Jean-Claude Brialy: biographie, films et séries, crédits
Repères de carrière
La carrière de Jean-Claude Brialy en bref*
D’après les crédits actuellement recensés dans notre base.
200
œuvres recensées
190 films · 10 séries
- Première année recensée
- 1956
- Dernière année recensée
- 2007
Années des œuvres ou épisodes recensés ; elles peuvent différer des dates de participation.
Biographie
En 1958, Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle place Jean-Claude Brialy dans un de ses premiers emplois repérables au cinéma français. L’année précédente, il a déjà croisé Jean Renoir avec French Cancan, après avoir joué dans le court métrage de Jacques Rivette, Le Coup du berger. À Paris, il vit alors de petits boulots et fréquente les Cahiers du cinéma.
Des années d’apprentissage à Strasbourg puis Paris
Né le 30 mars 1933 à Aumale, en Algérie, Jean-Claude Brialy passe par Blida, Bône, Marseille, puis Saint-Étienne et Strasbourg au gré des affectations de son père. À Strasbourg, il prépare son baccalauréat tout en suivant des cours d’art dramatique en cachette, puis obtient le premier prix de comédie au conservatoire de Strasbourg. Il entre ensuite au centre d’art dramatique de l’Est et y tient différents rôles de théâtre.
Pendant son service militaire à Baden-Baden, il est affecté au service cinématographique de l’armée en Allemagne. En 1954, il y tourne son premier court métrage, Chiffonard, et Bon Aloi. En novembre de la même année, il part seul pour Paris.
À Paris, il vit sans aide familiale et passe par de petits emplois. Il joue dans Le Coup du berger de Jacques Rivette, puis travaille comme assistant-réalisateur stagiaire sur French Cancan de Jean Renoir. Cette période le met au contact du groupe des Cahiers du cinéma, qui l’ouvre à un milieu où théâtre et cinéma se répondent sans cloison.
Claude Chabrol, la Nouvelle Vague et les années 1960
En 1956, Jean-Claude Brialy apparaît dans Elena et les Hommes de Jean Renoir, puis Louis Malle lui confie Ascenseur pour l’échafaud en 1957. La bascule vient avec Claude Chabrol: Le Beau Serge et Les Cousins lui apportent une visibilité qui le rattache durablement à la Nouvelle Vague. Chabrol l’emploie ensuite dans Les Godelureaux.
Jean-Luc Godard lui propose Une femme est une femme, où la présence d’Anna Karina attire l’attention. Éric Rohmer le dirige dans Le Genou de Claire, François Truffaut dans La Mariée était en noir. Brialy tourne aussi avec Michèle Morgan dans Le Puits aux trois vérités, production Gaumont qui provoque une lettre de reproche de Godard. Les réalisateurs italiens le sollicitent à leur tour, de Roberto Rossellini à Pier Paolo Pasolini, en passant par Alberto Lattuada, Ettore Scola et Luchino Visconti.
Cette même année 1962, Édouard Molinaro le choisit pour Arsène Lupin contre Arsène Lupin, où il joue le fils du héros de Maurice Leblanc. Plus tard, en 1980, il reprend l’univers du gentleman cambrioleur dans la mini-série Arsène Lupin joue et perd. Le public habitué à la version portée par Georges Descrières ne suit pas, et la saison prévue d’après Les dents du tigre reste sans suite.
Jean-Claude Brialy fréquente alors plusieurs plateaux par an et mène aussi une vie de scène. Il tourne chez René Clair, Philippe de Broca, Claude Lelouch, Costa-Gavras, Henri Verneuil, Mauro Bolognini, puis passe d’un film à l’autre sans se fixer à un registre unique.
Le théâtre, la télévision et les allers-retours
Le théâtre accompagne de près ses films. Jean-Claude Brialy joue le soir même où l’on lui annonce que son père est mourant, épisode qu’il relie plus tard à une histoire familiale marquée par la distance. Il lit beaucoup, écrit, et garde le goût des plateaux comme des scènes de salle.
En 1974, Luis Buñuel le dirige dans Le Fantôme de la liberté, où il tient le rôle de Monsieur Foucault. En 1987, il apparaît dans Matin Bonheur, puis dans Les Nuls, l’émission en 1990 et Coucou c'est nous! en 1992. La télévision lui offre aussi Les Rois maudits en 2005, où il joue Hugues de Bouville.
Par ailleurs, son nom reste associé à des apparitions de passage autant qu’à des rôles plus développés. Il traverse les formats sans s’y laisser enfermer, du film d’auteur aux programmes télévisés, avec des retours réguliers vers les mêmes territoires narratifs.
Récompenses et dernières apparitions
En 1977, Jean-Claude Brialy est nommé pour le César du meilleur acteur dans un second rôle avec Le Juge et l’Assassin. En 1988, il obtient ce César pour Les Innocents. Le film La Reine Margot, sorti en 1994, le montre en Coligny, tandis que Le Monstre la même année lui donne Roccarotta.
En 1998, il apparaît dans Le Comte de Monte-Cristo dans le rôle de Morrel’s Father. Quelques années plus tard, Les Rois maudits le ramène à la télévision. Sa dernière période connue le voit encore présent dans des œuvres très différentes, du cinéma d’époque aux émissions de plateau.
Jean-Claude Brialy meurt le 30 mai 2007 à Monthyon, à 74 ans. Son itinéraire relie les débuts de la Nouvelle Vague à des incursions télévisées tardives, avec une présence régulière dans les films de Renoir, Chabrol, Godard, Rohmer, Truffaut, Buñuel ou Molinaro.
- 1954: Chiffonard, et Bon Aloi
- 1957: Ascenseur pour l’échafaud
- 1958: French Cancan
- 1959: Les Quatre Cents Coups
- 1962: Une femme est une femme
- 1962: Arsène Lupin contre Arsène Lupin
- 1974: Le Fantôme de la liberté
- 1987: Matin Bonheur
- 1988: César du meilleur acteur dans un second rôle pour Les Innocents
- 1994: La Reine Margot
- 1994: Le Monstre
- 1998: Le Comte de Monte-Cristo
- 2005: Les Rois maudits
Films et séries avec Jean-Claude Brialy
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