Christian Le Guillochet: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Christian Le Guillochet en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
7
œuvres recensées
7 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1965
- Dernière année recensée
- 1982
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Né le 20 septembre 1933 à Albi, dans le Tarn, Christian Le Guillochet se forme d’abord en dehors du milieu artistique, obtenant un diplôme d’ingénieur technico-commercial après des cours du soir suivis à son retour d’Algérie. (Source : Le Figaro, 2011) Il se tourne ensuite vers les cours d’art dramatique, cherchant à surmonter une grande timidité et à acquérir une technique de jeu. (Source : Le Figaro, 2011) Au début des années 1960, il commence à apparaître sur scène et s’insère progressivement dans le paysage théâtral parisien, d’abord comme comédien. (Source : Le Monde, 2011) En 1963, le metteur en scène et auteur Robert Dhéry le remarque et l’engage dans le spectacle « Grosse Valse », où il observe notamment le travail de Louis de Funès, ce qui participe à sa formation pratique. (Source : Wikipédia, 2017)
Cette expérience au contact d’un théâtre de divertissement populaire contribue à structurer son regard sur la mise en scène, le rythme comique et le rapport au public. (Source : Wikipédia, 2017) Parallèlement, il s’essaie à l’écriture dramatique, amorçant une trajectoire qui le conduit progressivement vers la dramaturgie et la direction de théâtre. (Source : Bellone, s.d.) Dès la première moitié des années 1960, il manifeste un intérêt constant pour les formes nouvelles de représentation, notamment en marge des circuits institutionnels. (Source : Bellone, s.d.) Cette orientation le mène à concevoir des espaces alternatifs, à la frontière du café-théâtre, du théâtre de création et du lieu de rencontre artistique. (Source : Bellone, s.d.)
Création du Lucernaire et direction de lieu
En 1964, Christian Le Guillochet fonde un premier café-théâtre, prélude à la création d’un espace culturel plus ambitieux quelques années plus tard. (Source : Bellone, s.d.) En 1968, il crée Le Lucernaire, près de la station Montparnasse, impasse d’Odessa, avec Luce Berthommé et l’acteur Laurent Terzieff, posant les bases d’un lieu pluridisciplinaire. (Source : Le Monde, 2011) Le Lucernaire s’inscrit alors dans le mouvement des cafés-théâtres et des lieux indépendants, associant théâtre, cinéma et rencontres littéraires. (Source : Le Monde, 2011) En 1969, le centre culturel est pleinement identifié comme un espace de création à part entière dans le paysage parisien. (Source : Sceneweb, 2019)
Après l’expulsion liée à la construction de la tour Montparnasse, Le Guillochet réinstalle Le Lucernaire en 1977 au 53, rue Notre-Dame-des-Champs, dans une ancienne usine de chalumeaux, où il affine la formule du lieu. (Source : Le Monde, 2011) Il y développe un dispositif mêlant librairie, restaurant, trois salles de cinéma et plusieurs salles de théâtre, privilégiant des spectacles de format court joués devant une centaine de spectateurs. (Source : Le Monde, 2011) Le Lucernaire obtient en 1982 le label de centre national d’art et essai, assorti de subventions de l’État, ce qui conforte son rôle dans la diffusion des écritures contemporaines et du cinéma d’auteur. (Source : Le Monde, 2011) Le Guillochet se consacre alors à la direction et à la programmation, soutenant des metteurs en scène et des compagnies émergentes dans ce cadre hybride. (Source : Le Figaro, 2011)
Activité d’acteur, d’auteur et de metteur en scène
Au-delà de son rôle de directeur, Christian Le Guillochet poursuit une activité de comédien, de dramaturge et de metteur en scène. (Source : Bellone, s.d.) Il écrit plusieurs textes, dont « L’Oiseau éventail », publié en 1995 et distingué par le prix Emmanuel-Roblès en 1996, ce qui confirme sa reconnaissance en tant qu’auteur. (Source : Wikipédia, 2017) En 2006, il publie « 50 ans de théâtre, depuis l’impasse Odessa jusqu’à la rue Notre-Dame-des-Champs », chronique de l’histoire du Lucernaire et réflexion sur la gestion d’un lieu culturel indépendant. (Source : Wikipédia, 2017) Il signe également « Le Chien citoyen », paru en 2008, prolongeant ainsi son travail littéraire nourri par l’expérience du plateau. (Source : Wikipédia, 2017)
Comme metteur en scène, il intervient au sein du Lucernaire en accompagnant des créations et en défendant des dramaturgies souvent contemporaines, tout en s’attachant à la transmission des pratiques de troupe. (Source : Bellone, s.d.) Son activité se double d’une réflexion sur les droits et devoirs du metteur en scène, thème qu’il aborde notamment dans une intervention en 1986, témoignant de son intérêt pour le statut artistique et la régulation du secteur. (Source : Bellone, s.d.) En 2003, il se met lui-même en scène comme directeur de théâtre dans la pièce « Subvention » de Jean-Luc Jeener, où il incarne un personnage confronté aux enjeux économiques et politiques des institutions culturelles. (Source : Wikipédia, 2017) Cette présence sur scène s’articule étroitement à son travail de direction, chaque domaine nourrissant l’autre. (Source : Bellone, s.d.)
Travaux au cinéma
Parallèlement à son parcours théâtral, Christian Le Guillochet apparaît au cinéma dans plusieurs longs métrages entre les années 1960 et la fin des années 1970. (Source : Wikipédia, 2017) En 1964, il joue dans « Le Ciel sur la tête » de Yves Ciampi, film qui le fait entrer dans le champ du cinéma français de l’époque. (Source : Wikipédia, 2017) Deux ans plus tard, en 1966, il figure au générique de « Le Solitaire passe à l’attaque » réalisé par Ralph Habib. (Source : Wikipédia, 2017) En 1968, il tourne dans « Le Débutant » de Daniel Daert, confirmant une présence régulière à l’écran. (Source : Wikipédia, 2017)
En 1969, il interprète le rôle de Michaël dans « Ciné-Girl » de Francis Leroi, film qui s’inscrit dans un contexte de comédie populaire. (Source : Wikipédia, 2017) En 1971, il apparaît dans « La Part du lion » de Jean Larriaga, poursuivant une filmographie cohérente avec son profil d’acteur de composition. (Source : Wikipédia, 2017) En 1976, il joue dans « Monsieur Sade » de Jacques Robin, œuvre qui témoigne d’un intérêt pour des univers plus singuliers. (Source : Wikipédia, 2017) Cette filmographie, bien que resserrée, accompagne son activité principale de dramaturge et de directeur de théâtre et illustre une polyvalence entre scène et plateau de tournage. (Source : Wikipédia, 2017)
Engagement institutionnel et combats pour le Lucernaire
En 1985, Christian Le Guillochet reprend la direction du Théâtre de Paris, engageant une nouvelle étape dans son parcours de gestionnaire de grandes salles. (Source : Le Figaro, 2011) Confronté au déficit accumulé par ses prédécesseurs et aux difficultés économiques propres aux grandes structures privées, il renonce à cette aventure trois ans plus tard, en 1988. (Source : Le Figaro, 2011) Il se recentre alors sur le Lucernaire, dont il poursuit la défense et le développement en tant que lieu de création à taille humaine. (Source : Le Figaro, 2011) En 2003, face à la réduction annoncée puis à la suppression programmée de la subvention du ministère de la Culture, il entame une grève de la faim pour obtenir la pérennisation du soutien public à son théâtre. (Source : Bellone, s.d.)
Cette action intervient le 5 novembre 2003, soir de la première de « Subvention » de Jean-Luc Jeener, et met en lumière les tensions entre les lieux indépendants et leurs tutelles. (Source : Wikipédia, 2017) En 2004, le Lucernaire est finalement racheté par le groupe propriétaire des éditions L’Harmattan, ce qui permet au centre de poursuivre ses activités, même si le lieu évolue ensuite vers un statut de théâtre privé à part entière. (Source : Le Monde, 2011) Le Guillochet accompagne cette transition avant de céder la propriété du site, tout en maintenant la ligne artistique et l’identité du Lucernaire. (Source : Le Monde, 2011) En 2010, le lieu accueille près de 100 000 spectateurs, confirmant sa place dans le paysage culturel parisien. (Source : Le Monde, 2011)
Dernières années et héritage artistique
Christian Le Guillochet meurt le 10 février 2011 à Paris, à l’âge de 77 ans, des suites d’un cancer, après plus de quatre décennies consacrées à la direction de lieux et à l’écriture. (Source : Le Monde, 2011) Son parcours associe de manière étroite la pratique du jeu, l’écriture dramatique et la gestion d’un centre culturel pluridisciplinaire. (Source : Bellone, s.d.) Fondateur et animateur du Lucernaire, il laisse l’image d’un directeur de théâtre attaché à l’accueil de jeunes auteurs, de metteurs en scène émergents et de compagnies en recherche de visibilité. (Source : Le Figaro, 2011) Son ouvrage « 50 ans de théâtre, depuis l’impasse Odessa jusqu’à la rue Notre-Dame-des-Champs » constitue une source sur l’histoire du lieu et sur les mutations du théâtre indépendant à Paris. (Source : Wikipédia, 2017)
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