Daniel Duval: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Daniel Duval en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
62
œuvres recensées
60 films · 2 séries
- Première année recensée
- 1969
- Dernière année recensée
- 2013
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Né le 28 novembre 1944 à Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, Daniel Duval s’impose progressivement comme une figure singulière du cinéma français, à la fois acteur, scénariste et réalisateur (Source : AlloCiné, biographie, s.d.). Au début des années 1970, il fait ses premiers pas devant la caméra tout en s’orientant rapidement vers la mise en scène, ce double mouvement structurant durablement sa trajectoire professionnelle (Source : AlloCiné, filmographie, s.d.). Il s’inscrit dans une génération de cinéastes et comédiens attentifs aux réalités sociales, ce que l’on retrouve dans plusieurs de ses films réalisés et rôles interprétés au cinéma (Source : Cinedweller, 2023). Parallèlement à ses débuts de réalisateur, il multiplie les apparitions dans des productions françaises de genres variés, du drame social au polar, ce qui contribue à installer son visage et sa présence dans le paysage audiovisuel (Source : AlloCiné, filmographie, s.d.). Au fil des décennies, il alterne régulièrement entre direction d’acteurs, jeu devant la caméra et travail d’écriture, consolidant une carrière étendue sur plus de quarante ans (Source : AlloCiné, biographie, s.d.).
Premiers films de réalisateur
Daniel Duval signe son premier long métrage, « Le Voyage d’Amélie », au milieu des années 1970, film dans lequel il occupe également une place centrale comme auteur (Source : AlloCiné, filmographie réalisateur, s.d.). Il enchaîne ensuite avec « L’Ombre des châteaux », réalisé en 1977, œuvre qui lui vaut une reconnaissance internationale en obtenant le Silver Prize au Festival international du film de Moscou en 1977 (Source : IMDb, awards, s.d. ; Film Wiki Fandom, 2024). Cette même année, « L’Ombre des châteaux » est également en compétition pour le Golden Prize au sein de ce même festival, confirmant l’attention portée à son travail de mise en scène (Source : IMDb, awards, s.d.). Quelques années plus tard, il réalise « La Dérobade » en 1979, film devenu l’un de ses titres les plus notoires, notamment par sa collaboration avec l’actrice Miou-Miou (Source : Cinedweller, 2023 ; Wikipédia DE, 2006). Au début des années 1980, il poursuit dans cette veine avec « L’Amour trop fort » (1981) puis « Effraction » (1982–1983 selon les sources), consolidant un corpus de films qui s’inscrit dans un certain réalisme social et une attention portée aux marges (Source : AlloCiné, filmographie réalisateur, s.d. ; Wikipédia DE, 2006).
Travail de scénariste et contributions à l’écriture
En parallèle de la réalisation, Daniel Duval développe une activité régulière de scénariste et de dialoguiste pour ses propres films et pour certains projets spécifiques (Source : AlloCiné, filmographie scénariste, s.d.). Il est ainsi crédité au scénario de « Le Voyage d’Amélie » (1974), dont il signe également la mise en scène, confirmant un positionnement d’auteur complet sur cette œuvre (Source : AlloCiné, filmographie scénariste, s.d.). Il écrit ensuite le scénario de « L’Ombre des châteaux » (1977) puis celui de « La Dérobade » (1979), renforçant l’unité thématique entre sa direction d’acteurs et son écriture (Source : AlloCiné, filmographie scénariste, s.d. ; Cinedweller, 2023). Au début des années 1980, il poursuit ce travail avec « L’Amour trop fort » (1981) et « Effraction » (1982), où il est crédité comme scénariste et dialoguiste (Source : AlloCiné, filmographie scénariste, s.d.). Plus tard, il revient à l’écriture avec « Le Temps des porte-plumes », sorti en 2005–2006 selon les classifications, où il signe à la fois le scénario et les dialogues, marquant une continuité dans sa manière de concevoir des récits centrés sur des personnages en situation de fragilité sociale (Source : AlloCiné, filmographie, s.d.).
Carrière d’acteur au cinéma
La carrière d’acteur de Daniel Duval débute au tournant des années 1970, avec des rôles dans des films comme « La Ville bidon » (1973), où il interprète le personnage de Mario (Source : AlloCiné, filmographie acteur, s.d.). Il apparaît ensuite dans « Que la fête commence » (1974) sous la direction de Bertrand Tavernier, où il incarne le Mirebalai, puis dans « L’Agression » la même année, dans le rôle d’un motard (Source : AlloCiné, filmographie acteur, s.d.). Au fil des années 1970 et 1980, il enchaîne des rôles marquants dans des films tels que « Va voir Maman, Papa travaille » (1977), « Le Bar du téléphone » (1980), où il interprète Toni Veronese, et « Le Juge » (1984), dans lequel il joue Antoine Rocca (Source : AlloCiné, filmographie acteur, s.d. ; Wikipédia EN, 2012). Dans « Un été d’enfer » (1984), il tient le rôle du commissaire Turielle, confirmant sa présence dans le registre du polar et du film criminel (Source : Wikipédia EN, 2012). Plus tard, il est le père dans « Y’aura-t-il de la neige à Noël ? » (1996), film de Sandrine Veysset, et apparaît dans « Stan the Flasher » (1990) de Serge Gainsbourg, où il incarne le père de Natacha (Source : AlloCiné, filmographie acteur, s.d. ; Fondation Gan pour le Cinéma, 2021).
Rôles marquants des années 2000
À partir des années 2000, Daniel Duval poursuit une activité soutenue au cinéma, enchaînant des seconds rôles dans des productions françaises de premier plan (Source : AlloCiné, filmographie acteur, s.d.). En 2003, il interprète M. Izenberg dans « Gomez & Tavarès », un rôle qu’il reprend en 2006 dans « Gomez VS Tavarès », ce qui inscrit son personnage dans une forme de continuité narrative (Source : AlloCiné, filmographie acteur, s.d.). En 2004, il joue Eddy Valence dans « 36 Quai des Orfèvres », réalisé par Olivier Marchal, film policier qui réunit notamment Daniel Auteuil et Gérard Depardieu (Source : AlloCiné, filmographie acteur, s.d.). L’année suivante, il apparaît dans « Caché » de Michael Haneke dans le rôle de Pierre, ainsi que dans « Le Temps qui reste » de François Ozon, où il interprète le père du personnage principal (Source : AlloCiné, filmographie acteur, s.d. ; Rotten Tomatoes, profil Daniel Duval, 2019). Il participe aussi à « C’est beau une ville la nuit » (2006 dans certaines classifications), adaptation du livre de Richard Bohringer, dans un rôle de policier, prolongeant sa fréquentation de l’univers du polar et du drame urbain (Source : Rotten Tomatoes, 2019 ; AlloCiné, filmographie acteur, s.d.).
Travaux à la télévision et dans les séries
En parallèle de sa carrière au cinéma, Daniel Duval apparaît régulièrement à la télévision, dans des séries et téléfilms diffusés sur les grandes chaînes françaises (Source : AlloCiné, filmographie TV, s.d.). Il joue notamment dans un épisode de la saison 10 de « Julie Lescaut » au début des années 2000, où il interprète le personnage de Jean Caillaux (Source : AlloCiné, filmographie TV, s.d.). À partir de 2006, il tient un rôle important dans la série « Mafiosa » (saison 1), où il incarne François Paoli, s’inscrivant dans l’univers des fictions criminelles contemporaines (Source : AlloCiné, filmographie TV, s.d.). Il participe ensuite à plusieurs saisons de la série policière « Engrenages », interprétant Szabo, avocat au cœur de plusieurs arcs narratifs dans la saison 2 (2008) et la saison 3 (2009) (Source : AlloCiné, filmographie TV, s.d.). Il figure également dans le téléfilm « Plus tard tu comprendras » (2008), réalisé pour la télévision, où il interprète Georges Gornick, confirmant sa présence régulière dans des productions destinées au petit écran (Source : AlloCiné, filmographie TV, s.d.).
Retour à la réalisation : « Le Temps des porte-plumes »
Au milieu des années 2000, Daniel Duval revient à la réalisation avec « Le Temps des porte-plumes », long métrage qu’il met en scène et pour lequel il est crédité comme scénariste et dialoguiste (Source : AlloCiné, filmographie réalisateur et scénariste, s.d.). Le film sort en 2005–2006 selon les sources et raconte l’histoire d’un enfant placé dans une famille d’accueil, dans un cadre rural, prolongeant l’intérêt du cinéaste pour les parcours d’enfance et de marginalité sociale (Source : AlloCiné, fiche film, s.d. ; Cinedweller, 2023). Cette œuvre marque une nouvelle étape dans sa filmographie de réalisateur, plus de vingt ans après ses précédents longs métrages des années 1970 et 1980 (Source : Cinedweller, 2023). Il y associe une distribution où figurent notamment Jean-Paul Rouve et Anne Brochet, confirmant sa capacité à collaborer avec des acteurs reconnus de la scène française (Source : AlloCiné, fiche film, s.d.). Ce retour derrière la caméra est également l’occasion pour lui de réaffirmer un style attentif aux trajectoires individuelles et aux dynamiques familiales, dans une veine dramatique largement ancrée dans le réel (Source : Cinedweller, 2023).
Distinctions et reconnaissance professionnelle
La reconnaissance institutionnelle du travail de Daniel Duval se manifeste notamment à travers les prix obtenus par certains de ses films en festivals (Source : IMDb, awards, s.d.). En 1977, « L’Ombre des châteaux » reçoit ainsi le Silver Prize au Festival international du film de Moscou, distinction qui salue sa mise en scène et l’inscrit dans un circuit international de festivals (Source : IMDb, awards, s.d.). Cette même année, le film est également nommé pour le Golden Prize au sein du même festival, renforçant la visibilité de son œuvre auprès de la critique spécialisée (Source : IMDb, awards, s.d. ; Film Wiki Fandom, 2024). Par ailleurs, son interprétation dans « Y’aura-t-il de la neige à Noël ? » contribue à la réception critique du film, qui obtient plusieurs prix, dont un Prix spécial du jury au Festival du film de Paris, même si la distinction concerne l’ensemble de l’œuvre et non une performance individuelle isolée (Source : Fondation Gan pour le Cinéma, 2021). Au-delà des récompenses formelles, sa présence régulière dans des films d’auteurs et des séries reconnues consolide sa position d’acteur et de réalisateur identifié dans le paysage cinématographique français (Source : AlloCiné, biographie, s.d.).
Dernières années de carrière
Dans les années 2000 et 2010, Daniel Duval poursuit son activité d’acteur avec une série de rôles dans des longs métrages, des courts métrages et des productions télévisées (Source : AlloCiné, filmographie acteur, s.d.). Il apparaît notamment dans « Le fils de l’épicier » (2007), où il interprète le père d’Antoine, et dans « Le Deuxième souffle » la même année, dans le rôle de Venture Ricci (Source : AlloCiné, filmographie acteur, s.d.). En 2008, il tient le rôle de Walter Gassman dans « Banlieue 13 – Ultimatum », film d’action français, tout en poursuivant ses participations à « Engrenages » (Source : AlloCiné, filmographie acteur et TV, s.d.). Au début des années 2010, il joue Michel Matarasso dans « Beau rivage » (2010–2011 selon les sources) et apparaît dans « Les Lyonnais » (2011), réalisé par Olivier Marchal, en incarnant Christo (Source : AlloCiné, filmographie acteur, s.d. ; Wikipédia EN, 2012). Parmi ses derniers rôles figurent « La Vie pure » (2014), où il interprète Tonton, et « Kickback », sorti en 2015, où il joue le juge Martin, rôle présenté comme l’un de ses derniers à l’écran (Source : AlloCiné, filmographie acteur, s.d. ; Wikipédia EN, 2012).
- « Le Voyage d’Amélie » – Réalisateur et scénariste (1974) (Source : AlloCiné, filmographie réalisateur et scénariste, s.d.).
- « L’Ombre des châteaux » – Réalisateur et scénariste, Silver Prize au Festival de Moscou (1977) (Source : IMDb, awards, s.d.).
- « La Dérobade » – Réalisateur et scénariste (1979) (Source : Cinedweller, 2023 ; AlloCiné, filmographie, s.d.).
- « L’Amour trop fort » – Réalisateur et scénariste (1981) (Source : AlloCiné, filmographie, s.d.).
- « Effraction » – Réalisateur et scénariste (1982–1983) (Source : AlloCiné, filmographie, s.d. ; Wikipédia DE, 2006).
- « Le Temps des porte-plumes » – Réalisateur, scénariste et dialoguiste (2005–2006) (Source : AlloCiné, filmographie, s.d.).
- « 36 Quai des Orfèvres » – Rôle : Eddy Valence (2004) (Source : AlloCiné, filmographie acteur, s.d.).
- « Caché » – Rôle : Pierre (2005) (Source : AlloCiné, filmographie acteur, s.d.).
- « Le Temps qui reste » – Rôle : le père (2005) (Source : Rotten Tomatoes, 2019).
- « Mafiosa » – Rôle : François Paoli, saison 1 (2006) (Source : AlloCiné, filmographie TV, s.d.).
- « Engrenages » – Rôle : Szabo, saisons 2 et 3 (2008–2009) (Source : AlloCiné, filmographie TV, s.d.).
- « Les Lyonnais » – Rôle : Christo (2011) (Source : AlloCiné, filmographie acteur, s.d.).
- « La Vie pure » – Rôle : Tonton (2014) (Source : AlloCiné, filmographie acteur, s.d.).
- « Kickback » – Rôle : Juge Martin (2015) (Source : Wikipédia EN, 2012).
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