Nrmagazine
Maurice Ronet - Photo
Connu pour
Distribution
Sexe
Homme
Crédits connus
112
Né
13/04/1927
Lieu de naissance
Nice, Alpes-Maritimes, France
Décédé
14/03/1983 (55 ans)

Maurice Ronet: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Maurice Julien Marie Robinet

Repères de carrière

La carrière de Maurice Ronet en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

99

œuvres recensées

97 films · 2 séries

Première année recensée
1949
Dernière année recensée
1983

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Maurice Ronet naît le 13 avril 1927 à Nice, dans les Alpes-Maritimes, et grandit dans un environnement marqué par le théâtre, ses parents étant eux-mêmes comédiens, ce qui l’oriente très tôt vers la scène (Source : IMDb, 2019). Il suit une formation d’acteur au Conservatoire national supérieur d’art dramatique à Paris, où il travaille notamment sous la direction de professeurs issus de la tradition classique française, formation qui structure durablement son approche du jeu (Source : Wikipédia, 2004). Dès la fin des années 1940, il apparaît au cinéma dans « Rendez-vous de juillet » de Jacques Becker, dans lequel il interprète le rôle de Roger Moulin, s’inscrivant ainsi dans une génération d’acteurs associés au renouveau du cinéma français d’après-guerre (Source : Wikipédia, 2004). Parallèlement, il poursuit une activité sur les planches, nourrissant un aller-retour constant entre théâtre et cinéma, pratique courante parmi les comédiens de sa génération (Source : Unifrance, 2022). Cette période de formation et de premiers rôles pose les bases d’une carrière marquée par une forte présence dans le cinéma d’auteur européen (Source : New Wave Film, 2007).

Émergence au cinéma et reconnaissance des années 1950

À partir du début des années 1950, Maurice Ronet enchaîne des apparitions régulières au cinéma, avec des rôles dans « Un grand patron » (1951), « Les Sept Péchés capitaux » (segment « Luxure ») et « La Môme vert-de-gris » (1953), qui contribuent à installer sa silhouette dans le paysage filmique français (Source : AlloCiné, 2023). Il tourne notamment « Rendez-vous de juillet » (1949) sous la direction de Jacques Becker, puis « La Môme vert-de-gris » de Bernard Borderie, inscrivant son nom au générique de productions populaires comme de films plus ambivalents, entre polar et drame psychologique (Source : AlloCiné, 2023). Au milieu de la décennie, il participe à « Les Aristocrates » (1955), « La Sorcière » (1956) et « Celui qui doit mourir » (1956), qui le placent dans des récits souvent marqués par le conflit moral ou l’exotisme, conformément à certaines tendances du cinéma français et européen de l’époque (Source : AlloCiné, 2023). Cette même période est également celle où il commence à être identifié par la critique comme un acteur capable d’incarner des personnages ambigus, souvent pris dans des situations de crise (Source : New Wave Film, 2007). Progressivement, il se rapproche ainsi de cinéastes qui joueront un rôle central dans la suite de sa carrière (Source : Wikipédia, 2004).

Collaboration avec Louis Malle et percée internationale

La rencontre de Maurice Ronet avec Louis Malle lors de la présentation de « La Sorcière » au Festival de Cannes constitue un tournant important, les deux hommes trouvant dans cette collaboration un terrain de travail commun sur des figures de marginaux et de personnages en rupture (Source : Wikipédia, 2004). En 1958, Ronet interprète Julien Tavernier dans « Ascenseur pour l’échafaud », premier long métrage de Malle, aux côtés de Jeanne Moreau, rôle qui assoit sa notoriété et l’associe à la modernité formelle de ce cinéma de transition, entre classicisme et Nouvelle Vague (Source : Wikipédia, 2004). Deux ans plus tard, il incarne Philippe Greenleaf dans « Plein soleil » de René Clément, adaptation du roman « The Talented Mr. Ripley », performance qui lui vaut une visibilité accrue sur le plan international et contribue à fixer l’image d’un acteur à la fois séduisant et opaque (Source : Wikipédia, 2004). En 1963, il retrouve Louis Malle pour « Le Feu follet », dans lequel il tient le rôle d’Alain Leroy, écrivain alcoolique en proie au désespoir, personnage devenu emblématique de sa filmographie (Source : Wikipédia, 2004). Ce film lui vaut l’Étoile de Cristal et le prix du meilleur acteur au Festival de São Paulo en 1965, tandis que l’œuvre obtient un prix spécial du jury à la Mostra de Venise en 1963, confirmant la place singulière de Ronet dans le cinéma d’auteur français (Source : Wikipédia, 2004).

Rôles marquants des années 1960

Les années 1960 constituent une décennie particulièrement dense, durant laquelle Maurice Ronet multiplie les rôles principaux dans des productions françaises et internationales. Il apparaît notamment dans « Les Grandes Personnes » (1961) et « La Dénonciation » (1962), films qui le confrontent à des récits centrés sur la culpabilité et les dilemmes moraux (Source : AlloCiné, 2023). Il tourne ensuite « Les Centurions » (1966), « La Ligne de démarcation » (1966) et « La Longue Marche » (1966), inscrivant son parcours dans un cinéma qui interroge la guerre, l’Occupation et les conflits coloniaux, thèmes alors très présents dans la production française (Source : AlloCiné, 2023). Par ailleurs, il participe à « La Route de Corinthe » (1967) et « Le Scandale » (1967), confirmant son inscription dans un registre mêlant thriller, espionnage et drame psychologique (Source : AlloCiné, 2023). Cette même période le voit apparaître dans « Les Oiseaux vont mourir au Pérou » (1968) et « Histoires extraordinaires » (segment « Toby Dammit », pour lequel il signe la narration de la version française), témoignages de son intérêt pour des projets à la tonalité plus expérimentale ou fantastique (Source : AlloCiné, 2023). En parallèle, il travaille avec des réalisateurs comme Claude Chabrol, Claude Autant-Lara ou encore Henri Verneuil, consolidant un réseau de collaborations avec plusieurs figures importantes du cinéma européen (Source : New Wave Film, 2007).

Années 1970 : diversification des registres

Au cours des années 1970, Maurice Ronet poursuit une carrière soutenue, alternant films d’auteur, productions de genre et projets internationaux. Il tient le rôle principal dans « Raphaël ou le débauché » (1971), interprétant un aristocrate en pleine désagrégation morale, et apparaît la même année dans « La Maison sous les arbres », où il incarne un personnage d’étranger au cœur d’un récit de suspense (Source : AlloCiné, 2023). Il enchaîne avec « Sans sommation » (1972), « Le Diable dans la tête » (1972) et « L’Odeur des fauves » (1972), films qui prolongent son exploration de personnages ambivalents, souvent pris dans des situations de violence ou de crise intérieure (Source : AlloCiné, 2023). En 1973, il joue dans « Don Juan ou si Don Juan était une femme… » de Roger Vadim, puis participe à des productions telles que « Marseille contrat » (1974), « Seul le vent connaît la réponse » (1974) et « Madame Claude » (1977), illustrant sa présence dans un cinéma européen qui se reconfigure après la période de la Nouvelle Vague (Source : AlloCiné, 2023). Cette même décennie le voit intervenir dans des films comme « Mort d’un pourri » (1977), aux côtés de comédiens reconnus, renforçant son ancrage dans le polar politique et social de la fin des années 1970 (Source : AlloCiné, 2023). En parallèle, il commence à prendre plus régulièrement part à des projets pour la télévision, diversifiant ainsi les supports de son activité (Source : Wikipédia, 2004).

Travail de réalisateur, scénariste et activités télévisuelles

Au-delà de son travail d’acteur, Maurice Ronet développe une activité de réalisateur et de scénariste, qui accompagne l’évolution de sa carrière dès le milieu des années 1960. Il réalise « Le Voleur de Tibidabo » en 1964, film pour lequel il signe également le scénario, témoignant d’un intérêt affirmé pour la mise en scène et l’écriture (Source : AlloCiné, 2023). En 1973, il met en scène « Vers l’île des dragons », prolongé par la publication de l’ouvrage « L’île des dragons » en 1973, dans lequel il propose un récit de tournage et une réflexion sur son métier (Source : Wikipédia, 2004). En 1976, il adapte pour la télévision « Bartleby » d’Herman Melville, œuvre qu’il réalise et qui sera exploitée en salles en 1978, tout en assurant la narration en voix off, ce qui illustre un investissement direct dans la construction du récit (Source : Wikipédia, 2004). Il réalise également plusieurs programmes télévisés inspirés de nouvelles d’Edgar Allan Poe et de Cornell Woolrich, s’inscrivant dans une veine de fiction sombre et introspective (Source : Wikipédia, 2004). En parallèle, il publie « Le métier de comédien » en 1977, livre dans lequel il propose une analyse détaillée de la pratique du jeu d’acteur, contribution écrite qui complète son apport au champ des arts du spectacle (Source : Wikipédia, 2004).

Dernières années au cinéma et collaborations marquantes

Au tournant des années 1980, Maurice Ronet continue d’apparaître dans des films marquants, tout en consolidant les collaborations entamées les décennies précédentes. En 1979, il joue dans « Liés par le sang », avant de tenir le rôle de Charly dans « Beau-père » de Bertrand Blier en 1980, film qui le confronte à une nouvelle génération d’acteurs et à un ton mêlant gravité et ironie (Source : AlloCiné, 2023). En 1981, il figure au générique de « Le Sphinx » et de « L’Atterrissage », poursuivant une présence régulière sur les écrans (Source : AlloCiné, 2023). L’année 1982 le voit apparaître dans « La Balance » de Bob Swaim, où il incarne Roger Massina, puis dans « La Déchirure » et « La guérilléra », illustrant encore une fois la diversité des registres qu’il aborde, du polar urbain au film politique (Source : AlloCiné, 2023). En 1983, il tient le rôle de Georges Levesques dans « Surprise Party », l’un de ses derniers films sortis, qui s’inscrit dans le contexte du cinéma français du début des années 1980 (Source : AlloCiné, 2023). Au fil de cette fin de carrière, il demeure une figure identifiée du cinéma européen, sollicitée par des réalisateurs d’origines et de sensibilités variées (Source : Unifrance, 2022).

Distinctions et place dans le paysage cinématographique

Maurice Ronet reçoit, pour son interprétation d’Alain Leroy dans « Le Feu follet » de Louis Malle, l’Étoile de Cristal, l’une des distinctions françaises importantes pour le cinéma, ce qui entérine la reconnaissance critique de son travail dans ce film (Source : Wikipédia, 2004). Pour ce même rôle, il obtient le prix du meilleur acteur au Festival de São Paulo en 1965, tandis que le film reçoit un prix spécial du jury au Festival de Venise en 1963, contribuant à inscrire durablement cette œuvre dans l’histoire du cinéma européen (Source : Wikipédia, 2004). Au-delà de ces récompenses, son nom reste associé à plusieurs films clés de la période dite de la Nouvelle Vague ou de sa périphérie, parmi lesquels « Ascenseur pour l’échafaud », « Plein soleil » ou « La Piscine », souvent cités dans les rétrospectives consacrées au cinéma français des années 1950 à 1970 (Source : SensCritique, 2021). Sa place dans le paysage cinématographique se caractérise par une présence insistante dans des rôles de personnages en crise, solitaires ou ambivalents, ce qui nourrit de nombreuses analyses critiques consacrées à ce type de figure dans le cinéma d’après-guerre (Source : New Wave Film, 2007). Par ses activités d’acteur, de réalisateur et d’auteur, il contribue à plusieurs niveaux à la réflexion sur le métier de comédien et sur les formes narratives du cinéma et de la télévision du second XXe siècle (Source : Wikipédia, 2004).

Films et séries avec Maurice Ronet

Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.

Le Feu follet (1963) - Affiche
7.6 / 10
Le Feu follet
Alain Leroy
Ascenseur pour l'échafaud (1958) - Affiche
7.6 / 10
Ascenseur pour l'échafaud
Julien Tavernier
La Piscine (1969) - Affiche
7 / 10
La Piscine
Harry
Plein soleil (1960) - Affiche
7.6 / 10
Plein soleil
Philippe Greenleaf
Raphaël ou le débauché (1971) - Affiche
6.1 / 10
Raphaël ou le débauché
Raphaël de Lorris

Galerie photos de Maurice Ronet

2 photos affichées.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Retourne à tes fourneaux (2013) - Affiche
(images d’archives)
2013
Surprise Party (1983) - Affiche
Georges Levesques
1983
La Guérilléra (1982) - Affiche
1982
La Balance (1982) - Affiche
Roger Massina
1982
Beau-père (1981) - Affiche
1981
Sphinx (1981) - Affiche
Yvon Mageot
1981
Orient-Express (1979) - Affiche
Rolf Freitag
1979
Liés par le sang (1979) - Affiche
Charles Martin
1979
Orient-Express (1979) - Affiche
Inconnu
- Wanda (1979)
•
S01E06
•
Rolf Freitag
- Jane (1979)
•
S01E05
•
Rolf Freitag
- Hélène (1979)
•
S01E04
•
Rolf Freitag
- Antonella (1979)
•
S01E03
•
Rolf Freitag
- Jenny (1979)
•
S01E02
•
Rolf Freitag
1979
Madame le Juge (1978) - Affiche
Charles Bais
1978
Madame le Juge (1978) - Affiche
Inconnu
•
S01E06
•
Charles Bais
- 2 + 2 = 4 (1978)
•
S01E05
•
Charles Bais
- Le Feu (1978)
•
S01E04
•
Charles Bais
- Un innocent (1978)
•
S01E03
•
Charles Bais
- Monsieur Bais (1978)
•
S01E02
•
Charles Bais
1978
Mort d'un pourri (1977) - Affiche
Philippe Dubaye
1977
Emmenez-moi au Ritz (1977) - Affiche
Philippe Gregor
1977
Madame Claude (1977) - Affiche
1977

Bartleby (1976) - Affiche
director
1976

Le Voleur du Tibidabo (1965) - Affiche
1965

Undressing a Legacy (2021) - Affiche
Lui-même (images d’archives)
2021
Mag Bodard, un destin (2005) - Affiche
Lui-même (images d’archives)
2005
Les Rendez-vous du dimanche (1975) - Affiche
Lui-même
1975
Lui-même
1972
Lui-même
1971
Discorama (1959) - Affiche
Lui-même
1959
Cinépanorama (1956) - Affiche
Lui-même
1956
Reflets de Cannes (1954) - Affiche
Lui-même
1954

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.

Romy Schneider - Photo
Romy Schneider
1938–1982
Robert Hossein - Photo
Robert Hossein
1927–2020
Stéphane Audran - Photo
Stéphane Audran
1932–2018
Dominique Zardi - Photo
Dominique Zardi
1930–2009
Alain Delon - Photo
Alain Delon
1935–2024
Claude Chabrol - Photo
Claude Chabrol
1930–2010