Pierre Richard: biographie, films et séries, crédits
Aussi connu sous le nom de :Pierre-Richard Defays,Pierre-Richard Maurice Charles Léopold Defays
Repères de carrière
La carrière de Pierre Richard en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
139
œuvres recensées
132 films · 7 séries
- Première année recensée
- 1958
- Dernière année recensée
- 2026
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Pierre-Richard Maurice Léopold Defays naît le 16 août 1934 à Valenciennes, dans le Nord de la France, au sein d'une famille bourgeoise dirigeant une usine sidérurgique. Dès son plus jeune âge, il manifeste une personnalité particulière, marquée par une distraction maladive et une maladresse naturelle qui deviendront plus tard les fondements de son personnage comique. Il passe son enfance et une partie de son adolescence dans sa ville natale, où il est élève au lycée Henri-Wallon, puis pensionnaire dans une institution locale.
L'éveil artistique de Pierre Richard remonte à ses 18 ans, lorsqu'il découvre un film de Danny Kaye qui le bouleverse profondément. Cette révélation cinématographique lui fait prendre conscience de sa vocation : il veut faire du cinéma. Après son baccalauréat, cet objectif qui lui semblait alors utopique et très lointain ne le quitte plus. Sa passion pour le comique américain l'attire davantage que l'humour français traditionnel au cinéma, une influence qui marquera profondément son style artistique.
## Les débuts difficiles et la rencontre décisive
Les premières années de Pierre Richard dans le monde du spectacle sont marquées par de rares figurations et des rôles mineurs. En 1958, il apparaît sans être crédité dans "Montparnasse 19" de Jacques Becker, puis obtient quelques petits rôles dans des films comme "Un idiot à Paris" en 1967 ou "Alexandre le Bienheureux" en 1968. C'est précisément sur le tournage de ce dernier film qu'il rencontre Yves Robert, une rencontre qui va transformer sa carrière.
Après avoir interprété ensemble la pièce "En pleine mer" en 1966, Yves Robert, impressionné par le jeu différent de Pierre Richard, lui écrit un petit rôle dans "Alexandre le Bienheureux". L'acteur profite de ce rôle secondaire pour déployer tout son comique physique dans un numéro burlesque à peine esquissé au scénario. Cette démonstration impressionne tellement Yves Robert qu'il lui prodigue un conseil qui changera sa vie : "Arrête de jouer dans le cinéma des autres. Tu n'as aucune place dans le cinéma français. Tu n'es pas un comédien, tu es un personnage. Tu n'es pas un jeune premier comme Alain Delon, tu n'es pas une rondeur comme Bernard Blier, tu n'es rien de tout ça. C'est ton atout. Tu as une place particulière, qui n'est pas encore écrite. C'est à toi de l'écrire et de faire ta place. Tout t'est permis. Invente-toi. Fais ton cinéma."
## L'invention d'un personnage unique
Initialement déçu de se voir considérer comme un personnage plutôt qu'un acteur, Pierre Richard reconnaît rapidement l'énorme influence de ces propos sur sa carrière. Il trouve dans "Les Caractères" de La Bruyère le personnage qui lui correspond : Ménalque, distrait et maladroit depuis l'enfance. Cette identification littéraire débouche sur l'écriture du scénario de son premier film, "Le Distrait", en collaboration avec André Ruellan.
Déterminé à révéler son talent, Yves Robert produit le film avec sa maison de production La Guéville et pousse Pierre Richard à mettre en scène lui-même son scénario. Robert lui adjoint les conseillers techniques Marco Pico et Pierre Cosson et le guide dans toutes les étapes du film. "Le Distrait" sort en 1970 et réunit un million et demi d'entrées, lançant véritablement la carrière de Pierre Richard.
L'acteur confie être lui-même distrait et avoir "une faculté d'oubli épouvantable", qui cependant lui "permet d'être neuf tous les matins". Cette caractéristique personnelle nourrit son art : "Ça fait partie de ma forme d'esprit, le gag. J'ai l'impression que l'on peut infiniment dire de choses avec un gag. J'aime bien le comique physique, visuel mais ceci dit, je m'attache à ce qu'il ne soit pas totalement gratuit. Il fait partie du personnage ou de la situation."
## L'ascension vers la gloire
Pierre Richard confirme son succès avec deux autres réalisations qu'il met lui-même en scène : "Les Malheurs d'Alfred" en 1972, où la distraction cède la place à la malchance, puis "Je sais rien, mais je dirai tout" en 1973, film dans lequel il dénonce les ventes d'armes sur le ton de la dérision. Ces premiers succès établissent sa réputation d'acteur-réalisateur capable de créer des personnages touchants et drôles.
La consécration arrive véritablement avec son rôle dans "Le Grand Blond avec une chaussure noire" d'Yves Robert en 1972, aux côtés de Mireille Darc. Ce film, qui totalise plus de 3,4 millions d'entrées, fait de Pierre Richard une vedette incontournable du cinéma français. Le succès est tel qu'une suite, "Le Retour du Grand Blond", sort en 1974 et rassemble plus de 2,1 millions de spectateurs.
Dès lors, Pierre Richard enchaîne les comédies à succès et multiplie les collaborations avec les plus grands réalisateurs de l'époque. Il travaille avec Claude Zidi sur "La moutarde me monte au nez" (1974), qui attire plus de 3,7 millions de spectateurs, puis sur "La Course à l'échalote" (1975) avec près de 3 millions d'entrées. Il collabore également avec Georges Lautner pour "On aura tout vu" (1976) et Gérard Oury pour "La Carapate" (1978) et "Le Coup du parapluie" (1980).
## L'âge d'or avec Francis Veber et Gérard Depardieu
En 1976, Pierre Richard joue dans le premier film de Francis Veber, "Le Jouet". C'est le début d'une collaboration fructueuse qui donnera naissance à trois films cultes du cinéma français. Mais c'est surtout l'association avec Gérard Depardieu qui propulse Pierre Richard vers ses plus grands triomphes commerciaux.
"La Chèvre" (1981) culmine à sept millions d'entrées, devenant le numéro 1 du box-office des films sortis cette année-là, surpassant même "Les Aventuriers de l'arche perdue" ou "Le Professionnel". "Les Compères" (1983) attire presque cinq millions de spectateurs, tandis que "Les Fugitifs" (1986) totalise quatre millions et demi d'entrées. Cette trilogie avec Depardieu représente l'apogée de la carrière commerciale de Pierre Richard.
À la même période, ses films en solo rencontrent moins de succès. "Le Jumeau" (1984), réalisé par Yves Robert, ne totalise que 1,7 million d'entrées, illustrant l'importance du duo Richard-Depardieu dans l'attrait du public. Le troisième film avec Depardieu marque paradoxalement pour Pierre Richard la fin de son ère de triomphes commerciaux.
## Les années difficiles et la reconversion
À partir des années 1990, Pierre Richard essuie de sérieux revers commerciaux. Des films comme "Les Mille et Une Recettes du cuisinier amoureux" et "Droit dans le mur" n'attirent que 20 000 spectateurs chacun en 1997. Ce dernier film, qu'il réalise lui-même, marque sa dernière tentative de mise en scène et constitue un échec commercial retentissant.
Au cours des années 1990, 2000, 2010 et 2020, aucun des films dans lesquels il apparaît ne dépasse le million d'entrées, à l'exception notable de "Faubourg 36" (2008), "La Ch'tite Famille" (2018) et "Astérix et Obélix : L'Empire du Milieu" (2023). Malgré ces difficultés, les quarante films dont Pierre Richard tient le premier rôle ont engrangé au total plus de cinquante millions d'entrées en France, témoignant de l'ampleur de sa popularité durant ses années fastes.
## Une popularité internationale exceptionnelle
Les films de Pierre Richard connaissent une exploitation internationale remarquable, notamment dans toute l'Europe et en Amérique latine. Il obtient de bons résultats commerciaux en Espagne et en Allemagne, où "Le Grand Blond avec une chaussure noire" rencontre un tel succès que ses films ultérieurs sortent avec un titre commençant par "Der große Blonde". Il découvre également sa popularité à Cuba lors de son documentaire sur Che Guevara à la fin des années 1980.
Mais c'est dans l'Union soviétique et ses pays satellites d'Europe de l'Est que Pierre Richard jouit d'une popularité extraordinaire. Ses films connaissent un succès phénoménal dans ces pays où la diffusion du cinéma étranger est limitée et les films américains proscrits. Le public soviétique se montre friand de ses comédies gaies à l'humour simple, et le pouvoir ne s'inquiète pas de ces films dépourvus de caractère subversif.
Les chiffres du box-office soviétique sont impressionnants : "Le Grand Blond avec une chaussure noire" comptabilise 28,9 millions d'entrées, "Le Retour du Grand Blond" 27,5 millions, "La moutarde me monte au nez" 26 millions, "La Course à l'échalote" 28,9 millions, "Le Jouet" 25,3 millions, "La Carapate" 23,2 millions, "Le Coup du parapluie" 28,4 millions, "Les Compères" 19 millions, "Les Fugitifs" 22,9 millions et "La Chèvre" 31,4 millions. Avec ces trois derniers films, Pierre Richard introduit Gérard Depardieu auprès du public russe, en faisant de lui à son tour une célébrité dans cette région du monde.
Pierre Richard ne découvre cette énorme notoriété dans l'ex-bloc soviétique qu'à la chute de l'URSS. Il déclare à ce sujet : "Là-bas, c'est de l'idolâtrie, les gens pleurent en me reconnaissant dans la rue ! Et vingt ans après la chute du Mur, on continue de m'identifier à une sorte d'archétype du Français moyen qui pourtant n'existe pas !" Cette popularité lui permet de tourner plusieurs films à l'Est, le plus important étant "Les Mille et Une Recettes du cuisinier amoureux" (1997) en Géorgie. Il reçoit encore dans les années 2010 un accueil triomphal lorsqu'il se rend dans des festivals en Europe de l'Est.
## L'influence sur le cinéma américain
Le succès international de Pierre Richard attire l'attention d'Hollywood, et plusieurs de ses films font l'objet de remakes aux États-Unis. "Le Jouet" devient "Le Joujou" (1982), "Le Grand Blond avec une chaussure noire" est adapté en "L'Homme à la chaussure rouge" (1985), "Les Fugitifs" donne naissance à "Les Trois Fugitifs" (1989), "La Chèvre" inspire "Danger Public" (1991), "Le Jumeau" devient "Two Much" (1995) et "Les Compères" est adapté en "Drôles de pères" (1997). Cette série de remakes témoigne de l'universalité de l'humour de Pierre Richard et de sa capacité à transcender les barrières culturelles.
## L'évolution artistique et les dernières années
À partir des années 1990, des cinéastes étrangers sollicitent Pierre Richard pour des co-productions internationales. Sa notoriété internationale lui permet également de développer d'autres activités, notamment la vente de vin à travers le monde. Il continue à apparaître régulièrement au cinéma, acceptant des rôles variés dans des films comme "Faubourg 36" (2008) de Christophe Barratier, "Et si on vivait tous ensemble ?" (2011) de Stéphane Robelin, ou plus récemment "Les Vieux Fourneaux" (2018) et sa suite en 2022.
Pierre Richard reprend occasionnellement sa casquette de réalisateur avec "Je suis timide mais je me soigne" (1978), "C'est pas moi, c'est lui" (1980) et "On peut toujours rêver" (1991), mais "Droit dans le mur" en 1997 marque sa dernière tentative de mise en scène, soldée par un échec commercial qui l'éloigne définitivement de la réalisation.
## Reconnaissance et distinctions
La carrière exceptionnelle de Pierre Richard lui vaut de nombreuses distinctions. Il reçoit le prix du meilleur acteur au Festival international du film de Karlovy Vary en 1996 pour "Les Mille et Une Recettes du cuisinier amoureux". En 2004, il est honoré au Festival Juste pour rire de Montréal. L'année 2006 marque une reconnaissance majeure avec l'attribution d'un César d'honneur lors de la 31e cérémonie des César. En 2015, il reçoit le prix d'honneur aux Magritte Awards en Belgique. Il est également fait Chevalier de la Légion d'honneur, consacrant ainsi une carrière exceptionnelle au service du cinéma français.
## L'héritage artistique
Pierre Richard a révolutionné le comique français en créant un personnage unique, mélange de poésie et de maladresse, de rêve et de réalité. Son approche du comique physique, inspirée des maîtres américains mais adaptée à la sensibilité française, a ouvert de nouvelles voies au cinéma hexagonal. Il a su transformer ses propres défauts en atouts artistiques, faisant de la distraction et de la maladresse des ressorts comiques universels.
Son influence dépasse largement les frontières françaises, comme en témoignent les nombreux remakes de ses films et sa popularité internationale exceptionnelle. Il a également contribué à révéler d'autres talents, notamment en introduisant Gérard Depardieu auprès du public international à travers leur collaboration fructueuse.
En 2015, Pierre Richard publie son autobiographie "Je sais rien mais je dirai tout", préfacée par Gérard Depardieu, dans laquelle il revient sur sa carrière et sa vision du cinéma. Cette publication témoigne de sa volonté de transmettre son expérience et sa passion pour le septième art.
Films et séries avec Pierre Richard
Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.
Rôles de Pierre Richard
Accédez aux fiches des personnages associés à ses œuvres les plus consultées.
Galerie photos de Pierre Richard
3 photos affichées.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.
Inconnu
2023
Inconnu
- PIERRE RICHARD : DE SON ENFANCE PENDANT LA GUERRE AU SUCCÈS AU CINÉMA, SES ANECDOTES LES PLUS FOLLES (2025)
•
S03E145
•
Inconnu
2023
2022
Inconnu
2022
Inconnu
•
S01E10
•
Lui-même – invité
•
S01E08
•
Lui-même – invité
•
S01E07
•
Lui-même – invité
•
S01E06
•
Lui-même – invité
2022
Pietro
2021
Inconnu
2021
2021
Alorix
2020
Orphée
2019
Pierrot
2018
Marcel Lefavre
2018
Mrs. Mills / Léonard
2018
Joseph Duquesne, Valentine's father
2018
Grand Papy
2017
Pierre Stein
2017
Duncan
2017
Inconnu
2016
Dimitri
2015
(voix) (non crédité)
2014
Lui même
2014
Victor
2013
La grand-mère
2013
Inconnu
2013
Jean, Jacques' old friend
2012
Le grand-père
2012
2012
2011
2011
Le père de Pierre
2010
Adrien (voix)
2009
Victor
2009
Pierre
2009
William Fernand
2009
2009
Max, aka 'Monsieur TSF'
2008
Pedro, le père de Mia
2008
(voix) (non crédité)
2007
Cendras
2006
Pierre père
2006
Yves-Marie's father
2006
2006
Christian
2005
Pierre Richard
2005
Inconnu
2005
Jean-René
2004
Medical examiner
2004
2003
Robinson Crusoe
2003
Actor Refusing to Film with Laurent
2003
Maurice Donnay
2003
Inconnu
2003
2000
Vitalo Pedrotti
2000
Captain
2000
Segment "Les mots attendrot"
2000
Inconnu
2000
Inconnu
1998
Romain
1997
Pascal Ichak
1996
Squirrat
1995
1995
Ambroise
1994
Bertrand Daumale
1993
Charlie
1992
Charles De Boylesve
1991
L'informateur
1990
The Hitchhiker
1990
Yann Ducoudray
1988
Mangeclous
1988
Inconnu
1987
1987
François Pignon
1986
In person at the César Awards ceremony (non crédité)
1985
Dubois - le commandant de bord (non crédité)
1985
The paraplegic
1985
Matthias Duval / Mathieu Duval
1984
François Pignon
1983
Pierre Cohen
1983
Inconnu
1982
François Perrin
1981
1981
Grégoire Lecomte, acteur à mi-temps, dragueur à plein temps
1980
Man who asks for the bill (non crédité)
1980
Pierre Renard
1980
1978
Jean-Philippe Duroc, Gaulard's Lawyer
1978
Pierre Renaud
1978
Inconnu
1978
1978
François Perrin, journalist
1976
Jean-Arthur / Jean-Arthur Bonaventure
1976
François Perrin
1976
1976
Pierre Vidal
1975
Cameo
1975
Inconnu
1975
François Perrin
1974
Pierre Durois
1974
Prévot
1974
Bob Rozenec
1974
Inconnu
1974
Inconnu
•
S05E15
•
Lui-même
1974
1974
Pierre Gastié-le-Roy
1973
Le gendarme élève motorisé
1973
François Perrin
1972
Alfred Dhumonttiey
1972
Inconnu
1972
1972
1971
Pierre Malaquet
1970
Inconnu
1970
Painter
1969
1969
Inconnu
1969
Pierre
1969
Inconnu
1969
L'artiste qui a besoin de lumière (non crédité)
1968
Colibert
1968
Un agent de police
1967
Inconnu
1966
Inconnu
1966
Un peintre
1966
Pierini
1961
Inconnu
1960
un étudiant peintre (non crédité)
1958
Inconnu
Personnalités en relation
Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.






















































