Gil Delamare: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Gil Delamare en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
45
œuvres recensées
45 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1949
- Dernière année recensée
- 1966
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Gil Delamare naît le 14 octobre 1924 à Paris et suit d’abord des études de droit avant de les abandonner à l’âge de vingt ans pour entrer comme trapéziste dans un cirque, amorçant ainsi un basculement décisif vers les arts du spectacle et la performance physique (Source : Wikipédia, s.d.). Pratiquant intensément le parachutisme, il devient codétenteur d’un record du monde de chute libre à 9 509 mètres, ce qui assoit rapidement sa réputation de sportif rompu aux disciplines à risque (Source : Wikipédia, s.d.). Cette expertise le conduit à tenir la vedette du court métrage « L’Homme-oiseau » réalisé par Louis Dalmas, où il effectue une chute avec des ailes en toile, prolongeant à l’écran ses expérimentations aériennes (Source : Wikipédia, s.d.). Progressivement, il se spécialise dans les cascades et les effets spéciaux, devenant l’une des figures identifiées du métier dans le cinéma français des années 1950 et 1960 (Source : Wikipédia, s.d.). Parallèlement, il commence à apparaître comme acteur de complément puis dans des seconds rôles, construisant une double carrière d’interprète et de technicien des cascades (Source : J’aime les mots, 2021).
Carrière d’acteur au cinéma
En tant qu’acteur, Gil Delamare joue dans une quarantaine de films, s’inscrivant dans la production française de l’après-guerre et des années 1950-1960 (Source : J’aime les mots, 2021). Il apparaît notamment dans « Fanfan la Tulipe » de Christian-Jaque, aux côtés de Gérard Philipe, où il tient un rôle au sein d’une distribution marquante du cinéma de cape et d’épée (Source : J’aime les mots, 2021). Il joue également dans « Les Belles de nuit » de René Clair, face à Gina Lollobrigida, confirmant son insertion dans des productions portées par des cinéastes reconnus et largement diffusées (Source : J’aime les mots, 2021). Sa filmographie comprend, entre autres, « Les Femmes s’en balancent » (1953), « Destinées » (1954), « L’Air de Paris » (1954) et « Bonnes à tuer » (1954), où il interprète des seconds rôles ou des personnages de soutien (Source : AlloCiné, 2024). À la fin des années 1950, il participe à des films tels que « Goubbiah mon amour », « Sérénade au Texas » et « À Paris tous les deux », toujours dans des emplois qui combinent présence physique et aisance dans l’action (Source : AlloCiné, 2024).
Rôles marquants et évolution à l’écran
Au début des années 1960, Gil Delamare poursuit son activité d’acteur tout en accentuant sa spécialisation dans les scènes d’action, ce qui lui permet de passer d’apparitions souvent non créditées à des rôles mieux identifiés (Source : IMDb, s.d.). Il incarne notamment un policier dans « Un soir… par hasard » (1963), confirmant un registre où la dimension physique du jeu reste centrale (Source : AlloCiné, 2024). Dans « Fantômas » (1964) d’André Hunebelle, il apparaît en motard, rôle non crédité à l’écran mais emblématique de sa présence dans l’univers des cascades motorisées et de la comédie populaire française (Source : IMDb, s.d.). La même période le voit également interpréter des personnages dans des productions d’aventure ou de divertissement telles que « Le Gentleman de Cocody » ou « Nick Carter va tout casser », où son profil de comédien-cascadeur trouve une place particulière (Source : Wikipédia, s.d.). Peu à peu, sa carrière d’acteur se confond avec celle de spécialiste de l’action, chaque projet renforçant ce positionnement spécifique dans l’industrie (Source : J’aime les mots, 2021).
Travail de cascadeur et spécialiste des effets spéciaux
Parallèlement à son métier d’acteur, Gil Delamare développe une activité intense de cascadeur et de responsable des effets spéciaux, qui devient l’axe principal de sa notoriété professionnelle (Source : Wikipédia, s.d.). Il est chargé des cascades ou des effets spéciaux sur plusieurs grandes productions françaises, parmi lesquelles « L’Homme de Rio » de Philippe de Broca, « Le Corniaud » de Gérard Oury, « Coplan FX 18 casse tout », « Fantomas se déchaîne » et « La Grande Vadrouille » (Source : Wikipédia, s.d.). Dans « L’Homme de Rio », il intervient notamment au titre des effets spéciaux et du montage des effets sonores, illustrant une polyvalence technique qui dépasse la seule exécution de cascades physiques (Source : AlloCiné, 2024). Il travaille également comme cascadeur sur « Le Gendarme de Saint-Tropez », « Le Jour le plus long », « Ne nous fâchons pas », « Les Tribulations d’un Chinois en Chine » et « Fantômas se déchaîne », s’inscrivant dans un réseau de productions à large diffusion nationale et internationale (Source : AlloCiné, 2024). Son nom apparaît au générique comme responsable des effets spéciaux sur des films qui deviendront des références de la comédie et du cinéma populaire français des années 1960 (Source : Wikipédia, s.d.).
- « L’Homme de Rio » (1964), effets spéciaux et montage des effets sonores (Source : AlloCiné, 2024)
- « Le Gendarme de Saint-Tropez » (1964), cascadeur (Source : AlloCiné, 2024)
- « Le Jour le plus long » (1962), cascadeur (Source : AlloCiné, 2024)
- « Fantômas se déchaîne » (1965), cascadeur et effets spéciaux (Source : AlloCiné, 2024)
- « Ne nous fâchons pas » (1966), cascadeur (Source : AlloCiné, 2024)
- « Les Tribulations d’un Chinois en Chine » (1965), cascadeur (Source : AlloCiné, 2024)
- « Le Corniaud » (1965), responsable des cascades et effets spéciaux (Source : Wikipédia, s.d.)
- « La Grande Vadrouille » (1966), responsable des effets spéciaux (Source : Wikipédia, s.d.)
Collaborations artistiques et influence professionnelle
Au fil des années 1960, Gil Delamare collabore avec plusieurs réalisateurs majeurs du cinéma français populaire, parmi lesquels Gérard Oury, Philippe de Broca, Henri Verneuil, Christian-Jaque et André Hunebelle (Source : Wikipédia, s.d.). Sur « L’Homme de Rio » et « Les Tribulations d’un Chinois en Chine », il travaille avec Philippe de Broca, contribuant à des séquences d’action qui participent à l’identité visuelle et rythmique de ces films d’aventure (Source : AlloCiné, 2024). Sa participation à « Le Corniaud » et « La Grande Vadrouille » le place au cœur du dispositif des grandes comédies de Gérard Oury, caractérisées par l’ampleur des scènes spectaculaires et des gags physiques (Source : Wikipédia, s.d.). Il intervient également sur « Le Gendarme de Saint-Tropez », rejoignant ainsi l’univers de la série portée par Louis de Funès, où les cascades occupent une place centrale dans la dynamique comique (Source : AlloCiné, 2024). En 1964, sur le tournage de « Fantomas », il engage Rémy Julienne, alors champion de France de moto-cross, pour réaliser des acrobaties à moto, contribuant à l’entrée de ce dernier dans le cinéma et à la structuration d’une nouvelle génération de cascadeurs français (Source : Wikipédia, s.d.).
Engagement dans la cascade et héritage professionnel
Au début des années 1960, Gil Delamare est reconnu comme un pionnier dans le renouvellement des cascades et des effets spéciaux au sein du cinéma français, en particulier dans les domaines de l’automobile, des chutes et des scènes aériennes (Source : Wikipédia, s.d.). Sa pratique du parachutisme, son expérience de trapéziste et son travail sur des films de grande visibilité contribuent à établir des méthodes de préparation et d’exécution des cascades qui influenceront ses successeurs (Source : J’aime les mots, 2021). Son intervention sur des productions internationales comme « Le Jour le plus long » lui permet de mesurer et d’adapter son savoir-faire à des standards plus larges, au moment où les scènes d’action prennent une importance croissante dans les superproductions (Source : AlloCiné, 2024). À la mort de Gil Delamare, survenue lors d’un accident de voiture pendant le tournage d’une cascade pour « Le Saint prend l’affût » de Christian-Jaque, une partie de ses collaborateurs poursuivent son travail et prolongent sa démarche dans d’autres films à succès (Source : Médecine des arts, 2011 ; Wikipédia, s.d.). Sa trajectoire, qui réunit jeu d’acteur, discipline physique et conception d’effets spéciaux, reste associée à une période de structuration du métier de cascadeur au cinéma en France (Source : J’aime les mots, 2021).
Principales apparitions au cinéma en tant qu’acteur
- « Fanfan la Tulipe » (1952), réalisation Christian-Jaque, rôle aux côtés de Gérard Philipe (Source : J’aime les mots, 2021)
- « Les Belles de nuit » (1952), réalisation René Clair, rôle auprès de Gina Lollobrigida (Source : J’aime les mots, 2021)
- « Les Femmes s’en balancent » (1953), rôle de Sagers (Source : AlloCiné, 2024)
- « Destinées » (1954), rôle de Noiroufle (Source : AlloCiné, 2024)
- « L’Air de Paris » (1954), rôle de l’ami d’André (Source : AlloCiné, 2024)
- « Votre dévoué Blake » (1954), rôle de Georges (Source : AlloCiné, 2024)
- « Bonnes à tuer » (1954), rôle de Forestier (Source : AlloCiné, 2024)
- « Goubbiah mon amour » (1956), rôle de Peppo (Source : AlloCiné, 2024)
- « Sérénade au Texas » (1958), rôle de Harry (Source : AlloCiné, 2024)
- « À Paris tous les deux » (1958), apparition non créditée (Source : IMDb, s.d.)
- « Un soir… par hasard » (1963), rôle du policier (Source : AlloCiné, 2024)
- « Fantômas » (1964), motard, rôle non crédité (Source : IMDb, s.d.)
Fin de carrière et disparition
La fin de la carrière de Gil Delamare est étroitement liée à la multiplication des tournages de films d’action et de comédies spectaculaires dans les années 1960, période durant laquelle il intervient sur plusieurs productions de premier plan (Source : AlloCiné, 2024). Il participe ainsi à la préparation de séquences pour « La Grande Vadrouille » et poursuit en parallèle des engagements sur d’autres films faisant appel à des cascades complexes (Source : Wikipédia, s.d.). Le 30 mai 1966, il meurt à Bobigny, dans l’actuel département de la Seine-Saint-Denis, des suites d’un accident de voiture survenu pendant le tournage d’une cascade pour le film « Le Saint prend l’affût » de Christian-Jaque, lors d’une scène impliquant un tête-à-queue sur une portion d’autoroute en construction (Source : IMDb, s.d. ; Médecine des arts, 2011). Cet accident entraîne l’arrêt brutal d’une trajectoire professionnelle en pleine activité, au moment où son expertise était sollicitée sur de nombreux projets de grande envergure (Source : Médecine des arts, 2011). Sa disparition laisse derrière lui une filmographie dense et une contribution repérée à la professionnalisation des cascades et des effets spéciaux dans le cinéma français de l’époque (Source : J’aime les mots, 2021).
Films et séries avec Gil Delamare
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