Luitz-Morat: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Luitz-Morat en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
22
œuvres recensées
22 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1910
- Dernière année recensée
- 1929
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Sous le nom de scène Luitz-Morat, Maurice Louis Radiguet s’impose dans le paysage du cinéma muet français comme acteur, réalisateur et scénariste actif des années 1910 aux années 1920. Né le 5 juin 1884 à Paris, il inscrit l’essentiel de sa carrière dans le contexte du développement des grandes compagnies de production hexagonales, notamment Gaumont et Pathé. (Source : Wikipédia, 2006) Dans les années qui précèdent la Première Guerre mondiale, il apparaît dans de nombreux courts et moyens métrages, souvent de facture dramatique ou historique, ce qui contribue à installer son nom dans la production courante du muet. (Source : IMDb, 2025) En parallèle, il amorce une transition progressive vers la mise en scène, d’abord de manière ponctuelle, puis de façon plus régulière au début des années 1920. (Source : IMDb, 2025)
Luitz-Morat entre chez Gaumont juste avant la Grande Guerre, intégrant ainsi l’une des principales structures industrielles du cinéma français de l’époque. (Source : Wikipédia, 2006) Mobilisé en août 1914, il sert comme infirmier militaire avant de retrouver la vie civile en mars 1919, décoré de la Croix de guerre, ce qui interrompt temporairement mais ne brise pas son activité artistique. (Source : Wikipédia, 2006) Au sortir du conflit, il reprend sa carrière d’acteur tout en renforçant son investissement derrière la caméra, dans un contexte où le cinéma français cherche à se repositionner face à la concurrence internationale. (Source : Wikipédia, 2006) Cette double compétence d’interprète et de réalisateur caractérise la suite de son parcours professionnel. (Source : IMDb, 2025)
Carrière d’acteur au cinéma
Luitz-Morat se fait d’abord connaître comme acteur dans une filmographie abondante qui s’étend des années 1910 à la seconde moitié des années 1920. (Source : IMDb, 2025) Il participe notamment à la production de drames historiques, de récits sentimentaux et de films d’aventure, genres majeurs du muet français. (Source : Calindex, s.d.) Ses rôles, souvent secondaires mais réguliers, s’inscrivent dans des œuvres de studios bien identifiés, ce qui lui assure une présence continue sur les écrans de l’époque. (Source : IMDb, 2025) Le volume de ses apparitions — environ quarante crédits d’acteur — témoigne d’une activité soutenue dans le champ du cinéma narratif. (Source : IMDb, 2025)
Parmi ses interprétations mentionnées dans les bases de données spécialisées figurent des films comme « Fantômas : Le mort qui tue » (1913), où il apparaît dans l’univers sériel popularisé par Louis Feuillade, ainsi que des productions dramatiques telles que « L’Agonie de Byzance » (1913). (Source : IMDb, 2025) On le retrouve également dans des œuvres comme « La petite danseuse » (1913), « La marche des rois » (1913) ou encore « Peine d’amour » (1914), qui illustrent la diversité des registres abordés. (Source : IMDb, 2025) Plus tard, il joue dans « Les Cinq gentlemen maudits » (1920), « Petit Ange » (1920) ou « Pervenche » (1921), prolongement de cette présence à l’écran dans les années d’après-guerre. (Source : Wikipédia, 2006) En 1927, il apparaît notamment dans « La Petite Chocolatière », confirmant la continuité de sa carrière d’acteur jusqu’à la fin de la décennie. (Source : Wikipédia, 2006)
Passage à la réalisation et activité de metteur en scène
En parallèle de sa carrière d’acteur, Luitz-Morat développe dès le début des années 1920 une activité de réalisateur qui devient rapidement centrale dans son profil professionnel. (Source : IMDb, 2025) Il signe une série de longs métrages et de récits à épisodes s’inscrivant dans la tradition du film à grand spectacle et du cinéroman français. (Source : Wikipédia, 2006) Son nom apparaît ainsi au générique de productions d’envergure qui mobilisent des moyens importants pour l’époque, en particulier dans le cadre du Pathé Consortium Cinéma. (Source : Il Cinema Ritrovato, 2017) Cette orientation vers la mise en scène répond à l’évolution du marché, marqué par la concurrence croissante du cinéma américain et par la volonté des producteurs français de proposer des œuvres ambitieuses. (Source : Il Cinema Ritrovato, 2017)
Au cours des années 1920, il réalise notamment « Rien à louer » (1920), « Petit Ange » (1920) et « Les Cinq gentlemen maudits » (1920), qui marquent ses débuts derrière la caméra. (Source : IMDb, 2025) Il enchaîne avec « Le Sang d’Allah » (1922), « La Terre du diable » (1922) et « Au seuil du harem » (1923), films à tonalité exotique ou dramatique tournés pour de grands circuits de distribution. (Source : Wikipédia, 2006) En 1923, il met en scène « Petit ange et son pantin », puis « La Cité foudroyée » (1924) et « Surcouf » (1924), ce dernier étant un cinéroman en huit épisodes consacré au corsaire interprété par Jean Angelo. (Source : Il Cinema Ritrovato, 2017) Au mitan de la décennie, il poursuit avec « La Course du flambeau » (1925), « Jean Chouan » (1926) et « Le Juif errant » (1926), avant de signer « La Ronde infernale » (1928), « Odette (Mein Leben für das Deine) » (1928) et « La Vierge folle » (1929). (Source : Wikipédia, 2006)
Travail de scénariste et collaborations artistiques
Luitz-Morat ne se limite pas à la mise en scène et est également crédité comme scénariste sur plusieurs de ses films, ce qui renforce son rôle d’artisan complet du cinéma muet. (Source : IMDb, 2025) Il participe ainsi à l’écriture de « Le Sang d’Allah » (1922), « La Terre du diable » (1922) et « Petit ange et son pantin » (1923), où il cumule les fonctions de scénariste et de réalisateur. (Source : IMDb, 2025) Il signe aussi le scénario de « Le Juif errant » (1926), grande fresque religieuse et romanesque produite par Pathé Consortium. (Source : IMDb, 2025) En 1928, il est crédité comme scénariste de « Mein Leben für das Deine (Odette) », coproduction tournée sous un titre allemand qui illustre les circulations transnationales du muet tardif. (Source : IMDb, 2025)
Ses collaborations s’inscrivent dans le réseau d’interprètes et de techniciens associés aux grandes sociétés de l’époque. (Source : Il Cinema Ritrovato, 2017) « Surcouf » réunit ainsi Jean Angelo dans le rôle principal et, dans un petit rôle, Antonin Artaud, ce qui témoigne de la place de la série dans l’économie des carrières d’acteurs. (Source : Il Cinema Ritrovato, 2017) Avec « Jean Chouan » et « Le Juif errant », il travaille avec des acteurs comme Maurice Schutz, figures familières du cinéma français des années 1920. (Source : Il Cinema Ritrovato, 2017) Ces projets, produits par Pathé Consortium sous la direction de Jean Sapène, s’inscrivent dans une stratégie de films à épisodes et de « kolossals » visant à maintenir la compétitivité de la production nationale. (Source : Il Cinema Ritrovato, 2017)
Œuvres marquantes et place dans le cinéma muet
Plusieurs titres réalisés par Luitz-Morat sont régulièrement cités comme représentatifs de son apport au cinéma muet français. « La Cité foudroyée » (1924) est ainsi mentionné parmi ses œuvres les plus connues, aux côtés de « Le Sang d’Allah » (1922) et de « Mein Leben für das Deine (Odette) » (1928), ce dernier étant parfois crédité sous son titre allemand dans les filmographies internationales. (Source : IMDb, 2025) « Surcouf », cinéroman en huit épisodes, illustre la tendance du Pathé Consortium à investir le format sériel pour concurrencer les productions étrangères. (Source : Il Cinema Ritrovato, 2017) « Jean Chouan » (1926) et « Le Juif errant » (1926) s’inscrivent quant à eux dans la veine du film historique et religieux à large déploiement. (Source : Wikipédia, 2006)
Ces productions sont souvent décrites comme appartenant au cycle des grands films Pathé de la seconde moitié des années 1920, réalisés sous l’impulsion du producteur Jean Sapène. (Source : Il Cinema Ritrovato, 2017) Dans ce contexte, Luitz-Morat apparaît comme l’un des metteurs en scène sollicités pour structurer un ensemble de cinéromans et de fresques spectaculaires destinées aux grands circuits d’exploitation. (Source : Il Cinema Ritrovato, 2017) Si une partie de ses films demeure difficilement visible aujourd’hui, les archives et programmations de festivals mettent en avant leur intérêt pour l’histoire industrielle et esthétique du muet français. (Source : Il Cinema Ritrovato, 2017) Son activité cumulée d’acteur, de réalisateur et de scénariste le place parmi les artisans associés à l’essor puis à la transformation du cinéma hexagonal avant l’arrivée du parlant. (Source : Wikipédia, 2006)
Fin de carrière et postérité professionnelle
La carrière de Luitz-Morat se déroule sur un peu moins de deux décennies, dans un secteur en mutation rapide. (Source : IMDb, 2025) Il signe son dernier film en tant que réalisateur, « La Vierge folle », en 1929, année de sa disparition à Paris le 11 août 1929. (Source : IMDb, 2025) Sa filmographie recensée fait état d’environ quarante rôles d’acteur, seize mises en scène et plusieurs scénarios, ce qui témoigne d’une productivité marquée au sein des structures de production françaises. (Source : IMDb, 2025) Ses activités se concentrent presque entièrement sur le cinéma, sans trace documentée d’un travail régulier au théâtre comme metteur en scène ou comédien, dans les principales bases de données filmiques. (Source : Unifrance, 2024)
Longtemps restée en partie invisible en raison de la disparition ou de la difficulté d’accès à certains titres, son œuvre a fait l’objet d’un regain d’attention dans le cadre de programmations patrimoniales, notamment autour de « Le Juif errant » et de « Surcouf ». (Source : Il Cinema Ritrovato, 2017) Ces redécouvertes replacent Luitz-Morat parmi les figures professionnelles qui ont contribué à la construction d’un cinéma de genre français fondé sur le feuilleton, le film historique et le mélodrame exotique. (Source : Il Cinema Ritrovato, 2017) Sa trajectoire illustre le profil de ces artisans polyvalents qui, entre interprétation, mise en scène et écriture, accompagnent l’essor industriel puis la consolidation narrative du cinéma muet en France. (Source : Wikipédia, 2006) Son nom demeure associé à une période charnière, à la fois marquée par l’apogée du muet et par les prémices du cinéma parlant. (Source : IMDb, 2025)
Films et séries réalisés par Luitz-Morat
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Luitz-Morat
3 photos affichées.
Filmographie détaillée
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Personnalités en relation
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