Nrmagazine
Léonce Perret - Photo
Connu pour
Réalisation
Sexe
Homme
Crédits connus
181
Né
14/03/1880
Lieu de naissance
Niort,France
Décédé
12/08/1935 (55 ans)

Léonce Perret: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Léonce Joseph Perret

Repères de carrière

La carrière de Léonce Perret en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

112

œuvres recensées

112 films · 0 séries

Première année recensée
1909
Dernière année recensée
1935

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

En 1909, à Berlin, M. Grassi, directeur de Gaumont Allemagne, sollicite Léonce Perret pour le cinématographe. Le comédien de théâtre, né à Niort le 14 mars 1880, entre alors dans un domaine qu’il aborde d’abord comme une prolongation de la scène.

Des planches à Gaumont

Avant ce détour berlinois, Léonce Perret a passé plusieurs années sur les scènes européennes. En 1899, une tournée de 6 mois le mène en Europe et jusqu’en Russie. En 1900, Eugène Brieux lui confie un rôle important dans La Robe rouge, puis il obtient en juin 1900 un contrat de jeune premier au théâtre de l’Athénée.

La Schola Cantorum lui ouvre aussi un autre terrain de jeu. Il y travaille le chant et la flûte, prend des cours de musique puis de théâtre, tout en fréquentant assidûment les salles. En 1903, son arrivée au théâtre du Vaudeville, où il joue Ruy Blas, consolide une pratique déjà nourrie par plusieurs tournées en Italie, en Suisse, en Allemagne et en Russie.

Léonce Perret rejoint Gaumont après cette phase théâtrale. Sous la direction artistique de Louis Feuillade, il commence comme acteur dans les studios de la rue de la Villette. L’expérience berlinoise accélère son passage à la mise en scène, avec trois courts métrages réalisés à Berlin, dont Pourquoi la guerre? en 1909.

Les années Gaumont

Chez Gaumont, Léonce Perret tourne aussi ses propres scénarios, des films courts de 4 à 5 minutes comme Le Bon Juge ou Fan-Fan le petit grenadier. Il travaille en plein air, en province, et cherche des manières de filmer qui rompent avec l’habitude du studio. Le Feu à la mine compte parmi ses premiers films à rencontrer un relatif succès.

En 1911, Molière et Les Béquilles s’ajoutent à cette période de recherche. Léonce Perret y assume la réalisation, et pour Le Feu à la mine comme pour Les Béquilles, l’écriture. En 1913, il lance la série des « Léonce », qui comprend une quarantaine d’épisodes où il joue des personnages dramatiques, comiques ou burlesques. La même année, Le Mariage de minuit réunit Suzanne Grandais, découverte au Moulin Rouge, et une forme de comédie dramatique qu’il maîtrise désormais avec une grande aisance.

Le nom du cinéaste ne figure d’abord pas au générique, pratique alors imposée par les maisons de production. Il oblige ensuite Gaumont et Louis Feuillade à faire apparaître son nom, ainsi que celui des interprètes principaux, dans les cartons de présentation. Les autres réalisateurs adoptent cette pratique à partir de là.

1913, le tournant de l’écran

En 1913, Léonce Perret réalise L'Enfant de Paris. Le film reprend et projette plusieurs fois après sa sortie, et fixe durablement sa place parmi les meilleurs cinéastes français de l’époque. La reconnaissance passe aussi par la manière dont il utilise le montage, les différenciations de plans, les contre-jours, les gros plans et les mouvements d’appareil.

Le film marque aussi une rupture économique. Les années d’instabilité financière prennent fin. Georges Sadoul, lors d’une reprojection à la Cinémathèque française en 1951, salue un travail qui fait apparaître un vocabulaire cinématographique très riche. Dans la même période, Léonce Perret tourne Main de fer, feuilleton policier en 3 épisodes, puis poursuit avec des films plus ambitieux en extérieur.

En 1913 encore, il met en scène Les Audaces de coeur. La série des « Léonce » et ces films plus amples disent une même méthode: varier les formats, déplacer le jeu vers des espaces plus ouverts, travailler le rythme sans s’enfermer dans un modèle unique. Léonce Perret apparaît alors comme un artisan attentif aux formes, aux visages et aux effets de circulation dans le cadre.

Guerre, départ américain et retour

À partir de 1914, Léonce Perret réalise plusieurs films patriotiques, dont La Voie de la Patrie. La projection de ce film est accompagnée de musique, idée présentée comme novatrice. Pendant la guerre, l’activité cinématographique est suspendue, puis il est mobilisé un temps comme aide-infirmier à Niort, sans pouvoir combattre à cause de ses ennuis de santé.

En 1915, il reprend ses activités à la demande de Léon Gaumont. Quelques mois plus tard, il s’expatrie aux États-Unis, où il met à profit ce qu’il a acquis en France et en Allemagne. Il y produit certains de ses films, parmi lesquels N'oublions jamais en 1918, œuvre de propagande française qui montre une France blessée et héroïque.

Le séjour américain ne le coupe pas de ses ambitions formelles. Il continue d’explorer les moyens du récit filmé tout en travaillant avec des acteurs venus de France et des États-Unis, dont Gloria Swanson et Mae Murray. La décennie suivante le ramène en France, où il réalise en 1923 Kœnigsmark, film qui ranime sa notoriété dans le milieu cinématographique.

Les retours français et la fin d’une époque

En 1925, Madame Sans-Gêne devient la première coproduction franco-américaine. Léonce Perret y adapte la pièce de théâtre éponyme et prolonge une méthode déjà éprouvée sur plusieurs continents. Par ailleurs, il a fait travailler des personnalités comme Abel Gance, Gaby Morlay, Arletty, Suzanne Grandais ou Huguette Duflos.

Les années 1920 le montrent sur un plateau de tournage, au moment où son activité cinématographique atteint son apogée. Il meurt à Paris le 12 août 1935. Sa filmographie comporte aussi L'X Noir en 1915 et Lest We Forget en 1918, deux titres qui s’inscrivent dans cette suite de réalisations entre France, Allemagne et États-Unis.

Léonce Perret laisse l’image d’un homme passé du théâtre au cinéma sans renier l’un pour l’autre, tout en cherchant très tôt des formes de mise en scène plus mobiles. Il a modifié les usages du générique, travaillé la lumière et le cadrage, puis traversé la guerre et l’exil américain avant de revenir en France. Ses films les plus cités restent L'Enfant de Paris, N'oublions jamais, Kœnigsmark et Madame Sans-Gêne.

Films et séries réalisés par Léonce Perret

Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.

L'Enfant de Paris (1913) - Affiche
6.6 / 10
L'Enfant de Paris
director
Le Cœur et l'Argent (1912) - Affiche
5.6 / 10
Le Cœur et l'Argent
director
6.6 / 10
Le Roman d'un mousse
director
The ABC of Love (1919) - Affiche
5.6 / 10
The ABC of Love
director

Galerie photos de Léonce Perret

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

2026
Sapho (1934) - Affiche
director
1934
Il était une fois (1933) - Affiche
1933
Enlevez-moi (1932) - Affiche
director
1932
Grains de beauté (1932) - Affiche
1932
Après l'amour (1931) - Affiche
1931
Arthur (1931) - Affiche
director
1931
La Possession (1929) - Affiche
1929
1928
Love's Springtime (1927) - Affiche
1927
La femme nue (1926) - Affiche
director
1926
Madame Sans-Gêne (1925) - Affiche
1925

1913
1913
Léonce poète (1913) - Affiche
1913
Léonce Flirte (1913) - Affiche
1913
Un nuage (1913) - Affiche
Inconnu
1913
Le homard (1913) - Affiche
Léonce
1913
Les épingles (1913) - Affiche
1913

Koenigsmark (1935) - Affiche
scenario writer
1935
Sapho (1934) - Affiche
scenario writer
1934
Après l'amour (1931) - Affiche
scenario writer
1931
La Danseuse Orchidée (1928) - Affiche
1928
Koenigsmark (1923) - Affiche
adaptation
1923
A Modern Salome (1921) - Affiche
1921
The Empire of Diamonds (1920) - Affiche
scenario writer
1920
Lifting Shadows (1920) - Affiche
1920
Tarnished Reputations (1920) - Affiche
1920
The ABC of Love (1919) - Affiche
1919
Unknown Love (1919) - Affiche
1919
The Twin Pawns (1919) - Affiche
scenario writer
1919

1928
The Money Maniac (1921) - Affiche
1921
Lafayette, We Come (1918) - Affiche
1918

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

Suzanne Grandais - Photo
Suzanne Grandais
1893–1920
Alice Tissot - Photo
Alice Tissot
1890–1971
Émile Keppens - Photo
Émile Keppens
1866–1926
Renée Carl - Photo
Renée Carl
1875–1954
Valentine Petit - Photo
Valentine Petit
1873–1951
Yvette Andréyor - Photo
Yvette Andréyor
1891–1962