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Jacques Rouffio - Photo
Connu pour
Réalisation
Sexe
Homme
Crédits connus
43
Né
14/08/1928
Lieu de naissance
Marseille, Bouches-du-Rhône, France
Décédé
08/07/2016 (87 ans)

Jacques Rouffio: biographie, films et séries, crédits

Repères de carrière

La carrière de Jacques Rouffio en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

30

œuvres recensées

28 films · 2 séries

Première année recensée
1954
Dernière année recensée
2007

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Jacques Rouffio naît le 14 août 1928 à Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, et s’impose progressivement dans l’industrie cinématographique française comme assistant, puis comme réalisateur et scénariste, au sein d’un système de production très structuré. (Source : AlloCiné, biographie, s.d.) Il commence sa carrière au cinéma au début des années 1950 en collaborant avec le réalisateur Jean Delannoy sur le film « La Route Napoléon » tourné en 1953, ce qui l’inscrit d’emblée dans le sillage d’un cinéma de studio solidement implanté. (Source : Le Figaro/Evene, biographie, s.d.) En 1953, il est crédité comme assistant réalisateur sur « Secrets d’alcôve » (segment « Le Lit de la Pompadour »), également réalisé par Jean Delannoy, ce qui confirme son intégration dans les équipes de tournage de la période. (Source : Cinémathèque française – bifi.fr, notice Jacques Rouffio, 2016) Au fil de la décennie, il travaille régulièrement comme assistant réalisateur sur des productions populaires, notamment « Obsession » (1954) de Jean Delannoy, « Des gens sans importance » (1955) d’Henri Verneuil ou encore « Le Rouge est mis » (1957) de Gilles Grangier, ce qui lui permet d’acquérir une connaissance concrète des mécanismes de mise en scène et de la gestion de plateaux complexes. (Source : Cinémathèque française – bifi.fr, filmographie, 2016)

Parallèlement à ces premières activités, Jacques Rouffio poursuit ce travail d’assistanat auprès de cinéastes associés au polar et au cinéma commercial français des années 1950. (Source : Cinémathèque française – bifi.fr, filmographie, 2016) Il est ainsi assistant ou premier assistant sur plusieurs films de Bernard Borderie, notamment « Ces dames préfèrent le mambo » (1957), « Le Gorille vous salue bien » (1958), « Délit de fuite » (1958) ou « La Valse du gorille » (1959), qui appartiennent à un registre de cinéma de genre très représentatif de cette période. (Source : Cinémathèque française – bifi.fr, filmographie, 2016) Il collabore également avec Georges Franju sur « La Tête contre les murs » (1958) et avec Étienne Périer sur « Meurtre en 45 tours » (1959), ce qui diversifie ses expériences en l’exposant à des œuvres aux tonalités plus sombres ou psychologiques. (Source : Cinémathèque française – bifi.fr, filmographie, 2016) Au tournant des années 1960, il poursuit dans cette voie avec des films comme « Le Caïd » (1960) de Bernard Borderie, « Comment qu’elle est ? » (1960) ou « Le Gentleman d’Epsom » (1962) de Gilles Grangier, consolidant un parcours marqué par une présence régulière sur des tournages majeurs du cinéma français commercial. (Source : Cinémathèque française – bifi.fr, filmographie, 2016)

Transition vers l’écriture et les fonctions de production

Au-delà de ses activités d’assistant, Jacques Rouffio s’oriente progressivement vers l’écriture de scénarios et les fonctions de production, ce qui élargit son champ d’intervention dans la chaîne de fabrication des films. (Source : AlloCiné, filmographie, s.d.) En 1960, il est crédité pour une collaboration au scénario du film « Un couple », ce qui constitue l’un de ses premiers travaux identifiés en tant que coauteur. (Source : AlloCiné, filmographie scénariste, s.d.) Il s’implique par la suite dans l’écriture de plusieurs longs métrages, dont « L’Horizon » (1967), « Sirocco d’hiver » (1970), « Le Trio infernal » (1974) de Francis Girod ou « René la Canne » (1977), renforçant ainsi son profil de scénariste dans un contexte où l’adaptation et le scénario original sont au cœur du système de production. (Source : AlloCiné, filmographie scénariste, s.d.) Cette activité d’écriture accompagne la montée en puissance de son rôle créatif et prépare sa future position de réalisateur sur des projets dont il maîtrise largement les ressorts dramaturgiques. (Source : Cinémathèque française – bifi.fr, notice, 2016)

En parallèle, il occupe des postes de production qui l’amènent à gérer des aspects logistiques et financiers des tournages. (Source : AlloCiné, filmographie production, s.d.) Il est notamment producteur sur « L’Horizon » en 1967 et producteur exécutif sur « Le Temps de vivre » en 1969, ce qui signale une prise de responsabilité accrue dans la conduite des films. (Source : AlloCiné, filmographie production, s.d.) En 1971, il est crédité comme producteur sur « Léa l’hiver » et « Où est passé Tom ? », confirmant l’élargissement de ses activités à la production indépendante ou semi-indépendante. (Source : AlloCiné, filmographie production, s.d.) Cette expérience accumulée dans les domaines de l’écriture et de la production complète un long apprentissage entamé dans les années 1950 et place Rouffio en position de concevoir et de porter ses propres projets de mise en scène. (Source : Cinémathèque française – bifi.fr, notice, 2016)

Accès à la réalisation et premiers longs métrages

Après plus d’une décennie d’activités techniques et d’écriture, Jacques Rouffio accède à la réalisation de longs métrages de cinéma au milieu des années 1960. (Source : Cinémathèque française – bifi.fr, notice, 2016) Sa première réalisation, « L’Horizon », est tournée en 1966-1967 et aborde les désertions et révoltes de soldats sur le front en 1917, sur un scénario écrit avec Georges Conchon, ce qui inscrit le film dans une perspective historique et politique marquée. (Source : Cinémathèque française – bifi.fr, notice, 2016) Le film, de facture ambitieuse, ne rencontre cependant pas le succès public attendu, ce qui conduit à une période de relative discrétion dans sa filmographie en tant que réalisateur de cinéma. (Source : Cinémathèque française – bifi.fr, notice, 2016) Rouffio poursuit néanmoins ses activités de scénariste et de collaborateur sur d’autres projets, consolidant un réseau de collaborations qui jouera un rôle dans ses réalisations ultérieures. (Source : AlloCiné, filmographie, s.d.)

La décennie suivante marque un tournant avec son retour à la mise en scène sur des films qui s’attaquent à des sujets sensibles ou tabous. (Source : Cinémathèque française – bifi.fr, notice, 2016) En 1975, il réalise « Sept morts sur ordonnance », basé sur un scénario de Georges Conchon, qui explore le milieu hospitalier et les conflits internes dans une ville de province, dans un registre dramatique tendu. (Source : Wikipédia, « Jacques Rouffio », s.d.) L’année suivante, il met en scène « Violette et François » (1977), film qui s’inscrit dans une veine de comédie dramatique autour d’un couple en difficulté financière, avec une distribution portée par des interprètes reconnus. (Source : Wikipédia, « Jacques Rouffio », filmographie, s.d.) Ces œuvres installent Rouffio dans le paysage du cinéma français comme un réalisateur abordant des problématiques sociales et économiques à travers des récits souvent ancrés dans le quotidien ou les institutions. (Source : Cinémathèque française – bifi.fr, notice, 2016)

Œuvre cinématographique majeure et collaborations

À la fin des années 1970, Jacques Rouffio dirige « Le Sucre » (1978), d’après un scénario qu’il cosigne, qui traite de la spéculation financière sur le marché des matières premières à travers une intrigue centrée sur de petits épargnants et des intermédiaires véreux. (Source : Cinémathèque française – bifi.fr, notice, 2016) Le film appartient à une veine satirique et sociale, abordant la question de la finance et des mécanismes spéculatifs, et réunit une distribution importante du cinéma français de l’époque. (Source : Wikipédia, « Le Sucre », s.d.) En 1982, il réalise « La Passante du Sans-Souci », adaptation d’un roman de Joseph Kessel, qui traite du nazisme et de ses répercussions, avec en tête d’affiche Romy Schneider, dans ce qui sera l’un de ses derniers rôles. (Source : Cinémathèque française – bifi.fr, notice, 2016) Ce film illustre l’intérêt de Rouffio pour des sujets historiques et politiques, articulés autour de personnages confrontés à des situations limites. (Source : Wikipédia, « La Passante du Sans-Souci », s.d.)

Au milieu des années 1980, il réalise « Mon beau-frère a tué ma sœur » (1985), une farce criminelle aux accents burlesques, puis « L’État de grâce » (1986), qui observe les coulisses du pouvoir politique à travers une fiction contemporaine. (Source : Cinémathèque française – bifi.fr, notice, 2016) Ces films confirment une inclination pour les récits mêlant dimension politique, satire et étude de milieu, souvent portés par une mise en scène classique au service des interprètes. (Source : Cinémathèque française – bifi.fr, notice, 2016) En 1989, il réalise « L’Orchestre rouge », reconstitution historique consacrée à un réseau d’espionnage antinazi, qui prolonge son travail sur la mémoire de la Seconde Guerre mondiale et sur les enjeux du renseignement. (Source : Cinémathèque française – bifi.fr, filmographie, 2016) À travers ces œuvres, Rouffio collabore à plusieurs reprises avec des scénaristes comme Georges Conchon et des producteurs de la filière télévisuelle et cinématographique française, inscrivant son travail dans une continuité de partenariats artistiques et industriels. (Source : AlloCiné, filmographie scénariste et réalisateur, s.d.)

Travaux pour la télévision et projets documentaires

En parallèle de son activité pour le cinéma, Jacques Rouffio développe une œuvre significative pour la télévision française, notamment à partir des années 1980. (Source : Cinémathèque française – bifi.fr, notice, 2016) Il met en scène « L’Argent » (1988), adaptation du roman d’Émile Zola, qui transpose à l’écran l’univers des spéculations boursières et des milieux financiers de la fin du XIXe siècle, dans une forme feuilletonesque adaptée au format télévisuel. (Source : Cinémathèque française – bifi.fr, notice, 2016) En 1991, il réalise « Le Stagiaire », puis, en 1993, « Jules Ferry », téléfilm consacré à la figure politique de la IIIe République, ce qui confirme son intérêt constant pour les sujets historiques et institutionnels, explorés dans un cadre de production télévisuelle. (Source : AlloCiné, filmographie réalisation TV, s.d.) En 1995, il tourne « V’la l’cinéma ou le roman de Charles Pathé », un projet qui revient sur les origines du cinéma français et la figure du producteur Charles Pathé, à la frontière entre fiction et regard historique. (Source : AlloCiné, filmographie réalisation TV, s.d.)

Rouffio poursuit ces collaborations avec la télévision au début des années 2000. (Source : Cinémathèque française – bifi.fr, notice, 2016) En 2007, il signe un épisode de la série « Chez Maupassant » (saison 1), adaptation de nouvelles de Guy de Maupassant produite pour France Télévisions, ce qui l’inscrit dans un mouvement de valorisation du patrimoine littéraire à l’écran. (Source : AlloCiné, filmographie, s.d.) Dans ce cadre, il met en scène « Miss Harriet », qui transpose à la télévision le texte de Maupassant en s’appuyant sur une dramaturgie resserrée et des décors d’époque. (Source : Cinémathèque française – bifi.fr, notice, 2016) Son parcours télévisuel, articulé autour d’adaptations littéraires, de portraits historiques et de récits à dimension politique, prolonge les thématiques explorées dans ses longs métrages de cinéma, en les réinscrivant dans des formats et des contraintes propres au médium télévisuel. (Source : AlloCiné, filmographie réalisation TV, s.d.)

Reconnaissance professionnelle et distinctions

Jacques Rouffio reçoit au cours de sa carrière plusieurs nominations dans le cadre de grandes cérémonies françaises, qui attestent de la visibilité de son travail au sein de la profession. (Source : IMDb, awards, s.d.) En 1976, « Sept morts sur ordonnance » est nommé au César du meilleur film, ce qui inscrit ce long métrage dans la liste des œuvres marquantes de la production française de l’époque. (Source : AlloCiné, palmarès, s.d.) La même année, le film obtient également une nomination dans la catégorie du meilleur scénario original ou adaptation, récompensant l’écriture co-signée notamment par Georges Conchon. (Source : IMDb, awards, s.d.) Ces nominations contribuent à faire de ce film l’un des titres les plus commentés de sa filmographie dans le champ de la critique et de l’institution cinématographique. (Source : Cinémathèque française – bifi.fr, notice, 2016)

Quelques années plus tard, en 1979, « Le Sucre » vaut à Jacques Rouffio une nomination au César du meilleur scénario original ou adaptation, confirmant l’attention portée par la profession à son travail d’écriture sur les questions économiques et financières. (Source : IMDb, awards, s.d.) Ces reconnaissances s’inscrivent dans une période où le cinéma français s’intéresse de manière accrue aux enjeux sociaux, politiques et économiques, et où les scénarios explorant ces thématiques trouvent un écho auprès des instances de récompense. (Source : AlloCiné, palmarès, s.d.) La combinaison de ces nominations, associée à la présence régulière de ses films dans les programmations télévisuelles et les cycles de cinémathèques, contribue à inscrire l’œuvre de Jacques Rouffio dans une mémoire professionnelle attentive aux films de sujet et aux récits engagés. (Source : Cinémathèque française – bifi.fr, notice, 2016) À travers ce parcours, Rouffio demeure identifié comme un réalisateur et scénariste ayant investi durablement le champ du cinéma et de la télévision français par une série de films centrés sur les institutions, l’histoire et les mécanismes du pouvoir. (Source : Wikipédia, « Jacques Rouffio », s.d.)

Films et séries réalisés par Jacques Rouffio

Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.

Le rouge est mis (1957) - Affiche
6.4 / 10
Le rouge est mis
second assistant director
7 morts sur ordonnance (1975) - Affiche
6.1 / 10
7 morts sur ordonnance
director
Le Sucre (1978) - Affiche
6.7 / 10
Le Sucre
director
Les Dragueurs (1959) - Affiche
6.1 / 10
Les Dragueurs
assistant director
Violette et François (1977) - Affiche
6.2 / 10
Violette et François
director

Galerie photos de Jacques Rouffio

1 photo affichée.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Chez Maupassant (2007) - Affiche
director
2007
Chez Maupassant (2007) - Affiche
Inconnu
- Miss Harriet (2007)
•
S01E07
•
director
2007
Jules Ferry (1993) - Affiche
director
1993
L'Orchestre rouge (1989) - Affiche
1989
L'Argent (1988) - Affiche
director
1988
L'Argent (1988) - Affiche
director
1988
L'Argent (1988) - Affiche
Inconnu
- Épisode 3 (1988)
•
S01E03
•
director
- Épisode 2 (1988)
•
S01E02
•
director
- Épisode 1 (1988)
•
S01E01
•
director
1988
L'État de grâce (1986) - Affiche
1986
Le Sucre (1978) - Affiche
director
1978
Le Temps de vivre (1969) - Affiche
assistant director
1969
L'horizon (1967) - Affiche
director
1967

Le Sucre (1978) - Affiche
writer
1978
René la canne (1977) - Affiche
1977
Le Trio Infernal (1974) - Affiche
1974
Sirocco d'hiver (1969) - Affiche
1969
L'horizon (1967) - Affiche
scenario writer
1967
Un couple (1960) - Affiche
writers' assistant
1960

Ciné regards (1978) - Affiche
Inconnu
•
S01E51
•
Lui-même
•
S01E42
•
Lui-même
1978
Les Rendez-vous du dimanche (1975) - Affiche
Inconnu
- Épisode 32 (1978)
•
S04E32
•
Lui-même
- Épisode 3 (1976)
•
S02E03
•
Lui-même
1975

producer
1971
L'horizon (1967) - Affiche
producer
1967

L'horizon (1967) - Affiche
editor
1967

Ciné regards (1978) - Affiche
Lui-même
1978
Les Rendez-vous du dimanche (1975) - Affiche
Lui-même
1975
Spécial cinéma (1974) - Affiche
Lui-même
1974

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.