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Michel Deville - Photo
Connu pour
Réalisation
Sexe
Homme
Crédits connus
72
Né
13/04/1931
Lieu de naissance
Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine, France
Décédé
16/02/2023 (91 ans)

Michel Deville: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Michel Deville en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

40

œuvres recensées

40 films · 0 séries

Première année recensée
1954
Dernière année recensée
2009

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Michel Deville naît le 13 avril 1931 à Boulogne-Billancourt, dans le département des Hauts-de-Seine, au cœur d’un territoire marqué par l’implantation historique des studios de cinéma français (Source : Wikipédia, 2023). Il se forme aux métiers du cinéma par la voie de l’assistanat et exerce d’abord comme assistant réalisateur sur plusieurs productions des années 1950, ce qui lui permet de se familiariser avec les contraintes de plateau et les méthodes de travail des réalisateurs établis (Source : Unifrance, 2023). Dès 1953, il est assistant réalisateur sur le film à sketches « Secrets d’alcôve », réalisé notamment par Jean Delannoy et Henri Decoin, ce qui l’inscrit d’emblée dans un environnement professionnel structuré (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). L’année suivante, il poursuit cette activité sur « Les Intrigantes », un film policier de Henri Decoin, confirmant son intégration dans le système de production français de l’après-guerre (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). En 1955, il occupe le poste de deuxième assistant réalisateur sur « Razzia sur la chnouf » d’Henri Decoin, long métrage emblématique du film noir français, renforçant son expérience technique et narrative avant son passage à la réalisation (Source : AlloCiné, filmographie, 2023).

Accession à la réalisation et premiers longs métrages

Après cette période d’apprentissage, Michel Deville coréalise en 1958 son premier long métrage, « Une balle dans le canon », qui marque sa transition vers la mise en scène de fiction et lui donne l’occasion d’affirmer un regard personnel sur le récit criminel (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). Il signe ensuite en 1961 son premier long métrage en solo, « Ce soir ou jamais », comédie de mœurs qui amorce une série de films où s’entrelacent jeu amoureux, dialogues abondants et situations de groupe (Source : Wikipédia, 2023). L’œuvre est également l’un de ses premiers travaux où il cumule les fonctions de réalisateur et de scénariste, posant les bases d’une méthode de travail centrée sur l’écriture et la direction d’acteurs (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). Dès le début des années 1960, il enchaîne avec « Adorable menteuse » en 1962, qui prolonge ce goût pour les variations autour du mensonge, de la séduction et des malentendus, et où la précision des dialogues occupe une place centrale dans la dramaturgie (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). En 1963, il poursuit cette veine avec « L’Appartement des filles » et « À cause, à cause d’une femme », confirmant sa présence régulière dans le paysage des comédies françaises de la décennie (Source : AlloCiné, filmographie, 2023).

Années 1960–1970 : comédies, films de genre et collaborations

Au milieu des années 1960, Michel Deville alterne comédies et films de genre, ce qui élargit progressivement son champ d’intervention au sein du cinéma français (Source : Unifrance, 2023). En 1964, il réalise « Lucky Jo » et « Les Petites demoiselles », deux titres qui s’inscrivent dans une continuité de films portés par des distributions populaires et une écriture dialoguée précise (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). Deux ans plus tard, il tourne « On a volé la Joconde » et « Martin soldat », jouant avec les codes du film d’aventures et de la comédie militaire dans un contexte où le cinéma hexagonal explore de nombreux registres narratifs (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). En 1967, « Benjamin ou les mémoires d’un puceau » rencontre un écho notable, notamment grâce à sa distribution et à sa variation sur l’initiation sentimentale, tandis que « Zärtliche Haie » la même année illustre l’ouverture de certaines productions à l’international (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). À partir de 1970, Deville signe « L’Ours et la poupée », avec une orientation plus marquée vers la comédie sentimentale, puis « Raphaël ou le débauché » en 1971 et « La Femme en bleu » en 1973, qui mêlent portraits de personnages et observation des comportements dans un climat où la société française connaît de profondes mutations (Source : AlloCiné, filmographie, 2023).

Maturité artistique et tournant des années 1970–1980

Le milieu des années 1970 voit Michel Deville orienter sa filmographie vers des récits plus sombres ou plus introspectifs, comme « Le Mouton enragé » en 1974, qui interroge l’ascension sociale d’un employé de banque via un scénariste manipulateur (Source : Wikipédia, 2023). En 1977, il réalise « L’Apprenti salaud », dont il signe également les dialogues et le scénario, confirmant son double rôle d’auteur et de metteur en scène (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). Avec « Le Dossier 51 » en 1978, adapté d’un roman de Gilles Perrault, il explore la surveillance administrative et les dispositifs de fichage, mettant en scène un personnage suivi par un service occulte, ce qui inscrit le film dans une réflexion sur le pouvoir et le contrôle (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). Le début des années 1980 prolonge cette orientation, notamment avec « Le Voyage en douce » en 1980, qui suit deux femmes lors d’un périple ponctué de confidences, et « Eaux profondes » en 1981, adaptation d’un roman de Patricia Highsmith centrée sur un couple et la jalousie, où se renforce la dimension psychologique du récit (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). En 1982, « La Petite bande » témoigne d’un intérêt pour les groupes et les dynamiques collectives, avant que Deville ne signe en 1984 « Les Capricieux », réalisé pour la télévision avec, notamment, Nicole Garcia et Jean-Pierre Marielle (Source : AlloCiné, filmographie, 2023).

Reconnaissance critique : des années 1980 à la fin du siècle

En 1985, Michel Deville tourne « Péril en la demeure », un thriller domestique porté par une tension croissante, qui contribue à consolider sa réputation de cinéaste capable de conjuguer intrigue policière et observation des rapports de pouvoir au sein du couple et de la bourgeoisie (Source : Wikipédia, 2023). Trois ans plus tard, « La Lectrice » (1988), adapté d’un roman de Raymond Jean, met en scène une jeune femme lisant à domicile pour des clients et développe une structure en abyme entre fiction et réalité, ce qui lui vaut une attention particulière dans le paysage critique français (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). Le film reçoit une nomination au César du meilleur film ainsi qu’une nomination au César du meilleur scénario original ou adaptation, ce qui souligne la reconnaissance institutionnelle de son travail d’écriture et de mise en scène (Source : AlloCiné, palmarès, 2023). En 1990, Deville réalise « Nuit d’été en ville », poursuivant son exploration des huis clos, puis « Toutes peines confondues » en 1992, où se croisent enquête policière, relations sentimentales et réseaux criminels (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). Au milieu des années 1990, « Aux petits bonheurs » (1994) s’intéresse à un groupe d’amis lors d’une réunion de vacances, tandis que « La Divine poursuite » (1997) revient à une forme de comédie criminelle, confirmant la diversité de registres explorés par le cinéaste (Source : AlloCiné, filmographie, 2023).

Adaptations littéraires et derniers films

En 1999, Michel Deville réalise « La Maladie de Sachs », adaptation du roman éponyme de Martin Winckler, centré sur un médecin de province confronté au quotidien de ses patients, film pour lequel il cosigne le scénario et qui s’inscrit dans une tradition française d’adaptations littéraires contemporaines (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). Le film est salué pour son attention au monde médical et à la parole des patients, ce qui lui vaut notamment le Prix du Public au Festival du film de Locarno, distinction qui accompagne la carrière internationale de l’œuvre (Source : Wikipédia, 2023). En 2002, Deville signe « Un monde presque paisible », adapté du roman « La Théorie de l’information » de Robert Bober, qui suit la vie d’un atelier de tailleur juif à Paris au sortir de la Seconde Guerre mondiale, et interroge les mémoires de la Shoah au travers de trajectoires individuelles (Source : Wikipédia, 2023). En 2004, il réalise « Un fil à la patte », transposition de la pièce de Georges Feydeau, pour laquelle il assure également le scénario, poursuivant un dialogue entre théâtre et cinéma qui traverse une partie de son œuvre (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). Ce film clôt une carrière de réalisateur qui s’étend sur près de cinq décennies, durant lesquelles il aura alterné comédies, drames psychologiques, films policiers et adaptations littéraires, tout en signant la plupart des scénarios ou co-scénarios de ses œuvres (Source : Unifrance, 2023).

Activités parallèles, collaborations et distinctions

Outre la réalisation, Michel Deville exerce de manière régulière les fonctions de scénariste, dialoguiste, adaptateur et parfois producteur, ce qui lui confère un contrôle étroit sur la conception de ses films (Source : Unifrance, 2023). Il signe le scénario ou la coécriture de nombreux longs métrages, parmi lesquels « L’Apprenti salaud », « Péril en la demeure », « La Lectrice », « La Maladie de Sachs » ou « Un fil à la patte », confirmant une pratique d’auteur-réalisateur ancrée dans la tradition française (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). En parallèle, il apparaît ponctuellement comme lui-même dans « Le Fils de Gascogne » (1995), ce qui témoigne de sa place reconnue au sein du milieu cinématographique français (Source : AlloCiné, filmographie, 2023). Son travail est régulièrement sélectionné dans les grands festivals européens, notamment avec « Le Dossier 51 » et « La Lectrice », qui circulent dans les circuits internationaux et contribuent à sa visibilité au-delà de la France (Source : Wikipédia, 2023). Les nominations aux César pour « La Lectrice » en tant que meilleur film et meilleur scénario, ainsi que les prix reçus par « La Maladie de Sachs » dans les festivals, s’ajoutent à un ensemble de distinctions qui inscrivent durablement son œuvre dans l’histoire du cinéma français de la seconde moitié du XXe siècle (Source : AlloCiné, palmarès, 2023).

Films et séries réalisés par Michel Deville

Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.

Razzia sur la Chnouf (1955) - Affiche
6.7 / 10
Razzia sur la Chnouf
second assistant director
Péril en la demeure (1985) - Affiche
6 / 10
Péril en la demeure
director
Le Dossier 51 (1978) - Affiche
6.5 / 10
Le Dossier 51
director
Le Mouton enragé (1974) - Affiche
6.1 / 10
Le Mouton enragé
director
La Lectrice (1988) - Affiche
6.3 / 10
La Lectrice
director
Eaux profondes (1981) - Affiche
6.1 / 10
Eaux profondes
director

Galerie photos de Michel Deville

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Un Fil à la patte (2005) - Affiche
2005
Contre l’oubli (1991) - Affiche
1991
La Lectrice (1988) - Affiche
director
1988
Le Paltoquet (1986) - Affiche
director
1986
Les Capricieux (1984) - Affiche
1984
La Petite Bande (1983) - Affiche
1983
Eaux profondes (1981) - Affiche
1981

Les Rendez-vous du dimanche (1975) - Affiche
Inconnu
- Épisode 1 (1980)
•
S06E01
•
Lui-même
1975
Inconnu
- Épisode 16 (1974)
•
S03E16
•
Lui-même
- Épisode 4 (1973)
•
S02E04
•
Lui-même
1972
Discorama (1959) - Affiche
Inconnu
- Épisode 7 (1962)
•
S04E07
•
Lui-même
1959

Le Fils de Gascogne (1995) - Affiche
1995
Les Rendez-vous du dimanche (1975) - Affiche
Lui-même
1975
Spécial cinéma (1974) - Affiche
Lui-même
1974
Lui-même
1972
Discorama (1959) - Affiche
Lui-même
1959

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.