Pierre Prévert: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Pierre Prévert en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
28
œuvres recensées
27 films · 1 série
- Première année recensée
- 1928
- Dernière année recensée
- 1979
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Pierre Prévert naît le 26 mai 1906 à Neuilly-sur-Seine, en France, et s’oriente très tôt vers les métiers du cinéma, où il multiplie les fonctions techniques et de plateau avant de passer à la réalisation. (Source : IMDb, 2025) Dans ses premières années d’activité, il occupe des postes variés, allant de la figuration à l’assistanat, ce qui lui permet d’acquérir une connaissance concrète des différents corps de métier de la production cinématographique. (Source : Wikipédia, 2005) À la fin des années 1920, il travaille notamment comme opérateur-projectionniste pour la société de films Erka, s’inscrivant ainsi dans un réseau professionnel marqué par l’avant-garde et le développement des studios parisiens. (Source : Cinémathèque française – BIFI, s.d.) Ce passage par la technique, complété par des emplois ponctuels comme assistant réalisateur et interprète, prépare le terrain à ses ambitions de cinéaste en l’amenant à collaborer avec des réalisateurs reconnus. (Source : CinéArtistes, 2008)
En 1928, il coréalise avec Jacques Prévert et Marcel Duhamel le court métrage « Souvenir de Paris », également connu sous le titre « Paris Express », qui marque son entrée officielle dans la mise en scène. (Source : CinéArtistes, 2008) Cette première expérience s’inscrit dans une dynamique de travail collectif où l’écriture, la réalisation et le montage sont partagés, et elle associe déjà le cinéaste à un univers poétique et urbain qui restera associé au nom des Prévert. (Source : Cineressources – Fonds Pierre Prévert, s.d.) La sortie ultérieure du film, remanié et enrichi, sous le titre « Paris la belle » en 1959, montre la continuité d’un projet amorcé dès ces années de formation. (Source : Wikipédia, 2005) Dès cette période, Pierre Prévert se situe à la croisée de plusieurs milieux, entre le cinéma expérimental, la comédie et un goût marqué pour les récits décalés, ce qui contribue à définir un profil de réalisateur et de scénariste lié aux formes populaires et à l’esprit satirique. (Source : CinéArtistes, 2008)
Débuts au cinéma : assistant, interprète et scénariste
À la charnière des années 1920 et 1930, Pierre Prévert enchaîne les collaborations comme interprète et assistant réalisateur sur plusieurs productions françaises, souvent au sein d’équipes déjà installées. (Source : CinéArtistes, 2008) En 1929, il apparaît dans « Le Petit Chaperon rouge » d’Alberto Cavalcanti, où il cumule une participation à l’écran et un travail d’assistanat à la réalisation. (Source : CinéArtistes, 2008) Au début des années 1930, il est crédité comme interprète dans « L’Âge d’or » de Luis Buñuel en 1930, film emblématique du surréalisme cinématographique, ce qui le place au contact direct des recherches formelles de l’époque. (Source : CinéArtistes, 2008) La même année, il participe à « Le Blanc et le Noir » de Robert Florey et à « Les Amours de minuit » de Marc Allégret et Augusto Genina, principalement en tant qu’acteur. (Source : CinéArtistes, 2008)
Parallèlement, il est actif comme assistant réalisateur sur des films importants du cinéma français de l’entre-deux-guerres. (Source : CinéArtistes, 2008) En 1931, il assiste Jean Renoir sur « La Chienne », puis Jean Mamy sur « Baleydier », où il assure à la fois une fonction d’interprétation et d’assistanat. (Source : CinéArtistes, 2008) En 1932, il poursuit cette double activité sur « La Petite Chocolatière » et « Fanny » de Marc Allégret, tout en intervenant sur « On purge bébé » de Jean Renoir, pour lequel il signe le scénario. (Source : CinéArtistes, 2008) Cette même année, il cosigne l’adaptation et le scénario de « L’Affaire est dans le sac », film qu’il réalise lui-même et qui constitue son premier long ou moyen métrage de fiction en tant que cinéaste. (Source : CinéArtistes, 2008)
Carrière de réalisateur au cinéma
Le premier film important de Pierre Prévert comme réalisateur est « L’Affaire est dans le sac », tourné en 1932, dont le scénario est largement remanié par lui et son frère Jacques à partir d’un texte du Hongrois Ákos Ráthonyi. (Source : CinéArtistes, 2008) Cette œuvre, qui raconte l’enlèvement d’un milliardaire américain par de petits malfrats, s’inscrit dans un registre burlesque et grinçant, à distance des productions plus académiques de l’époque. (Source : CinéArtistes, 2008) En 1933, il réalise « Monsieur Cordon », un court métrage dont le récit est attribué à Jean Aurenche, confirmant son intérêt pour des formes brèves et pour des collaborations avec des scénaristes reconnus. (Source : CinéArtistes, 2008) En 1935, il coréalise « Le commissaire est bon enfant, le gendarme est sans pitié » avec Jacques Becker, film où il intervient également à l’adaptation, au scénario et à l’interprétation. (Source : CinéArtistes, 2008)
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il met en scène « Adieu Léonard » (également connu sous le titre « La bourse ou la vie »), tourné en 1943, comédie portée notamment par Charles Trenet et Pierre Brasseur, pour laquelle Jacques Prévert écrit adaptation, dialogues et scénario. (Source : CinéArtistes, 2008) L’après-guerre le voit réaliser « Voyage surprise » en 1946, une comédie aux tonalités surréalistes qui bénéficie d’un accueil critique partagé et témoigne d’une certaine liberté de ton dans la mise en scène. (Source : Fonds Pierre Prévert – CinéRessources, s.d.) Il poursuit ensuite un travail plus discontinu au cinéma, se tournant vers le court et le moyen métrage, notamment avec « Paris mange son pain » en 1958, où il retrouve un regard documentaire et poétique sur la ville. (Source : CinéArtistes, 2008) En 1960, il signe « Paris la belle », version remaniée et augmentée de « Souvenir de Paris », qui obtient un prix du court métrage au Festival de Cannes, confirmant la reconnaissance institutionnelle de ce projet au long cours. (Source : CinéArtistes, 2008 ; Wikipédia, 2005)
Travaux d’assistant, scénariste et collaborations majeures
Outre ses propres films, Pierre Prévert occupe une place significative dans l’industrie comme assistant réalisateur et scénariste auprès de plusieurs cinéastes majeurs. (Source : CinéArtistes, 2008) En 1934, il collabore ainsi au scénario de « L’Hôtel du libre échange » de Marc Allégret, tout en assurant des tâches d’assistanat à la réalisation. (Source : CinéArtistes, 2008) La même année, il apparaît brièvement dans « L’Atalante » de Jean Vigo, où il figure à l’écran en plus de son travail en coulisses, signe d’une présence multiforme sur les plateaux. (Source : CinéArtistes, 2008) En 1935, il est assistant réalisateur sur « Le Crime de Monsieur Lange » de Jean Renoir et sur plusieurs comédies de Richard Pottier, dont « Un oiseau rare » et « Fanfare d’amour », pour laquelle il participe également à l’adaptation. (Source : CinéArtistes, 2008)
Son activité de scénariste se poursuit après la guerre avec « Lady Paname » de Henri Jeanson, sorti en 1949, où il intervient au scénario sans être crédité au générique. (Source : CinéArtistes, 2008) En 1950, il signe sujet et scénario de « Souvenirs perdus » de Christian-Jaque, film à sketches qui convoque plusieurs figures importantes du cinéma français de l’époque. (Source : CinéArtistes, 2008) Il travaille également avec le cinéaste d’animation Paul Grimault, pour lequel il est conseiller technique sur « La Bergère et le Ramoneur » en 1949, puis scénariste et monteur du court métrage « Enrico cuisinier » en 1954. (Source : CinéArtistes, 2008) En 1957, il intervient comme conseiller artistique sur « Le Cerf-volant du bout du monde » de Roger Pigaut, illustrant la confiance que lui accordent des réalisateurs aux registres variés, de la comédie à l’animation en passant par le film d’aventures. (Source : CinéArtistes, 2008)
Œuvres pour la télévision et productions des années 1960
À partir du début des années 1960, Pierre Prévert oriente une part importante de son activité vers la télévision, où il réalise une série de films courts et longs. (Source : Wikipédia, 2005) En 1961, il signe « Mon frère Jacques », émission ou film télévisé consacré à Jacques Prévert, qui mêle témoignages, images d’archives et interventions du poète. (Source : CinéArtistes, 2008) En 1963, il réalise « Le Perroquet du fils Hoquet », inscrit dans une veine fantaisiste qui prolonge certaines tonalités de son travail au cinéma. (Source : Wikipédia, 2005) L’année suivante, il adapte pour la télévision le conte de Hans Christian Andersen « Petit Claus et Grand Claus » dans « Le Petit Claus et le Grand Claus », interprété notamment par Roger Blin, témoignant d’un intérêt pour le récit pour enfants et le fantastique littéraire. (Source : CinéArtistes, 2008 ; Wikipédia, 2005)
En 1965, il tourne « La Maison du passeur », téléfilm dont il signe également le scénario, prolongeant son travail d’auteur-réalisateur dans un format plus resserré. (Source : CinéArtistes, 2008) L’année 1966 voit la réalisation d’« À la belle étoile », tandis que, de 1966 à 1967, il met en scène la série télévisée « Les Compagnons de Baal », qui mêle aventure, mystère et éléments fantastiques. (Source : Wikipédia, 2005) Parallèlement, il développe la collection de courts métrages « Chantons français » en 1962, série de films consacrés à des chansons traditionnelles telles que « À la claire fontaine », « Au clair de la lune », « Il était une bergère » ou « Le pont du Nord ». (Source : CinéArtistes, 2008) Ces productions illustrent une démarche centrée sur la transmission d’un patrimoine populaire, en associant forme filmique et culture orale. (Source : CinéArtistes, 2008)
Engagements artistiques et collaborations durables
Tout au long de sa carrière, Pierre Prévert développe un réseau de collaborations durables, en premier lieu avec Jacques Prévert, dont il met en images plusieurs scénarios et dialogues. (Source : Fonds Pierre Prévert – CinéRessources, s.d.) Cette coopération se manifeste dès « Souvenir de Paris » en 1928, puis dans « L’Affaire est dans le sac » en 1932, « Adieu Léonard » en 1943 et « Voyage surprise » en 1946, où l’écriture de Jacques croise une mise en scène nourrie de fantaisie et de satire. (Source : CinéArtistes, 2008 ; CinéRessources, s.d.) Par ailleurs, son travail avec Paul Grimault sur plusieurs projets d’animation, dont « La Bergère et le Ramoneur » et « Enrico cuisinier », le place au cœur d’une réflexion sur la forme animée au sein du cinéma français d’après-guerre. (Source : CinéArtistes, 2008) Plus tard, on le retrouve encore crédité comme conseiller artistique sur « Le Roi et l’Oiseau », version aboutie du projet de Grimault sortie en 1979, ce qui témoigne de la continuité de cette collaboration sur plusieurs décennies. (Source : CinéArtistes, 2008)
Films et séries réalisés par Pierre Prévert
Découvrez ses principales réalisations au cinéma et à la télévision.
Galerie photos de Pierre Prévert
2 photos affichées.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.







































