Christian Matras: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Christian Matras en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
73
œuvres recensées
73 films · 0 séries
- Première année recensée
- 1934
- Dernière année recensée
- 1972
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
Christian Matras naît le 29 décembre 1903 à Valence, dans le département de la Drôme, en France (Source : IMDb, 2025). Dès la fin des années 1920, il s’oriente vers l’image en mouvement et entame une carrière de chef opérateur, dans un contexte où le cinéma français passe progressivement du muet au parlant (Source : Wikipédia, 2008). Il travaille très tôt sur des longs métrages de fiction, ce qui le place au cœur de l’industrie française à un moment de structuration des studios et des circuits de production (Source : AlloCiné, 2023). Par la suite, il s’impose comme l’un des directeurs de la photographie les plus sollicités du cinéma français, collaborant avec plusieurs générations de cinéastes sur plus d’une centaine de films (Source : Wikipédia, 2008). Il meurt le 4 mai 1977 à Paris, après près de cinq décennies d’activité professionnelle continue dans le secteur (Source : IMDb, 2025).
Débuts et affirmation dans le cinéma français
Christian Matras apparaît au générique de « Maldone » réalisé par Jean Grémillon en 1927 en tant que directeur de la photographie, témoignant de son inscription précoce dans le cinéma français d’auteur (Source : AlloCiné, 2023). À partir du début des années 1930, il enchaîne les projets et signe l’image de films comme « Le billet de logement » en 1932, puis « L’Affaire Coquelet » et « Le Paquebot Tenacity » en 1934 (Source : AlloCiné, 2023). Il poursuit cette trajectoire au milieu des années 1930 avec « Le Dernier tournant » en 1939, adaptation du roman « The Postman Always Rings Twice », confirmant son inscription dans un cinéma de genre et d’atmosphère (Source : AlloCiné, 2023). Cette période voit également son implication dans des productions de studios où l’organisation du travail renforce le rôle du directeur de la photographie dans la définition de l’esthétique globale du film (Source : Wikipédia, 2008). Progressivement, il se spécialise dans des projets ambitieux, ce qui l’amène à être sollicité par certains des réalisateurs les plus reconnus du moment (Source : TCM, 2025).
Collaboration avec Jean Renoir et les années 1930–1940
Matras signe la photographie de « La Grande Illusion », réalisé par Jean Renoir et sorti en 1937, film devenu l’un des titres majeurs du cinéma français de l’entre-deux-guerres (Source : IMDb, 2025). Cette collaboration avec Renoir le place au premier plan d’une production qui conjugue enjeux narratifs et soin particulier apporté à la composition des plans (Source : Wikipédia, 2008). Dans la seconde moitié des années 1930, il participe aussi à « La Fin du jour » de Julien Duvivier, sorti en 1938, ainsi qu’à « Entrée des artistes » la même année, confirmant sa présence régulière sur des films portés par des réalisateurs de premier plan (Source : AlloCiné, 2023). Au tournant des années 1940, il éclaire « Paradis perdu » en 1940, puis « La Duchesse de Langeais » en 1941 et « Secrets » en 1942, se maintenant au cœur de la production malgré le contexte troublé de la guerre (Source : AlloCiné, 2023). En 1945, il est au générique de « Boule de suif » et de « Seul dans la nuit », illustrant la continuité de son activité durant et immédiatement après le conflit (Source : AlloCiné, 2023).
Max Ophuls et l’esthétique du mouvement
La collaboration de Christian Matras avec Max Ophuls marque une étape centrale de son parcours, tant sur le plan artistique qu’historique (Source : TCM, 2025). Il assure l’image de « La Ronde », sorti en 1950, dont les mouvements de caméra circulaires et fluides sont régulièrement mentionnés comme une caractéristique essentielle de la mise en scène d’Ophuls (Source : TCM, 2025). Cette même dynamique se retrouve dans « Le Plaisir » en 1952, puis dans « Madame de… » en 1953, où le travail sur les lumières et les déplacements d’appareil contribue à la construction d’un univers visuel sophistiqué (Source : TCM, 2025). En 1955, Matras retrouve Ophuls pour « Lola Montès », film en couleurs dans lequel il déploie une photographie réputée pour son utilisation des décors et de la couleur au service d’une narration fragmentée (Source : TCM, 2025). Ces collaborations successives installent durablement son nom dans l’histoire de la direction de la photographie en France et renforcent son association avec une esthétique fondée sur le mouvement et la fluidité du cadre (Source : Rotten Tomatoes, 2025).
Travaux marquants des années 1950
Au-delà de sa collaboration avec Max Ophuls, Christian Matras signe l’image de nombreux films importants dans les années 1950 (Source : AlloCiné, 2023). Il éclaire « Fanfan la Tulipe » de Christian-Jaque, sorti en 1951, film d’aventures populaire dont la photographie accompagne un récit rythmé et porté par un grand déploiement de décors et de costumes (Source : AlloCiné, 2023). Il travaille également sur « Les Espions » d’Henri-Georges Clouzot, sorti en 1957, production où la lumière et le cadrage participent à l’atmosphère de suspicion propre au film (Source : AlloCiné, 2023). La même décennie le voit œuvrer sur « Montparnasse 19 » et « Christine », sortis en 1958, où il met en place une image adaptée à des récits portés par des considérations psychologiques et mélodramatiques (Source : AlloCiné, 2023). Par ailleurs, il assure la direction de la photographie de coproductions et de films à vocation internationale, ce qui élargit son champ d’intervention au-delà du strict cadre hexagonal (Source : Filmaffinity, 2025).
Collaboration avec Georges Franju et le cinéma des années 1960
Au début des années 1960, Christian Matras travaille avec Georges Franju sur « Thérèse Desqueyroux », sorti en 1962 et adapté du roman de François Mauriac (Source : Wikipédia, 2008). Il y propose une image qui accompagne un récit centré sur la tension intérieure du personnage principal, en accord avec l’approche de Franju, attachée aux ambiances et à une forme de réalisme stylisé (Source : AlloCiné, 2023). La même année, il est directeur de la photographie de « Cartouche » de Philippe de Broca, film de cape et d’épée dont le succès popularise une mise en scène vive soutenue par une photographie dynamique (Source : AlloCiné, 2023). En 1961, il signe aussi l’image de « Paris Blues », réalisé par Martin Ritt, coproduction franco-américaine tournée en France, qui met en scène des musiciens de jazz à Paris (Source : AlloCiné, 2023). Ces projets montrent sa capacité à passer d’un registre dramatique intimiste à un cinéma de divertissement plus ouvertement spectaculaire, tout en conservant une continuité dans la qualité de la lumière et du cadre (Source : Filmaffinity, 2025).
Collaboration avec Luis Buñuel et dernière période
Christian Matras rejoint l’univers de Luis Buñuel en signant la photographie de « La voie lactée », sorti en 1969, film qui propose un récit traversant différentes périodes et situations autour du thème du pèlerinage (Source : AlloCiné, 2023). Son travail accompagne la structure fragmentée du film, alternant ambiances et lieux tout en maintenant une cohérence visuelle (Source : Wikipédia, 2008). À la fin des années 1960, il est également crédité sur « Les Oiseaux vont mourir au Pérou », réalisé par Romain Gary et sorti en 1968, long métrage où la dimension visuelle occupe une place centrale dans la construction du récit (Source : AlloCiné, 2023). Il poursuit son activité au début des années 1970, notamment sur « Le Bal du comte d’Orgel » réalisé par Marc Allégret et sorti en 1970, puis « Pas folle la guêpe » en 1972 (Source : AlloCiné, 2023). Ces derniers films témoignent de la longévité de sa carrière et de sa présence continue dans le paysage du cinéma français jusqu’au début de la décennie 1970 (Source : Filmaffinity, 2025).
Filmographie sélective (direction de la photographie)
- « Maldone », réalisation Jean Grémillon, 1927 (Source : AlloCiné, 2023).
- « Le billet de logement », 1932 (Source : IMDb, 2025).
- « L’Affaire Coquelet », 1934 (Source : AlloCiné, 2023).
- « La Grande Illusion », réalisation Jean Renoir, 1937 (Source : IMDb, 2025).
- « La Fin du jour », 1938 (Source : AlloCiné, 2023).
- « Entrée des artistes », 1938 (Source : AlloCiné, 2023).
- « Paradis perdu », 1940 (Source : AlloCiné, 2023).
- « La Duchesse de Langeais », 1941 (Source : AlloCiné, 2023).
- « Boule de suif », 1945 (Source : AlloCiné, 2023).
- « La Ronde », réalisation Max Ophuls, 1950 (Source : TCM, 2025).
- « Fanfan la Tulipe », réalisation Christian-Jaque, 1951 (Source : AlloCiné, 2023).
- « Le Plaisir », réalisation Max Ophuls, 1952 (Source : TCM, 2025).
- « Madame de… », réalisation Max Ophuls, 1953 (Source : TCM, 2025).
- « Lola Montès », réalisation Max Ophuls, 1955 (Source : TCM, 2025).
- « Les Espions », réalisation Henri-Georges Clouzot, 1957 (Source : AlloCiné, 2023).
- « Montparnasse 19 », 1958 (Source : AlloCiné, 2023).
- « Christine », 1958 (Source : AlloCiné, 2023).
- « Thérèse Desqueyroux », réalisation Georges Franju, 1962 (Source : Wikipédia, 2008).
- « Cartouche », réalisation Philippe de Broca, 1962 (Source : AlloCiné, 2023).
- « Paris Blues », réalisation Martin Ritt, 1961 (Source : AlloCiné, 2023).
- « Les Fêtes galantes », 1965 (Source : AlloCiné, 2023).
- « La voie lactée », réalisation Luis Buñuel, 1969 (Source : AlloCiné, 2023).
- « Le Bal du comte d’Orgel », 1970 (Source : AlloCiné, 2023).
- « Pas folle la guêpe », 1972 (Source : AlloCiné, 2023).
Réception, place dans l’histoire du cinéma et distinctions
Les travaux de Christian Matras sont régulièrement associés à plusieurs classiques du cinéma français, ce qui contribue à la visibilité durable de son nom dans les histoires et rétrospectives consacrées à la période (Source : Wikipédia, 2008). « La Grande Illusion » figure fréquemment dans les classements de films marquants du XXe siècle, ce qui met en avant l’importance de la direction de la photographie dans la construction de son statut (Source : IMDb, 2025). Les films réalisés par Max Ophuls auxquels il participe, notamment « La Ronde », « Le Plaisir », « Madame de… » et « Lola Montès », sont cités pour la qualité de leurs mouvements de caméra et de leur composition visuelle (Source : TCM, 2025). Dans divers supports de critique et de programmation, son nom apparaît comme celui d’un chef opérateur central pour comprendre l’évolution de l’esthétique du cinéma français entre les années 1930 et la fin des années 1960 (Source : Rotten Tomatoes, 2025). Les notices biographiques et filmographiques qui lui sont consacrées soulignent la quantité de films auxquels il a contribué et la diversité des réalisateurs avec lesquels il a travaillé (Source : Filmaffinity, 2025).
Filmographie de Christian Matras
Découvrez les principales œuvres et contributions de cette personnalité.
Galerie photos de Christian Matras
1 photo affichée.
Filmographie détaillée
Ouvrez une catégorie pour consulter les films, séries, rôles et épisodes crédités. Les listes longues se chargent progressivement.


























