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Pierre Richard - Photo
Connu pour
Distribution
Sexe
Homme
Crédits connus
203
Né
16/08/1934
Age de Pierre Richard : 92 ans
Lieu de naissance
Valenciennes, Hauts-de-France, France

Pierre Richard: biographie, films et séries, crédits

Aussi connu sous le nom de :Pierre-Richard Defays,Pierre-Richard Maurice Charles Léopold Defays

Repères de carrière

La carrière de Pierre Richard en bref*

D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.

139

œuvres recensées

132 films · 7 séries

Première année recensée
1958
Dernière année recensée
2026

Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.

Biographie

Pierre-Richard Maurice Léopold Defays naît le 16 août 1934 à Valenciennes, dans le Nord de la France, au sein d'une famille bourgeoise dirigeant une usine sidérurgique. Dès son plus jeune âge, il manifeste une personnalité particulière, marquée par une distraction maladive et une maladresse naturelle qui deviendront plus tard les fondements de son personnage comique. Il passe son enfance et une partie de son adolescence dans sa ville natale, où il est élève au lycée Henri-Wallon, puis pensionnaire dans une institution locale. L'éveil artistique de Pierre Richard remonte à ses 18 ans, lorsqu'il découvre un film de Danny Kaye qui le bouleverse profondément. Cette révélation cinématographique lui fait prendre conscience de sa vocation : il veut faire du cinéma. Après son baccalauréat, cet objectif qui lui semblait alors utopique et très lointain ne le quitte plus. Sa passion pour le comique américain l'attire davantage que l'humour français traditionnel au cinéma, une influence qui marquera profondément son style artistique. ## Les débuts difficiles et la rencontre décisive Les premières années de Pierre Richard dans le monde du spectacle sont marquées par de rares figurations et des rôles mineurs. En 1958, il apparaît sans être crédité dans "Montparnasse 19" de Jacques Becker, puis obtient quelques petits rôles dans des films comme "Un idiot à Paris" en 1967 ou "Alexandre le Bienheureux" en 1968. C'est précisément sur le tournage de ce dernier film qu'il rencontre Yves Robert, une rencontre qui va transformer sa carrière. Après avoir interprété ensemble la pièce "En pleine mer" en 1966, Yves Robert, impressionné par le jeu différent de Pierre Richard, lui écrit un petit rôle dans "Alexandre le Bienheureux". L'acteur profite de ce rôle secondaire pour déployer tout son comique physique dans un numéro burlesque à peine esquissé au scénario. Cette démonstration impressionne tellement Yves Robert qu'il lui prodigue un conseil qui changera sa vie : "Arrête de jouer dans le cinéma des autres. Tu n'as aucune place dans le cinéma français. Tu n'es pas un comédien, tu es un personnage. Tu n'es pas un jeune premier comme Alain Delon, tu n'es pas une rondeur comme Bernard Blier, tu n'es rien de tout ça. C'est ton atout. Tu as une place particulière, qui n'est pas encore écrite. C'est à toi de l'écrire et de faire ta place. Tout t'est permis. Invente-toi. Fais ton cinéma." ## L'invention d'un personnage unique Initialement déçu de se voir considérer comme un personnage plutôt qu'un acteur, Pierre Richard reconnaît rapidement l'énorme influence de ces propos sur sa carrière. Il trouve dans "Les Caractères" de La Bruyère le personnage qui lui correspond : Ménalque, distrait et maladroit depuis l'enfance. Cette identification littéraire débouche sur l'écriture du scénario de son premier film, "Le Distrait", en collaboration avec André Ruellan. Déterminé à révéler son talent, Yves Robert produit le film avec sa maison de production La Guéville et pousse Pierre Richard à mettre en scène lui-même son scénario. Robert lui adjoint les conseillers techniques Marco Pico et Pierre Cosson et le guide dans toutes les étapes du film. "Le Distrait" sort en 1970 et réunit un million et demi d'entrées, lançant véritablement la carrière de Pierre Richard. L'acteur confie être lui-même distrait et avoir "une faculté d'oubli épouvantable", qui cependant lui "permet d'être neuf tous les matins". Cette caractéristique personnelle nourrit son art : "Ça fait partie de ma forme d'esprit, le gag. J'ai l'impression que l'on peut infiniment dire de choses avec un gag. J'aime bien le comique physique, visuel mais ceci dit, je m'attache à ce qu'il ne soit pas totalement gratuit. Il fait partie du personnage ou de la situation." ## L'ascension vers la gloire Pierre Richard confirme son succès avec deux autres réalisations qu'il met lui-même en scène : "Les Malheurs d'Alfred" en 1972, où la distraction cède la place à la malchance, puis "Je sais rien, mais je dirai tout" en 1973, film dans lequel il dénonce les ventes d'armes sur le ton de la dérision. Ces premiers succès établissent sa réputation d'acteur-réalisateur capable de créer des personnages touchants et drôles. La consécration arrive véritablement avec son rôle dans "Le Grand Blond avec une chaussure noire" d'Yves Robert en 1972, aux côtés de Mireille Darc. Ce film, qui totalise plus de 3,4 millions d'entrées, fait de Pierre Richard une vedette incontournable du cinéma français. Le succès est tel qu'une suite, "Le Retour du Grand Blond", sort en 1974 et rassemble plus de 2,1 millions de spectateurs. Dès lors, Pierre Richard enchaîne les comédies à succès et multiplie les collaborations avec les plus grands réalisateurs de l'époque. Il travaille avec Claude Zidi sur "La moutarde me monte au nez" (1974), qui attire plus de 3,7 millions de spectateurs, puis sur "La Course à l'échalote" (1975) avec près de 3 millions d'entrées. Il collabore également avec Georges Lautner pour "On aura tout vu" (1976) et Gérard Oury pour "La Carapate" (1978) et "Le Coup du parapluie" (1980). ## L'âge d'or avec Francis Veber et Gérard Depardieu En 1976, Pierre Richard joue dans le premier film de Francis Veber, "Le Jouet". C'est le début d'une collaboration fructueuse qui donnera naissance à trois films cultes du cinéma français. Mais c'est surtout l'association avec Gérard Depardieu qui propulse Pierre Richard vers ses plus grands triomphes commerciaux. "La Chèvre" (1981) culmine à sept millions d'entrées, devenant le numéro 1 du box-office des films sortis cette année-là, surpassant même "Les Aventuriers de l'arche perdue" ou "Le Professionnel". "Les Compères" (1983) attire presque cinq millions de spectateurs, tandis que "Les Fugitifs" (1986) totalise quatre millions et demi d'entrées. Cette trilogie avec Depardieu représente l'apogée de la carrière commerciale de Pierre Richard. À la même période, ses films en solo rencontrent moins de succès. "Le Jumeau" (1984), réalisé par Yves Robert, ne totalise que 1,7 million d'entrées, illustrant l'importance du duo Richard-Depardieu dans l'attrait du public. Le troisième film avec Depardieu marque paradoxalement pour Pierre Richard la fin de son ère de triomphes commerciaux. ## Les années difficiles et la reconversion À partir des années 1990, Pierre Richard essuie de sérieux revers commerciaux. Des films comme "Les Mille et Une Recettes du cuisinier amoureux" et "Droit dans le mur" n'attirent que 20 000 spectateurs chacun en 1997. Ce dernier film, qu'il réalise lui-même, marque sa dernière tentative de mise en scène et constitue un échec commercial retentissant. Au cours des années 1990, 2000, 2010 et 2020, aucun des films dans lesquels il apparaît ne dépasse le million d'entrées, à l'exception notable de "Faubourg 36" (2008), "La Ch'tite Famille" (2018) et "Astérix et Obélix : L'Empire du Milieu" (2023). Malgré ces difficultés, les quarante films dont Pierre Richard tient le premier rôle ont engrangé au total plus de cinquante millions d'entrées en France, témoignant de l'ampleur de sa popularité durant ses années fastes. ## Une popularité internationale exceptionnelle Les films de Pierre Richard connaissent une exploitation internationale remarquable, notamment dans toute l'Europe et en Amérique latine. Il obtient de bons résultats commerciaux en Espagne et en Allemagne, où "Le Grand Blond avec une chaussure noire" rencontre un tel succès que ses films ultérieurs sortent avec un titre commençant par "Der große Blonde". Il découvre également sa popularité à Cuba lors de son documentaire sur Che Guevara à la fin des années 1980. Mais c'est dans l'Union soviétique et ses pays satellites d'Europe de l'Est que Pierre Richard jouit d'une popularité extraordinaire. Ses films connaissent un succès phénoménal dans ces pays où la diffusion du cinéma étranger est limitée et les films américains proscrits. Le public soviétique se montre friand de ses comédies gaies à l'humour simple, et le pouvoir ne s'inquiète pas de ces films dépourvus de caractère subversif. Les chiffres du box-office soviétique sont impressionnants : "Le Grand Blond avec une chaussure noire" comptabilise 28,9 millions d'entrées, "Le Retour du Grand Blond" 27,5 millions, "La moutarde me monte au nez" 26 millions, "La Course à l'échalote" 28,9 millions, "Le Jouet" 25,3 millions, "La Carapate" 23,2 millions, "Le Coup du parapluie" 28,4 millions, "Les Compères" 19 millions, "Les Fugitifs" 22,9 millions et "La Chèvre" 31,4 millions. Avec ces trois derniers films, Pierre Richard introduit Gérard Depardieu auprès du public russe, en faisant de lui à son tour une célébrité dans cette région du monde. Pierre Richard ne découvre cette énorme notoriété dans l'ex-bloc soviétique qu'à la chute de l'URSS. Il déclare à ce sujet : "Là-bas, c'est de l'idolâtrie, les gens pleurent en me reconnaissant dans la rue ! Et vingt ans après la chute du Mur, on continue de m'identifier à une sorte d'archétype du Français moyen qui pourtant n'existe pas !" Cette popularité lui permet de tourner plusieurs films à l'Est, le plus important étant "Les Mille et Une Recettes du cuisinier amoureux" (1997) en Géorgie. Il reçoit encore dans les années 2010 un accueil triomphal lorsqu'il se rend dans des festivals en Europe de l'Est. ## L'influence sur le cinéma américain Le succès international de Pierre Richard attire l'attention d'Hollywood, et plusieurs de ses films font l'objet de remakes aux États-Unis. "Le Jouet" devient "Le Joujou" (1982), "Le Grand Blond avec une chaussure noire" est adapté en "L'Homme à la chaussure rouge" (1985), "Les Fugitifs" donne naissance à "Les Trois Fugitifs" (1989), "La Chèvre" inspire "Danger Public" (1991), "Le Jumeau" devient "Two Much" (1995) et "Les Compères" est adapté en "Drôles de pères" (1997). Cette série de remakes témoigne de l'universalité de l'humour de Pierre Richard et de sa capacité à transcender les barrières culturelles. ## L'évolution artistique et les dernières années À partir des années 1990, des cinéastes étrangers sollicitent Pierre Richard pour des co-productions internationales. Sa notoriété internationale lui permet également de développer d'autres activités, notamment la vente de vin à travers le monde. Il continue à apparaître régulièrement au cinéma, acceptant des rôles variés dans des films comme "Faubourg 36" (2008) de Christophe Barratier, "Et si on vivait tous ensemble ?" (2011) de Stéphane Robelin, ou plus récemment "Les Vieux Fourneaux" (2018) et sa suite en 2022. Pierre Richard reprend occasionnellement sa casquette de réalisateur avec "Je suis timide mais je me soigne" (1978), "C'est pas moi, c'est lui" (1980) et "On peut toujours rêver" (1991), mais "Droit dans le mur" en 1997 marque sa dernière tentative de mise en scène, soldée par un échec commercial qui l'éloigne définitivement de la réalisation. ## Reconnaissance et distinctions La carrière exceptionnelle de Pierre Richard lui vaut de nombreuses distinctions. Il reçoit le prix du meilleur acteur au Festival international du film de Karlovy Vary en 1996 pour "Les Mille et Une Recettes du cuisinier amoureux". En 2004, il est honoré au Festival Juste pour rire de Montréal. L'année 2006 marque une reconnaissance majeure avec l'attribution d'un César d'honneur lors de la 31e cérémonie des César. En 2015, il reçoit le prix d'honneur aux Magritte Awards en Belgique. Il est également fait Chevalier de la Légion d'honneur, consacrant ainsi une carrière exceptionnelle au service du cinéma français. ## L'héritage artistique Pierre Richard a révolutionné le comique français en créant un personnage unique, mélange de poésie et de maladresse, de rêve et de réalité. Son approche du comique physique, inspirée des maîtres américains mais adaptée à la sensibilité française, a ouvert de nouvelles voies au cinéma hexagonal. Il a su transformer ses propres défauts en atouts artistiques, faisant de la distraction et de la maladresse des ressorts comiques universels. Son influence dépasse largement les frontières françaises, comme en témoignent les nombreux remakes de ses films et sa popularité internationale exceptionnelle. Il a également contribué à révéler d'autres talents, notamment en introduisant Gérard Depardieu auprès du public international à travers leur collaboration fructueuse. En 2015, Pierre Richard publie son autobiographie "Je sais rien mais je dirai tout", préfacée par Gérard Depardieu, dans laquelle il revient sur sa carrière et sa vision du cinéma. Cette publication témoigne de sa volonté de transmettre son expérience et sa passion pour le septième art.

Films et séries avec Pierre Richard

Découvrez ses rôles les plus populaires au cinéma et à la télévision.

La Chèvre (1981) - Affiche
7.1 / 10
La Chèvre
François Perrin
Les Fugitifs (1986) - Affiche
6.8 / 10
Les Fugitifs
François Pignon
Les Compères (1983) - Affiche
6.6 / 10
Les Compères
François Pignon
Le Jouet (1976) - Affiche
6.9 / 10
Le Jouet
François Perrin, journalist
Le Retour du Grand Blond (1974) - Affiche
6.5 / 10
Le Retour du Grand Blond
François Perrin

Galerie photos de Pierre Richard

3 photos affichées.

Filmographie détaillée

Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.

Josèphe (2026) - Affiche
Inconnu
2026
Tapis rouge à Groland (2026) - Affiche
2026
Histoire personnelle (2025) - Affiche
Inconnu
2025
La Vallée des fous (2024) - Affiche
Pierre Choveau
2024
Fêlés (2024) - Affiche
Pierre
2024
2023
LEGEND (2023) - Affiche
Inconnu
2023
Jeanne du Barry (2023) - Affiche
Le Duc de Richelieu
2023
Umami (2023) - Affiche
Rufus
2023

Les Compères (1983) - Affiche
1983
Le Jouet (1976) - Affiche
producer
1976

Beau geste (2023) - Affiche
Lui-même
2023
Le Late avec Alain Chabat (2022) - Affiche
Lui-même – invité
2022
Les Années Sébastien (2021) - Affiche
Lui-même – invité
2021
The Quiet-One (2018) - Affiche
Lui-même
2018
À la recherche de... Pierre Richard (2017) - Affiche
Lui-même (images d’archives)
2017
Départ immédiat (2012) - Affiche
2012
Cinéman (2009) - Affiche
Lui-même
2009
C à vous (2009) - Affiche
Lui-même – invité
2009
On n'est pas couché (2006) - Affiche
Lui-même – invité
2006

Récompenses et Nominations

0Victoires
1Nomination
César
0 victoires•1 nomination

Personnalités en relation

Personnalités créditées sur plusieurs œuvres communes présentes dans notre base.