Segundo de Chomón: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Segundo de Chomón en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
138
œuvres recensées
138 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1901
- Dernière année recensée
- 1927
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1902, Segundo de Chomón commence à travailler pour Pathé après des essais réalisés en Espagne. Né à Teruel le 16 octobre 1871, il signe dans les années suivantes des films où la prise de vues image par image devient un terrain d’expérimentation constant.
Teruel, Barcelone, Paris
À Paris, vers 1895, il rencontre Julienne Mathieu, qui deviendra sa compagne et sa femme. Elle lui fait connaître les premières projections des frères Lumière. En 1897, un fils naît de cette union.
Entre 1897 et 1899, il sert dans l’armée espagnole et part à Cuba. Il revient à Paris en 1899. Deux ans plus tard, le couple s’installe à Barcelone et ouvre un atelier de coloriage au pochoir pour des films Pathé Frères, avec un banc-titre rudimentaire destiné aux versions espagnoles des films distribués dans la ville.
L’activité de cet atelier s’étend à plusieurs titres de Pathé Frères, parmi lesquels « Ali Baba et les quarante voleurs » (1902), « La Vie et la Passion de Jésus-Christ » (1902-1903) ou « Métamorphoses du papillon » (1904). Chomón tourne aussi des vues documentaires pour la même société, dont Ascension du mont Serrat en Espagne et Descente du mont Serrat, filmées le même jour en 1901. À partir de 1902, il travaille aussi pour Macaya y Marro à Barcelone, avec « Choque de trenes » en 1902 parmi les titres cités.
Les années Pathé
En 1905, il signe des contrats avec Itala Film à Turin et avec Pathé Frères à Paris. Pathé l’aide à ouvrir à Barcelone une succursale espagnole. Chomón participe alors à la mise en place d’une industrie cinématographique nationale en Espagne, tandis que ses films visent un public populaire avec des mélodrames, des zarzuelas, des drames historiques et des comédies.
La même période le voit devenir l’un des spécialistes de la prise de vues image par image, appelée en France en 1906 « le mouvement américain ». Il intervient dans ce champ avec « Ah! La Barbe » en 1905, « L'Écrin du rajah » en 1906 et « Transformations élastiques » en 1908, où il est crédité comme directeur de la photographie. Ces titres installent un travail d’atelier, de trucage et d’animation qui passe par la manipulation des objets, du cadre et du mouvement.
Ses courts-métrages le placent parfois à l’écran. En 1907, il interprète les rôles principaux de En avant la musique, aussi connu sous le titre La leçon de solfège, et des Œufs de Pâques. À travers ces films, il reste au cœur d’un cinéma artisanal où la technique et l’interprétation se croisent sans séparation nette.
Cabiria et l’Italie
Après quatre années passées en France, il retourne à Barcelone en 1910. Il s’associe avec Juan Fuster, ouvre un petit studio et produit plusieurs films espagnols. Il entre aussi dans l’équipe de quatre opérateurs réunie par Giovanni Pastrone pour « Cabiria ».
Dans ce film, il prend en charge l’éruption de l’Etna, séquence qui mobilise l’effet Schüfftan. Il utilise aussi les déplacements sur rail de la caméra pour les décors des temples orientaux et développe un éclairage expressionniste sur les visages et les éléments du décor. Par ailleurs, il continue de travailler avec Pastrone sur « Il fuoco » (1915), « Tigre real » (1916), « La guerra y el sueño de Momi » (1917) et « Hedda Gabler » (1919).
La guerre de 1914-1918 pèse sur l’activité des studios italiens, transformés pour certains en hôpital, tandis que le coût du celluloïd augmente fortement. Chomón quitte ensuite Itala Film et s’associe avec Luciano Albertini pour créer Albertini Film. En 1913, il figure à plusieurs postes sur « Più forte che Sherlock Holmes », comme directeur de la photographie, opérateur de caméra et responsable des effets visuels.
Paris, les couleurs, « Napoléon »
En 1923, il s’installe de nouveau à Paris et travaille avec l’ingénieur suisse Ernest Zollinger à un système de film en couleurs. Le projet lui vaut la médaille d’or de l’Exposition internationale de photographie, optique et cinématographie de Turin.
Trois ans plus tard, il participe à la superproduction « Napoléon » d’Abel Gance. Son nom apparaît au poste d’effets spéciaux en 1927. Cette collaboration prolonge un intérêt ancien pour les procédés techniques, depuis les coloriages au pochoir jusqu’aux trucages de studio et aux vues composées.
Il se rend au Maroc en 1929, contracte une maladie grave, puis meurt à Paris le 2 mai 1929. Après sa mort, Robert Chomon dépose 350 photographies de plateau au Musée du cinéma de Turin. Plus tard, « Cinematógrafo 1900 » en 1979 et « El hombre que quiso ser Segundo » en 2014 utilisent des images d’archives liées à son travail.
Films et séries réalisés par Segundo de Chomón
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Segundo de Chomón
2 photos affichées.
Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.


























































