Michel Bouquet: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Michel Bouquet en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
105
œuvres recensées
99 films · 6 séries
- Première année recensée
- 1947
- Dernière année recensée
- 2022
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1943, alors que Maurice Escande lui ouvre ses cours, Michel Bouquet entre dans le métier par la scène. Le Conservatoire d'art dramatique de Paris l'accueille la même période, aux côtés de Gérard Philipe. Sa présence se fixe d'abord au théâtre, puis au cinéma, où il commence en 1947 dans « Monsieur Vincent » de Maurice Cloche. (Source : Wikipedia, 2024)
Michel Bouquet, du TNP aux grands rôles du cinéma français
Le 6 novembre 1925, Michel Bouquet naît à Paris et grandit dans une famille marquée par les déplacements imposés par la guerre. Élève interne à sept ans à l'école Fénelon de Vaujours, il en garde une expérience rude, tandis que les petits métiers s'enchaînent pour soutenir sa mère. Passé par les cours de Maurice Escande en 1943, il débute sur scène en 1944 dans « La Première Étape », puis obtient vite un premier rôle principal dans « Roméo et Jeannette » de Jean Anouilh. (Source : Wikipedia, 2024)
Au théâtre, il rejoint les grands ensembles du siècle. Jean Vilar l'associe au Théâtre national populaire et au premier Festival d'Avignon, André Barsacq l'invite au théâtre de l'Atelier, Jean Anouilh lui confie plusieurs créations, Claude Régy l'emporte vers Harold Pinter, Jean-Louis Barrault le fait entrer dans « Rhinocéros » d'Eugène Ionesco. Il reprend des rôles du répertoire, de « L'Avare » à « Tartuffe », et reçoit son premier Molière du comédien pour « Les Côtelettes » de Bertrand Blier en 1997. En 1977, il est nommé professeur au Conservatoire national supérieur d'art dramatique. (Source : Wikipedia, 2024)
Sa filmographie s'étire sur plusieurs générations de cinéastes. François Truffaut lui donne Comolli dans « La Sirène du Mississipi » en 1969, Claude Chabrol l'utilise dans « La Femme infidèle », « La Rupture » puis « Poulet au vinaigre », Yves Boisset le dirige dans « Un condé » et « L'Attentat », Francis Veber lui offre le milliardaire du « Jouet ». Dans « Deux Hommes dans la ville », « Les Anneaux de Bicêtre », « Tous les matins du monde » ou « Renoir », il passe du policier au peintre, du notable au vieil homme de studio avec une économie de moyens qui attire souvent les personnages durs, fermés, menaçants. (Source : Wikipedia, 2024)
Les années deux mille apportent deux César du meilleur acteur, pour « Comment j'ai tué mon père » d'Anne Fontaine en 2002 et « Le Promeneur du Champ-de-Mars » de Robert Guédiguian en 2006. Sur scène, il reçoit un second Molière du comédien pour « Le roi se meurt » en 2005, puis un Molière d'honneur en 2014. L'ultime retour sur les planches se fait avec « Le Tartuffe » mis en scène par Michel Fau en 2017, à quatre-vingt-onze ans. (Source : Césars, 2002 et 2006 ; Molières, 1998, 2005 et 2014 ; Wikipedia, 2024)
Le 13 avril 2022, Michel Bouquet meurt à l'hôpital Bretonneau, à Paris, à l'âge de quatre-vingt-seize ans. Un hommage national lui est rendu aux Invalides le 27 avril, en présence d'Emmanuel Macron et de plusieurs artistes proches de son travail. Son nom reste attaché à une conception du jeu fondée sur la précision, le contrôle et une présence scénique qui a traversé théâtre, cinéma et télévision. (Source : Wikipedia, 2024)
Michel Bouquet au théâtre : Anouilh, Beckett, Ionesco, Pinter
Le théâtre l'accompagne dès 1944, avec « La Première Étape », puis « Roméo et Jeannette ». Très tôt, Michel Bouquet travaille avec Jean Anouilh sur « Le Rendez-vous de Senlis », « L'Invitation au château », « Pauvre Bitos » et « L'Alouette », tandis que Jean Vilar le distribue dans « La Mort de Danton », « Henri IV », « La Paix » et « L'Avare ». Au Festival d'Avignon, il traverse Shakespeare, Molière, Lorca et T. S. Eliot. (Source : Wikipedia, 2024)
Dans les années soixante, il entre dans le répertoire contemporain avec Harold Pinter. « La Collection », « L'Amant » et « L'Anniversaire » lui offrent des rôles sous tension, dirigés par Claude Régy. Il revient souvent à « Le Neveu de Rameau », « Le roi se meurt », « Fin de partie » et « En attendant Godot », pièces qu'il reprend à plusieurs reprises. Cette fidélité au plateau explique la place qu'il occupe dans l'histoire du théâtre français du second xxe siècle. (Source : Wikipedia, 2024)
En 1978, il apparaît dans « En attendant Godot », puis en 1995 dans « Fin de partie » de Samuel Beckett. « Les Côtelettes » de Bertrand Blier lui vaut un premier Molière du comédien en 1998, avant « Avant la retraite » de Thomas Bernhard et « À torts et à raisons » de Ronald Harwood. Sa dernière grande reprise de « Le Tartuffe » en 2017 prolonge cette relation au répertoire classique, sans rupture avec les écritures du xxe siècle. (Source : Wikipedia, 2024)
Michel Bouquet au cinéma : Chabrol, Truffaut, Guédiguian, Fontaine
« Monsieur Vincent » ouvre sa présence à l'écran en 1947. Michel Bouquet y croise Pierre Fresnay et Jean Carmet, avant une suite de rôles qui le rapprochent de Claude Chabrol et François Truffaut. Chez Truffaut, il figure dans « La Sirène du Mississipi » et « La Mariée était en noir », chez Chabrol dans « La Femme infidèle », « La Rupture » et « Poulet au vinaigre ». (Source : Wikipedia, 2024)
Les années soixante-dix le montrent dans des personnages de pouvoir ou d'autorité, parfois corrompus, parfois ambigus. « Un condé », « Borsalino », « Deux Hommes dans la ville », « Défense de savoir », « Les Anneaux de Bicêtre » et « Le Jouet » imposent une présence qui tient moins à l'effet qu'à la retenue des gestes, au grain de la voix, à la dureté des traits. Claude Jade a décrit cette précision de travail dans ses mémoires, au sujet de « Les Anneaux de Bicêtre ». (Source : Wikipedia, 2024)
En 1982, Robert Hossein lui confie Javert dans « Les Misérables ». Plus tard, Alain Corneau le dirige dans « Tous les matins du monde », où il joue le peintre Lubin Baugin, puis Anne Fontaine lui donne le père de « Comment j'ai tué mon père ». Robert Guédiguian le choisit pour incarner François Mitterrand dans « Le Promeneur du Champ-de-Mars », rôle couronné par son second César du meilleur acteur. (Source : Wikipedia, 2024)
Michel Bouquet, récompenses et derniers hommages
Le palmarès de Michel Bouquet marque une reconnaissance rare pour un acteur de théâtre autant que de cinéma. Deux Molière du comédien lui sont attribués, en 1998 pour « Les Côtelettes » puis en 2005 pour « Le roi se meurt », tandis qu'un Molière d'honneur lui revient en 2014. Le César du meilleur acteur lui échappe une première fois avant de lui revenir en 2002 et 2006. (Source : Molières, 1998, 2005, 2014 ; Césars, 2002, 2006)
En 2018, le Globe de cristal du meilleur comédien s'ajoute pour « Tartuffe ». Le 27 avril 2022, la cérémonie des Invalides donne un cadre solennel à l'hommage national, avec des prises de parole de Fabrice Luchini, Muriel Robin et Pierre Arditi. Le nom de Michel Bouquet reste lié à une longue histoire de scène française, de ses premières années au théâtre de l'Atelier à ses ultimes apparitions en costume de Molière. (Source : Globe de cristal, 2018 ; Gouvernement français, 2022)
Films et séries avec Michel Bouquet
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