise avec Sylvie Ballyot le documentaire « Journal d’un montage », tourné à partir de 1992 lors du montage d’« Adultère (mode d’emploi) » de Christine Pascal et finalisé entre 2006 et 2013, qui documente le travail en huis clos d’une équipe dans une salle de montage. (Source : Allociné, 2022) Le film, conçu comme une observation de la fabrication d’un long métrage à partir des rushes, met en lumière le dialogue permanent entre réalisatrice, monteurs et techniciens. (Source : Tënk, 2025) Il se distingue d’un making‑of traditionnel pour se concentrer sur la dimension d’écriture propre au montage. (Source : Allociné, 2022)

Annette Dutertre réalise par ailleurs plusieurs films de fiction, parmi lesquels le long métrage « Le Deuxième Homme » (1998), ainsi que des œuvres comme « Le Voyage express au Mans » (2002) et « La Guerre de mon père » (2004). (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.) Ces réalisations demeurent liées à son expérience de monteuse, tant dans la manière d’aborder le rythme des récits que dans l’attention portée à la temporalité des scènes. (Source : Film-documentaire.fr, s.d.) Sa filmographie comprend aussi des contributions à des téléfilms, notamment « L’Illusion comique » de Mathieu Amalric en 2010, adaptation libre de la pièce de Corneille produite pour la télévision. (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.) Cette présence à la télévision reste toutefois ponctuelle au regard de son activité principale au cinéma. (Source : IMDb, 2025)

Dans le champ du documentaire, son travail de monteuse s’étend à plusieurs projets où le dispositif repose largement sur l’agencement des matériaux filmés. (Source : Film-documentaire.fr, s.d.) Ses interventions sur des films de création documentaire renforcent l’axe de sa pratique qui consiste à accompagner au plus près la structuration du récit à partir de la matière brute. (Source : Film-documentaire.fr, s.d.) « Journal d’un montage » occupe une place particulière dans ce corpus, en tant que réflexion explicite sur son propre métier et sur la construction d’un film à partir de discussions et d’essais multiples en salle de montage. (Source : Allociné, 2022) Ce versant documentaire complète son travail de fiction et témoigne d’une attention constante aux processus de fabrication des images et des récits. (Source : Tënk, 2025)

Enseignement, engagements professionnels et distinctions

En parallèle de son activité de cheffe monteuse, Annette Dutertre entretient un lien constant avec la formation des jeunes cinéastes et techniciens. (Source : Poitiers Film Festival, 2026) Ancienne élève de La Fémis, elle y enseigne la pratique du montage et participe aux jurys de fin d’année, contribuant à la transmission d’une culture professionnelle et à l’évaluation des projets d’étudiants. (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.) Cette présence régulière au sein de l’école l’inscrit dans un réseau d’échanges où se croisent générations de monteurs, réalisateurs et autres professionnels du cinéma. (Source : La Fémis, s.d.) Par ailleurs, sa participation à des master classes, comme celle organisée autour du film « Le Roman de Jim » sur les relations entre musique et montage, témoigne de sa volonté de partager une expérience concrète du travail en salle de montage. (Source : Poitiers Film Festival, 2026)

Son parcours est également reconnu par plusieurs nominations aux César du cinéma, dans la catégorie du meilleur montage. (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.) En 2011, elle est nommée pour le montage de « Tournée » de Mathieu Amalric, long métrage qui suit la tournée française d’une troupe de strip‑teaseuses américaines. (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.) En 2013, une nouvelle nomination récompense son travail sur « Camille redouble » de Noémie Lvovsky. (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.) En 2021, elle est de nouveau nommée au César du meilleur montage pour « Antoinette dans les Cévennes » de Caroline Vignal, comédie qui raconte le voyage d’une institutrice dans les paysages cévenols. (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.) Ces nominations soulignent la visibilité de son travail au sein de l’industrie cinématographique française. (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.)

  • César du meilleur montage – nomination pour « Tournée » (2011). (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.)
  • César du meilleur montage – nomination pour « Camille redouble » (2013). (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.)
  • César du meilleur montage – nomination pour « Antoinette dans les Cévennes » (2021). (Source : Wikipédia Annette Dutertre, s.d.)

Au‑delà de ces distinctions, son nom apparaît régulièrement dans les sélections de festivals et dans les génériques de films présentés dans de grands rendez‑vous cinématographiques, ce qui contribue à installer sa signature dans le paysage du montage en France. (Source : Film-documentaire.fr, s.d.) Sa participation à des événements professionnels et pédagogiques, comme des rencontres ou ateliers autour du montage, renforce cette visibilité. (Source : Poitiers Film Festival, 2026) Entre activité de plateau, salle de montage et transmission, Annette Dutertre occupe ainsi une position de référence dans un métier souvent discret, mais central dans la fabrication des films. (Source : Festival Entrevues, 2018)

Filmographie de Annette Dutertre

Découvrez les principales œuvres et contributions de cette personnalité.

Les Innocentes (2016) - Affiche
7.1 / 10
Les Innocentes
editor
Gemma Bovery (2014) - Affiche
6.2 / 10
Gemma Bovery
editor
Camille redouble (2012) - Affiche
6.2 / 10
Camille redouble
editor
Le Roman de Jim (2024) - Affiche
6.9 / 10
Le Roman de Jim
editor
Place publique (2018) - Affiche
5.5 / 10
Place publique
editor

Galerie photos de Annette Dutertre

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Le Destin (1997) - Affiche
1997
Alexandrie, encore et toujours (1989) - Affiche
assistant sound editor
1989

Récompenses et Nominations

0Victoires
1Nomination
César
0 victoires•1 nomination